Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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Uncover me ▲ Drake

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Lun 30 Juil - 15:59
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(Parce que je suis trop con et que j'ai édité mon message au lieu de poster ma réponse dans un nouveau post. Voilà donc bah frappez-moi)

Résumé rapide :
Ethan donne son téléphone à Drake pour qu'il envoie des messages à Arthur vu qu'il le rejoint. Il lui conseille de ne pas regarder les photos et les sms dans son portable. Il part faire les courses en récupérant Arthur au passage et achète ses clopes. Au retour il re-dépose Arthur et part se fumer une clope dans un parc, décompressant de la foule du supermarché avant de rentrer.
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Lun 30 Juil - 16:38

Une minutie.
Une dextérité d'artiste.
Un bon dosage.
Et une fascination.

C'est de cette façon que tu cuisines. De cette manière que tu apprends. Poussé par l'envie. Mué par la passion. Tu ne sais pas pourquoi. Depuis quand. Tu as toujours aimé ça. Te retrouver là-dedans. Les mains dans la bouffe. À t'en écœurer parfois à force de t'entraîner. Tu voulais être bon. Peut-être pour le remercier au fond. Parce que tu cuisinais pour lui. Quand tu étais chez toi. Cet homme qui s'apparentait à un père. Tu penses toujours à son visage. Un peu avant de commencer. Comme si tu cherchais encore à le satisfaire. Inconsciemment, tu voulais te faire pardonner. Tout ce qu'il a enduré. Parce que tu existais. À cet instant, son visage passe derrière les paupières closes. Une brève seconde. Comme une chimère, il n'est déjà plus là. Tu l'as abandonné. Comme beaucoup. Sale connard que tu es. Et tu t'en veux, mais tu n'oses pas. Retourner frapper à sa porte. Pour savoir s'il va bien. Pour savoir s'il est toujours là. Pour savoir s'il t'attends toujours. T'es moche, Drake. Affreusement laid. Tu soupires alors que tu rumines. Ethan parle, tu ne l'écoutes pas. Tu ne reviens que lorsque tu sens le téléphone dans tes mains. Cette fois-ci, tu l'entends. Tu l'écoutes. Et tu arques un sourcil. « Ok. » que tu dis d'abord. « Qui veut regarder dans ton téléphone au juste ? J'en ai rien à secouer ! » tu t'énerves. Comme à chaque fois. Mais il n'est plus là. Déjà envolé. Tant mieux. Le calme. La solitude. La paix. Elles reviennent doucement alors que tu tangues jusqu'au canapé. T'allongeant dessus, tu regardes la télé. Une main dans le vide. Le téléphone dans l'autre. Posé sur ton ventre. Putain. Parce qu'il a dit cette connerie, tu y penses. S'il n'avait rien dit, t'aurais simplement posé le téléphone sur la table. Sans t'en occuper. Mais maintenant tu as envie de fouiner. Quel con. Curiosité mal placée. Tu te retiens.

Et finis par te dire que tu t'en fous.

Alors tu regardes. Non pas les sms à ce Arthur, mais la personne qui suit. Tu remontes légèrement. Lisant quelques mots. Et tu t'arrêtes sur l'un. Crispant les traits. « … P'tain de pervers. » alors tu le verrouille et le balance sur la table. Il est comme tu l'imaginais. Sur ce point-là. C'est un putain de pervers en rut. Tu craches entre tes dents. Pourtant... tu le reprends finalement. Il y a une chose que tu n'as pas regardé. C'est mauvais. Tu le sais. Mais tu cherches. Alors tu regardes. Pour trouver ses photos. Pour voir ce que tu voulais. Pour le juger surtout. Ce sont sûrement des photos qu'il a envoyé. Pour piquer l'intérêt. Sans aucun doute. Tu l'observes à travers l'écran et le verrouille à nouveau. Quand tu sens que c'est trop. Que tu t'emballe inconsciemment. Alors tes yeux dévient et tu râles comme pour te dédouaner de cet acte. En pesant encore contre lui. Les images défilent à la télé. Plus débiles les unes que les autres. Des clichés. Des films à l'eau de rose. Des séries B. Tu zappes les chaînes comme un forcené, en essayant de te concentrer. À la recherche de quelque chose d'intéressant. C'est un concert qui attire ton attention. Le son envoûtant de la batterie. La fluidité de la voix. La résonance de la guitare et de la base. C'est parfait pour t'endormir. Tu ne sais même pas qui c'est. Tu t'en fous. Tu ne sais pas combien de temps il va durer. Ni ce qu'il y aura après. De toute façon, tu vas sombrer. Tu le sens parfaitement. Drake, il manque quelque chose. Soupirant lourdement, le corps se relève. Non sans mal encore une fois. Doucement, les pieds se rendent au frigo. Les mains l'ouvrent et les yeux cherchent. Pour finir par trouver. Les glaçons. Tu les sors et enroule une serviette autour. Et tu fais demi-tour, revenant sur le canapé.

La main glisse à nouveau sur le sol.

Il ne faut que quelques secondes. Que quelques instants pour que tu succombes. À l'appel du sommeil. Au corps qui réclame du repos. Les paupières lourdes, le groupe qui joue en fond devient flou. Jusqu'à disparaître enfin. Le téléphone te réveille cependant. Un bref instant. Tu es dans le flou et tu vois vaguement le message. Arthur. C'est pas le gars avec qui il est partit déjà ? Tu ne sais plus. Dans ton esprit, c'est Ethan. T'es pas vraiment là quand tu réponds simplement un « J'veux un hérisson... » tu crois écrire. Tu le fais ? Tu ne sais pas. Tu es dans le vague. Encore ensommeillé. Encore à moitié dans ton rêve. Alors tu écris encore. Sûrement ? Parce que tu as déjà changé d'avis. « Non... j'veux une fille. » parce qu'il y en a une. Devant toi. Devant tes yeux ? Tout ça, c'est dans ta tête. Et lorsqu'elle disparaît, tu écris à nouveau. « J'veux un lit en fait » sans rien de plus. Il manque même le point à la fin. Il est même possible que la correction automatique du téléphone n'ait pas écrit tout à fait ça. Mais toi... c'est ce que tu vois. Dans ton trouble. Alors tu retournes pioncer. Comme si de rien n'était. Sombrant en une seconde. Même lorsque tu crois entendre du bruit autour de toi, tu ne réagis pas. C'est si imprudent de ta part. De laisser tes barrières tomber. Il n'y a que là que tu es si fragile.

C'est ce que tu crois.
On se pense insaisissable.
On se croit à l’abri des regards.
Mais il y a toujours quelqu'un qui nous voit.
Qui entrevois ce que l'on aime à cacher.

Mais lentement, tu ouvres les yeux à nouveau.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Lun 30 Juil - 17:48

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Un SMS.
Puis deux.
Et un troisième tout aussi étrange.

Arthur est revenu, car il vient de recevoir des messages étranges depuis ton téléphone. Tu arques un sourcil. Est-ce qu'il est bourré le rouquin là ? Est-ce qu'il a trouvé ton stock d'alcool et s'est torché la gueule sans t'attendre ? Ca pique frénétiquement ta curiosité. Tu veux voir ce qui cloche à cet instant chez lui. Dans quel état il est. Alors tu éteins ta clope avec précipitation, et fonce dans ta voiture. A peine dedans que tu traces jusqu'à chez toi, en faisant un détour secret. Tu n'oublies pas le sac de courses, et montes les marches deux à deux une fois arrivé chez toi. D'un geste lent, tu ouvres la porte d'entrée, et ne voyant pas Drake, tu entres discrètement. Sans prendre le temps de ranger les courses, tu t'approches du canapé, et te penchant au-dessus, aperçois le rouquin en train de pioncer comme un gosse. « Oh qu'il est mignon... » Tu te moques en ricanant doucement, et viens caresser d'une main le visage endormi. Pour une fois qu'il semble calme. Pour une fois qu'il ne hurle pas. Puis tu reprends ton téléphone posé, et ouvre les applications en cours. Apparemment, il a regardé tes messages. Et tes photos. Tu ricanes. Il est si prévisible. Si influençable. Quelle tête a-t-il fait en voyant tout ça. Tu aurais aimé être là pour le voir. Dans les photos, il y en a de toi. De femmes. D'hommes. Toutes et tous nus ou du moins très peu habillés. Y compris les tiennes. Quel effet ça lui a fait ? Tu es si curieux, si mesquin. Tu le fixes à nouveau, son air endormi. Il est si imprudent, de dormir ainsi sans défense sur ton canapé. Tu pourrais lui sauter dessus. Le prendre dans son sommeil. Peut-être même qu'il ne se rendrait compte de rien. Tu te mords la lèvre. Tu en as tellement envie et pourtant, tu dois te retenir. Il est pas une de ses putes que tu baises un soir bourré, et que tu te moques d'offenser. Il n'est pas juste un mec que tu prends, et que tu ne reverras jamais. S'il doit se barrer, alors tu t'assureras qu'il ait pris son pied avec toi avant. Tu t'assureras qu'il soit brisé par nul autre que toi. D'ailleurs, une pensée s'insinue, tu la laisse germer dans ton esprit. Tu l'imagine avec d'autres que toi. C'est dérangeant. Mais tu n'y accorde pas plus d'intérêt. Pourtant cette idée a germé. Elle ne s'en ira pas si facilement. Mais tu ne le sais pas. Après tout, tu n'aimes pas fouiller dans ton esprit. Parce que tu n'aimeras pas ce que tu y trouves. C'est d'un noir sans fond, dans un puit sans fin. C'est les abysses de ton être, c'est ton âme rongée par un monstre mauvais et violent. C'est la pourriture du monde à l'état pur.

Tu chasses le désespoir d'une main.
Cours à la voiture.

Tu remontes avec un drôle de paquet encombrant. Si quelqu'un t'avait vu à cet instant avec cette chose dans les bras, toute crédibilité se serait envolée. Tu as acheté ça en rentrant. Tu l'as acheté car ça t'as fait tellement marrer, que tu t'es dis que ça allait faire chier le rouquin. Tu voulais voir sa tête. Tu aurais voulu le filmer même, mais finalement, flemme. Tu t'approches du canapé encore une fois en posant l'encombrant colis près de toi. Tu t'accroupis au niveau de la tête de Drake, et d'un index joueur, tu viens le poser sur ses lèvres boudeuses. Elles sont si douces, tu lèves un sourcil. Comment peut-il être aussi sexy en dormant décidément. C'est un mystère. Tu joues un instant avec sa chair, imaginant ce qu'il se serait passé si tu lui avais vraiment sauté dessus. Tes mains auraient attrapées ses poignets fins. Tu l'aurais chevauché, bloquant ses mouvements de tes longues jambes. Puis tu serais venu embrasser et mordre cette nuque si provocante, cette bouche si insolente. Tu aurais aimé lui faire toutes ses choses et plus encore. Mais le rouquin bat des paupières, et tu profites de ce moment pour retirer le paquet. « Petit Drake... » Alors tu le vois ouvrir les yeux et à cet instant, tu lâches cette chose immense de tes bras, directement sur la tête du rouquin.

Cette peluche hérisson.
Si douce, et si grosse.
Qui vient le recouvrir presque entièrement.

feat Drake.

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Lun 30 Juil - 21:06

C'est une présence.
Qui t'éveille.
Inconsciemment.
Le danger gronde.

C'est une sensation. Faible et volatile. Elle va et vient. Elle te chatouille puis t'oublie. C'est elle qui te réveille. Tu le sens. Quelque chose est proche. Trop sûrement. Trop pour toi. Comme si un sixième sens venait de gronder. Soudainement. Fortement. Tu ouvres les yeux. Lentement. Repérant les lieux. Tu commences à les connaître. À le reconnaître trop vite. Shit. Et tu te souviens également. De ce rêve. D'une courte durée. Il est là. Ce connard. C'est à cause de ses putains de photos. Tu grognes, mais tu te prends un énorme truc sur la tronche. « Hé ! » tu râles. Te débattant avec comme si c'était ton pire ennemi. C'est énorme. Qu'est-ce que c'est ? Tu le jettes par terre en soufflant avant de remarquer. C'est une peluche. Trop grosse et trop douce. Et quand tu l'observes de plus près... « Un hérisson ? C'quoi ce bordel ? » il te faut une seconde. Une brève seconde pour t'en rappeler. Alors ce n'était pas seulement un long rêve. C'était la réalité. Tu as demandé un hérisson. Un rougissement. Présent. Presque imperceptible. C'est le sentiment de honte. Une telle honte que tu lui tournes un regard toujours aussi mauvais. « C'quoi cette merde ? Tu t'fous de ma gueule ?! » tu l'attrapes pour la lui lancer à la gueule.

Mais tu l'admets, elle est mignonne.

Fait chier. Tu vas la garder. Non pas parce qu'il te l'offre, mais parce que... elle est si douce. Tu as envie de dormir avec. Comme si t'étais un gamin de cinq ans. Parfois les humains ont des envies. Si stupides. Si enfantines. Tu soupires. Lourdement. Comme pour essayer de chasser ses conneries. « T'as acheté la bouffe au moins j'espère ? » tu changes de sujet. Pourtant tu guettes ton cadeau. Du coin de l'oeil. Et tu viens la reprendre. Comme si elle t'appartenais déjà. La seule excuse que tu te trouves, c'est qu'il a dépensé du fric pour rien. « T'es assez con pour foutre du fric là-dedans ?... T'es encore pire que je le pensais. » de plus près, elle est encore plus mignonne. Tu as un faible pour les trucs mignons. Les chatons. Les chiots. Les peluches. On a tous un point faible. Plus ou moins faible. C'est le tien. Improbable sûrement. T'asseyant sur le canapé, tu viens poser les pieds au sol. Relevant de suite les yeux sur lui cependant. « T'es là d'puis quand ? … T'as rien fait pendant que j'dormais ? » que tu lui demandes, suspicieux. Tu as vu assez de trucs dans son téléphone pour te méfier. De sa gueule de con. De son cadeau. Tu le regardes de haut en bas. Comme si son silence pouvait parler. Comme si tu allais savoir simplement en le jugeant du regard. Tu finis par te lever. Oubliant ce que tu viens de demander. « J'ai pas envie d'savoir en fait. » parce que ça va t'énerver. Forcément. Et que tu dois cuisiner. Tu remarques vite le sac de course en y allant. Venant chercher dedans. Quand tu arrives enfin à l'atteindre. Tu regardes en fouillant. « T'as tout trouvé ?... » tu cuisines pour toi surtout. C'est la seule raison.

La seule, oui.

Une légère moue passe tes traits. Pendant une seconde, tu réfléchis. Alors tu commences. Sortant d'abord tout ce qui servira au Crumble. Sortant les ingrédients de bases, tu regardes autour de toi. Ouvrant les placards sans demander. « T'as un verre mesureur j'espère ?... » tu as oublié de demander. Tout le monde a ça dans sa cuisine. Normalement. En cherchant bien au fond d'un placard, tu le trouves. De loin. Des yeux. « Hé... » je suis trop petit ? Il faut que tu me l'attrapes ? Je peux pas l'atteindre ? Comment le dire sans t'agacer toi-même ? Comment le dire sans que ça te brûle la trachée ? Tu le regardes. Longuement. Insistant. Qu'il vienne le faire pour toi. Tu ne peux pas te hisser sur les pieds sans râler de douleur. Et même en le faisant... tu n'es pas certain de pouvoir ne serait-ce que le frôler. Tu en rages intensément. Intérieurement. Avant de l'entendre dire une connerie, tu commences à ouvrir les paquets. En attendant.

Qu'il ne dise rien.
Tu risquerais de le tuer.
Avec le premier couteau qui vient.
Celui pas très loin, par exemple.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Lun 30 Juil - 23:37

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Immédiatement il bondit.
Tu n'en perds pas une miette.
Le regard photographe.

Tu perçois son regard affolé. Abasourdi. Étonné. Tu le dégustes et il vaut tous les repas du monde. Le voir se débattre avec cette peluche géante, c'est un spectacle des plus divertissants. Cet homme est en fait un chat, c'est officiel. C'est évident. Ne lui manque que les oreilles et la queue touffue pour valider ce fait. Tu caches ta bouche d'une main. Masque ton rictus bien trop présent. Cette peluche coûtait une blinde, mais cette réaction valait tout le fric du monde. Et c'est presque imperceptible, mais tu vois cette teinte que prend ses joues. Un rouge différent de l'autre, celui de la colère. Un rouge bien plus agréable à observer. De la gêne. Oh oui, tu aurais tout donné pour voir ce visage. Même pour si peu de temps, car elle a déjà disparue cette gêne. La rage reprend, le tourbillon de haine. Tu soupires un instant, un sourire triste sur le visage. Ce mec ne sait-il donc pas s'amuser ? « C'est un hérisson en peluche bien sûr. » Tu sais qu'il le sait. Tu adores jouer avec ses nerfs. Voir s'il claquera un jour de cette même énergie. Tu vois ses mains attraper l'animal pour te le lancer.

Mais finalement elle ne quitte pas ses mains. Tu as l'impression qu'elle lui plaît. Tu as l'impression d'avoir gagné une bataille. D'avoir apprivoisé le chat sauvage. Au moins un peu. Cette peluche est si douce, il serait étonnant qu'il n'y succombe pas. Et pourtant derrière sa barrière d'agressivité, tu penses déceler un soupçon de plaisir. De tendresse pour l'animal duveteux. « Tout est dans le sac dans la cuisine. » Tu souris. Tu sais qu'il éloigne la conversation. Alors tu ne lui fais pas le plaisir de changer de sujet. C'est bien trop amusant pour parler d'autre chose. « Il ne te plaît pas ? » Tu fais mine d'être blessé. Mais tu ne tiens pas longtemps, et tu te mets à rire. « Au début j'hésitais. Je me suis dis qu'en lit, il y avait le mien, et je n'avais pas la place. Une fille ? Hors de question qu'tu baises dans mon propre appart'...  » Et hors de question que tu baises tout court. Tu ne sais pas pourquoi, mais cette simple idée te fous hors de toi. « ... alors j'ai opté pour le hérisson. Mignon non ? Je vais bien m'occuper du blessé. Sinon un de ces jours c'est toi qui m'écrasera. » Tu savais que tu avais raison. Si tu jouais au con avec lui, qui sait les représailles qui pourraient te tomber dessus. En temps normal tu t'en serais moqué, mais depuis que tu étais rentré au M.I.B, tu essayais tout de même de ne pas entacher (trop) la réputation de l'agence.

Tu veux le faire chier, comme un chat jouerait avec sa souris. Comme si tu le coinçais dans une cage en verre.

« Tu m'vexes là... Tu doutes d'mon innocence ? Je viens à peine de rentrer. » Oui. Évidemment. Mais tu n'allais pas le dire. Après tout, il devait l'avoir compris. Mais même si Drake comprenait que tu mentais, jamais il ne saurait ce que tu avais fais. De toute façon, un index contre des lèvres, on avait déjà- tu avais déjà fait plus obscène. Tu te moques aussi de Drake qui ne veut rien savoir. Plus ça l'énerve, plus ça le met dans l'embarras, et plus cela t'amuse. Tu le suis des yeux lorsqu'il s'avance dans la cuisine. Le regarde fouiller dans le sac. « Oui. Même tes foutues graines de Chia. » Tes pieds t'amènent à leur tour dans la cuisine. Tes chaussettes entrent en contact avec le carrelage froid. Mais pas autant que ta peau. « Le verre doseur est là-ha... » Ah il l'a trouvé. Il y a un instant de flottement. Ton esprit te vide un instant, et tu sens une chaleur insoutenable te remonter le long des côtes. Ca remonte, glisse le long de ta gorge, venant humidifier tes yeux. Est-ce que.... Par hasard... il serait trop petit pour l'attraper ? Tu as l'impression d'étouffer pendant quelques secondes, pris d'un hoquet foudroyant de rire. Tenant à ne pas vexer davantage le rouquin qui semblait perdu, tu te mords la lèvre, si fort qu'il en perle une minuscule goutte de sang. Tu tentes de te reprendre, et réussir à ravaler ce fou rire qui te déchirait les côtes. Alors sans un mot, tu t'approches du placard. Sans un mot car la moindre syllabe et tu te mettrais à pleurer de rire. Tu attrapes le verre doseur, et le pose délicatement à côté de Drake. Ta main tremble. Bien trop pour que Drake ne le remarque pas. Alors d'une mine grave, tu attrapes une clope, et prétexte aller fumer sur le balcon. Une fois la fenêtre rabattu, tes jambes lâchent et un torrent de larmes coulent de tes iris sombres, pendant que tu t'efforces de rire le plus silencieusement possible, la tête dans tes bras. Il était trop mignon. Trop mignon à regarder le doseur comme s'il allait lui sauter au visage. A t'implorer silencieusement, de peur de le faire à voix haute. Trop mignon. Ca fait du bien. Ca chatouillait ta gorge. Comme si le chat voulait fuir. Tu pleures à en avoir mal au ventre. Des longues minutes. Puis termine ta clope et rentre comme si de rien n'était, les yeux rouges mais les larmes séchées. Essuyées. Plus aucune trace de moquerie. Tu jettes un regard à la peluche pour l'instant abandonnée. Tu l'attrapes à deux mains, la plaçant devant toi. Puis revenant à la cuisine, tu te places silencieusement derrière Drake. Et te laisses tomber légèrement en avant. La peluche vient doucement heurter le dos du rouquin, comme si tu l'attaquais en sumo. Tu enlaçais la peluche, tes mains touchant le dos du cuisinier d'un jour. Même si la peluche est énorme, tu arrives à observer les mouvements de Drake par-dessus son épaule. « Tu fais quoi ~ » tu demandes, curieux. Tu ne connais rien à la cuisine. Ca ne te passionne même pas un peu. En réalité ce n'est pas que ça ne te passionne pas, tu es juste nul à chier en cuisine. Et quand on est nul, on porte peu d'intérêt à ce qui ne nous fait pas briller.

Tu te demandes parfois dans quoi tu brilles.
A part dans la bataille et le sang.
Dans les coups et les tirs.

feat Drake.

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Mar 31 Juil - 0:58

L'ignorance.
C'est parfois la seule défense.
C'est souvent la meilleure réponse.

Tu l'ignores. Quand il te demande si le hérisson ne te plaît pas. Bien sûr que tu l'aimes bien. D'ailleurs tu sens bien qu'il le sait déjà. Ça te fait chier. Tu n'es pas assez impassible sûrement. Un défaut sans nul doute. Tu vas le garder. Le ramener avec toi. Quand tu le verras. Tu l'aimeras ou le détesteras. Parce qu'il est doux. Parce qu'il vient de lui. Pour une raison ou une autre, il fera naître des sentiments. Intenses. « J'comptais pas baiser qui que ce soit ici. » que ce soit une femme ou lui. Rien de rien. C'est la seule chose que tu rétorques avant de disparaître dans le sac. Cherchant. Regardant. Observant. Il y a tout. Tout jusqu'au verre doseur. Il te nargue et tu es obligé. De te retrouver dans cette situation. Il vient t'aider quand tu lui demandes silencieusement. Il vient, oui. Et tu le vois. Qu'il rit. Qu'il a envie d'éclater de rire. Ce connard. Tu sens tes tripes bouillir. Tu sens ton poing se serrer. Il n'y a rien de drôle. Sa main tremble et tu te sens sur le point de craquer, mais il s'en va. Heureusement. Tu frappes le verre sur le meuble. Comme pour tenter de t'apaiser. Ne disant rien. Pour changer. Tu commences à cuisiner comme pour oublier. Passer à autre chose. C'est la meilleure chose à faire. Il doit probablement bien se marrer. Rien que d'y penser... « Zen... » que tu murmures. Tu jettes tout les ingrédients de bases dans saladier. Mélangeant le tout avec une cuillère en bois. Elle est maltraitée. Tu remues frénétiquement. Violemment. La pâte est déjà homogène, mais tu continues. Hurlant des mots interdits dans ta tête. Tu mets le four en route. Décongèle les fruits au micro-onde. Et tu viens étaler la pâte sur le plan de travail après l'avoir fariné. Grincer des dents. Les mouvements répétitifs... une abomination. Des bruits. Non loin te déconcentre une seconde. Une porte qui s'ouvre et des pas. Sans un regard, tu retournes à ton travail. Ne voulant pas exploser. Prenant une fourchette, tu piques la pâte. Puis tu sors les fruits avant de commencer à les écraser grossièrement. C'est à ce moment-là que tu le sens.

Il te touche.

« T'veux quoi ?! T'me gênes ! » que tu balances sans attendre. Tu n'aimes pas que l'on te dérange. Encore moins si c'est lui. « Et m'touche pas, tu veux ! » tu lui jettes un regard du coin de l’œil. Il a rigolé. S'est foutu de ta gueule. Assez pour avoir les yeux rouges. Tu as presque envie d'y enfoncer tes doigts pour les crever. « T'as bien rigolé, enfoiré ! J'vois qu'il te faut pas grand chose pour t'marrer ! » tu ajoutes les graines de Chia. Posant ensuite délicatement la pâte dans le moule. Tu fais attention à ce qu'elle soit bien mise. Bien faite. Bien positionnée. Qu'elle ne déborde pas trop. Qu'elle ne risque pas de se briser. Tu as envie de le faire parfait. Parce que putain il te fait envie et c'est la seule pensée qui te calme maintenant. Mais la réalité revient bien vite. Tu dois bouger dans la cuisine. Tu dois aller et venir. Mais il est là. Dans ton dos. Avec cette énorme peluche. Il te gêne. Terriblement. Comme depuis le premier instant. Te retournant finalement avec le saladier de fruit et de graines dans les mains. « Bouge. » que tu lui dis simplement. Aucune patience dans la voix. Aucune gentillesse. Aucune envie de faire un effort. « J'suis occupé et t'me gêne là... tu veux bouffer ou pas ? Alors va voir ailleurs si j'y suis. C'est d'jà une plaie de le faire dans cet état, mais si tu viens m'casser les couilles en plus, t'vas finir par te bouffer ça dans la gueule. » tu parles du saladier. Évidemment. Tu ne comptes pas foutre en l'air ton beau mélange. Et tu es présent de finir. Parce que tu as mal.

Il te faudra quelques jours. (semaines)

« Et j'compte pas t'apprendre non plus. » que tu enchaînes. Tu ne sais pas s'il vient pour apprendre de toi, mais tu ne comptes vraiment pas le faire. Apprendre la cuisine, c'est de la patience. De la patience que tu n'as pas pour lui. C'est peine perdue. Une idée folle. Complètement absurde.

Ce serait passer du temps ici.
Avec lui.
À ses côtés.
Trop de temps perdu. (donné).
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Mar 31 Juil - 12:07

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Il joue la carte de l'ignorance.
Bloqué dans son monde.
Tu restes là, à le regarder.

En silence. Tu observes ses gestes minutieux. Sa connaissance qui prend forme. Tout autant que sa colère. Il ne comptait baiser personne. Eh bien, tant mieux. Par contre tu aurais bien aimé le baiser lui. Mais passons. Tu ne ferais que l'énerver en le lui disant. « C'est bien dommage. » Bien que tu sois dans son dos, tu es persuadé qu'il te sent sourire. Ce petit rictus spécialement pour lui. Ta manière de relever les coins de ta bouche, elle est juste pour lui. Cette expression d'attirance suspecte. Et il a horreur que tu le touches. Tu t'y attendais. Tu attendais cette réplique cinglante qu'il te lance. Celle qui ne t'atteint pas. Mais il pète un câble, voit que tu as ri. Il s'énerve et tu adores le voir s'énerver. Alors tu t'écrases davantage sur le hérisson, qui appuie sur le dos du rouquin. « C'pas ma faute. T'étais trop mignon. » C'est vrai, t'avais eu envie de le prendre dans tes bras, et de le porter pour qu'il attrape ce verre doseur. Un peu comme Rafiki et Simba dans le Roi Lion. C'est ça, Drake, c'était un bébé lion juste trop mignon. Comment il pouvait te reprocher de le trouver adorable. Et tellement désopilant.

Pourtant il continue de cuisiner, il aurait pu lui caler le saladier dans l'oeil mais non. Peut-être prévoit-il de le faire quand ce dernier sera vide. Peut-être pas. Pourtant tu ne bouges toujours pas, et continue de regarder le plat prendre forme. C'est pas que tout ça te passionne, mais tu adores voir ses doigts bouger. Déceler son agilité, et les années de pratique qu'il y a derrière tout ça. Tu n'y connaissais rien et pourtant, même toi, tu pouvais le sentir. Cette passion qu'il avait Drake. C'était beau. Toi tu te demandais quelle était ta passion. Fumer et boire ? Ca ne compte probablement pas. Baiser ? Tu adores ça, mais peut-on parler de passion. Probablement que non. Quand tu étais petit, tu aimais dessiner. Tu dessinais surtout les aliens, parce que ta mère en était une, et qu'à tes yeux d'enfant, c'était la plus belle. Elle avait une jolie peau transparente. Tu t'amusais souvent à la dessiner. Et encore maintenant, tu aimais faire les portraits robots des criminels. C'était peut-être sa ta passion. Mais tu l'avais délaissée, pour ta vie de déchet amorphe.

Le rouquin se retourne, à la fois froid et infiniment bouillant.

Bouger. Tu ne réponds rien, et garde ce petit rictus sur le visage. Mais tu bouges volontiers. Toujours le hérisson dans les mains, tu te décales. Et décide brusquement de t'asseoir par terre. Tu te mets en tailleur. Le hérisson dans les bras, tu poses ta tête dessus. Et continues d'observer Drake, qui malgré sa colère, fait toujours minutieusement attention à son crumble. Il émet même une idée à laquelle tu n'avais pas pensé. « Je n'ai jamais proposé ça. Mais c'est une bonne idée. » Tu souris, cachant un instant ton visage dans la peluche. Puis tu fixes à nouveau ton regard obscur sur la tignasse rousse qui s'acharne. « De toute façon c'est impossible. Je crois que j'suis une cause perdue en cuisine. » Ouai. Personne ne peut t'apprendre la patience de rester devant un plat pendant des heures. Pourtant tu imagines bien le plaisir de cuisiner pour la personne que l'on aime. Ou du moins pour des personnes proches. Tu imagines mais c'est impossible pour toi. « Je peux quand même t'aider ? » Tu te surprends-toi même à proposer ça. Pourquoi. Peut-être parce que tu culpabilises de le voir gigoter alors qu'il a mal de partout. Parce que tu as écrasé ce pauvre mec.

Tu t'étonnes à demander.
Toi qui n'aime pas aider.
Toi qui ne se soucie que de sa propre personne.

Décidément, ce rouquin est bien étrange.

feat Drake.

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Mar 31 Juil - 12:51

Ce sont des instants.
Presque rassurants.
Comme des moments passé en famille.
Des souvenirs.

Cette scène. Elle ressemble à cela. À quelque chose que l'on pourrait se souvenir en pensant à sa famille. Des instants si simples. C'est si banal et pourtant. Ce sont des fragments d'heures qui comptent. Qui ne s’effacent jamais réellement. On y repense un jour avec beaucoup de nostalgie. On y repense en riant. En souriant. On entends encore les voix. Comme si elles vibraient à nos oreilles à cette seconde précisément. Comme si elles étaient là. Imprégnées et si réelles. On s'y croirait encore. On s'en souvient comme si c'était hier. Tu vois, Drake, c'est quelque chose qui te reviendra un jour. Dans un moment serein, les souvenirs défileront et tu t'en souviendra. Comme quelque chose de bien. Sûrement. Le réaliser c'est t'énerver. Un peu plus encore. Il est si aisé de t'agacer. Comme un clébard mal éduqué. Il s'écrase un peu plus sur ton dos. En te disant que tu étais si mignon. « T'as de la merde dans les yeux. Y a rien d'mignon dans cte pièce à par lui. T'es con ou quoi ? Va consulter ! » hargneux. Comme un petit clébard qui refuse de lâcher de le bas d'un pantalon. Qui s'agrippe comme si sa vie en dépendait. Il sait qu'il ne pourra rien faire si ce n'est mordre fort, mais pour il s'accroche. Comme s'il y avait de l'espoir. C'est tout à fait toi, Drake. Un petit clébard qui bave et qui mordille aussi fort qu'il le peut. Peut-être que tu pourras refiler la rage ou la gale. Sait-on jamais.

Face à un loup, tu n'es rien.

Lorsque tu lui fais face, tu attends. Sagement. Il finit par se pousser et tu continues ton cheminement. Tu enfournes la pâte. 20 minutes environ. Tu ranges le saladier de fruit au frais et tu continues. Retournant à ton point de départ sur le plan de travail. Sirop de miel. Purée de noisette. La farine. Tu mélanges en laissant ceci de côté. Ce n'est pas encore le moment de continuer. Alors tu prends une pause. Surveillant la pâte dans le four. Appuyé contre le plan de travail. Tu tournes les yeux sur lui. Assis au sol. Il t'observe. Te regarde faire. Et tu soupire. « Ouais... t'peux m'aider. Viens ici et surveille la pâte 20 minutes. J'peux commencer le reste comme ça. Normalement... c'est rien d'insurmontable. Même pour une brêle en cuisine. » un sourire. Bref. Fin. Il étire un coin de tes lèvres. Un mirage ? Un rêve ? Les deux ? Il est apparu aussi vite qu'il s'est envolé ensuite. Détournant ton regard clair en quête d'une casserole. Tu l'as rempli d'eau et la pose sur le feu. La laissant se porter à ébullition avant de la salée. Tu sors les spaghettis. Ouvre le paquet et pèse ce qu'il te faut. Alors en attendant que le feu soit prêt, tu prend la courgette. Lavant cette dernière avant de l'éplucher. Avant de commencer à la couper en fine tranches. Les recoupant à moitiés ensuite. « T'as intérêt à faire gaffe qu'elle crame pas. Sinon ce crumble sera dégueulasse, mais tu le boufferas quand même... »

Quitte à le lui faire avaler par la force.

Lorsque l'eau bout, tu viens déposer les morceaux de courgettes dedans. Ils vont rester là 5 à 7 minutes alors tu en profites pour jeter un nouveau coup d'oeil au four. « Hum... ça doit être presque bon. À peu près quand j'vais foutre les pâtes... » tu marmonnes en observant un morceau de ton œuvre. Relevant les yeux sur lui ensuite. « T'as intérêt à profiter... j'compte pas re-cuisiner pour toi un jour... » à cet instant, tu le crois. Tu le penses. Tu pèses tes mots. Parce que tu comptes bien de te débarrasser de lui. De trouver le moyen de le faire. Même si au fond de toi, tu ne peux le nier... tu ne peux nier ressentir de l'attirance à son égard. Tu avoues qu'à cet instant, tu n'es pas aussi sur les dents qu'avant. Tu ne peux nier qu'il y a une possibilité que tu puisses te détendre à ses côtés. Oui, malgré cette rencontre hasardeuse. Tu as connu pire que de te faire renverser par une voiture. Tu pourrais aisément le pardonner. Au fond... au fond de toi, les choses sont claires.

Mais tu refuses de les écouter.
Voilé par une détermination bornée.
Stupide et injuste.
Dictée par la peur de chuter.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Mer 1 Aoû - 0:04

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

C'est une scène insolite. Fantastique.
Qu'on aurait cru exister que dans les rêves.
La (presque) tranquillité de deux êtres.

Un couple. Marié. Tu te fais la réflexion en masquant ton rictus d'une main, accoudé à la peluche. L'homme regardant son épouse cuisiner. Le rouquin aurait presque pu fredonner. Vous auriez presque pu être réellement en couple. Si seulement tu ne venais pas de le rencontrer en lui brisant les hanches. Mais en dehors de ça, c'était presque l'image que vous donniez tous les deux. Mais elle se brise, si vite. A cause de la langue hargneuse de l'épouse en colère. Qui claque sans s'arrêter. Claque sans différencier. Le Bon du Jeu. « Pourquoi tu t'fâches ? C'était un compliment. » Le rictus remonte encore sur tes commissures. Le petit chat feule. Le petit chat n'est pas content d'être caressé dans le sens du poil. Il mord de ses petites dents pointues, espérant désespérément voir le sang couler. Et toi tu regardes tes doigts mordus par les canines minuscules, te demandant s'il compte rester accroché encore longtemps. Tout serait plus simple si le chat venait tout bonnement s'installer sur tes genoux, que tu puisses le caresser. Mais ce dernier préfère l'animosité. Préfère la révolte. Tu soupires. Ce petit chat est bien problématique.

Et finalement le chat semble s'apaiser. Un peu. Il se pose et te regarde enfin. Sans le regard qui veut tuer. Sans vouloir t'arracher la gorge. Pour une fois il vous domine, toi et tes fesses au sol. Pour une fois, c'est lui qui mène la danse. Ou plutôt, c'est toi qui le laisse la mener. Ta grosse peluche dans les mains, tu ne ressembles qu'à un enfant qui a hâte de manger. Qu'à un mari conquis par les magnifiques courbes de sa femme. Femme à l'ossature saillante. Qui dicte les ordres. Alors d'un geste tu te lèves, et vient t'accroupir près du four, venant jeter un coup d'oeil curieux à l'intérieur. La lumière de l'appareil miroite dans ton regard sans fond. Tu regardes la pâte. Ne dis rien. Tu feras ce qu'il dit. Parce que tu n'as rien à rétorquer cette fois. Parce qu'il t'adopte avec ce talent culinaire. Cette odeur t'appâte. On dirait un papillon prit dans un filet. Ou un lion qui se fait tout petit face à une merveilleuse gazelle. Tu aimerais la dévorer tout de suite mais patience. Elle n'est pas prête la jeune gazelle. Elle est encore toute frêle et fragile. Tremblante sur ses pattes blessées. Pourtant tu ne fais aucune remarque sur son sourire, encore. Tu ne l'as pas vu, obnubilé, les yeux dans le vague. Regardant onduler l'air chaud dans le four. Tu entends Drake qui continue ses préparations. Tu l'entends couper, éplucher. Tu lui jettes de temps à autre un oeil attentif. Mais absent. « Hmm hmm. » Tu es absorbé. Mais tu lui lances finalement un visage rayonnant de sarcasmes : « J'ai de la chance d'avoir une telle fée du logis. Tu veux pas habiter ici ? » Tu ricanes un instant, et reprends ton sérieux, ramenant ton regard sur le four. L'horloge tourne encore. Drake marmonne encore pour lui-même, et tu ricanes à nouveau. « Même si je te noies sous une tonne de peluches ? » Tu souris. « Même si je te séquestre à vie ? » Instant de flottement. Ton visage semble si sérieux. Il n'y a pas le moindre sourire. Pourtant tu éclates de rire, d'un mouvement de la main. « Je plaisante. Faudrait que j'sois vraiment un cinglé. » Pourtant, pendant un court instant. Tu y as pensé. Pour plein de raisons. Le fait qu'il soit si gentil. Car malgré ta faute, ton caractère, il est en train de cuisiner pour vous deux. Pour toi. Parce qu'il est sexy comme on en voit rarement. Parce que tes doigts tremblent de l'imaginer faire tout ça pour quelqu'un d'autre. Être aussi vulnérable pour un autre que toi. Tu serres les dents malgré ton sourire. Mais tu as à peine saisis cette idée que c'est déjà un souvenir. Tu ne sais pas que tu l'as pensé fort. Tu continues de sourire, inconscient de ce qui s'agite dans ton toi intérieur. Cette folie sourde. Tu pars un instant à la salle de bain te rafraîchir le visage, à cause du four trop chaud. Tu reviens dégoulinant, préférant de loin la fraîcheur de l'hiver à la chaleur de l'été. Pourtant d'un air pensif, la question sort toute seule. « Est-ce que tu es comme ça avec tout'l'monde ? J'veux dire... Tu cuisines souvent pour ceux qu'tu détestes ? » Tu es curieux de savoir. Tu t'accoudes à un mur, près de Drake. Tu le dévores presque des yeux. Attends sa réponse. Bout intérieurement. Tu souris d'un rictus hypocrite. Cachant le sérieux de ta question derrière un masque de malice. De sournoiserie amusante.

Ca chauffe.
Ton sang.
Ton être.
Tu pourrais (presque) exploser.

Et pourtant en posant cette question, tu ne t'ai jamais senti aussi vide.

feat Drake.

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Mer 1 Aoû - 12:40

Il n'y a pas de raison.
Autre que la gentillesse.
Qu'une faiblesse.
Une vieille fracture mal cicatrisée.

Tu as peur. D'être seul. Mais tu ne supportes pas les autres. Trop instinctif. Trop intrusif. Trop impulsif. Tu as peur. De t'attacher. Trop durement. Pour te rendre compte qu'un jour, il n'y a plus rien. Que cette personne est partit. Tu as peur. De comprendre à quel point tu peux être candide. Que ce soit une faiblesse plus qu'un avantage. Que tu ne saches pas le transformer en quelque chose de bien. Tu as peur. D'arrêter de grogner. De perdre une partie de toi qui t'as tant permis d'avancer. La colère et la solitude t'ont poussé si loin. Elles t'ont relevées si souvent quand tu étais au plus bas. Dans la crasse profonde. Alors... Tu as peur. De baisser ta garde. De laisses les barrières s’émietter. De trouver la vérité. De regarder plus loin que ce que tu as envie de voir. Que ce que tu as envie d'entendre. C'est tant de raisons qui te pousse à être en contradiction permanente. Il y a des gens que l'on peut haïr, mais que l'on ne peut pas repousser. Il y a des gens que l'on peut aimer, mais avec qui l'on ne peut pas vivre. Il y a tant de choses qui nous semblent incompréhensibles. Il y a tant de choses qui te semblent absurdes, Drake. Tellement que tu n'oses plus y réfléchir. Tellement que tu n'as plus envie d'y réfléchir. Une perte de temps. C'est ce que tu en as conclu tout simplement. Alors tu as arrêté de fuir ses idées. Tu les a enterrées. Ensevelit sous une couche épaisse à coup de « Je m'en fou ». Quitte à te ronger lentement. Avec les années. Avec les maux. Avec les rencontres. Quitte à en pourrir de l'intérieur jour après jour.

Un pas après l'autre vers la fin.

Ce que tu fais maintenant. Pour lui. C'est une nouvelle couche. Qui continue à épaissir celle qui existe déjà. Aussi dure que du béton renforcé. Mais tu détournes le regard. Pour ne voir que le mensonge que tu créer du bout des doigts. Du bords de tes lèvres. Il plaisante. Rigole et tu le regardes de biais. « Où tu vois une fée du logis au juste ?! J'vais te crever les yeux si tu continues à raconter des conneries ! Et jamais j'vis avec toi, crève ! » insupportable. Pourtant, tu continues à cuisiner. Ajoutant les spaghettis aux courgettes. Tu t'arrêtes un instant pour le voir à nouveau. Ses mots ne sont rien, mais la manière dont il le dit. Il voudrait t'enfermer. Quelle drôle d'idée. Qui veut d'un clébard abandonné ? Ce qui l'intéresse c'est de te dresser, comme tout les autres. L'espace d'un instant, ton regard s'assombrit. Non pas de haine, mais de blessure. Une myriade de blessures du passé. Des blessures que tu ne veux pas voir, alors tu détournes les yeux. Reprenant cette hargne qui t'anime toujours. « Si t'me séquestre, j'avale ma langue ! Hors de question que je vive avec toi ! » tu lui lances un doigt d'honneur. Il rigole avant de sortir de la cuisine. Une brève seconde, ton regard suit son dos. Combien de dos est-ce que tu as poursuivis dans ta vie ? Ils voulaient tous quelque chose de toi. Quelque chose que tu ne pouvais pas offrir. Baissant les yeux en soupirant, tu en profites pour sortir la pâte. L'observant une seconde, tu finis par la mettre de côté pour la laisser refroidir. Venant ensuite couper le saumon en tranches fines, c'est à ce moment-là que tu l'entends. Il se tient là. Non loin de toi. Il te demande si tu cuisines souvent pour quelqu'un. Si tu fais souvent ça pour les gens que tu détestes. Il te dévore des yeux et tu forces les traits avant de quitter ses yeux sombres. « J'cuisine pour personne. J'cuisine pour moi et les autres squattent. Vous êtes tous des parasites ! » tu ne gueules pas. Tu dis cela d'un ton las. Comme si c'était un vrai problème. Tu te poses cette question au fond. Pourquoi tu le fais pour lui ? Mais tu le fais pour toi. C'est la seule raison à tes yeux.

Tu n'as toujours cuisiné que pour lui.

C'est probablement la première fois depuis longtemps. Que tu cuisines tout en sachant que quelqu'un va manger avec toi. D'ordinaire, tu cuisines vraiment que pour toi. Mais tu finis par sortir, par ramener une fille ou deux et le lendemain, elles mangent souvent avec toi. Comme si elles n'avaient pas compris les limites. Les règles du jeu. Et tu finis par les foutre dehors sans ménagement. Soupirant aux souvenirs, tu te retournes pour laver les tomates cerises. Les coupant en deux, tu sors une poêle. La posant sur le feu, tu viens déposer un filet d'huile d'olive, ciselant le basilic frais le temps qu'elle se réchauffe. Et cette recette te ramène en arrière. Des années plus tôt. « Il n'y a qu'une seule et unique personne pour qui je cuisine. Même s'il paraît que c'est une bonne chose d'avoir un large public pour l'expérience... » que tu marmonnes en pensant à lui. Pendant une brève seconde, tu souris à nouveau. Tu devrais vraiment rentrer.

Pour le voir.
Recevoir la claque que tu mérites.
Sûrement qu'il te pardonnera.
Qu'il te prendra dans ses bras.
Comme une vraie famille.

Alors peut-être que tu pourras enfin inspirer pour la première fois.
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DrakeKeo
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Mer 1 Aoû - 16:50

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Son regard s'est perdu.
Un instant.
Rapide et éphémère.

Pourtant tu fais mine de ne pas l'avoir remarqué. Tu n'es pas bête, du moins pas là-dessus. Drake semble se mentir à lui-même, sur une raison qui t'es inconnue. Tu aimerais en savoir plus, savoir ce qu'il cache, mais ça serait bien trop intrusif à ton goût. Tu allumes une cigarette, toujours adossé au mur de la cuisine. Drake semblait parfois se perdre lui-même. N'agissant dans toutes les situations qu'en roquet agressif. Comme si mordre réglerait tous ses problèmes. Et tu craignais qu'à force d'aboyer pour rien, personne ne se préoccuperait de lui lorsqu'il hurlera ses vrais sentiments. Un peu comme le conte de l'enfant qui criait au loup. Au contraire, il hurlera, on pensera qu'il plaisante. Il deviendra fragile, émotif, adorable, on pensera qu'il simule. Alors dans tous les cas, on ne pensera plus voir le véritable Drake. Tu tires une bouffée sur ta cigarette, fixant un instant le plafond. « Es-tu honnête avec toi-même Drake ? » Tu restes silencieux, prononçant cette phrase dans un murmure audible du rouquin. Pourtant, même si tu aimerais bien le savoir, tu baisses les yeux, et as une moue sarcastique. « Allez l'rouquin, t'énerve pas, c'était pour rire... » Tu sens la nicotine jouer dans tes poumons, stabiliser ton corps. Un arrière goût de menthe. Tu la prends un instant entre ton pouce et ton index, la regardant d'un air curieux. Est-ce qu'Arthur avait modifié le goût ? Quel mec étrange. Il n'en faisait qu'à sa tête. Mais tu la portes à nouveau à tes lèvres. Ca restera un cancer, peut importe le parfum.

L'idée que tu le séquestres lui semble insupportable. Cela te semble logique. Personne n'aimerait l'être.

« Pitié non, je serais bien trop triste d'te voir mourir... » Nouveau sourire triste. Ton regard se voile un instant de douleur. Il partirait si vite, comme Elle ? Il te laisserait seul sans regret ? Laisserait le monde sans regret ? La vie ici n'était pas terrible et pourtant, tu t'imaginais mal la quitter. Tu y pensais, mais rien de concret. Il y avait le sexe. L'alcool. Les clopes. Il y avait tous les plaisirs de la Luxure. Pourtant ça ne te remonte pas le moral de lister toutes ses choses. Ca ne te fait que penser au fait que tu es désespérément seul. Personne ne compte vraiment à tes yeux. Ta mère s'est barrée, tu n'as plus jamais eu de nouvelle. Ton père ? Il est mort d'overdose de drogues il y a 1 an. Tu l'as appris par un coursier, quand tu as reçu une lettre d'héritage. Tu n'as eu aucune émotion, aucune larme. Ce fils de pute est mort crevé seul. Et qu'est-ce qu'il t'a laissé ? 32g de coke, des dettes, et une maison saisie par les huissiers pour les payer. Rien de bien agréable. Tu aurais presque voulu le crever une deuxième fois. Et Lise ? Lise elle est partie elle aussi. A cause de cette soirée stupide. A cause de toi. Tu soupires en fixant à nouveau Drake. Tu passes une main énervée dans ta tignasse, claquant de la langue. Même s'il ne t'aime pas, il n'a pas à le préciser deux fois. "Je ne veux pas vivre avec toi". Cette phrase semble résumer ton existence. Tu ne sais pas pourquoi, mais ça aussi ça t'agaces. Il n'avait pas à le nier avec autant d'assurance si ? Tu grinces des dents. T'as l'impression d'être un gamin. Tu fais pitié à voir. Pitié à écouter. Tu essayes tant bien de te calmer. Parce que Drake au fond, il dit ce qui lui parle par la tête. Peut-être pas par le coeur. Du moins tu l'espères.

Tu fais un pas dans sa direction. Parasite ?

« Parasite ? Ca sonne bien... Mais jusqu'à présent, tu cuisines chez moi, donc ça serait pas plutôt toi qui squatte petit parasite ? Dire que tu t'es même porté volontaire. » Tu joues. Ton agacement passe toujours vite lorsqu'il s'agit de jouer avec la petite souris. Ou au chien et chat. Tu aimes bien le taquiner. Voir s'il va exploser. Ton regard aperçois subitement des petits rubis scintillant, et tes doigts plongent pour en attraper un. Tu le croques dans un soupir de contentement. Tu sens la chair éclater dans ta bouche. Les tomates cerises, c'est ton péché mignon. Si frais. Si bon. La seule vraie nourriture que tu t'autorises. Avec ça aussi, n'importe qui pourrait t'acheter. « Enfin bon, t'as pas le choix je sais, c'était ça ou mes horribles haricots. » Tu ricanes. Tu te moques sans gêne. Mais une phrase t'intrigue. « J'aimerais être aussi spécial que cette personne alors, » dis-tu en souriant. « Elle a de la chance de t'avoir pour cuistot. » Tu aimerais bien savoir de qui il s'agit. Mais encore une fois, tu le laisses se dévoiler doucement. Rien ne sert de le presser. Tu sauras tout en temps et en heure, tu en étais persuadé.

Parce que tu avancerais la laisse dans la main.
Le rouquin au bout.
Tu n'avais pas le moindre doute.

Tu resterais près de lui. Tu feras tout pour le garder près de toi. Tout. Peut importe si tu termines du sang sur les mains. Consciemment ou non, cette envie de le possédait commençait à te ronger.

Doucement.
Sûrement.

feat Drake.

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Mer 1 Aoû - 23:26

« Es-tu honnête avec toi-même Drake ? »


Un battement.
Un flottement.
Un naufrage.


L'honnêteté. Elle transparaît. Par les pores de la peau clair. Par les lèvres gercées. Elle sort si souvent et pourtant. Elle n'est jamais profonde. Elle n'est jamais pour dégueuler la peine. Elle n'est toujours là que pour déverser la colère. L'honnêteté est là. Quelque part, elle erre. Elle sort à chaque fois que tu as besoin de remballer quelqu'un. Parce que la colère est là. Elle est la seule honnête. La seule vraie. La seule réelle. Tu n'es pas honnête, Drake. Tu le sais déjà. Tu as simplement refusé de le voir. De l'écouter. Tu préfères renier cette part de toi. La cacher. Alors tu fronces les sourcils. « Tu m'connais pas, Ethan. » alors ne fait pas genre. Mais les mots ne sortent qu'à moitié. Parce que ce n'est qu'à moitié vrai. Comme tout ce qui vient de toi. Il se rétracte et tu continues ce que tu faisais. L'air de rien. Pour oublier. Tu continues de cracher silencieusement. Un venin pour le briser. Et il continue. D'avancer pour conquérir ta présence. Il avance, oui. Après un moment de silence. Il avance pour marquer un mot. Un mot qui a passé tes lèvres comme un problème. Parasite. C'est un mot si fort. Si moche. Si blessant quand on y pense. Le parasite c'est ce qu'on écrase de toute ses forces. C'est ce que l'on veut voir mourir. Annihiler cette chose jusqu'à ce qu'elle devienne poussière. Parasite, c'est si moche. Pourtant, il trouve que cela sonne bien. Parce qu'il peut s'accrocher à toi comme ça. Tant que tu n'arrives pas à t'en débarrasser, il peut continuer. D'enfoncer ses crocs dans ta chair.

Tu ne dis rien.

Un regard seulement. Puis de l'ignorance l'espace d'un instant. Il est chiant. Tellement insistant. Tellement persistant. Il te semble être du genre à ne jamais lâcher l'affaire. Borné. Comme toi qui sait. Un calvaire, mais tu détournes ton attention. Manquant sa main quand il pique une tomate et que tu veux le frapper. « Touche pas ! » que tu dis quand même. Un peu énervé de l'avoir loupé. Fait chier. Alors tu parles. De lui. Un peu au hasard. Non, c'est la situation qui te fait penser à lui. Alors tu souris. Et il te sors de tes pensées. Tu tournes les yeux sur lui. Un peu plus calme. Un peu surpris aussi. Pourquoi ? « Pourquoi ?... Pourquoi t'voudrais être aussi spécial que lui ? Suffit que tu t'trouve une meuf qui sait cuisiner. Elle le fera pour toi. » tu préfères ne pas le regarder. Ne pas essayer de comprendre vraiment. Ne pas commencer à espérer ce que tu ne veux pas ressentir. Il est chiant. Tellement. Tellement. Pénible au possible. Agaçant. Énervant. Mais si enivrant... de se laisser bercer par ses taquineries. « J'suis pas l'seul à pouvoir le faire. » que tu dis alors que tu te détournes de lui. Jetant les tomates coupées en deux dans la poêle ainsi que le basilic. « T'aimes le basilic à quel point ?... Viens là. » tu lui fais signe du doigt. De s'approcher. Tu le laisses entrer dans ton espace vital cette fois. « Dis-moi stop. » et tu laisses tomber le basilic frais. Encore et encore. Jusqu'à ce qu'il décide que c'est assez. Tu arrêtes les spaghettis et les courgettes toujours dans l'eau. Les égouttant tout en ajoutant : « J'cuisine plus pour cette personne, ça fait longtemps... Alors t'as intérêt à avoir du goût pour m'donner un avis. » tu ne sais pas vraiment pourquoi.

Pourquoi tu lui dis ceci.

Pour faire la conversation. Sûrement. Tu ne sais pas vraiment. À vrai dire, tu ne sais pas comment agir. Ce n'est pas la meilleure situation. Ce n'est pas la meilleure « rencontre ». Le monde est une plaie, mais là... Là c'est compliqué. Tu es un peu perturbé. Pour ne pas changer. Mais c'est plus insistant. D'ordinaire il te suffit de tout balayer d'un coup de poing. D'une main. D'ordinaire, tu peux t'enfuir. Fuir. Courir. Te cacher. T'enfermer. Te faire oublier. Là, tu es coincé. « Comment t'fais pour être toujours vivant en bouffant des trucs comme tes haricots... sérieusement... » tu te demandes vraiment alors que tu finis par mettre les tomates, les spaghettis, les courgettes, les tranches de saumon dans un saladier. Ajoutant ensuite des morceaux de feta. Poivrant et salant par dessus. « C'prêt... s'tu veux... jsp, mettre la table ou quoi... j'en sais rien... » tu sais pas vraiment. Ce genre de moment. C'est assez barbant. Ce sont des choses simples du quotidien. D'une famille, mais tu n'y connais rien. Ou pas grand chose. Toussant faussement, tu te détournes à nouveau. Parce que tu viens effriter le mélange sirop d'agave, purée de noisette et la farine pour faire le crumble. Tu sors une feuille de papier sulfurisé, effritant les morceaux de pâte avant de l'enfourner 10 à 15 minutes.

Alors tu poses tes yeux sur lui.
Sur la peluche.
Sur cet endroit.
Et tu ne sais pas.
Si tu reviendras.  
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Jeu 2 Aoû - 17:58

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Tu le vois froncer les sourcils.
Briser un peu cette mascarade d'humour.
Dans laquelle tu t'enfermes.

« Non c'est vrai. » Tu souffles de ta fumée sur le plafond blanc. Il avait bien raison le rouquin, tu ne connaissais rien de lui. Mais tu lui offres un clin d'oeil charmeur.
« Mais j'aimerais bien. » Tu sens que tu l'ennuies. Tu sens qu'il est sur le point de craquer. Il a un couteau si proche de ses doigts fins. Pourtant tu tentes toujours de le pousser à bout. Es-tu masochiste ? Ou bien juste cinglé ? Tu ne sais pas. Il est amusant. Il est comme une jolie rose que l'on aimerait cueillir, et toi tu enfonces ses épines dans tes doigts encore et encore. Comme si la douleur n'était que passagère. Superflue. Le sang coule et pourtant, tu désires cette rose. Tu la cueilleras pour toi, même s'il faut y perdre la main. L'âme. Un désir si ridicule. Tu le sais. Mais tu ne peux t'empêcher. De chercher ses réactions. Son regard. Son attention. Et il est surpris. Tu voulais voir cette réaction-là. Cette confusion. Oui, il ne s'attendait pas à ce que tu sortes un truc pareil. En y repensant, c'était super mielleux. Rempli de sous-entendus romantique à en chier des papillons. Mais tu fais un pas à nouveau dans sa direction. « Pourquoi pas. C'est excitant d'être spécial pour quelqu'un. Non ? » C'est vrai, tu pourrais demander à une fille de te cuisiner un plat. Tu en connais, de bonnes cuisinières. Mais rien qu'en y pensant, ça n'aurait pas la même saveur. « Et qu'on m'enlève le plaisir de te voir nu sous un tablier ? Jamais de la vie. » Tu ricanes en écrasant ta clope dans un cendrier, et d'en allumer aussitôt une nouvelle. « Je préfère que ça soit toi... » Tu laisses planer la phrase d'un ton sensuel. Parles-tu toujours de cuisine ? Certainement. Mais pas sûr.

Drake est fort, il joue la carte de l'ignorance. La concentration. Alors tu t'approches à sa question, étonné qu'il te laisse t'approcher de lui. Toi le prédateur. Mais tu t'exécutes, bien trop content de cette situation. Tu viens l'envahir de ta personne, tu viens l'entourer de ta taille, de ton ombre. Dominateur. Tu t'approches alors jusqu'à ce que tes lèvres touchent presque l'oreille du rouquin. « Stop. » tu murmures tel un reptile envoûtant. Tu pourrais l'enfermer dans ton étreinte écailleuse, et d'un coup! le briser. Mais tu t'éloignes rapidement d'un pas, car tu sais quelle réaction va s'enchaîner à ta plaisanterie. Alors tu te prépares à esquiver un truc ou deux. Un poing. Un couteau. Un plant de basilic. « Si j'peux me permettre, qui est cette personne ? Et pourquoi tu ne cuisines plus pour elle ? » Tu ne voulais pas être intrusif et pourtant, tu meurs d'envie de savoir qui c'est. Si c'est une amie proche. Ou un remarque. Pour savoir si tu vas le séquestrer maintenant ou pas. Savoir si tu craques ou pas. « T'es pas obligé de me répondre si tu n'en as pas envie. » Tu tires une latte sur ta clope, sentant la nicotine entrer dans tes poumons. Et rigoles à la question du rouquin. Très bonne question, comment faisais-tu pour être encore en vie ? « J'ai l'estomac solide. Mon père... enfin ce con n'a jamais été doué pour s'occuper de moi haha.  » Tu ricanes d'un air amer. Il ne t'avait probablement jamais nourrit en fait, tu avais du te débrouiller tout seul. Et comme tu es nul en cuisine, ton niveau ne s'est jamais amélioré. Ou alors ton palais s'est habitué à bouffer de la merde. Notamment des raviolis froids.

Le plat attire ton attention, et la bonne odeur qui s'en dégage te fait déjà saliver. Tu pars fouiller dans un placard, à côté du rouquin, et en sort deux assiettes, deux verres, et deux paires de couverts, que tu disposes sur la table, pas forcément de manière ordonnée. « Décidément, moi qui bouffe toujours dans un tupperware, ça va me faire bizarre de manger un vrai truc cuisiné. » Tu soupires de contentement en regardant le saladier. « T'es vraiment la femme parfaite. Épouse-moi. » Tu ricanes encore. Tu le penses à moitié, ce n'est pas qu'une blague. Décidément ce rouquin t'attire, et ça tu ne peux pas le nier.

Quelle drôle de rencontre qu'écraser un gars.
Quelle drôle de rencontre.
De ce dire qu'il nous attire.
Comme aucun autre ici bas.

Comment faire pour le réaliser. Comment faire pour que tu en prennes conscience. Qu'il sera pour toi bien plus qu'une simple victime de ta connerie abusive.

feat Drake.

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Jeu 2 Aoû - 22:56

Un poison.
Tumultueux.
Affolant.
Intimidant.
Attractif.

C'est un sentiment si lourd. Un sentiment si dur. Un sentiment si pénible. Il s'accroche à ta poitrine. Plus tu l'écoutes et plus tu le regardes. Plus tu sens tes yeux tomber sur lui. Incapable de l'ignorer. Fait chier. Ce sont ses crocs. Plantés dans ta chair mise à vif par ses sous-entendus. Par sa voix. Par sa présence. Tu fronces les sourcils. D'un air désapprobateur. Mais c'est vain. Parce qu'il ne compte pas te lâcher. Il s'amuse. Ce n'est pas le premier. Il s'amuse, mais tu n'arrives pas à l'en empêcher. Tu te laisses piéger. Tu refuses seulement de l'accepter. De le voir. J'aimerais bien. Ce sont ses mots. Ils semblent si curieux et pourtant. Tu sais qu'ils sont vains. C'est des conneries que tu n'as pas envie d'entendre. Alors tu l'ignores. Simplement. Continuant ton affaire comme si de rien n'était. Parce que c'est tout ce qu'il te reste à faire ici. Coincé dans cet appartement. C'est la seule échappatoire possible actuellement. Il te surprend pourtant. Et continue. Lancé sur un sujet délicat. Excitant d'être spécial pour quelqu'un ? Sûrement. Tu ne te voiles pas la face, Drake. Tu sais que ce sont des sentiments éphémères. Tu l'as vu et revu. Être spéciale un jour et... plus rien le lendemain. Plus qu'un faible souvenir. Une crasse sur le passé. « Sûrement. » tu réponds vaguement. Les yeux rivés sur ton plat. Oubliant cette idée. Elle est si belle, oui. Attractive et mielleuse. Mais elle est si tranchante aussi. Si cruelle. Si amère. Il te lance une connerie. Une nouvelle. Une énième. Tu jettes un regard mauvais, noir. Une vieille habitude. Qui disparaît elle aussi sous la surprise. Derrière ce masque de colère et d'impassibilité, elle erre. Je préfère que ce soit ça toi. Tu craques. Mentalement. Il y a une barrière qui s'effondre violemment. Et tu le ressens.

Comme une plaie béante.

Il s'immisce. Si salement. Ce connard. À tel point que tu jettes le saumon un peu trop durement. Inspire. Expire. Drake, il joue avec toi. Ça l'excite de te voir flancher. De te voir petit à petit sombrer. C'est la nature même de l'être humain. L'essence de ce sentiment de supériorité que vous cherchez. Et tu ne comptes pas le laisser te dominer. Tu as assez d'arrogance pour l'envoyer chier. Assez pour l'ignorer. Alors tu le fais, le laissant tout de même t'approcher. Quelle mauvaise idée. Il vient. Gentiment. Sagement. Comme un bon chien. Et il te tourne autour. Pose ses mains un peu trop près. Ses lèvres un peu trop entreprenantes. Il te murmure à l'oreille et tu frémis. Sentant un frisson que tu juges désagréable remonter ton dos. Il y a une réaction naturelle. Des muscles qui se tendent et d'un grognement rauque qui se faufile entre tes lèvres. C'est le poing. Qui part le premier. Mais qui ne touche pas. Parce qu'il le sait déjà. Prévisible sans aucun doute. Tu le fixes, fébrile, mais fermé. « N'en profite pas, connard ! » que tu lâches simplement. Il n'est plus là et tu respires à nouveau. Trouvant une nouvelle bouffée d'air frais dans ton trouble. Pourtant sa chaleur erre encore. Dans ton dos. Connard.

Putain de connard.

Le pire de son espèce. Le genre de mec qui t'insupporte. Tu le dis et le redis encore. Comme une prière. Pour l'éloigner. Pour oublier. Pour ne pas chuter. Tu soupires et il enchaîne. Comme si de rien n'était. Alors que tu patauges encore avec toi-même. Avec tes mensonges. Avec cette toile d'araignée qui rafistole des morceaux brisés. De ton âme. De toi. Subtilement, il te pose une question. Indiscrète. En se rétractant ensuite. « J'cuisine pour mon mec. Il est partit en vacance. » ça ta manière de l'envoyer chier. De lui dire d'aller se faire voir. Que ça ne le concerne pas. Et ça ne le concerne pas, oui. Mais tu t'intéresse à lui ensuite. Tellement futile. Tellement stupide. Et il répond et tu tiques un peu. Il te ressemble. Un peu trop, tu le crains. « J'vois. Bah profite parce que c'est la seule fois que je le fais pour toi. » tu marques tes mots. Les posant lourdement. C'est une nouvelle barrière que tu ériges. Entre lui et toi. Pour te protéger de ses crocs. C'est plus aisé de fuir. Simplement et purement. Comme un lâche, oui. Fuir. Fuir. Fuir... mais il revient à la charge. Et tu tiens le saladier pour venir vers lui. T'arrêtant en chemin. Les doigts se crispent. Le front signe les affres de la colère. « Où tu vois une femme ici ? Crève sale con ! J'pas envie d'voir ta sale gueule tous les jours p'tin ! » il ne suffit pas de grand chose. Pour t'amener vers elle. Pour qu'elle t'épouse encore.

La colère est une partie de toi.

Si belle et si enivrante. Si délirante. Si empoisonnante également. Elle dévore tout sur son passage. Une vague agitée. Une mer déchaînée. Tu lâches le saladier lourdement sur la table. Le surplombant. Vibrant. « J'sais que ça t'amuse, mais arrête d'me faire chier cinq minutes. » tu ne hurles pas. Tu le dis presque calmement. Presque lassé finalement. Éreinté. Tu ne sais pas comment le gérer. Comment te gérer. Alors tu restes là. Planté sur place. Comme un piquet. Sans savoir si tu dois le regarder en face ou bien l'éclater quitte à te briser.

C'est plus simple de frapper.
De cogner jusqu'à s'essouffler.
De se briser une main.
Et tout oublier.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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Dim 5 Aoû - 14:09

Uncover meWanna show me who you are with your guns on the floor

Il semble absent.
Comme depuis un moment.
Réagissant à peine.
Au flot de conneries que tu déverses.

Il semble bloqué dans un souvenir douloureux. Dans des pensées sombres. Est-ce que ce mec a déjà sourit de façon heureuse une fois dans sa vie ? Tu en doutes. Il paraît toujours ailleurs. Il s'énerve toujours comme si c'était sa seule option. Mais tu sens quelque chose vaciller en réponse à ta phrase. Être spécial. Oui, tu sens que tu peux l'attraper par ce côté là. L'attirer à toi, avec cet air mielleux, désireux, sensuel. J'ai besoin de toi. Tu aimerais lui dire, l'attacher encore un peu à ton être. A cet être pervers et ignoble que tu es. L'amener dans la cage. Et pourtant, pourtant il se venge, à sa manière. De la pire possible. Un couteau brûlant, en fusion, dans une plaie béante.« Oh. Ton copain. » Tu serres les dents. Les poings aussi. Est-ce que c'est vrai ? Tu aurais préféré ne pas le savoir. Est-ce que c'est vrai ? Il raconte probablement des conneries. EST-CE QUE C'EST VRAI ? Tu aimerais l'étrangler à cet instant, pour lui faire cracher toute la vérité. Le voir s'étouffer d'asphyxie. Comme tu te sens actuellement. Ca te vrille l'estomac.

CRAC. Une douleur violente.

Les morceaux de verre se brisent dans ta paume, et tu retiens un grognement. C'est ton verre, il s'est brisé. Entre tes doigts furieux. Dans ta main déboussolée. Tu le regardes d'un air absent. Ca fait mal. Tu vois le verre entailler la peau. Un liquide rougeâtre poindre doucement. C'est douloureux. Pourtant tu ne dis rien. Le rouquin n'a pas l'air d'avoir remarqué. Ton trouble. Ta colère. Cette haine qui s'insinue doucement. Oh tu chercherais qui était la pourriture qui se tapait Drake. Cette idée traverse ton esprit, et part germer avec la précédente. Tu ne sais pas pourquoi tu es autant sur les nerfs. Tu connais à peine ce mec. Tu ne l'as aperçu qu'en boîte. Il est sexy. Mignon. Faible. Mais agressif. Violent. Chiant. Qu'est-ce qui t'attire chez lui ? Tu le sens t'envahir, à chaque seconde de sa présence. Tu sais qu'il t'intéresse, tu sais qu'il semble spécial à tes yeux. Mais tu ne veux pas chercher pourquoi. Par flemme ? Par peur ? Tu ne sais pas. Tu aimerais juste le posséder. Et ça te ronge. Cette incompréhension de toi même. Et de t'attacher à un inconnu si vite. Tu ne sais pas ce qui te prends. Pourtant des mecs comme lui, il y en a des tonnes à Cosmopolis. Même dans le monde. Alors qu'est-ce qui le rend si particulier à tes yeux. Pourquoi est-ce que tu te sens cette obligation de le surveiller ? De le suivre du regard ? D'observer ses faits et gestes ? Et même de le protéger ? Alors pendant que Drake termine sa cuisine, tu enlèves un par un les morceaux de verre dans ta paume, les posant délicatement à côté de l'assiette. Ces questions tournent dans ta tête, mais tu ne les écoute pas. Inconsciemment, tu as peur de chercher la réponse. De la trouver. Et de constater que tu la connais. Tu n'aime pas te sentir en proie à tes émotions. Des sentiments. C'est faible. Tu n'aimes pas l'être. Tu as décidé de ne plus l'être.

Tu l'entends s'énerver encore. Et tu soupires. Ca t'agace. Tu te lève brusquement lorsque tu le vois poser le saladier. Lorsque tu l'entends grogner tel un chien enragé une énième fois. Tu t'approches de lui, le poussant jusqu'à ce que son dos touche un mur. Et tu le surplombes. De toute ta hauteur. De cette rage qui s'enflamme. De cet agacement de devoir essayer de démêler ce qu'il se passe au fond de toi. De cette impatience dû au roquet qui te mord encore et toujours sans chercher à te lâcher. Ton sourire se fait mauvais, et tu attrapes sa mâchoire de ta main blessée par le verre. Tu sens la chaleur du sang coller. Et tu lui souris au rouquin, de cet air acide. A la fois charmeur et dangereux. « Oh, monsieur n'veut pas être considéré comme une femme ? Devrais-je alors le traiter en l'homme fort et viril qu'il pense être ? Parce que si tu n'es pas satisfait de la façon dont j'te traite, j'peux aussi m'occuper de toi comme je le ferais avec n'importe quel gars. Regarde-toi, t'essaye de mordre comme un grand, mais tes résolutions sont aussi faibles que toi ! Depuis quand tu cuisines pour le mec qui t'renverse ? Tu me hais tellement que tu en deviens amical c'est ça ? Ca n'a aucun putain de sens ! » Tu sers encore sa mâchoire. Et tu viens te coller à lui comme pour l'empêcher de bouger. Il sent la cuisine, tu as juste envie de le mordre. « Tu préfères que je te prenne, violemment, que j'te baise comme un de ces déchets, et que je te balance après ? C'est ça que tu préfères ? C'est dans mes cordes, c'est beaucoup plus simple que de chercher à se faire apprécier. » Tu viens pénétrer sa barrière, et viens t'emparer de sa bouche comme si tu cherchais à lui faire perdre la tête. Il est chaud, il est chaud et ses lèvres sont si froides. Tu aimes la sensation que tu trouves à cet instant, même dans cet acte totalement forcé. Tu viens jouer dans son terrain, ta langue se frayant un passage pour s'insinuer en lui. Ta main valide vient courir dans son dos, contre ses reins. A cet instant oui, tu aimerais le prendre tout entier. Lui faire comprendre que tu le désires si fort, que tu peux difficilement te contrôler. Tu trembles de rage. Tu perds toujours tout ce qui t'attire. Tu ne peux rien posséder. A croire que lui non plus, tu n'y arriveras pas, même si tu le désires de tout son corps. Ce corps qui voulait le sentir depuis tant de jours. Ce corps froid qui ne demandait que la chaleur du rouquin. Et puis tu inspires. Ta tête tourne. Et tu regardes ce regard probablement haineux. Il va te détester. C'est sûr qu'il le fera. La réalité te retombe dessus comme une balle de fusil. Qu'est-ce qu'il te prend de faire ça ? Putain qu'est-ce qu'il te prend ? Pourquoi tu l'a fait. Parce que tu le veux, que tu en sois conscient ou non. Alors tu le relâches, et tu recules comme si tu réalisais enfin ce que tu venais de faire. Un silence, trop long. Tu le regardes comme s'il allait s'effacer. Il va probablement de barrer, c'est évident. A sa place, tu aurais fais pareil. Tu soupires. Tournes le dos. Tu te prends la tête. Le regardes à nouveau. « Désolé. J'voulais pas faire ça. » Tu marmonnes. Non tu n'es pas désolé. Oui tu voulais le faire. Mais tu ne veux pas qu'il s'en aille. Mais tu marmonnes si doucement, tu sais qu'il ne l'a pas entendu. Ca t'arrache la gorge. T'as juste envie de t'arracher la gorge. T'étouffer ta connerie. T'étouffer tout court. Tu restes stoïque. Tes pas prennent brusquement le chemin de la salle de bain. Tu te poses en face du miroir, observant ce visage de parfait enculé. « Putain d'merde. » Tes mains tremblent. Est-ce que tu es si peu capable de retenir tes pulsions ? Tu allumes une clope, mais tu y arrives à peine. La nicotine vient t'apaiser un peu. Tu ressembles à un animal perdu.

Désespérément seul.
Désespérément stupide.
Tu es incapable d'agir en humain.

Putain. Et à cause de ça, tu seras seul à nouveau. Encore une fois. Parce que tu es incapable de rester avec quelqu'un. Non. Parce que personne n'est vraiment capable de te supporter au fond. Toi l'ultime connard. L'ultime maillon brisé. Les tréfonds de la merde. Tu ne le mérites en aucun cas. Drake.

feat Drake.

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Dim 5 Aoû - 18:52

La solitude.
Elle est vile.
Cruelle.
Mais elle est si aisée.
Elle est si belle.

C'est si simple de vivre avec elle. La solitude est une amie tranquille. Une force calme. Elle trouve toujours le moyen d'apaiser avant d'étouffer. Elle est vile et cruelle, mais elle est aussi si belle. Tu l'aimes. Parce qu'elle te permet de fuir si loin. De fuir ce monde. Les autres. Et tu crèves d'envie de la retrouver. Là, maintenant, tu rêves de la voir débarquer. Frapper à ta porte d'entrée. Pourtant tu le ressens encore. Cette blessure qui s'acharne à te vriller l'estomac. À enrayer tes mouvements. Cet hématome si grand. Il est salement chiant. Tout comme lui. Tout comme celui qui te l'a infligé. C'est sûrement le karma. Tu le crains. Drake, agis comme d'ordinaire. Insulte-le. Frappe-le. Et rentre chez toi. Comme si rien de tout cela n'était arrivé. C'est la seule solution. Pour fuir ce que tu ne comprends pas. Pourquoi tu fais tout ça. C'est vrai, qu'est-ce que tu fais ? Tu te le demandes depuis un moment. En te voilant la face toujours plus intensément. Imbécile. Abruti. Putain de con. C'est la seule chose à retenir à ton sujet. Un gamin qui ne supporte pas d'être froissé, mais qui n'est pas assez fort pour être respecté. Au fond, tu le sais. C'est pour ça que tu n'y penses pas. Que tu te tiens là. Comme un débile. Égaré et perdu. Tu le nies si fortement que tu oublies. De faire quelque chose. De réagir.

De le repousser quand il vient.

C'est si vite arrivé. Débarqué de nul part. Il te pousse jusqu'à un mur et tu gémis. La douleur. Cette putain de douleur qui remonte dans tes côtes. Ta voix se perd dans ta trachée. Tu veux gueuler. Lui dire d'aller se faire enculer. Mais il te surplombes. Il te surplombes et te devance. Sa voix. Sa voix charmeuse et dangereuse. Elle réveille chez toi, les pires instincts. Il vient. Ce sourire en coin. Mauvais et provocant. Ce sourire que tu n'avais pas encore offert au brun. Un sourire si sincère chez toi. C'est bref. Une seconde tout au plus. Il n'est déjà plus là. Plus il parle et plus il disparaît. Se transforme en ses traits tirés encore une fois. Ta main se crispe sur son avant-bras alors que tu sens le sang. Qui coule le long de ta mâchoire. Tu oublies de t'en inquiéter. Après tout, tu t'en fous. De ce qui peut lui arriver. Ce n'est pas ton problème. Convainc-toi, Drake. Que tu t'en fous. Que tout ceci, n'est rien d'autre qu'une morsure de chien enragé. Il pointe le doigt sur la réalité et tu fronces les sourcils. C'est vrai. Pourquoi est-ce que tu restes avec lui ? Pourquoi tu cuisines pour lui ? Parce que putain, il t'attire. Depuis le premier jour. Et ça te brûle la rétine. D'être obligé de le regarder de si près. Lâche-moi. C'est ce que tu aimerais lui cracher à la gueule, mais rien ne vient. Tu le sens s'approcher et tout ton corps entre en ébullition. C'est n'importe quoi putain. Une vaste connerie. Une putain de blague.

Une putain de blague qui s'acharne.


Quand tu sens ses lèvres. C'est de la surprise. Une brève seconde de silence. D'abandon. Sa langue cherche à caresser tes barrières. Ton terrain privé et tu finis par le laisser faire. C'est la chaleur que tu cherchais. En silence. En secret. Une chaleur qui vrillait son regard enflammé. C'est elle qui t'appâtait si violemment. Et tu la rencontre. Pour la première fois. Et tu la goûte. Oubliant de résister. L'espace d'un instant. Parce que tu réalises enfin. Que tu ne peux pas. Tes mains se posent sur son torse alors que tu le pousses. Cherchant à le fuir. Et tu sursautes en sentant sa main. Caressant tes reins. Tu rouvres les yeux. Fronçant les sourcils. Mais tu les ferment à nouveau. Parce que tu le sens. Le pouvoir. Qui inonde tes bras. Ne l'active pas, Drake. Tu ne peux pas. Ne l'utilise pas.

Il vient toujours quand tu en as le plus besoin.

La puissance se faufile dans les veines. Rejoint lentement les doigts. Ne le fait pas. Tu ne le contrôle pas. Parce que tu as choisi de l'abandonner. De l'ignorer. De le renier. Cette partie de toi que tu détestes au plus haut point. Ce pouvoir. Mais s'il vient, c'est que tu es incapable de te débarrasser de lui sans cela. Tu es partagé. Comme toujours. Entre les désirs secrets et la façade. Tu finis par gémir. Ce n'est pas du plaisir. C'est une complainte. Peut-être que quelqu'un a entendu, parce qu'il t'accorde le droit de souffler. Ethan se recule. Un peu déboussolé. Pourquoi ? Il s'excuse à demi mot et tu ne comprends pas. Jetant un regard haineux à son égard. Mais il s'en va. Et tu restes là, Drake.

Sentant le sang couler.

Il coule le long de ta mâchoire. Et tu y portes une main. Fébrile. Sentant sa chaleur se répandre comme une traînée de poudre. Tu te lèches les lèvres. Instinctivement. Et quand tu t'en rends compte, tu frappes le mur de ton poing. Alors tu réalises. À quel point tu as envie de lui. À quel point tu le désires. Connerie. Tu le réfutes aussitôt. C'est de la passion. Un peu trop intense pour être exprimée. Un peu trop brute pour être de l'imagination. Une passion instinctive. Qui prend vie au fond de ses yeux. Tu trembles, Drake. Autant de rage que d'envie. Alors tu te crispes. Plus fort. Serrant les poings jusqu'à faire blanchir les jointures de tes mains. Tu ne le supporte pas. Ce connard plus intrusif que tu ne l'es, toi. Qui se permet de venir foutre le bordel chez toi.

Tu aimerais rester là.

Pour la ressentir une nouvelle fois. Cette chaleur. Qui s'incruste. Qui s'ancre et devient un poison lent. Enivrant. Inflammable. Mais tu le refuses. Parce que tu es incapable de vivre avec, Drake. Tu n'es plus capable de la laisser vivre. De t'y laisser prendre. C'est trop dangereux. Vivre simplement en fuyant, c'est plus relaxant. Sans attaches et sans sentiments.

Alors tu t'en vas, Drake.
Comme tu peux.
Prenant ce qui est à toi.
Vacillant jusqu'à l'entrée du bâtiment.
Et sans te retourner, tu t'égares.
Dans les ruelles sombres de la ville.
Claquant la porte à la gueule de ce souvenir.
@[Ethan] | C'est l'amour fou.



DrakeKeo
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