Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
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Be honest, be nice, be a flower not a weed || PV Reiner

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Mar 3 Juil - 5:40
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Eliezer avait l'affreuse manie de se mettre en retard pour des raisons plus absurdes les unes des autres, mais s'il ne s'en inquiétait pas plus que ça jusqu'à présent, il trouvait son attitude particulièrement déplacée ce jour-là. Alors que les minutes défilaient, il se maudissait intérieurement pour oser faire attendre la tendre demoiselle avec qui il avait rendez-vous, et décida de se presser. Autant dire que cela n'allait pas l'aider à être ponctuel puisqu'il n'avait pas terminé de s'habiller que l'heure donnée était déjà passée. N'ayant pas de ces bijoux de la technologie permettant de la prévenir, le fleuriste ne pouvait que se morigéner.

Positionné devant sa glace, il évita son propre regard afin de se concentrer sur sa tâche ardue ; parvenir à coiffer sa tignasse relevait parfois du miracle tant ses mèches se faisaient rebelles. Eliezer parvint tout de même à les discipliner ainsi qu'à les attacher avec simplicité - selon lui - à l'aide d'un ruban bleu, en accord avec ses yeux. C'était également sa couleur du jour, étant donné que sa chemise se trouvait être d'un ton plus clair, son veston de la même teinte que le ruban, sans oublier la boucle d'oreille qui pendait à sa gauche, seul endroit dégagé de son visage, l'autre étant assiégé par une myriade de mèches argentées. Une fois qu'il eut retroussé ses manches, il quitta finalement son petit appartement et se mit en route.

La donzelle qu'il s'en allait retrouver était, d'après ses observations, d'une bonté sans égale alors il ne doutait pas un seul instant qu'elle lui pardonne son écart de conduite ; il ne comptait pas uniquement sur l'indulgence seule de la douce Reiner, ayant la ferme intention de se faire pardonner comme il se le devait auprès d'elle. Le lyme ne savait pas si son intérêt pour la jeune femme était correct - dans le sens qu'il avait bien peur de ne pas mériter son attention, d'être une épine dans son pied plutôt que la goutte d'eau qui l'aiderait à éclore. Ses intentions étaient pures, il ne souhaitait qu'être un spectateur de son épanouissement.

Eliezer atteignit le café, un petit endroit cosy à l'apparence plus chic qu'il ne l'était réellement, ne pouvant se permettre d'être trop dépensier. Toutefois, son image restait intacte dans l'établissement, se fondant dans le décor avec sa tenue victorienne. Son regard balaya la grande salle et il repéra aisément la longue chevelure rosée de Reiner vers laquelle il se dirigea aussitôt. Préparant son entrée soigneusement, il se positionna sur son côté et cacha un bras dans son dos tandis qu'il s'inclinait dans une révérence gracieuse. « Pardonnez-moi, mademoiselle Reiner, » commença le gentleman pour obtenir son attention, puis il lui tendit une petite fleur de lys, précédemment accrochée à sa veste. « Je n'avais nullement l'intention de vous faire attendre ainsi, j'espère que vous trouverez en vous la bonté nécessaire pour pardonner un tel affront. »

@Reiner // notes - Oui, Eliezer est un véritable gentleman et on dirait qu'il vénère Reiner.
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Mar 3 Juil - 23:08
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Nous sommes en début d’après midi. Seulement en début d’après-midi. Tu ouvres les yeux, un peu trop tôt. Regardant le plafond comme à ton habitude avant de penser à ta journée. Ce qu’on peut qualifier de nuit a été courte, aujourd’hui. À chaque fois c’est ainsi, lorsque tu veux quelque chose de tout, tu n’arrives pas à fermer l’œil. Seulement quelques heures avant d’ouvrir les yeux en grand et réaliser que le temps passe lentement et en même temps… Tu le sais que ça va passer plus vite que prévu une fois que tu t’y seras rendue.

Habituellement, tu profiterais de ton manque de sommeil pour embêter ton frère pour qu’il te supporte dans ton malheur, mais pour l’heure, il fallait s’occuper de toi-même. Puisqu’il est tout simplement hors de question que cette journée se qualifie avec un autre adjectif que «parfaite». Entre un brouhaha infernal et pourtant si banal au réveil, une pensée se fait claire. Aujourd’hui se doit d’être parfaitement parfait. Tu ne dois pas montrer une once de stupidité ou de maladresse face à Eliezer au risque de ruiner ton premier rendez-vous avec lui. C’était la première fois que quelqu’un t’invitait quelque part sans avoir un intérêt un peu bidon derrière cela. Il est donc impensable que quelque chose d’horrible se passe en cette belle journée.

Ton réveil se fût entendre rapidement en chanson, c’est sur un bon pied que tu te lèves de ton lit. Regardant l’état de tes fleurs et les nourrissant d’eau sûrement un peu trop. Deux grandes surprises sont présentes dans ta chambre, non seulement aucune fleur n’avait fanée durant ton sommeil mais en plus de cela, tu étais accompagnée. Deux signes qui alimentent le fait que ta journée allait se montrer sous son plus beau jour. En trois ans, c’est bien la première fois que Xeno daignait dormir dans la même pièce que toi. Du moins… Lorsque tu ne squattais pas dans la chambre de ton frère.

Toujours un peu paranoïaque sur les bords, cet acte venant de ton chat était suspect. Il n’avait jamais fait cela avant, pourquoi aujourd’hui ? Va-t-il faire en sorte de ruiner ta journée ? Pourquoi est-ce qu’il te fixe ainsi ? As-tu l’air bizarre aujourd’hui ? Était-il vraiment utile de se poser ce genre de questions ? Probablement pas, mais tu ne peux t’empêcher de te poser mille et une questions à chaque fois que quelque chose te semble étrange.

- Puisque tu es là, Xeno, tu seras le parfait juge pour mes vêtements. Mais je te préviens, si je ne trouve ne serait-ce qu’un petit poil de ta part sur mes vêtements… Ça va barder !

Ce n’est pas comme si tu espérais une réponse de sa part. Mais ça te rassurait d’avoir quelqu’un derrière toi pour superviser les choses. Xeno était utile à cacher le fait que tu sois quelqu’un de totalement perdue dans la vie. Tu avais plusieurs heures devant toi, plusieurs heures pour te réveiller et te diriger vers le café de Janha District.

Après ta routine «matinale» habituelle, tu te tournes vers ton armoire pour en sortir plusieurs tenues avec des styles totalement différents les uns des autres. Tu restes poireauter devant ses tenues pendant plusieurs minutes avant de demander ton avis au chat. Avec un peu de chance, il te comprendra et s’avancera proche d’une des tenues… Mais c’était trop beau pour ta relation avec Xeno. Est-ce qu’il t’avait écouté une seule fois en trois ans ? Absolument pas.

- Bon… Puisque tu ne dis rien, je vais prendre cette robe blanche avec cette couronne à fleurs. Si tu as quelque chose à redire, tape trois fois sur la patte arrière… droite ! Puis par pitié… Arrête de me regarder avec cet air blasé ! Pourquoi tu ne fais ce regard qu’à moi ? Puis… Pourquoi je m’en mêle. Fais ce que tu veux, je fais de même.

Le blanc n’est-il pas synonyme de pureté et de perfection ? C’était l’occasion spéciale pour la porter, cette robe. Tu ne l’avais jamais vue avant et tu étais un peu stressée de ne pas avoir un réel avis extérieur sur celle-ci mais ça suffira pour cette fois. De toute façon, ce n’était qu’un simple café. Tu te couronnes de fausses fleurs. Ne te posant pas la question si ça pouvait être insultant pour un fleuriste. Tu vois ceci comme un clin d’œil assez mignon… Puis avec des réelles fleurs, Eliezer peut être offensé du massacre de celles-ci. Un peu de parfum fleuri pour faire un joli raccord, tes traits rouges sous les yeux et tu es enfin prête à partir.

Te voir partir si tôt était surprenant. Ou le fait que tu sois aussi ponctuelle l’était. Quelque chose de si rare et pourtant, aujourd’hui tu ne pouvais te permettre ne serait-ce deux minutes de retard au risque de devenir rouge écarlate dès les premières secondes. Tu étais partie bien en avance pour être certaine que ça n’arrive pas, pour être sûre de ne pas louper Eliezer. Il a l’air de quelqu’un de ponctuel, lui aussi, après tout.

Une fois sur place, tu laisses entendre un large soupir de soulagement. Non seulement, tu ne t’étais pas perdue dans le district mais en plus, il n’était pas encore arrivé. Tu pouvais te préparer mentalement à quoi dire et surtout qu’est-ce que tu ne dois pas faire comme bêtise lorsqu’il sera présent. Tu entres dans le café avant de t’asseoir dans un coin plus reculé de la salle. Ça faisait plus privé puis… Te montrer en journée face au Monde te rendait quelque peu nerveuse.

Le temps passait relativement vite, tu scrutais le visage de chaque individu entrant dans le café. Avant de tomber sur le visage d’Eliezer, tu as pris le temps de te prendre un simple verre d’eau. Histoire de ne pas rester comme un pantin suspect. Qui sait ce que pourrait penser une personne te voyant dans le coin, regarder les autres avec curiosité ?

Quand celui-ci montra enfin son visage à l’entrée du café, ton premier réflexe était de sourire et de faire des gestes de la main. Brisant un peu ta règle de ne pas paraître stupide face à lui. Il avait l’air différent, on dirait qu’il avait plus confiance que d’habitude… Ou c’était le simple fait de le voir pour la première fois en dehors de sa boutique qui le montrait sous un nouvel œil.

Rougir n’était pas dans tes plans mais tu n’avais pas l’habitude de recevoir une fleur ou de voir des manières aussi élégantes pour tes beaux yeux. Tu acceptas le cadeau avec une main tremblante d’embarras. Tu n’avais rien apporter en tant que cadeau pour Eliezer et prendre aussi facilement le sien te rendit écarlate.

- ...V..Vous êtes élégant.. Eliezer… Merci.. Vous pouvez me tutoyez.. Le fait que vous soyez en retard me rassure… Je n’aurais pas voulu que vous attendiez spécialement pour moi..

Tu te rassois au même endroit, en espérant qu’il ne soit pas dérangé de cette table un peu éloignée. Tu le fixais pendant quelques minutes sans pouvoir t’exprimer. C’était vraiment différent que de le voir dans sa boutique. Il a l’air doux même en étant à l’extérieur de celle-ci. Tu étais un peu intimidée mais toujours touchée par sa bonté. Tu regrettes cependant de ne rien lui offrir ; c’était pourtant quelque chose d’évident. C’est un peu trop tard à présent. Peut-être que tu vas pouvoir te rattraper en payant les commandes ?

- … Je prendrais la même chose que vous, Eliezer !

Tu n’oses même pas le remercier de l’invitation. Tu touches tes cheveux comme un adolescente qui ne savait pas comment réagir face à un rendez-vous si banal. Te perdant dans tes pensées, tu te reposais plusieurs questions. Pourquoi fallait-il que tu te montres si honteuse ? Tu étais probablement la seule à penser cela. La perte de confiance face à un moment pareil était naturel… Non ? Est-ce que ta tenue n’était pas un peu trop constatée comparé à celle d’Eliezer ? N’étais-tu pas trop décontracté face à lui ? À quoi pense-t-il ?

- J’aimerais annoncer quelque chose d’important…

Laissant un petit silence, tu secoues la tête un grand coup avant de le regarder dans les yeux. C'est avec le sourire aux lèvres que tu t'apprêtes à annoncer ce qui te semble être une grande et belle nouvelle.

- Aucune fleur ne m’a quittée depuis la dernière fois que je suis venue à votre boutique !
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Dim 8 Juil - 0:37
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Reiner lui apparaissait telle l’incarnation de l’aube, plus éblouissante encore que le soleil. La délicate teinte rosée de ses joues lui rappelaient des pétales de cerisier, qu’il admira un instant avec un regard attendri, car selon lui la jeune demoiselle était la plus magnifique des fleurs en devenir. À l’instant, ce n’était qu’un joli bourgeon, attendant d’éclore lorsque les circonstances le lui permettront, et Eliezer espérait pouvoir un jour faire parti de ces circonstances. Il ne réalisa pas que les minutes défilaient, une fois qu’il s’était installé face à elle, bien trop occupé à lui rendre son regard et à se perdre dans la beauté de ses iris émeraudes. Il s’agissait là des plus belles pierres précieuses qui lui avaient été donné de voir à ce jour, alors qu’il était à l’aube de son second siècle.

Arquant un sourcil à ses mots, Eliezer se rendit compte qu’aucune boisson n’ornait la table et que l’intérêt du café pour cette rencontre se perdait (là, quelque part dans ses yeux verts). Alors que l’esquisse d’un sourire courbait avec délicatesse ses lèvres, il leva une main à l’attention d’un serveur qui le repéra aisément par la grande taille de l’alien, malgré le coin reculé dans lequel le petit couple se trouvait. Celui-ci, étant occupé avec une autre table, lui fit signe qu’il arrivait dès que possible. Eliezer reporta alors son entière attention sur celle qui l’accompagnait, celle-ci même qui lui apparaissait gênée à la façon d’un oisillon qui ne sait comment battre des ailes et ne souhaite pas se ridiculiser. Cette vision lui soutira un regard attendri tandis qu’il inclinait lentement la tête en l’écoutant alors qu’il imaginait sa main à la place de la sienne, ses doigts glissant doucement entre ses mèches rosées. Il s’égarait inévitablement face à cette pureté qui l’éblouissait, lui rappelant le vœu qu’il avait fait en quittant sa vie d’autrefois.

À sa déclaration pleine d’innocence, son enthousiasme se faisant contagieux, Eliezer eut un léger rire. Plus doux qu’un chant d’oiseau, dissimulé derrière une main blanche comme si c’était un secret, quelque chose à garder à l’abri des regards indiscrets et de l’injustice de cet univers. Son regard se fit pétillant l’espace d’un instant. « Vous m’en voyez ravi, je savais que vous finiriez par vous en sortir sans mon aide. Néanmoins, j’ose espérer que cela ne signifie pas l’arrêt de vos visites à ma boutique, » confia le lyme dans un plissement d’yeux qui traduisait la tristesse qu’une telle pensée lui causait. Il n’eut hélas point le temps d’entendre sa réponse puisque le serveur se planta à côté d’eux, bloc-notes en main et sourire commercial aux lèvres. Eliezer fut le premier à parler, lui épargnant son habituelle question ce qui lui soutira un sourire plus sincère : « Je prendrais un chocolat chaud viennois, s’il vous plaît. Si cela va à mademoiselle, elle prendra la même chose. » Il observa la main de l’homme lorsqu’il nota la commande, intrigué par la vitesse utilisée et s’il écrivait réellement l’entièreté du nom de la boisson. Le serveur s’en alla avant qu’il n’ait pu trouver réponse à sa question.

Son attention le suivit jusqu’à ce qu’il accueille de nouveaux clients, un poil trop bruyants à son goût, dérangeant chaque personne installée par leurs rires tonitruants et leurs comportements exagérés. De jeunes gens qui, selon lui, n’étaient présents que pour importuner. Dans un délicat froncement de sourcil, Eliezer pria silencieusement pour qu’ils ne dérangent pas son accompagnatrice, celle-ci même vers qui son regard saphir se posa de nouveau et à qui il présenta un petit sourire. Il n’avait que faire d’autrui actuellement, seul Reiner comptait. « Ma tenue me paraît fade comparée à la votre… Ou bien est-ce simplement parce que vous êtes ravissante ? » Le questionnement était réel, lui provoquant un nouveau froncement de sourcil délicat tandis qu’il englobait son menton d’une main, l’air pensif. Puis il souffla doucement d’amusement et secoua doucement la tête. « Je suis heureux que vous ayez accepté de me rencontrer, » révéla Eliezer dans un sourire attendri.

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Mer 25 Juil - 23:39
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Tu ne saurais expliquer cette situation qui devient si habituelle puisque tu ne le sais pas vraiment toi-même… Mais une chose est sûre, tu ne peux t’empêcher de montrer un grand sourire lorsque tu te tiens face à ce Lyme. Que ce soit lorsque tu lui rends visite à sa boutique ou à cet instant présent, Eliezer est étrangement hypnotisant. Ce sourire est sculpté à ton visage et rien ne semble pouvoir le défaire de celui-ci; si bien que tu te demandes toi-même si tu n’en faisais pas un peu trop.

Tes yeux auraient pu rester plonger dans les siens durant des heures, mais le simple fait de croiser son regard amplifie le fait que tu sois aussi écarlate que les traits de maquillage auxquels tu t’obstines tant à faire chaque jour sous tes grandes perles bleues. Autant dire que depuis le début du rendez-vous, tes joues n’ont pas changé de couleur. Tu rougis toujours autant et cela accompagne ton sourire à merveilles aimes-tu à penser pour atténuer ta gêne. Habituellement, tes émotions changent rapidement toujours est-il que face à lui tout semble différent… Son aura est si calme qu’elle semble te canaliser. Tu ne peux ressentir qu’une joie immense et tu continues d’espérer que rien ne puisse changer le cours de cette journée.

Tu souhaites lui dire un simple merci pour les compliments qu’il venait de te faire malgré tout aucun mot ne semble vouloir être prononcé sur l’instant. À la place des mots, tes pensées se dirigent vers un autre sujet précédemment abordé. Tu n’avais malheureusement pas eu ton mot à dire mais… Tu comptes bien trouver des paroles pour rassurer le Lyme quant à tes venues à sa boutique. Puisque tu l’avais aperçu, son regard bien que bref et pourtant… Lorsqu’il avait évoqué tes visites possiblement moins fréquentes après ton annonce, ses prunelles s’étaient assombris. Tu ne supportes pas cette idée mais tu n’arrives pas non plus à croire ce que tu avais vu… Difficile de croire qu’Eliezer avait une part de tristesse dans son cœur si pur. Il est simplement doux, penses-tu encore.

Cependant, tu l’avais déjà eu ce genre de regard. Quelque chose que tu ne peux oublier… Quelque chose que tu ne pourras pas oublier. A-t-il peur de l’au-revoir ? Est-il réellement triste de penser une telle chose ? Avait-il déjà expérimenté un sentiment aussi malheureux qu’un adieu, lui aussi ? Tu te convaincs facilement que c’était impossible. Eliezer est bien trop gentil pour qu’une chose aussi triste puisse lui arriver. Pourquoi pensait-il à quelque chose aussi tragique qu’un départ de ta part, après tout ? Tu ne comptes pas arrêter de le voir, lui et ses fleurs… Loin de là ! Tu as toujours besoin de ses conseils, tu as toujours besoin de lui pour ce que tu appelles si fièrement ta « quête ». Maladroitement, tu penses qu’avec un peu de chance, grâce à ta fidélité, tu auras sûrement des fleurs gratuitement de sa part dans un futur proche.

- Vous savez… Je ne compte pas arrêter de venir vous rendre visite… Ce serait vilain de ma part alors que vous êtes si gentil envers moi ! Je continuerai mes visites jusqu’à que les plantes ne veulent plus entendre parler de moi !

Tu t’efforces de dire cela avec un sourire, mais en prononçant ses mots, tu ressentis une épine te piquer le cœur. Tu espères que si ce triste jour arrive, il aura le courage de te le dire honnêtement. Ne peut-il pas comprendre les plantes en tant que Lyme, après tout ? Durant ton enfance, tu avais lu ce genre d’informations dans les bouquins qu’on te donnait pour ne pas te couper du monde et des dangers des races. Ce genre de détail éveille ta curiosité, tu avais omis d’y penser avant ça… Mais puisque vous n’étiez pas dans sa boutique, tu peux lui demander librement ce que tu voulais sans avoir le sentiment de le déranger. Tu touches délicatement la fleur de lys offerte avant de prendre une voix des plus joyeuses.

- Vous pouvez entendre la Lys que vous m’avez offerte ? Que dit-elle ? Est-ce que vous êtes celui qui l’a choisi pour moi… Ou elle vous a parlé pour l’occasion ? Comment choisissez-vous vos plantes, en parlant de ça ? Est-ce que les plantes ont des sentiments ? Peuvent-elles ressentir l’amour ?

Tu parles d’Amour comme si tu t’y connais à ce sujet, cependant tu n’aimes que ton frère… Et cela n’a rien de l’amour dont tu faisais référence dans ta question. Tu veux seulement savoir si une situation telle que celle de «Roméo et Juliette» entre «une Rose et une Tulipe» est possible. En parlant de contes ; est-ce qu’Eliezer a grandi avec ce genre d’histoire également ? … Quel âge a-t-il, au juste ? Cela te fait rire de penser que tu rencontres quelqu’un dans un café sans même savoir son âge… Comme si cela avait de l’importance, de toute manière. Tu sais au moins qu’il a vécu plus longtemps que toi et probablement ton père… Et qu’il connaît probablement le sentiment dont tu souhaites en savoir davantage. Que pense-il de cela ? Est-ce qu’il trouve ce sentiment aussi doux que l’aura des fleurs ? Tu laisses les questions envahirent tes pensées, mais après avoir déjà posé tant de questions, tu n’oses simplement pas rajouter un mot de plus.

Tu ne crains que tes questions resteront sans réponse, ce brouhaha qui sert de fond sonore depuis quelques minutes prennent de plus en plus d’ampleur dans ce petit café. Des voix que tu compares à un océan sous une tempête ; lorsque tu tentes de dire un mot… Le son de ta voix se fait engloutir par le bruit.

En recevant vos boissons, on pouvait facilement remarquer que celui-ci est crispé. Comme si celui-ci ne veut pas être ici. Qu’il a mieux à faire ailleurs ou qu’il a simplement peur. Comportement assez curieux provenant d'un employé d'un café ; café qui avait l'air pourtant si calme avant l’arrivée des jeunes hommes. Et pourtant, le contenu de ta tasse n’est que de l’eau. Eliezer n’avait pourtant pas commandé de thé ! Il s’est visiblement bien trompé et tu comptes bien lui faire savoir que tu ne laisseras quiconque payer pour une telle erreur.

- Comme c’est étrange… J’espère qu’on ne va pas payer pour ça !

Tu fais rapidement un rapport avec les voix qui se font fortes et les erreurs des employés dans ce café. C’était évident, les jeunes criant à l’accueil veulent un remboursement pour une telle arnaque ! Et ils ont raison ; qui oserait payer de l’eau dans une tasse après avoir commandé quoique ce soit d’autre ? Ce n’est pas un comportement sérieux !

Mais bien que tu puisses comprendre la colère de ceux-ci, cela venait ajouter une pointe de nervosité à ton humeur. Tes doigts appuyaient légèrement sur la fleur de Lys plus les secondes passaient. Ce sentiment ne te quittait pas lorsque tu entendis quelques mots provenant du groupe affrontant verbalement les employés à l’entrée.

Tu en viens à regretter d’être ici, l’ambiance chaleureuse de la boutique t’attire plus que cette aura noire qui surplombe l’enceinte de ce lieu. Tu ne peux t’empêcher de regarder la scène qui ruine lentement mais sûrement ce que tu t’étais affirmée durant la matinée. Une journée parfaite ? Cela tourne plutôt au cauchemar.

Le responsable du café est venu à l’accueil spécialement pour calmer les énergumènes. On peut voir à son expression faciale qu’il est quelqu’un de relativement apaisant… Néanmoins, son humeur ne semble pas détendre le premier jeune homme qui le prend par le col avec une force qu’on peut deviner plein plus supérieure à celle du patron.

Continuant sa crise de colère, la jeune brute ne semble pas vouloir entendre son ami qui tente de le calmer à son tour. Le premier jeune homme, trop occupé à effrayer le pauvre vieil homme, ne répondit qu’en riant fortement. Un rire qui résonne sur les murs de l’établissement. Ton visage se remplit de tristesse à la vue d’une telle scène et tu sembles aussi paralysée par les événements que l’était précédemment le jeune serveur.

Il est difficile d’entendre quelque chose de clair parmi les cris malgré tout, tu peux apercevoir que la brute n’en a rien à faire des dires de son ami. Celui-ci prend une arme avant de le pointer aléatoirement autour du café. Un premier tir accompagnant un silence de seulement quelques secondes. Des premiers pleurs et une agitation que tu n’arrives pas à endurer toi-même. C’est bien la première fois que tu vois quelque chose de tel. Tu pensais que les armes n’appartiennent qu’aux films d’action… Tu t’es visiblement bien trompée. Les pleurs camouflent à présent tes paroles adressées à Eliezer. L’agitation du café ne fit qu’empirer lorsque la brute entendit les paroles de son ami. Il met alors le vieil homme sous son bras, se tournant face aux clients tout en criant :

- Parce que tu crois vraiment que nous sommes "aussi gentils" que ceux de BOOM ? Je commence vraiment à en avoir marre de tes mots ! Tu veux rire ? Bien... C’est une prise d’otage !
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