Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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Uncover me ▲ Drake

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Jeu 26 Juil - 20:03

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Si seulement tu n'étais pas venu ici. Si seulement tu n'avais pas vendu ton temps à ces demoiselles décidément trop vieilles pour toi. Si seulement.

Il te semblait parfois que ta vie était une succession d'erreurs et de mauvaises décisions. Tu devais avoir 6g dans le sang, accroché au volant de ta bagnole comme s'il allait se décrocher. Ou comme si tu allais t'envoler. Tu avais bu après être sorti de cet enfer clignotant de luxure. Bu à en avoir mal aux yeux. Au crâne. Tu te frottes les yeux, grognes et tourne dans une petite rue plus calme que les précédentes. Tu ne sais même pas comment tu fais pour conduire dans cet état. Clope à la bouche, tenant par miracle sur tes lèvres tremblantes. Tu espérais ne pas croiser d'agents du MIB, où tu serais bon pour un arrêt voir expulsion. Tu étouffes un rire sarcastique en te frottant à nouveau les yeux, quittant la route un instant du regard. Tu cherches tes lunettes dans la boite à gants. Pas là. Tu injures les passants, pourquoi tes lunettes ne sont pas là. Tu as mal, tu vois beaucoup trop précisément, malgré cette dose de liquide alcoolisé dans tes veines. Ca te brûle. Tu enchaines sur une autre ruelle, sans vraiment voir où tu vas. Es-tu même en train de rentrer chez toi ? Aucune idée, tu suis la route machinalement, le goudron chaud sous l'air moite.Tu clignes des yeux. Et la vois. Cette tignasse rousse, qui traverse la rue. Tu freines, tu roules beaucoup trop vite. Tu entends le bruit du choc, et vois le corps qui tombe.« Rah merde. » Rallumant ta clope en titubant, tu sors de ta caisse, vacillant jusqu'au corps à terre. C'est un jeune rouquin probablement dans la vingtaine comme toi. Il est plutôt pas mal, il a l'air classe. Tu t'accroupis en manquant de tomber, et souffle un jet de fumée, le regard complètement vide. « Eh mec t'es pas crevé au moins ? » Tu espères vraiment que non, un meurtre ça fait tâche sur le CV. En plus, malgré les 6g, il te semble reconnaitre ce gars, enfin vaguement, ta vision bouge tellement. « Mec t'as claqué ? Putain non. Mec. Eh mec. » Tu viens le secouer d'un air las, sans bien grande conviction. Alors tu te mets à le regarder, observant les airs de ce visage sérieux. Tu étais attiré par homme, femme, jeune, vieux, humain ou alien. Et lui là, devant toi, il était bien à ton goût, même si c'était pas sûr qu'il ne te hurle pas dessus. Tu viens de le renverser, personne de sain d'esprit ne voudrait coucher avec celui qui vient de le buter. Sauf toi. Enfin bon. Tu te mets à regarder autour. Manque de chance, une femme t'as vu renverser ce pauvre mec. Tu lui fais un sourire en le pointant et articule avec difficulté un [color=#990000 Je crois pas qu'il soit mort, vous inquiétez pas.[/color] Mais bon, tu le regardes quand même d'un air ennuyé, parce que tu ne saurais pas quoi faire d'un cadavre si le jeune homme était bah... crevé quoi. Au pire tu soudoierais la femme, chacun a son prix. Et tu ferais croire que le mec a été attaqué par un alien. Tu n'avais rien contre ces derniers, étant à moitié l'un d'eux, mais ça faisait toujours crédible aux yeux de la justice. Tu trouverais un mec louche, lui fracasserais la tête pour lui faire comprendre qu'il avait intérêt à dire que c'était toi et hop, le tour est joué. Enfin le mieux, c'est quand même que le rouquin soit en vie. Tu viens poser deux doigts sur sa carotide, et la sentant pulser, tu te détendis un peu, l'alcool aidant déjà bien. « Putain réveille toi, j'ai l'air con là. »

Accroupi au milieu d'une ruelle.
La voiture fumante.
Un corps percuté.
Toi qui fume ta clope comme si de rien n'était.

feat Drake.

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Jeu 26 Juil - 20:54

C'est trop tard.
Pour reculer.
Tu la vois.
Cette mort approcher.

Pour une fois, tu pouvais y croire. Que c'était une « belle » journée. Le boulot c'était bien passé. Aucune bagarre, aucune emmerde et de ce fait, tu n'héritais pas de nettoyage supplémentaire pour te canaliser. Personne n'était venu te trouver pour te demander pourquoi tu avais couché avec une telle et tu n'étais pas trop bourré. En soi, c'était une belle journée, mais maintenant tu le vois. Tu la vois plus précisément. Cette vie qui défile devant tes yeux clos. Elle n'est finalement pas très intéressante à regarder. Il n'y a rien. Rien de tangible. Rien d'excitant. Rien qui ne mérite d'être vécu. Rien de rien. Elle est vide et pathétique à en mourir. C'est maintenant que tu le ressens vraiment. À cet instant précis alors que cette bagnole est venue t'arracher les hanches un peu trop rapidement. C'est le karma, que diront certains. Beaucoup même sans aucun doute. Le putain de karma. Ce destin bordélique. Tu te retrouves là, allongé quasi mort à même le béton. La carrosserie froide. Le bitume trop chaud. Ça fait un mal de chien, mais tu respires encore.

Tu es en vie.

On se demande pourquoi. Tu te demandes pourquoi. Pour vivre dans ce pays, ce n'est pas le pouvoir de nécrose dont tu aurais besoin, mais un pouvoir de renforcement bordel. Tu lui aurais éclaté sa voiture dans la tête, mais non. Maudit ou malchanceux, tu ne sais pas trop. Malchanceux sûrement alors que tu entends une voix. Elle est lointaine et elle te tire de ta mort prochaine. Elle te quémande et tu n'as qu'une envie : de lui dire d'aller se faire mettre. Mais au lieu de ça, tu végètes comme un mendiant. Lentement pourtant, tu finis par rouvrir les yeux sur la réalité. Il fait noir. C'est encore la nuit. Combien de temps s'est écoulé maintenant ? C'est flou. C'est le chaos. Tu sens le sol revenir sous tes doigts petit à petit. La sensation de ton corps également. Ça fait mal. Un mal de chien qui remonte le long de ton échine. Il te parle et tu fronces les sourcils. Il n'y a que ça de vrai. Il n'y a que ça de réel chez toi : la haine et la colère. Ses traits se dessinent à mesure que les secondes s'évaporent. Des cheveux ébène. Des traits fins. Une gueule qui ne te revient pas. Ah ça y est, tu te souviens. Il te dit quelque chose et tu sais. D'où ce visage vient. Quand il est arrivé dans ton ombre, dans ton monde. « Ta gueule bordel ! » que tu lui craches bien moins fort que tu ne le voudrais. Ta voix passe mal. Tu as le souffle saccadé. Tu as perdu le rythme de ta respiration sous le choc. Ça fait mal putain. Tu ne cesses de te le dire. De te le répéter alors qu'il reste là. L'odeur infâme de sa clope débarque à tes narines et tu aurais envie de lui faire avaler. Il pue. L'alcool et l'effort. « Casse-toi connard ! » que tu murmures en battant mollement du bras.

Ça fait un mal de chien.

Tu es humain. Bien loin de la résistance possible des aliens. En réalité, tu ne peux pas l'affirmer parce que tu ne t'intéresse jamais à eux. Ils t’écœurent et te révulsent. Un peu comme l'humanité quand tu y penses. T'en as marre. De voir leur gueule de con se poster devant toi. Ils t'énervent tous autant qu'ils sont. « Je jure que je vais te tuer... » c'est loin d'être crédible. Les os craquent comme s'ils atteignaient le bout du chemin. Chaque fois que l'un d'entre eux bouge, tu as l'impression de crever. C'est le choc. C'est le choc, oui, mais tes hanches ? Tu ne sais pas. C'est elles qui ont pris en premières. Tu n'oses même pas les mouvoir maintenant. Tu aurais peur de te briser. T'es qu'un putain d'humain faiblard, c'est tout. « T'peux me laisser là, t'inquiète que j'sais parfaitement où te trouver, monsieur du M.I.B. » que tu murmures alors que tu portes un regard haineux à sa personne. Tu rêves de lui casser les dents. Tu rêves de lui briser la nuque. Tu rêves de le voir la mâchoire pendante. Oh oui tu en rêves là de suite, mais tu ne peux pas bouger comme tu le voudrais. Tu ne cherches même pas à le faire.

C'est trop tard.
Pour croire.
Tu la vois.
Cette haine prochaine.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Jeu 26 Juil - 22:14

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Les yeux s'ouvrent.
Froids.
En colère.

Tu le sais, tu l'avais deviné. Peu de personnes seraient heureuses de voir leur agresseur, même si celui-ci n'était pas forcément coupable dans le "crime". Et il ne faisait pas parti de ce groupe-là. Un "ta gueule" bien placé, et le voilà réveillé. Il t'arrache un sourire le rouquin, un sourire complètement bourré, dévoilant des dents blanches restant trop souvent derrière le paravent charnel. Il était de ceux qui te passionnaient. Il était de ceux qui sont à tes yeux les plus intéressants. Même s'il n'en avait pas conscience. A cet instant, et malgré cette phrase brûlante de haine, il devint à tes yeux plus passionnant que tout le reste. Tu ne sais pas pourquoi. Tu le sens seulement, cette excitation pointer dans ton thorax comme une douce chaleur. Alors oui tu souris, et souffle ta fumée sur le visage haineux.« Bon t'es pas crevé, c'est djà bien. » Tu soupires, et écrase ta fin de clope avant d'en rallumer une nouvelle immédiatement. On ne t'appelait pas Smoker pour rien. Tu fixes à nouveau ton regard sombre sur le rouquin, le jugeant de haut en bas, esquivant son bras mou. « Mais c'est pas pour ça que j'vais t'laisser me parler comme ça. » Tu le vois peiner à bouger. Peiner à insulter. Peiner à haïr. Il te fait pitié ce rouquin. Si mal en point et trouvant encore la force de proférer de la merde. Mais c'est ça que tu trouves passionnant. Cette fierté qui le ronge à ne pas vouloir le quitter. Oh oui il te semble fier ce roux, fier comme un lion. Tu souris à nouveau, retenant un brusque haut-le-coeur. Puis tu l'observes encore, tirant sur ta clope. « J'aimerais bien me barrer crois-moi. » Moment de silence, et tu souffles la fumée en regardant le ciel. « Mais bon, j'ai pas envie qu'on m'colle un délit de fuite sur le dos. » Sourire hypocrite. Ouai, tu t'en occupes bien parce qu'il le faut, et pas par envie. Mais comme ce mec promet d'être intéressant, tu n'allais finalement pas te barrer de sitôt. Et tu le toises, de ta taille plus grande. Plus haute. De cet air si fier que tu possèdes aussi. C'est drôle comme il a le même. Comme les gens qui sont déchets sont parfois les plus fiers. Il semble être un déchet de la rue. Tu es un déchet de la société, incapable de rentrer dans les cases que l'on préfabrique pour le monde. Mais tu t'en fous, c'est d'autant plus amusant de briser les cadres. « Remarque j'peux t'laisser là dans cette rue qui sent la pisse, et attendre qu'un de tes nombreux amis aliens vienne t'chercher pour t'saluer qu'en penses-tu ? » Tu te redresses, et t'appuis contre un mur pour t'empêcher de tanguer. « Ou alors tu montes dans ma voiture, et j't'emmène chez moi pour te soigner. » Tu le regardes un instant, puis dans un fin sourire, tu te rapproches de lui, et passes tes mains sous son dos. Le redresse, et mobilisant toute ta force, tu le portes dans tes bras, comme un prince charmant et sa dulcinée. Tu retiens un soupir en constatant son poids, mais ne fais aucun commentaire. « Allez princesse, finalement t'as pas l'choix, j'te prends chez moi. J'vais avoir le M.I.B dessus sinon. » Il avait l'air d'un chien abandonné. Et tu te demandais ce qui allait bien pouvoir se passer s'il rebougeait une fois chez toi. Est-ce qu'il chercherait à se venger ? probablement. Te frapper. Jusqu'à la mort. Aussi. Mais qu'il essaie donc, ce pauvre chiot. Tu sais te battre tout autant que lui, il ne l'a simplement jamais vu. Alors tu le poses dans ta voiture, à l'arrière. Avec très peu de délicatesse, tu laisses son corps meurtri sur la banquette dans une drôle de position, comme si tu emmenais un cadavre se noyer dans l'étang. Tu démarres le moteur, et tant bien que mal, reprends la route vers ton vieil appartement, surveillant d'un oeil le corps du rouquin. L'appartement n'est pas bien loin, avec un peu de chance, le roux ne pourra pas bouger d'ici-là.

Enfin tu espérais.
Un accident est si vite arrivé.
Un lion rouge, la clope ou l'alcool,
Voyons ce qui tu tueras en premier.

feat Drake.

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Jeu 26 Juil - 22:51

Il est là.
Planté devant toi.
Il te regarde.
Comme si tu allais clamser entre ses doigts.

La fumée. Elle erre. Elle vagabonde. Elle agresse. Elle débarque d'entre ses lèvres pour terminer dans tes narines. C'est désagréable. C'est dérangeant. C'est énervant. Surtout oui. Comme un poison lent. C'est agaçant. Tu sens les sentiments s'échauffer. Tu sens tout corps se tendre, mais rien ne bouge. Les muscles refusent d'écouter. Tes os semblent craquer encore. Et il parle. Peu d'abord et puis trop à la longue. Tu fermes les yeux. Cherchant à canaliser cette rancoeur. Cherchant à cloîtrer cette peur. Cette peur de disjoncter, encore. Tu aimes t'y laisser prendre, mais pas dans cet état, pas maintenant. C'était une putain de belle journée, non ? Faut croire que non, Drake. Ce n'était qu'un rêve comme un autre. Comme parmi tant d'autres. Tu soupires silencieusement. Il parle encore. Souffle sa fumée à nouveau. « J'en ai rien à cirer, dégage. » cette envie irrépressible. Elle grimpe. Elle monte. Elle te remonte le long de la trachée. Tu souhaites plus que tout la lui cracher. En pleine gueule. Il le mériterait. Oui, tu rêves de pouvoir lui cracher à la face là tout de suite. Dans cette position, tu aurais peur de te cracher dessus surtout. Alors tu endures. Bien moins con qu'il n'y paraît visiblement. Il cause encore. Te raconte sa vie. Te défiant. T'humiliant aussi au fond. Et tu déglutis. Douloureusement. Incapable de bouger. Incapable de penser. Incapable de quoique ce soit. Ça s'amasse et tu endures encore. Il tourne autour de toi. C'est un lion qui rôde près d'une proie blessée. Cette seule image est une disgrâce. Cette seule idée est une honte.

Qu'il se casse.

Rien de ce que l'on souhaite n'arrive jamais. C'est ce que tu crois profondément. Aujourd'hui n'est pas une exception. Ses mots. Ils te vrillent le cerveau. Ils déclenchent un amas que tu ne saurais expliquer. C'est plus fort. C'est plus mesquin. C'est plus sanglant probablement. « Qui veut venir avec toi ?! Va te faire !! » c'est des cris, mais il n'en a rien à foutre. Des insultes. Des mots. Du ton de la voix. Du regard aussi. Il s'en fou parce qu'il est comme toi au fond. C'est ça, le plus horripilant. Il ne te fait pas penser à un lion. Tu dirais plutôt que c'est un ours à sa manière de t'attraper. À sa manière de te porter. À sa manière de te jeter dans cette voiture. Et tu gémis. Involontairement, tu gémis de douleur. Ça fait mal. « Sérieusement, va te faire foutre ! » tu geins misérablement sur sa banquette arrière. « Si t'as envie de m'achever, t'aurais simplement pu m'rouler dessus enculé ! » tu gueules à nouveau. Tu as inspiré longuement pour ça. Pour cette seule phrase. Il est ivre mort. L'alcool est un effluve qui agrippe et agresse. Il t'emmène chez lui. Tu ne peux pas vraiment bouger. Tu n'as pas encore envie de crever. Alors bien que l'idée de l'étrangler, traverse tes idées noires, tu te retiens. Lâchant l'affaire pour l'instant, tu t'allonges comme tu peux, regardant le plafond de la caisse. « Si tu t'prends un mur, j'jure que si t'es pas mort, j't'éclate contre un mur.... »

Et tu le feras.

Sans aucun doute. Soufflant bruyamment, le chemin est long. Périlleux surtout. Mais très long. Incroyablement long. Ça te paraît être une éternité. Pire que l'Enfer. Tu gémis à chaque tournant. Tu cries à chaque fois qu'il est trop violent. Plus les minutes passent, plus elles deviennent des heures. C'est un miracle sûrement. Non, c'est sans aucun doute un miracle quand il s'arrête. Quand vous êtes visiblement arrivés. Lorsque la porte s'ouvre, tu le fixes. Allongé sur le dos. La souffrance sur les traits. Il kiff te voir comme ça, pas vrai ? Et ça te fait chier. « Vas-y doucement ou j'te jure que tu pourras plus t'taper qui que ce soit. » inspirant longuement, tu le laisses venir te chercher.

Il affiche un sourire.
Satisfait.
Tu affiches de la haine.
Viscérale.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Jeu 26 Juil - 23:37

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Il râle, encore et toujours.
Tu roules des yeux.
Compte-il arrêter de se plaindre ?

En chemin pour ton appartement, tu finis par te retourner tout en conduisant, fixant le rouquin. « Bon écoute Calimero, t'es bien mignon, mais si tu pouvais arrêter d'te plaindre 5min, ça m'f'rait du bien. » Voix glaciale, bien malgré toi. Tu essayais de se concentrer pour conduire sans renverser de piétons, et c'était un exploit que tu n'ais encore buté personne. Bon mis à part le rouquin sur ta banquette arrière. Mais celui-ci, malgré quelques articulations douloureuses, ne devait pas être tant en miettes que ça, vu les insultes qu'il proférait. « Ouai ouai c'est ça c'est ça... » marmonnais-tu en réponse à ses menaces, balayant l'air d'une main. Tes yeux te faisaient toujours mal, et ça devenait de pire en pire, tu avais presque peur de ne plus rien voir dans une heure.

Finalement, tu arrives devant ton immeuble entier et tu descends de la voiture en soupirant une fois garé sur le trottoir. Tu n'as écrasé personne, et le seul mec un peu amoché n'est à cet instant pas capable de porter plainte. Donc si tu t'occupais plus ou moins de lui, avec un peu de chance il laisserait couler. Tu lui jettes un regard, et il t'en rend un brûlant de haine. Ouai bon finalement, peu de chance qu'il ferme sa gueule celui-là. Il avait beaucoup trop l'air rancunier. Tu soupires à nouveau, ouvre une portière arrière et entreprends de sortir ce mec de là, un sourire sur les lèvres à la nouvelle menace du rouquin. « Terrifiant. J'irais doucement alors, car j'ai bien peur d'avoir terriblement besoin de ma partie basse. » Alors dans un rire tu le soulève, lui et sa rage de t'étriper. Tu le portes jusqu'à chez toi après avoir fermé ta voiture, et après 3 étages, tu prends soin de le déposer sur ton lit avec autant de délicatesse que te le permet ton état bourré intense. Les pièces tanguent encore plus de la route, et le sol ne te paraît pas palpable. Le rouquin posé sur le lit, tu vacilles jusqu'à la salle de bain pour prendre un verre d'eau. Tu finis dans la cuisine à la bouteille de Jack, sans savoir comment t'es arrivé là. Finalement tu hausses les épaules, faut soigner le mal par le mal, et retourne à la chambre tout en buvant au goulot. Tu passes ta tête dans l'embrasure de la porte : « J'avais jamais écrasé personne, t'as b'soin de quoi ? » Qu'est-ce que t'es con ma parole, parfois on se demande si c'est vraiment la faute de l'alcool. « J'réchauffe avec mon corps d'habitude, mais pas sûr qu'tu sois réceptif là... » Tu éclates d'un rire mauvais et complètement éméché, te demandant bien qu'est-ce que t'allais faire de ce type. Tu allumes une nouvelle clope, et t'accoudes à la porte. Franchement dans ta tête c'était le flou. Il avait ramené un mec qui veut sa peau dans son appart, après l'avoir percuté en étant complètement saoul. « J'devrais pt'être appeler l'hôpital. » Ton esprit se vide pendant quelques longues minutes, et tu oublies instantanément ce que tu venais de proposer. Finalement tu restas juste là à le regarder, prenant une chaise et t'asseyant à l'envers dessus pour être face au rouquin blessé. « C'quoi ton nom ? J't'ai déjà vu j'suis certain d'ça, mais pas moyen de m'en rappeler. T'es quoi, un alien déguisé ? Tu vas pas m'bouffer au moins si ? » Petit rire sarcastique. « En tout cas t'as l'air d'en avoir envie. »

Tu clignes des yeux, ça te brûle.
Tu ne peux t'empêcher de les frotter.
De sentir les larmes couler d'elles-mêmes.
Bien contre ton gré.

« Putain, où sont mes lunettes. »

feat Drake.

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Ven 27 Juil - 0:12

Un craquement.
C'est le corps qui agonise.
Des gémissements.
C'est la douleur qui parle.

Cet endroit clos. Cet endroit excentré. Il disparaît. Le corps sort de la voiture non sans mal et tu t'accroches à lui. Un peu malgré toi. Un peu par dégoût. Un peu beaucoup par dépit. Qui a le choix ici ? Si ce n'est lui. Peut-être que tu porteras plainte, mais qui en a quelque chose à foutre de ce qu'on misérable peut dire ? Dans cette ville, un mec percuté par une voiture, qui soit toujours en vie, qui s'en soucie ? Tu te demandes un instant alors qu'il grimpe jusqu'à son appartement. Des questions sans réponses et tu ne cherches pas plus loin. Pourquoi impliquer les autres quand on peut faire les choses soit-même. À cran, tu finis sur son lit. Il tangue. Il se promène. Il boit encore. Et tu grognes. Un grognement amer à chacun de ses mots. À chacune de ses interventions. Cette question stupide qu'il pose. Cette idée de génie peu après qu'il oublie. Tu vas rester là, Drake. Dans un état incertain. Probablement lamentable. À devoir supporter ce connard.

C'était une belle journée.


Une putain de belle journée, que tu pensais. Le monde est injuste sûrement. Peut-être cruel au fond. Sans nul doute sournois. Sans aucun doute vil. Il continue de déblatérer. Tu continues de bouillir. « Qui aurait envie de t'bouffer ? J'ai pas envie de crever d'une saloperie. » il est sale. C'est ce que tu insinues. C'est ce que tu vois. Tu fermes les yeux. Inspirant longuement en espérant que cette douleur lancinante parte. Qu'elle puisse s'égarer. Qu'elle puisse t'oublier. C'est vide de sens d'y croire, de l'espérer. Drake, tu en as besoin pour te barrer d'ici. Le seul choix qu'il reste. La seule et unique solution. Roulant sur le côté, tu te crispes. Agrippant les draps en gémissant. « Putain... » il cherche ses lunettes et tu craques. « Si tu sais pas quoi foutre d'moi, laisse les autres s'en occuper sale con ! Qui t'as demandé ton aide ici ? J'en ai rien à foutre que monsieur M.I.B va s'prendre un blâme s'il a percuté quelqu'un. J'en ai rien à foutre de ta gueule et inversement, alors me ramène pas chez toi sale fils de ... ! » tu l'insultes. Ça fait du bien. De crier. De laisser ta voix sortir comme tu en as l'habitude. Le souffle court. La respiration lourde. Tu le vois légèrement flou encore. Et tu ressens la tension qui tient ton corps. Tu ressens la douleur après le mouvement. Après l'agitation. « Et si t'as rien d'autre à foutre, viens au moins vérifier si j'ai pas les hanches en miettes ! » c'est un calvaire. D'être avec lui. D'être ici. D'être dans cet état. De te demander ce que tu feras demain. De te poser trop de questions maintenant que t'es là. Un calvaire de voir sa tronche passive. De voir son sourire mauvais. « Enfin... j'imagine que t'sais probablement pas comment manipuler quelqu'un. T'as pas l'air d'avoir grand chose dans la tronche. »

Autant que toi.

Posé sur ce lit, incapable de bouger. Tout s'éveille lentement. Alors que la réalité frappe de plus en plus loin et tout ce qui vient avec, tu le ressens. Comme une vague. Un ouragan. Les douleurs. La sueur. Elle coule le long de tes joues. Elle coule le long de tes tempes. La chaleur. Atroce et insidieuse. Le froid ensuite. Nivéale et brusque. Les émotions se succèdent. Sans queue, ni tête. C'est de la fièvre, non ? Tu en sais rien. Tu n'arrives plus à penser. Ton corps réclame quelque chose, mais tu ne saurais dire quoi. « J'suis pas un alien. J'vais pas te bouffer. Et fait quelque chose putain... » tu es fatigué. Une lourde fatigue. Ton corps s'épuise.

L'être humain est faible.
Face à l'adversité.
Il est fébrile.
Face à la mort.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Ven 27 Juil - 1:01

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Fouillant dans un tiroir tu les trouves.
Les fameuses lunettes.
Celle qui te donnent l'air d'être froid, insensible et frigide.
Et peut-être un peu sexy parfois.

Tu les enfile sur ton nez, et les verres spéciaux atténuent tout de suite la douleur. Tu vois normalement, et chaque objet ne t'agresse plus les yeux. Tu pousses un soupir de soulagement, passant un index sur tes paupières pour effacer les dernières larmes. Même si l'alcool est toujours présent, avoir un champ de vision clair te donne un peu plus les idées claires. Tu relèves à peine l'insulte du roux sur tes potentielles maladies, et le gratifie d'un doigt d'honneur bien visible.« Ta gueule. 30s ta gueule. » Ton énervement sort bien malgré lui de ta bouche glaciale. T'as toujours mal au crâne, et il ne fait qu'hurler. Et ça empire. Et c'est encore pire qu'avant, il crie, te vrille les tympans déjà sensibles. Tes mains se mettent à trembler de stress et tu finis par avancer d'un pas rapide vers le rouquin, prenant sa gorge d'une main. « Ta gueule ou je te broies sur le champ. Traite moi encore de fils de pute même sans terminer ta phrase et jte bute. » Parler de ta mère, c'est tabou. De Lise aussi, mais surtout de cette conne qui t'avais servi de mère. Tu lui en voulais à mort d'être partie ça oui, mais jamais tu ne l'aurais insulté de la sorte. C'était ton père et toi qui l'avaient déçu. De longues secondes passent, et tu finis par le relâcher en soupirant. « Putain de merde. » Tu pars te passer un coup d'eau sur le visage et reviens un peu plus frais et calme. Le rouquin se plaint encore. Et tu ne connais toujours pas son nom. Tu te rassoies sur la chaise un instant. Qu'il est chiant. Pourquoi tu l'as pas écrasé totalement déjà ? Ah oui, parce qu'il t'intéresse. Et d'ailleurs, une idée vient germer dans ton esprit. "vérifier ses hanches" ? Avec plaisir. Tu quittes ta chaise, et vient te positionner à genoux au-dessus du rouquin. Relevant légèrement son t-shirt, tu vérifies d'abord l'état de sa peau. Alors d'un air mesquin, tu fais courir tes doigts froids sur la peau chaude du lion, frôlant doucement l'énorme bleu qui trône du côté droit. C'était pas beau à voir, et tu n'appuies pas dessus au contraire, d'un air même plutôt curieux, tu viens palper la peau avec délicatesse.

Un sourire apparaît sur tes lippes.
Sensuel.
Moqueur.

Tu aimes sa peau. Tu aimes le peau de corps que tu vois. Tu aimes cet air dégoûté qui apparaît sur son visage. Du moins tu devines que s'en est un. Tu poses tes mains froides des deux côtés de ses hanches. Le regarde d'un air interrogateur. A-t-il mal ? Tu espères que non. Pourquoi es-tu d'un coup si attentionné. Aucune idée. Tu aimerais peut-être qu'il t'apprécie, ce qui semble impossible. Tu veux juste te le taper. Il t'excite ça oui. Le voir ainsi, brisé. Tu aimes le voir faible, lui qui semble toujours fort. Toujours fier. Tu aimes te sentir dominant au-dessus de lui, sentir sa rage qui t'es destinée. Tu aimes l'avoir aussi proche de toi pour la première fois. « Tu as mal quand je pose mes mains ? » Tu demandes d'un air neutre. Savoir pour la suite. Savoir quoi faire. Tu ne relèves plus ce qu'il déblatère en insulte, tu approches ton visage de ses hanches, de sa partie inférieure. Le rouquin semble souffrir. Ta tête est du coton, mais tu finis par te lever, lâchant sa peau presque à regret. L'alcool te rend désireux. L'alcool te rend fou. Fou de tout. Fou de lui. Pourtant tu te lèves, et marche vers la cuisine, fouillant ensuite dans les tiroirs. Alors tu reviens avec une plaquette. Tu enlèves deux comprimés que tu plonges dans un verre d'eau. « Anti-douleurs. » Juste un mot, tu lui donnes le verre. Pas sûr que le roux aurait apprécié que tu lui fasse boire toi-même. Dans ton autre main, tu as un torchon mouillé, que tu viens placer contre son front. Il est frais. Autant que tes doigts. Il semble faire du bien. Tu le vois délirer ce pauvre mec. Ta bouche articule avec peine, tu ne sais même pas s'il peut t'entendre. Ca t'arrache les mots de la gorge enrouée par l'alcool. « Désolé. » Tu fermes les yeux, puis pivote rapidement, ne souhaitant pas montrer ta culpabilité au rouquin. Après tout, il ne demandait pas à ce dernier de le pardonner, ou quoique ce soit du genre. Mais au contre-coup, ça te faisait chier de détruire quelqu'un parce que tu souhaitais au départ te détruire ça. Pris d'une nouvelle envie de fumer, tu viens griller une clope sur ton balcon. Tu pouvais tout faire si ça te détruisait toi. Mais détruire les autres, ce n'est pas ce que tu avais convenu. Lise elle... Lise n'aurait pas apprécié ça. Tu souffles la fumée dans la nuit chaude. Ce mec là, il lui rappelait Lise un peu dans la façon d'être franc. Lise n'aurait pas été vulgaire mais... mais elle aussi disait ce qu'elle pensait. Grinçant des dents, tu fais demi-tour et reviens dans la chambre vérifier l'état du blessé. Allumant la lampe de chevet, tu t'approches de son front, venant toucher le torchon. Déjà chaud. Alors tu vas le changer. Parce que tu as fais le con. C'est ta faute. Donc faudra réparer ça. Et si le roux te pète les dents, tu l'aurais bien mérité. Préférant rester près de lui, tu te rassis une énième fois sur la chaise tout en fumant, et entrepris de nettoyer ton flingue qui traînait sur un meuble.

En attendant sa prise de conscience.
Ton jugement.

feat Drake.

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Ven 27 Juil - 13:48

De l'incompréhension.
Qui vagabonde.
Des actions.
Sans queue ni tête.

Des voix. Qui beuglent comme des animaux effrayés. La sienne et la tienne. À l'instar de ton corps immobile, il est libre de bouger. Libre de venir soudainement t'étrangler à moitié. Ce n'est pas de la surprise qui prend tes traits. Ce n'est pas de la peur. C'est de la rage. À l'état pure. Une rage sourde qui embrume le cerveau. Une ombre pesante qui n'arrive pas à se dissiper. Drake, tu as besoin de frapper. Tu as besoin de te défouler. Tu vas devenir cinglé. Ça te bouffe de l'intérieur. Cet amas de tout. Cette colère ingérable. Comme un gamin de cinq ans qui pète un câble. La seule idée qui puisse encore t'aider, c'est la drogue. Mais même elle, elle n'est pas là quand il faut. Quand tu aurais besoin de son soutien. Retrouvant l'air, tu tousses légèrement. Et ça remonte. Le long de ta trachée. Tu te sens vomir ces sentiments, mais ils se retiennent. Juste à temps. Et tu buffles comme un asthmatique en phase terminale. Le corps refroidit et les maux arrivent. Un peu plus à chaque seconde. Tu sens ton corps se crisper. Tu sens tes traits se durcir. Observant la porte par laquelle il est partit, tu détournes les yeux lorsqu'il revient. Tu cherches après lui. Misérablement, tu sais que tu as besoin de son aide. Peu importe la fierté, actuellement c'est le seul après qui tu peux te raccrocher. Les éclats de voix sont toujours là. Incapable de se taire. Incapable de disparaître. Tu le vois approcher finalement. Et tu ne peux l'empêcher. Cette mine de dégoût. Cet air récalcitrant. Ses mains froides se posent sur la peau chaude et tu frissonnes. Sous cette différence de température. Ça te fait du bien. Un bien de courte durée. C'est fulgurant. Quand il frôle ce bleu. Une douleur vive. Tu attrapes sa main brusquement. Quelques secondes s'en vont et tu le relâches. Rapidement. Comme si c'était un faux pas de ta part. Ses mains continuent de parcourir ton corps. Plus tu sens cette brûlure insistante de son passage, plus tu l'affiches. Cet air de dégoût profond. Il est autant à son égard, que tourner vers toi.

Tu n'as pas le droit.

De le laisser t'approcher. De le laisser te toucher. Parce que tu le sais. Depuis le premier regard au hasard dans un bar, tu le suis. Des yeux. Inconsciemment. Tu le regardes. Il y a quelque chose chez ce mec. Ce genre d'attirance animale. Ce n'est pas la première fois que tu le ressens, mais c'est la première fois que tu le refuses. Homme ou femme, ce n'est pas le problème. Les femmes sont prioritaires depuis toujours. Les hommes c'est sélectif. Un marché basé que la qualité. Rare et occasionnel. Cette attirance animale n'a jamais eu lieu avec l'un d'entre eux. C'est pour ça. Que tu le refuses si ardemment. Depuis le premier instant. Sans qu'il ne le sache réellement. Tu te graves ce non à coup de bourrin dans le crâne à chaque fois que tu le vois. À cet instant plus que jamais, tu continues de te tabasser le cerveau. Laisse la haine te guider. Rien d'autre. Ne laisse ni son regard. Ni sa présence. Ni son toucher. Te brûler. Rien. Inconsciemment tu te le dis alors qu'il touche tes hanches. C'est la douleur qui te fait oublier. Tu te mords la lèvre pour retenir un mal-être. Des secondes qui semblent s'éterniser à l'infini. Tu en finirais presque par prier que ça se termine vite, Drake. Peut-être que cette fois, quelqu'un t'as entendu. Sentant ses mains s'éloigner, tu soupires. Cette question qu'il a posé. Qui est resté en suspend. Tu finis par le regarder. « Ouais... mais peut-être que c'est juste à cause du bleu... j'sais pas... j'ai pas l'impression que c'soit plus qu'un choc... j'crois. » une voix calme. Étrangement calme. Tu es fatigué.

Achevé par tout ça.

Posant lourdement une main sur tes yeux, tu les frottes. Une seconde. Une minute. Deux minutes. Trop longtemps avant qu'il ne revienne. Sa voix résonne brusquement, sortie du néant et tu tournes les yeux. Un verre d'eau. Est-ce qu'il essaye de t'empoisonner maintenant ? C'est une possibilité qui traverse tes songes désillusionnés, mais au point où tu en es. Tu te redresses comme tu peux, non sans gémir pour boire ce verre d'une traite. Des antis-douleurs. Dans ce flou, dans ce chaos, tu en as besoin. Plus les secondes se dissipent, plus tu transpires. Plus tu transpires, plus tu respires. Tu as chaud et tu fermes les yeux de bien-être en sentant le froid trouver ton front. Rouvrant un œil, tu l'observes prendre soin de toi. Il est plus délicat et tu ne comprends pas. Ce qu'il fout. Ce qu'il veut. Ce qu'il lui prends. Pourquoi ? Il est trop compliqué. Une vraie prise de tête. Tu cherches à le décortiquer en vain avant de l'entendre. Tu rattes un battement de surprise. Un désolé égaré. Tu l'as entendu. Tu es choqué. Il s'en va. Probablement fumé et tu restes là. Allongé en fixant le plafond de sa chambre. Tu ne sais plus vraiment comment t'énerver à ce stade. Tu te sens las, Drake. Fragile même. Il finit par revenir, tu le sens et tu murmures vaguement un « J'vais quand même te péter les dents... » mollement avant de t'endormir.

Et tu dors longtemps.
Probablement des heures.
Peut-être une journée.
Qui sait.

Six heures plus tard en réalité. Grognant. Tu sens ton cerveau tabasser ton crâne violemment. Et tu rouvres les yeux lentement. Un peu perdu. Un peu égaré. « Putain mais j'suis où …. ? » il te faut du temps pour émerger.
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Ven 27 Juil - 14:40

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Cette phrase te fait sourire.
Avant qu'il ne sombre dans le sommeil.
Tu souris d'un air las.

Te péter les dents. Tu as hâte de voir ça. Pour le moment, tu n'avais sous les yeux qu'un corps brisé, incapable de se mouvoir sans gémir. Et le voir s'endormir te fais bailler. Inlassablement, pendant de longues minutes. Voir même une heure, tu restes là, à regarder son visage calme, détendu, si différent de cette rage qui orne toujours ses lèvres. Tu observes le contour de sa mâchoire, ses cils, son nez et sa bouche. Cette nuque si provocante à tes yeux. Ce mec t'hypnotise, tu ne saurais dire pourquoi. Depuis que tu l'as vu, que tu le croisais dans cette boîte, il attire ton regard. Ce n'est pas sa crinière rousse, bien qu'elle captive tes doigts. Tu aimerais passer ta main devant, et observant son air endormi tu ne te retiens pas. C'est doux, mais tu retires tes doigts comme si ça t'avais brûlé. Comme si c'était interdit. Pourtant il accroche tes yeux sombres. Tu le vois de loin, et pas grâce à ton aptitude. Tu aimes le chercher dans la foule quand tu sais qu'il est là. Repérer son air boudeur, rageur. Il est amusant. Tu aimes voir ses expressions. Le voir exploser. Il est passionnant. Plus vivant que toi. Plus vrai. Fidèle à lui-même. Enfin c'est ce que tu penses. Toi qui n'es pas capable de montrer ta véritable personnalité. Ce mec détruit à l'intérieur. Tu jettes un coup d'oeil à la photo sur ta table de chevet. L'unique vestige d'un amour disparut. Lise. Elle se tient à tes côtés en ce moment, tu la sens, debout, une main sur ton épaule. Et pourtant elle n'est pas là. Tu aimerais à la fois qu'elle disparaisse, perdre son souvenir. Mais tu donnerais tout pour la revoir en vie une dernière fois. Tu replonges ton regard sur le rouquin. C'est drôle, Lise était rousse elle aussi. Mais elle était bien plus agréable que cet idiot.

Tu bailles encore.
A t'en décrocher la mâchoire.
Tu es fatigué, tu as trop bu, et tu as mal au crâne.

Tu retires ton t-shirt et enfile un jogging à la place de ton jean, et t'assoies sur le sol, le dos collé au mur frais. Tu sens l'alcool qui brouille tes sens. L'alcool qui ferme tes yeux. Et toi aussi tu tombes de sommeil, ta tête venant doucement heurter le mur. Tu pars dans les songes, drôles de songes. Tout s'emmêle, tu n'arrives pas à saisir la moindre pensée cohérente. Tu as toujours fais des rêves étranges. La plupart étaient des cauchemars, tu y étais habitué.

Tu erres dans ces songes. Tu t'y perds un instant.
De longues heures. Tu vas de temps en temps te fumer une clope quand les rêves s'interrompent.
Puis un bruit te réveille.

Tu ouvres les yeux, sortant ton visage de tes bras croisés sur tes genoux. Étouffant un bâillement, tu focalises ton regard flou sur le rouquin qui semble perdu dans tes draps. « Tu te sens mieux le rouquin ? » Tu étires tes muscles tel un chat, étendant tes membres de tout leur long. Le parquet n'était pas très confortable, tu avais passé une nuit de merde, ça faisait longtemps. Tu offres un sourire sarcastique au rouquin. « Tu ronfles par contre Princesse. » Tu laisses échapper un petit rire. Ton estomac grogne et tu te lèves en allant direction la cuisine. On ne peut décidément lutter contre ses besoins primaires. « Tu veux un truc à manger ? Si t'es un peu plus en forme qu'hier. » Tu lui lance un regard curieux. Peut-être va-t-il vouloir te sauter à la gorge. Peut-être va-t-il te hurler dessus, t'insulter. Tout cela t'excite. Tu te fais parfois la réflexion d'être un peu masochiste sur les bords. Tu aimes te faire du mal, et que l'on te fasse du mal. Comme si ça te faisait exister. Ou alors tu as juste un attachement bien étrange pour ce jeune homme là.

feat Drake.

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Ven 27 Juil - 17:15

C'est fascinant.
L’attirance.
Une étrange découverte.
Obsessionnelle.

Des songes calment. Plus que l'appel douloureux du corps. Une nuit sereine. Plus que celles qui furent un jour. Les rêves vont et viennent, mais ils sont oubliés. Balayés, transportés. Ils ne sont plus que poussières. Des vagues bribes. Des pellicules éparpillés. Lentement, elles se dégagent. Elles s'illuminent et retrouves ce monde. La réalité crade de cette vie. Tu ne sais plus où tu es, Drake. Tu te poses la question. Tu te cherches. L'endroit t'es inconnu. Pourtant il semble presque familier. Tu l'as déjà vu, pas vrai ? Sûrement dans un souffle. Dans un souvenir flou. Autant que ta tronche actuellement. C'est sa voix qui te ramène à la vie. Tournant un regard neutre d'abord, puis virulent. Il cause l'air de rien et tu ne dis rien. Muet. Presque stupide. Il est encore là et tout te reviens. L'accident. Le pare-choc froid. Les hanches démontées. Tu as encore mal. Ça va mieux. Légèrement. Il faudra sûrement du temps. Quelques jours ou quelques semaines. Shit. Tu as intérêt à te tenir à carreaux si tu ne veux pas trop bosser. Si tu ne veux pas trop endurer la souffrance. Laissant un grognement passer tes lèvres, tu finis par répondre. « Comme si j'allais m'sentir mieux. » tu es plus froid que sanglant. « Je m'en fou si j''ronfle. C'est pas mon problème que t'puisses pas dormir. » aucune compassion. Aucun remord à dire tout cela. Tu t'en fous. Il soulève l'idée de manger et tu te penches sur la question. Ton estomac semble en vrac. Un peu égaré, mais tu dois manger. Depuis quand tu n'as pas bouffé ? Hier midi probablement. Tu rentrais après tout quand c'est arrivé. « J'vais manger, ouais... et si tu as un couteau, tu peux le rapporter aussi... »

Que tu puisses lui caler entre deux côtes.


Affichant un air mesquin, tu le laisses partir. Tu en profites pour observer un peu les lieux. Ce que tu n'as pas eu le temps de faire hier soir. Le quartier, tu t'en souviens à peu près. C'est pas si loin que ça de chez toi. Une autre plaie. Vivre proche de lui ou pas assez loin. Quelle erreur. Tu laisses une main passer la crinière rouquine. Elle est bordélique et en épie. Elle a passé une nuit, elle aussi. Cela se voit comme le nez au milieu de la gueule. Tu soupires en essayant vaguement d’aplatir un peu tout ça. C'est vain. Faudrait des litres d'eau pour y arriver. D'ailleurs, tu as bien envie de pisser. Inspirant profondément, tu te relève. En soufflant. Bruyamment. Tu gueules que ça fait mal. Les choses chiantes ultimes. Un « tch » passe tes lèvres. Doucement, tu viens poser un pied au sol. Une main se perd sur le bleu comme pour essayer de le supporter. De le tenir qui sait. C'est instinctif et complètement con, mais c'est une réaction humaine. « J'vais pas y arriver... » que tu murmures, agacé. Pourtant tu t'obstines. Têtu comme une mule. Comme un boulet. Tu poses le second. Assis là, tu regardes le sol un instant. Le mur en suivant. Droit devant toi. Bloqué. Tu ne peux pas. Fait chier. « Machin... » tu aurais bien dit que tu as besoin d'un coup de main, mais putain ça te brûle la gorge. Rien que l'idée de te dire, te racle profondément la trachée.

Encore une fois, tu ne peux compter que sur lui.


Fermant les yeux, tu finis par abandonner. « M'faut ton aide là... ça m'fait carrément chier, mais j'vois pas comment résoudre ça sinon. » tu tournes les yeux vers la cuisine. Tu tournes les yeux vers l'endroit d'où il devrait revenir. Tu l'attends. Patiemment. Après lui. Parce que tu n'as pas le choix. Un chien attaché. Enchaîné. Incapable de se mouvoir librement. Un chien sauvage en cage. C'est l'impression que tu te fais. Désagréable.

Il y a des moments.
Comme ça.
Où on crève sans de l'aide.
C'est presque ça.
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DrakeKeo
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Sam 28 Juil - 11:08

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Une grimace.
L'innocence disparaît.
Au profit de l'agression.

Tu souris face au rouquin. Il ne cessera jamais d'être aussi agressif lorsqu'il parle. Aucune pitié, à croire que le jeune homme n'ait comme toi jamais vraiment connu la chaleur d'un foyer. D'un amour parental, maternel. Tu hausses mentalement les épaules. De toute façon, sa vie ne te regarde pas, bien que tu sois curieux de celle-ci. S'il avait des trucs à dire, il te le dirait, en attendant, tu l'écoutais juste râler et grogner comme un ours mal léché. « Tu n'es pas mignon du tout, » te plains-tu avec un sourire sarcastique, commençant à tourner les talons vers la cuisine. Tu émets un rire moqueur quand il insinue qu'il te planterait bien un couteau dans les côtes. Tu pars donc dans la cuisine, et pars fouiller ton frigo vide à la recherche d'un truc potable à grailler. Tu trouves une fin de poulet rôti, des haricots et une pasta box quasi périmée. Faisant la moue, tu prépares l'assiette poulet-haricot pour le râleur, décidant de prendre les pâtes pour toi. Tu les fous au micro-ondes, sans prendre intérêt au blessé qui râlait dans son coin. 2 minutes plus tard, tu sors la boîte, et pose le tout sur la table basse du salon, entre la télévision et le canapé. « OK, c'est prêt. » En baillant, tu viens chercher le rouquin, et l'aperçoit sur le bord du lit, fixant le mur comme s'il allait le défoncer. « Tu veux pisser c'est ça ?  » Une grimace fugace déforme tes lèvres, un sourire bien vite empêché. « J'arrive. » Tu avances de quelques pas, et surveillant le fauve du coin de l'oeil, tu passes ton corps sous son aisselle, faisant office de support. « Ca m'apprendra à rouler ivre putain. » râle-tu en soulevant son corps lourd. Ce dernier tenant à peine sur ses jambes, fallait bien que tu le portes de tout son poids. Et bon dieu que ça te faisait chier. « Aide-moi un peu, t'es pas une plume. » Tu arrives à l'emmener jusqu'à la salle de bain, et le pose sur la chaise qui jouxte les toilettes. Tu lui lance un regard ennuyé. Il espérait que le roux ne demanderait pas à ce qu'il le pose directement dessus. Tu restes un instant à l'observer, puis soupirant, tu fais un geste de la main dans le vide : « Ton repas est dans le salon, dis-moi si t'as besoin que je vienne te chercher. » Un dernier coup d'oeil et un sourire fleurit à nouveau sur tes lèvres : « Ou si tu as besoin d'aide pour pisser. » Tu éclates de rire en sortant, et claques la porte.

De bonne humeur, tu vas t'asseoir sur le canapé, ouvrant ta Pasta Box et commençant à manger cette infâme bouillie. Parfois tu te demandais pourquoi tu t'infligeais une torture pareille, à bouffer de la merde. Ah oui, car tu es nul en cuisine. Tu avales ta boîte, et lourd, tu viens fouiller dans le frigo, trouvant par miracle une boîte de tomates cerises. « Par ici ma jolie... » Tu retournes à ta place, et commence à grignoter le paquet, décidant d'appeler l'un de tes amis pour passer le temps. Pas un collègue du M.I.B, il t'aurait probablement dénoncé. Et puis dans ton genre, y a que Meredith Ohara, avec qui tu t'entends comme chien et chat. Mais elle aussi elle est marrante. mais de là à l'appeler, fallait peut-être pas pousser. « Arthur ? Ouai c'est Ethan. Tu devineras jamais... ouai écrasé un roux, tu le savais ? ... Haha il est chez moi... Ouai t'imagines ... Non non pas le M.I.B. je serais viré je crois... Haha ouai...  Il est marrant, juste... agressif. ... Ouai c'est lui. Je t'en avais déjà parlé ? » Tu continues à discuter comme ça un moment avec ce fameux Arthur, jusqu'à ce qu'il t'annonce qu'il ait un truc à faire. Tu raccroches donc, et allume la télé en bruit de fond. Arthur était un ami de longue date, un intello tête en physique, qui était devenu un pro dans les drogues douces comme dures. C'était drôle à quel point son physique détonnait avec son caractère. Un grand brun, timide à lunettes. Et pourtant, quand on lui parlait, ça devenait presque un savant fou, connaissant tout sur tout. C'était lui qui te fournissait tes clopes, des clopes spécialement modifiées pour toi. Outre le fait de te foutre le cancer du poumon comme les autres, elles aidaient aussi à te faire garder ta forme "humaine", la spectrale étant dure à contrôler. Du coup quand tu fumais moins, ta forme revenait, et c'était beaucoup trop chiant pour le boulot, ou même le reste. Et puis, tu n'aimais pas vraiment ta forme extra-terrestre, tu voyais comment les gens réagissaient déjà aux aliens, alors ceux bossant au M.I.B, c'était moyen. Donc tu fumais. Fumer pour tout compenser. Smoker. Voilà d'où ça venait.

Tu attrapes une clope dans le paquet sur la table.
L'allume.
La porte à tes lèvres.

Le goût du cancer, si doux.

feat Drake.

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Sam 28 Juil - 13:20

Quelque part.
Bien au fond.
Il y a de la gentillesse.
De ta part.

Incapable de tuer. Incapable de supprimer. Tu sais que tu es incapable de broyer quelqu'un jusqu'à le réduire en cendre. C'est sans aucun doute ce qui va sauver la vie de ce mec. Ça et cette sensation désagréable qui t'attrape quand il est près de toi. Tu le rumines alors que tu attends. Assis sur ce lit, prêt à défoncer ce mur trop loin. Trop inaccessible qui t'insupporte maintenant. Tu es trop gentil, Drake. Peut-être parce qu'il était là. Dans un coin de ta tête, si tu savais que cet homme t'attendais quelque part. Pour t'offrir un foyer. Pour t'offrir le luxe de dire « J'ai un chez moi. » Et parce que tu n'es pas né avec ce mauvais fond propre aux pire connards. Il y a de tout dans ce monde. C'est vaste, mais tu aurais préféré être de la pire espèce. À cet instant, tu aurais préféré, oui. « Non je regarde le mur pour faire joli ! » que tu lui réponds instantanément en entendant sa voix. Il te pose une question débile et tu lui réponds comme si c'était un attardé. Il vient près de toi pour te filer un coup de main. Sentant ton corps s'étirer. Tu laisses un grognement passer tes lippes à nouveau. Ça fait mal. « Ta gueule ! » c'est un complexe chez toi. Ton poids. Tu te trouves trop sec. Tu te trouve trop mince. Il n'y a pas assez d'épaisseur chez toi. Ça t'emmerde. Marchant lentement, il te pose sur une chaise et tu le regardes. Un air de dire « dégage » sur les traits. Même raide mort, tu peux le faire tout seul. Tu as assez de détermination pour ça. Tu ne manques pas d'attraper le premier truc qui te vient sous la main pour lui jeter. Il parle trop. « J'ai pas b'soin de ton aide ! »

Tu n'as pas besoin de lui.

Non, tu n'as pas besoin de lui. Posant une main sur le bord de la chaise, tu te redresses. Non sans mal. Non sans grincer des dents. Non sans jurer. Sentant tes jambes te lâcher quand tu te tiens debout, tu te rattrape au mur. De justesse. Soufflant bruyamment sous l'effort, tu te débrouilles. Comme tu peux. La sueur revenant couler tendrement sur tes traits. Au loin, tu l'entends parler. Marmonner des trucs. Un « roux » passant dans le lot. Il parle de toi ? Tu fronces les sourcils. Connard. Tirant la chasse en appuyant férocement dessus comme si tu essayais de soulager ta colère, tu te laves les mains. Doucement, en appréhendant les lieux, tu commences à marcher. En ouvrant la porte, elle part trop vite. T'abandonnant lâchement. Et tu te casses la gueule. En avant. « Putain !! Urgh... fait chier !! » étalé au sol comme une larve. La douleur se répand. Tu gémis. Tapant du poing par terre, tu te dresses sur tes coudes. Tu sens une vague de chaleur. Une chaleur atroce. « Hé machin... » tu ne dis rien de plus. Comme d'habitude. Tu demandes de l'aide sans le dire à voix haute. Sans le formuler. Cette fois, tu n'y arrives pas.

L'impensable.

Tu ne sais pas s'il t'entends. S'il t'écoute seulement. La douleur comme un poison lent. Ça t'arrache une larme. Ou de la sueur encore. Tu ne sais pas trop. Mais tu serres le sol avec tes poings. « Hé... J'ai faim en plus... » que tu continues à dire. À souffler. C'est sa putain de faute après tout. C'est à cause de lui. De sa putain de voiture. Plus tu y penses et plus tu te dis que c'est Dieu qui essaye de te faire chier. Plus qu'en général. Plus que dans ta vie de tous les jours. Il cherche à te rendre cinglé. C'est la seule explication.

Il te regarde.
En riant.
Se foutant de ta gueule.
Misérable.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Sam 28 Juil - 20:13

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Un choc.
Sourd.
Tu tournes la tête.

Il est là, étalé sur le sol, à ruminer et maudire. Tu esquisses un sourire coupable, qui ne tarde pas à quitter tes lèvres lorsque tu le vois grimacer. Il a mal, oui il a mal, et c'est de ta faute, si tu n'avais pas été bourré hier. Affichant un air joyeux, tu quittes le canapé, et viens te poster face au rouquin étalé sur ton parquet. Tu l'observes un instant, toujours cet air joyeux sur le visage, et tu attrapes son menton dans ta main droite, pour le faire te regarder dans les yeux. D'un coup, même si ton expression n'a pas changée, tout semble plus froid. Plus menaçant. Comme un ciel d'orage qui gronde au loin, mais qui se rapproche. Vite. « T'aider j'veux bien, puisque c'est ma faute si t'es dans c't'état. Mais appelle-moi encore Machin ou parle moi comme un clébard et j'te défoncerais pas qu'les hanches. » Nouveau sourire innocent. Tu mets les points sur les i. Mais bon, tu commençais à entrevoir les facettes du rouquin, et tu te doutais que celui-ci ne se laisserait pas forcément intimider comme tu venais de le faire. Tant mieux, ça n'en serait que plus amusant. Ca faisait longtemps qu'on t'avait pas tenu tête. Ca faisait un bon entraînement. Si tu sais toujours mordre à t'en déchausser les dents. Si tu sais toujours ré-attaquer malgré le sang qui coule. Les blessures ouvertes. Tu semblais revivre avec ce mec. Pas de répit pour toi. Il enchaînait, alors tu fais de même.

Tu relâches alors sa mâchoire, de peur que l'animal ne morde. Puis, toujours accroupi, tu entreprends de glisser tes bras sous son torse, pour le remonter doucement. D'abord les épaules, puis tes mains sillonnent son torse pour attraper sa taille avec douceur, évitant d'appuyer sur les hanches. Il est fin. Mais musclé. Tu aimes cette taille. Tu aimes son corps. Il est attirant, sexy. Oh que oui il était excitant, tu sentais ça rien qu'en passant tes mains contre sa peau. Tu t'imaginais presque le tenir contre toi, son visage teinté de rouge mais cette fois, pas de colère. Tu t'imaginais presque le prendre, le détruire. Depuis combien de temps ne t'es-tu pas excité de la sorte ? N'est-il pas juste comme les autres. Non, envoûtant. Tu veux voir ses expressions. Tu détournes ton regard beaucoup trop obscène. Ce n'est certainement pas le moment ni l'endroit pour penser à ça. Et puis, transparent comme tu es, il l'aurait vu. Il l'a peut-être vu. Ce désir. Tu le sens toi aussi, et garde le contrôle.

Une fois debout, tu le toises de toute sa taille, bien plus grand que lui. Il te défie toujours du regard, peut importe sa position. Tu te demande ce qu'il te donnerait comme visage si tu le brisais en miettes. Si tu écrasais cette arrogance. La même que la tienne. Cette fausse confiance. Tu passes alors une main sur sa joue, provocante. Il est doux. Et pourtant si rugueux dans sa façon d'être. Tu souris. « T'as à bouffer, espèce de rouquin ingrat. Manquerait plus qu'j'te laisse crever. Assieds-toi sur l'canap. » Tu lui pointes l'endroit derrière toi du pouce, et file te rasseoir avant lui, pianotant sur ton téléphone. Tu venais justement de penser à rappeler à Arthur de te ramener des clopes, les dernières devant terminer aujourd'hui ou demain. Tu en rallumes une. Encore et toujours. A croire qu'elles se consument plus vite que toutes autres. Tu soupires et souffle la fumée, sans te préoccuper de la fenêtre fermée. L'odeur imprègne tous tes meubles, tu n'en as rien à foutre d'en rajouter. « T'as poulet haricots, j'espère que ça te va, j'ai que ça de potable de toute façon. » Tu jettes un coup d'oeil à ta pasta box vide, tu aurais préféré graille du poulet. Déjà que tu bouffes de la merde. Enfin bon, t'es galant envers le malade.

Tu regardes l'écran de télévision qui diffuse des informations sans importance. Zappe sur une chaîne de cuisine. Zappe encore. Puis tilte. Tu te tournes vers le rouquin, sourire sur les lippes. « Dis donc le rouquin, tu sais cuisiner non ? Tu bosses pas dans un restau ? Tu voudrais pas cuisiner pour moi ? » Tu fais un signe de la main, frottant tes doigts, et montre une expression enjôleuse. « Evidemment je te paierais... si c'est bon. »

feat Drake.

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Sam 28 Juil - 21:04

Tu cracherais tes tripes.
Pour ne pas t'excuser.
Tu payerais de ton sang.
Pour ne pas ramper.

La fierté. Un peu trop grande. Un peu trop présente. Un doux sentiment de domination éphémère. Une chimère. Face à lui, ce n'est qu'une chimère. Ressasser ses erreurs. Un manège sans fin. Avachi sur le sol, tu ressasses. Cette connerie d'être venu ici. Chez lui. Cette connerie d'avoir pris cette ruelle hier. De le croiser. Cette connerie d'être qu'un humain. Non, c'est mieux comme ça. Tu relèves des yeux noirs à son toucher. Il y a de la froideur dans l'air. Tu le ressens comme un pique. Ça t'arrache une expression de colère. Réagir au quart de tour. Tu l'aurais mordu, s'il n'avait pas reculé à temps. Ne pas l'appeler machin. Si tu l'appelles truc, ça passe? C'est con comme tu te poses vraiment cette question. Parce que tu ne comptes pas lui demander son nom. Tu ne veux pas le connaître. Tu ne veux pas t'approcher plus de lui. Il brûle. Il te brûle lorsqu'il t'effleure. Tu le ressens comme une morsure sourde. Ses mains glissent sur ton corps pour t'aider. Tu l'entrevois. Ce visage. Tu le connais. C'est du désir. Et tu te mords la lèvre de hargne. « Pense à me toucher comme ça et j't'arrache la jugulaire avec mes dents. » que tu murmures. Un murmure vague. Pour le faire reculer. Fuir. Parce que tu serais capable de te laisser prendre. Enfoiré. Tu geins en te redressant avec son aide. T'accrochant une nouvelle fois à lui. Sans aucun autre moyen de fuir. C'est toi qui aimerait fuir. Plus que l'inverse. Ouais. Tu ne veux pas te l'avouer, mais tu aimerais bien. Te barrer d'ici. Retrouver le calme de ton appartement minable. Être seul. Loin des autres. De l'humanité en général. Ça te fait chier de devoir les supporter. De devoir lui faire face.

Et tu lui fais bien face maintenant.

Debout, tu le fixes. De cet air sombre. Provocateur. Empli de défis. De rage. Si tu pouvais bouger sans te casser la gueule, tu le frapperais. Peut-être bientôt. Peut-être plus tard. Il te montre le canapé et tu te traînes jusqu'à lui. Une main toujours plaquée sur le ventre. Cet hématome... il va t'achever. Bientôt. Tu ne sais même pas s'il y a quelque chose à faire. Tu n'en as jamais eu d'aussi imposant. Grognant une énième fois aujourd'hui, tu te laisses tomber. À ses côtés. Regardant l'assiette avant de la prendre. « … » tu vois la boîte pas loin. De pasta box. L'observant du coin de l'oeil, tu finis par lâcher un « tch ». C'est normal. Si t'es ici contre ton gré, c'est pas par envie. Pourtant, tu ne peux l'empêcher. « Merci. » il s'échappe un peu malgré toi. Tu serais presque surpris, mais il te brûle déjà la bouche. Fronçant les sourcils, tu regardes la télé en coin. Sentant la fumée venir chatouiller tes narines. Il te parle et tu ne relèves pas de suite. Prenant une première fourchette. « C'est dégueulasse. » que tu lâches. Toujours aussi franc. Toujours aussi direct. « T'sais absolument pas cuisiner, putain c'est infâme. » on pourrait croire que tu n'es qu'un gamin des rues. Un sauvage. Un chien galeux qui bave dans un coin sombre. Mais tu as un don. Un don certain pour la cuisine et putain ce que tu manges te crève le palais. C'est peut-être le hasard. Qu'il te demande de cuisiner pour lui. Tu tournes un regard mauvais vers lui. « J'suis trop cher pour toi, oublie. » que tu lui lances de façon presque neutre. Presque si l'on omet ton air sombre. « J'bosse dans un bar pour commencer et j'cuisine que pour moi, alors crève. D'ailleurs, tu m'dois déjà du fric. J'peux pas bosser à cause de toi. Alors paye, connard. »

Qui a envie de cuisine pour lui ?

Tu te demandes qui serait assez con pour accepter. Cuisiner pour sa tronche signifie le voir. Régulièrement. Trop souvent. Ça signifie le supporter également. Rien que d'y penser, tu as envie de te jeter par la fenêtre. « Drake. » que tu dis comme si de rien n'était. Parce que tu n'aimes pas qu'on t'appelle le rouquin. Bien que tu n'aies rien contre ta couleur de cheveux. Tu as tabassé tout ceux qui se foutaient de ta gueule plus jeune. Mais... C'est la même que ta mère, c'est ça qui te gêne. Tant que tu ne te vois pas dans ta glace, tu peux l'oublier. Sans un mot de plus, tu manges la moitié de ton assiette avant de lui tendre. Tu serais bien tenté de tout bouffer juste pour lui retirer le plaisir d'en manger aussi, mais tu le sens. Tu ne peux pas. Ton estomac est en vrac. Il te fait un doigt d'honneur. « T'peux manger le reste s'tu veux. J'vais gerber si j'en prends plus. C'est trop pour mon estomac d'manger cette merde. » peut-être qu'il va te frapper.

Qui sait ?

« Dis-moi ton nom. Même si j'ai pas envie d'le connaître. Sinon j't'appelle truc. » ça t'emmerde. D'avoir bon fond. D'aller contre ce que tu dis. Contre ce que tu crois vouloir. Tu changes d'avis. Trop vite. D'un instant à l'autre. Bordel de merde.

Un peu comme une plaie.
Qui suppure.
Continuant de créer des champignons.
Qui germent partout dans ton esprit.

Mais tu le frapperas quand même. Quand tu n'auras pas peur de te casser un truc. Tu te le promets.
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Sam 28 Juil - 22:14

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Il crache son venin.
Le serpent s'enroule,
mais tu glisses contre ses écailles.
Courageux ou imprudent.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. » Tu hausses les épaules avec un rictus comme si ce regard obscène passé n'avait été qu'une illusion du rouquin. Jouer la carte de l'innocence. Peut-être qu'il pensera se faire des films. Se demandera pourquoi il a pensé à ça. Peut-être qu'il se dira inconsciemment qu'il en avait envie. Tout ça n'est que spéculation. Et honnêtement, dans un murmure moqueur, tu avais du mal à croire qu'il puisse penser à tout ça. Il n'avait pas l'air très malin ou du moins, très réfléchi.  Un peu comme toi en fait. Peut-être qu'il avait la flemme d'y penser tout simplement. Peut-être qu'il avait peur d'y penser. Qu'il pensait ne pas aimer ce qu'il trouverait là-dedans tout au fond. « Et puis, essaie seulement et j'te plante une barre en fer dans le cul jusqu'à ce qu'elle te sorte par la bouche. » Toujours ce même air joyeux. Comme si rien ne pouvait te toucher. Et ces menaces imagées, c'était tout toi. Tu aimais le sang. Tu aimais cette violence. Il ne pourrait pas te faire peur. Tu aimais sentir les coups. L'excitation d'être frappé et de frapper en retour. Rien que penser à ça te provoquait des frissons de plaisir.

Le rouquin s’assoit à côté de toi, tant bien que mal. Le "merci" qu'il lâche est bien rapide, en comparaison de la montagne de grognements qu'il te sort ensuite. Il critique beaucoup. Beaucoup trop. Tu lui lance un regard mauvais, vexé. Ok tu bouffes de la merde, mais il pouvait juste le dire une fois. Non, il avait même qu'à la fermer. Même en politesse. Tu le menaces d'une tomates cerises qui éclate malencontreusement dans tes doigts. « Encore une critique et j'te balance du balcon. Je commence à m'demander si j'aurais pas mieux fait d't'buter. Si t'es pas content de c'que j't'offre, dégage. Mais c'pas les putes qui vont te nourrir. » Tu fixas un instant le plafond, comme réfléchissant. « Quoique. » Tu te lèches les doigts sur cette fin peu concluante, ignorant le dégoût du rouquin près de toi. Ouai, s'il était pas content il avait qu'à cuisiner. Et à sa demande de le payer, tu ne lui offrit qu'un majeur bien adressé, avec un « Tu peux toujours courir, j'suis fauché. » Fauché quand il faut payer. Fauché quand il faut rembourser. Mais s'il doit payer de la bouffe, là il a ce qu'il faut. « Ou alors je paye en nature. Haha. » Il n'y a qu'à peine un soupçon de rire, et il n'y même pas sincère. A cet instant, tu avais juste envie de te plomber le crâne. Ta vanne n'avait aucune saveur, ni même intérêt. Tu te demandes ce qui te prends de paraître soudain si abattu. Ton inconscient le crie, il le sait lui. Mais tu ne l'écoute pas. Tu l'écoute rarement. La dernière fois, une femme est morte. Donc bon, très peu pour toi cette fois.

Le regard perdu dans le pot de tomates, tu laisses un peu de cendres tomber sur ton jogging. Tu passes une main ennuyée sur ton visage. Qu'est-ce qui te prends. Pourquoi tu sembles si abattu d'un coup ? C'est pas la remarque du roux au moins ? Tu souffles et reprends une clope, que t'allumes d'un geste tremblant. Putain il en reste que deux. Il t'en reste pas assez jusqu'à ce soir. Faudrait que t'aille voir Arthur avant. Sinon. Sinon ça va commencer à empirer. Deux clopes. Ca fait combien de temps, deux trois heures à tout casser. Faudra qu'il y aille rapidement. Ou qu'il compense avec l'alcool, c'est pas aussi efficace mais bon. Ta jambe tremble, tu fais ça lorsque tu es agacé. Tu l'es. Tu n'aimes pas reprendre l'état de ta mère. Trop de mauvais souvenirs. « Putain. » Tu tournes un regard vers l'assiette qu'il repose vers toi, tu en prends une bouchée puis pars jeter le reste. C'est vrai que c'est mauvais. Tu tires doucement sur ta clope. Est-ce que le rouquin en aurait. C'est pas aussi efficace qu'une des tiennes, mais c'est mieux que l'alcool. « T'as des clopes sur toi ? » Et étrangement, ton corps se réchauffe lorsque tu apprends le nom du roux. Drake. Étonnamment, tu trouves que ça lui va bien. Tu retrouves un semblant de sourire. Est-ce que la bête commencerait à se transformer en belle ? Tu lui offres alors un super sourire, mesquin. « Intéressé ? J'ai presque envie de le cacher pour que tu poses d'autres questions. » Tu te vautres dans le canapé moelleux, et un peu déchiré. Tu fixes le plafond en soufflant ta fumée. Regardant ta drogue diminuer de minutes en minutes. « Ethan. C'est le nom que ma foutue mère m'a donné. » Que de bons souvenirs qui se tâchent juste à la mention de cette femme.

Ca crève le coeur.
Tu crèves ton coeur à chaque instant.
Un trou de plus ou de moins.
Tu te videras juste un peu plus vite.

feat Drake.

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Sam 28 Juil - 23:39

En une fraction de seconde.
Tout peut s'écrouler.
Jusqu'à disparaître.
Ne devenir que poussière.

C'est un mélange de saveurs. De joutes verbales. Encore et encore. Comme si un chien essayait vainement de communiquer avec un chat. Comme si un ours essayait de devenir pote avec un lion. C'est stupide de croire que c'est possible. Ou alors tu le refuses seulement. Trop souvent c'est le cas. Lier des liens. Ne devenir qu'un. C'est impensable. Ça te ronge. C'est de la peur. Une once de peur, oui. Le seul moyen pour un chat de fuir, c'est de feuler. D'attaquer en dernier recourt. Une routine chez toi, Drake. Les menaces continuent. Encore et encore. Pourtant, tu le sens. Que quelque chose s'éteint chez lui. L'espace de quelques instants. Tu l'observes en fronçant les sourcils toujours. Cet air sauvageon sur les traits. Il tremble légèrement. Fume encore. Il a un problème avec la clope. Pire que toi avec l'alcool et la drogue. Tu ne dis rien. Le laissant seul pour le moment. Tu n'as pas vraiment envie de te plonger dans ses problèmes. Non, ne le fait pas. Sinon t'es perdu. Mais il finit par parler à nouveau. Une question. Puis un sourire, mesquin. Des mots de travers. Puis un nom. Ethan. Ethan. Ethan. Il résonne. Il se grave. Dans un coin. Tu le gardes. Bien malgré toi.

Connerie.

Tu as noté aussi. Son problème avec sa mère. Sûrement. Il y a trop de ressemblances. Entre vous. Trop de choses. Tu ne vas pas demander. Tu n'en as pas envie. Si. Tu mens, mais tu ne veux pas. Détournant le regard vivement. « J'vois. » que tu laisses échapper d'abord. Puis tu sors ton paquet. Une clope vient se loger entre tes doigts et tu lui montres. « J'en ai, mais pas assez pour tout c'que tu fumes. » tu laisses ta tête retomber en arrière. Soufflant bruyamment après l'avoir allumée. Tu tires le cancer. Lourdement. Profondément. Tu n'as pas fumé depuis hier après tout. Contrairement à lui. « Si t'achètes des trucs et que j'suis pas encore rentré chez moi c'soir, j'ferais à bouffer. » que tu laisses échapper. Ce n'est pas par gentillesse. Non non. C'est pour ne pas crever. De faim. C'est la seule explication qu'il y a donné. Rien de plus. Rien de moins. Mais tu crèves d'envie de partir. De rentrer chez toi. De retrouver ton lit. La tranquillité. « Et m'paye pas en nature s'il te plaît, j'ai pas envie de mourir. » tu ne peux t'empêcher. De piquer. De chercher la merde. Petit merdeux que tu es, Drake.

Un petit merdeux qui n'a pas encore grandit.

Petit à petit. Alors que le temps passe. Alors que tu continues de tirer sur ta clope. Tu te sens mal à l'aise. Près de lui. Ça te met mal à l'aise. Les regards de loin, c'est mieux. Ce n'est rien en soi. Mais là... Là tu te sens comme l'envie de l'éclater. Rapidement, tu écrases le bout fumant. « Faut que j'me douche. J'ai trop transpiré. J'espère que t'as d'l'eau chaude dans ton taudis. » il va sûrement sortir une connerie. Tu l'attends déjà. En fait, non. Tu ne l'attends pas. Tu te redresses en t'appuyant sur l'accoudoir. En grinçant des dents. Debout, tu inspires. Comme si c'était l'effort le plus inhumain au monde à réaliser. Comme si tu venais de grimper l’Himalaya. « N'viens pas. Même si j'me casse la gueule. » tu ne veux pas le voir. Et tu pries pour ne pas tomber. Ce serait con. De le laisser te toucher sans fringue alors que c'est déjà compliqué. L'attirance. Une chose bien chiante. Bien étrange. Bien encombrante. Tu prends le chemin de la salle de bain. Lentement. Doucement. Te tenant aux murs parfois. T'arrêtant de temps en temps. Quand tu tangues. Quand tu sens ton crâne tourner. Ton estomac se soulever. Mais tu finis par y arriver. Te calant contre le mur face au miroir. Tu observes ton reflet. Un peu pâle. Presque malade. Tu fais peur et tu rigoles. Tout seul. Comme un dément. Passant une main sur ton front moite avant d'enlever ton t-shirt. Cette fois-ci tu le vois bien. L'hématome entre tes côtes et ton bassin. Il est moche. Vraiment moche. Tu comprends mieux pourquoi tu en chies autant. « Hé Ethan... m'faut de la glace... j'crois... » que tu lui dis en venant toucher avec tes doigts. Tu grimaces. « Putain... »

Comme un enfant.
Qui trouve quelque chose d'intéressant.
Tripotant dedans.
Jusqu'à l'évanouissement.
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DrakeKeo
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Dim 29 Juil - 12:34

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Tu sens le léger malaise.
Tu l'as installé, bien malgré toi.
A cause de cette si petite chose qu'est la clope.

Ton regard accroche celle qu'il vient de sortir de son paquet. Tu scintilles presque, tu sens ta main trembler et vouloir l'attraper. « Laisse moi t'en prendre une quand j'ai fini mon paquet. J'en aurais pas assez. » Assez pour contenir ce que tu es et que tu veux cacher. Assez pour garder ton état calme. Ton état de manque revient si vite, tu te demandes parfois si ces clopes modifiées ne sont pas finalement pires que les normales. Te rendant toujours plus accro. Tu le regarde souffler sa fumée, entassé dans ton canapé. Il semble plus à l'aise Drake, ou moins à cran. Toi tu l'es, tu angoisses de n'avoir pas assez de clopes. Tu l'écoute à moitié parler. « Je dois sortir voir quelqu'un tout à l'heure, je ferais les courses à ce moment là. T'veux quoi ? » Finalement c'est lui qui t'achète. Il achète ton estomac. Ton estomac qui bouffe de la merde depuis bien trop longtemps. Depuis quand n'a-tu pas mangé un plat décent ? Ou même au restaurant ? Pendant tes patrouilles avec Meredith, tu bouffes à peine un sandwich, ou des chips. Rien de ouf. Rien de fabuleux. A la pensée d'un bon plat, ton ventre pourrait penser à ta place. Mais tu ne te voiles pas la face. Drake propose parce que t'as rien. N'empêche... n'empêche que tu ne peux t'empêcher de penser qu'au fond, il cache peut-être son jeu derrière son masque de "jemenfoutiste". Un caractère de merde mais au fond, il est mignon. Tu étouffes un rire. Impossible, ce gars pourrait être tendre ? C'était la meilleure. Mais bon si c'était le cas, tu aimerais beaucoup voir cet aspect de lui.

« Je comprends. » Tu prends un air grave, mais les commissures de ta bouche te trahissent. « Tu sais qu't'es pas à la hauteur... T'as un si pauvre opinion d'toi ? » Tu éclates de rire. Retournant la pique à son propriétaire. Tu adorais faire ça, c'était comme un match. Chacun s'envoie une horreur, et voit si elle passe ou casse. Décidément, Drake promettait vraiment d'être amusant. Tu lui offres d'ailleurs un vue sur ton majeur dressé. « Mon taudis il te permet d'avoir évité d'rester sur ton trottoir de pisse. Reste correct. » Mais tu lui souris finalement, un sourire sarcastique et terriblement moqueur. « Quel pervers, tu t'attends à c'que j'te rejoigne ? » Le rouquin avait anticipé malheureusement et te coupes dans ton élan, ce qui te fait rire davantage. Tu le regardes s'éloigner en claudiquant, maugréant. Décidément, il ne se calme jamais lui. C'est ce qui t'attire. Sa répartie cinglante. Tu croises les jambes sur le canapé, accoudé à ce dernier, l'oeil provocateur. Décidément, tu souhaites vraiment le dominer. Le prendre de tout ton être. Qu'il te regarde d'un air haineux lorsque tu le plaqueras sur ton lit, le forçant à subir toutes sortes de choses. Tu te mords la lèvre inférieure. « Tout ça promet d'être infiniment divertissant... » Entendant ton nom, tu décides d'aller voir le rouquin dans la salle de bain. Tu passes une tête curieuse dans l'entrebâillement de la porte, et ton regard atterrit sur le corps de Drake, et surtout l'immense bleu qui barrait ses hanches. Tu viens t'accroupir  au niveau du bleu, hypnotisé par cette couleur profondément bleutée. Tu viens le frôler du bout des doigts, sans vraiment le toucher. Tu sens la chaleur du corps émaner, et te relève avant de faire une connerie. « J'ai de la glace au congél'. Prends ta douche et on verra après pour en mettre. » Tu le voyais tripoter le bleu comme un enfant, cette attirance étrange pour les hématomes n'est décidément pas un mythe chez les humains. Tu attrapes sa main pour l'éloigner du bleu, et la relâche rapidement. « Et arrête d'y toucher abruti. On dirait qu'tu vas tourner de l’œil. » Comme un plaisir sordide d'y toucher pour s'assurer que ça fait mal. Et jusqu'où.

Pourtant t'as aussi envie.
D'appuyer dessus.
De le voir gémir de douleur.
Et c'est trop perturbant.

feat Drake.

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Dim 29 Juil - 21:45

C'est un grand jeu.
Une grande scène anarchique.
Où s'emmêle les pions.
Se rentrant dedans par moment.

C'est de l'amusement. D'entre ses lèvres. C'est de l'amusement. Tu le sens comme une vague folle. Il aime ça. Te chercher. Te voir t'énerver. Ça ne peut être que cela. Mais tu ne réponds plus. Tu t'en vas. Fuyant sa présence. Fuyant la réalité. Fuyant ce que tu es. Ce que tu vois. Ce que tu veux au fond. C'est à l'image d'une plaie qui refuse de s'en aller. De cicatriser. C'est ce qu'il va devenir, tu le sens venir. Alors tu prends tes jambes à ton cou. Cours. Cours. Cours. Enfant oublié, cours. Pour finalement te retrouver face à ton reflet. Cette horreur qui se dessine. Tant la vérité se crache à ton propre visage. Tu l'as balaye d'une main, retrouvant ton chemin. Un chemin semé d'un hématome trop gros. Il commence déjà à devenir violacé. Une belle couleur de l'anarchie. Du chaos qui règne. C'est un obstacle trop haut pour le moment. Trop grand pour le frapper jusqu'à le faire disparaître. Alors tu le demandes. Encore une fois et ne tarde pas à le voir débarquer. Ses yeux se posent dessus, t'observent. Il se baisse et tu fronces les sourcils. Prêt à attaquer. Prêt à mordre au moindre faux mouvement. Il n'en est rien cependant, alors tu te détends. Un peu. L'espace d'un instant. Tu te détends en oubliant la danger qui erre. Après ta douche, il t'aidera, mais tu restes figé. Face à cette couleur envoûtante. Elle n'est pas aussi sombre en temps normal. Elle n'est pas aussi étalée. Elle n'est pas aussi grosse. Elle n'est pas aussi visible. Tu te perds à la contempler, Drake. À contempler sa douleur. À la toucher. Mais il t'arrête d'une main. Tu connais bien sa peau pourtant, mais ça te brûle encore. Il te relâche bien vite, comme s'il l'avait senti aussi. Et tu grognes. Faiblement. « C'bon, j'ai pas 4 ans. M'parle pas comme si j'étais un môme ! » ce n'est pas ça le souci. Ce n'est pas ça ton pire cauchemar actuellement. « J'vais prendre ma douche, sors. Et... pour la glace, t'crois vraiment que c'est une bonne idée ? » tu ne sais pas. Si ça va t'aider. Si ça va te faire du bien. Si ça va l'apaiser. T'en sais rien parce que tu ne prends pas soin de toi. Seulement de la nourriture qui franchis tes lèvres. Rien d'autres.

Et tu attends, sa réponse.

Tu attends, oui. Avant de détourner les yeux. « Pour la bouffe... prend c'que t'as envie, j'm'en fou. » tu manges de tout. Ou presque. Tu n'aimes pas l'ail, mais tu doutes qu'il en cherche. Quoique. « J'aime pas l'ail, c'tout. » que tu rajoutes. Comme si c'était vraiment nécessaire. Peut être que tu voulais juste lui parler. Encore. Qui sait ? Peut-être qu'il va acheter que ça. Juste pour te faire chier. Quoiqu'il se retrouverait à bouffer que ça. Alors tu en doutes un moment. Quand il n'est plus là, tu te déshabilles totalement. Te tenant droit face à la douche. Tu l'observes. Tu serais presque paranoïaque maintenant. Est-ce qu'il y aurait pas une caméra quelque part ? Parfois tu as des moments de doutes comme ça. C'est con. Probablement que c'est humain. De se sentir observer en permanence. Fermant les yeux en soupirant, tu finis par la prendre. Cette douche. Non sans souffrir. Non sans te plaindre, comme toujours. Non sans te demander ce que tu fous. Mais tu finis par la vaincre et ressortir. Le seul bémol que tu as, c'est tes fringues. Maintenant que tu le regardes de plus près, ton jean est troué. C'est à la mode il paraît, mais putain ça fait chier. Tu as autre chose à foutre que d'en acheter. Laissant un nouveau son sonore lourd de sens passer tes lèvres, tu t'enroules dans une serviette. Doucement, tu ouvres la porte, sors de là. Tu le regardes de loin. « T'aurais pas des fringues à m'prêter ? » tu ne sais pas trop ce qu'il va te répondre. Tu ne sais pas trop quelle connerie tu vas entendre.

Probablement des tonnes.

Tu en es saoulé d'avance. Mais tu patientes sagement. Pour une fois. Sage et te tenant là, tu attends. Qu'il te donne une réponse. Qu'il t'autorise à fouiller dans ses armoires. Tu as pas envie d'être intrusif. Pas avec lui étrangement. D'ordinaire tu t'en branles. De prendre de la place chez les autres. De fouiller. De chercher. Voir de rentrer dans pièce où l'intimité est reine. Tu te promènes bien trop souvent à poils devant des gens qui n'ont rien demandés. Mais ici, tu ne veux pas. « Mon jean est en vrac t'sais... et mon pull est dégueulasse. » rouler sur le béton, ça rend jamais quiconque propre. Ça se saurait sinon.

Et tu as bien roulé.
Sur le sol putride de ce monde.
Qui sent la déchéance.
Et la mort.
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Lun 30 Juil - 11:22

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Tu souris à la réplique.
Cinglante.
Bougonne.

Il n'en est pas un. Mais il y ressemble beaucoup. A effleurer sans cesse cet hématome beaucoup trop gros. Beaucoup trop visible. Douloureux. Il ressemble à un gosse qui trouve un nouveau jouet. "Tiens c'était pas là ça avant." Et il appuie dessus, toujours, encore, comme s'il allait disparaître. Puis il se contredit. On dirait que c'est le mot qui le définit parfaitement. Tu passes une main dans ta crinière sombre en soupirant. « C'est toi qui a demandé de la glace. Je suis pas plus médecin que toi... » Tu poses à nouveau ton regard noir sur la tâche violacée, qui semble pénible à supporter. « Mais ça anesthésiera peut-être la douleur. Et dégonflera l'hématome. » Tu n'en sais rien. Tu dis ça parce que c'est ce qu'on t'a toujours répété. Quand tu te blessais à l'école. Quand tu te battais dans la rue. Quand Lise te pansait tes plaies sanglantes. Elle te mettait toujours de la glace pendant que tu dormais, parce que tu avais horreur de sentir du froid sur ta peau déjà glacée. Comme un glaçon impossible à réchauffer. C'était peut-être ce que tu étais vraiment. Un connard à sang froid. Au coeur de glace. Qui ne pourra jamais sentir la chaleur humaine. Tu fixes un instant Drake, le regard absent. Lui qui ressemble à une petite flamme. Ne serait-il pas dans le cas inverse, toujours en surchauffe ?

Sa voix te ramène au présent. Pas d'ail, c'est noté. Tu pourrais en prendre juste pour le faire chier. Ne prendre que ça. Mais tu as faim. Il pourrait t'acheter pour de la bouffe. Te faire faire n'importe quoi. Normal, tu n'as rien mangé de bon depuis tant d'années. « Y a pas un plat que t'aime ? J'prends de la merde si j'sais pas sur quoi j'pars...  » C'était bien vrai. Tu serais même du genre à acheter un plat préparé bas de gamme, alors qu'il te propose si "gentiment" de cuisiner pour vous deux. « Réfléchis-y là, j'irais faire les courses quand tu sors. » Puis le voyant sur le point de se déshabiller, tu tournes les talons et ferme la porte, même si au fond de toi, ton corps bout de désir. Le mystère de l'inconnu peut-être. Le désir d'une personne qui est à la fois notre exact opposé, et notre reflet dans le miroir. Le désir de sentir une chaleur qu'on a jamais réussi à ressentir réellement. Du moins depuis longtemps. Pendant qu'il se douche, tu t'allonges sur le canapé, somnolant doucement. Ta nuit sur le paquet n'était pas formidable, alors tu restes là, à comater sur le cuir moite.

Un murmure au loin. Tu ouvres les yeux, ta vision est si précise. Tu pourrais voir le nombre d'oeil de l'araignée au dessus de ta tête, se baladant paresseusement au plafond. Alors tu attrapes d'un geste mou les lunettes sur la table basse, et les enfile. Ta vision se floute légèrement, suffisamment pour ne pas choper un mal de crâne à se fendre la tête sur les murs. Tu te redresse, et lance un regard curieux au rouquin. Tu ne l'as pas entendu sortir. Et à peine parler. Qu'est-ce qu'il vient de te dire ? Il réenchaîne, et tu comprends. Il veut des vêtements, les siens étant usés et sales. Un sourire vient se fixer sur tes lèvres encore endormies, et tu bondis, non sans vaciller un peu, vers ta commode de fringues. Tu fouilles un instant, puis en sort un joli débardeur rose à dentelle, qu'une de tes plans d'un soir avait oublié il y a longtemps. « C'est ta taille ? » Fier de ta connerie, tu ricanes tout en continuant de fouiller dans ledit tiroir. Tu finis par en sortir un t-shirt blanc tout simple, et un jogging du dimanche gris. « J'ai ça ? » Attendant sa réponse, tu prends tout de même les deux affaires et retourne vers Drake, venant te poster face à lui. Dépliant le t-shirt, tu fais mine de lui mettre devant, histoire d'observer la taille. « Ca risque d'être un peu grand mais bon... C'pas comme si j'avais autre chose. » Tu attends encore qu'il valide ou pas ton choix. Tu en profites pour mater sans gêne le superbe spectacle qu'il t'offre. Un torse encore humide de la douche, un bassin violacé enroulé dans une serviette qui ne cachait absolument pas la forme de son corps décidément bien attrayant. C'est étrange comme tu tapais dans tout. Tu ne sais pas vraiment pourquoi. Tu étais attiré par les hommes autant que par les femmes. Évidemment, une armoire à glace de 2 mètres et poilu comme un grizzli ne rentrait pas dans tes critères. Mais dès que l'homme était plus petit, plus mince, tu sautais dessus. Tu voulais rester le dominant. Tu voulais rester maître de ton corps, c'est toi qui menait la danse. En aucun cas tu imaginais être pris, ça non. Impossible. Tu te laverais à l'acide, quitte à y laisser la vie. Mais là en l'occurrence, Drake était tout à fait ton style. Et ça se voyait dans tes yeux. Ca se sentait sur ton corps. Se ressentait. Tu cachais les hormones en ébullition qui te demandaient à sortir. Car sinon il partirait, tu le savais ça. Sinon tu le briserais. Et tu ne voulais pas le faire maintenant, ni de cette sorte. Tu le briserais ça oui. A le voir pleurer de plaisir. A le voir se haïr ensuite. D'avoir aimé t'avoir en lui.

« A la rigueur, si ça te convient pas, fouille là-dedans. » Tu sors de tes pensées plus qu'obscènes en pointant la commode, et profitant pour allumer une clope. « Ah et t'as réfléchis pour les courses ? J'y vais maintenant. » Tu passeras voir Arthur par la même occasion, ta dernière cigarette étant entre tes lèvres.

Renouvelant ton cancer.
Masquant ta différence.
Tout ça pour rester le même déchet.
Dans sa vie banale et pestilencielle.

feat Drake.

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Lun 30 Juil - 12:40

Un homme s'attrape.
Parfois si aisément.
Dans un claquement de doigt.
Ou un bon repas.

Réfléchir. À ce que tu aimes. À ce que tu voudrais. Qu'est-ce que tu rêves de manger ? De cuisiner ? Tu ne sais pas. Sous la douche, tu y réfléchis longuement. Trop longtemps. Oubliant ce môme qui rêve de triturer encore les plaies. En se délectant d'être vivant. De ressentir les déboires de sa vie. Il ne reste plus que l'homme qui ressort. Découvrant avec lassitude ses vêtements. Il n'a pas d'autres choix que d'attendre. Que son hôte veuille bien l'aider. Encore une fois. C'est sa faute, mais il ne se défile pas. Il répond à tes moindres désirs. C'est frustrant. Parce que quelque part, ça le pardonne un peu plus à chaque fois. Malgré son caractère de connard. Et il en remet une couche. Avec ce débardeur rose que tu vois débarquer sous tes yeux. De la dentelle et du rose. Le rose ne te gêne pas en soi. C'est une couleur comme une autre. Tu en portes parfois. Rarement, mais cela arrive de temps en temps. Par contre cette dentelle. Elle te saute aux yeux comme une claque. Tu t'imagines porter ça et tu te dégoûtes. « Espèce de connard... » que tu lui balances. Non sans hausser le ton. Il rigole. Comme souvent il faut croire et te sors enfin quelque chose de convenable. Un t-shirt blanc et un jogging. Ça te convient. Ils sont trop grands. Tu le vois dans un coup d'oeil. Il est plus grand que toi. Peut-être plus imposant également. Connard. Du haut de ton mètre soixante-seize et ton poil plume à ton goût, il te fait chier. Enfoiré. Enculé. Tu rages. Hargneux et sauvage, mais tu prends les fringues. Parce que c'est tout ce qu'il reste comme option. Tu manques trop de choix. « J'vais essayer... on verra bien, mais c'est forcément trop grand ! » tu le dis comme si c'était la pire insulte qui traversait tes lèvres. Dans un ton brûlant d'agacement. Putain. Un demi-tour alors que tu retournes dans la salle de bain pour te changer. Tu réfléchis toujours. À ce que tu voudrais manger. Comme pour oublier ce qu'il vient de se passer. Ce qui erre dans tes tripes sans arrêt. Cette colère. Le t-shirt te tombe trop sur les hanches. Le jogging tient par un miracle sûrement. Tu te regardes dans la glace et tu as une image désagréable qui te vient. On dirait les meufs qui se lèvent le matin après avoir passée la nuit à crier de plaisir et qui emprunte des fringues à leur mec comme pour marquer une possession.

Dégueulasse.

Tu ressors non sans tituber légèrement. On te croirait ivre, mais tu as mal. Encore. Mais tu ne dis rien. Tu en as marre de râler pour ça. C'est vain et tu l'as déjà assez fait. Tu lui jettes un regard noir. Comme pour le dissuader de dire une connerie. Une nouvelle. Qui risquerait de te rendre chèvre. « Prend des notes, j'sais ce que je vais cuisiner. » tu sais oui. Tu as envie de manger sainement. Contrairement aux plats riches que tu peux faire en général. Tu vas opter pour quelque chose de plus léger. Parce que ton estomac est toujours retourné. « M'faut des spaghettis. T'peux prendre que 500g. Des tomates cerises s'tu trouves sinon c'pas grave, si jamais j'veux à peu près 100g. Du basilic frais. Du saumon fumé, j'ai b'soin que de 150g donc pas la peine d'en acheter trois kilos. Une courgette. De l'huile d'olive, du sel, du poivre et de la feta grecque. Là aussi j'en ai pas b'soin de beaucoup. Si y a un truc que t'aimes pas là-dedans, t'es pas obligé de le prendre. Ou t'peux le remplacer. » tu continues de réfléchir, observant le mur un instant. Tu as envie de sucré aussi. « Après j'veux... fin c'est si t'veux un truc sucré après ou quoi. Bref note quand même s'tu veux. Donc de la farine semi complète. De la poudre d'amande ou noisette, c'que tu préfères. De l'huile de coco, s'tu trouves. Du miel ou du sirop d'agave. Du lait végétal amande ou noisette et si t'aimes pas, du demi. 400G de fruits rouges surgelés. Des graines de Chia, mais j'sais pas si tu vas trouver aussi... ensuite m'faut de la purée d'amande, noisette ou cacahuètes. Et c'tout. Normalement c'bon. » ça cogite dans ta tête. Tu cherches et retournes le tout. Pour savoir si tu as oublié quelque chose ou non. Si tout est bon. Peut être qu'il n'aura pas assez de thune, mais il doit pouvoir trouver sans que ce soit hors de prix. T’espère bien en tout cas. « T'aimes le crumble j'espère ? » que tu demandes au cas où. Parce que toi tu sais ce que tu vas faire et les ingrédients te suffisent pour te mettre la puce à l'oreille. Mais lui... lui il ne cuisine pas. Il connaît probablement pas la moitié de ce que tu viens de lui demander.

Et tu n'as pas envie de l'entendre râler ensuite.

Une main se perd dans la crinière rousse. Grattant le cuir chevelure frénétiquement. Ça te prend la tête. Tu as la sensation d'oublier quelque chose, mais tu ne sais pas quoi. Rien sûrement. Ce n'est qu'une impression, pas vrai ? « Bon... c'bon en vrai. S'il manque un truc, tant pis. J'ferais sans. » que tu marmonnes en rageant à moitié. Tu remontes tes yeux sur lui. Ils sont plus neutre. Un regard légèrement plus doux. Étrangement. C'est presque un mirage. Sûrement un rêve. « T'vas t'en sortir ?... » tu as un doute.

Et quand tu as une idée en tête.
C'est que tu le veux.
Plus que tout.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



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