Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
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jusqu'à ce que la mort nous sépare - STYX

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Jeu 9 Aoû - 20:09
Des décennies auparavant, Styx avait mangé son frère.

Alors Lazar l’avait traqué sur La Racine puis à travers le vaste univers jusqu’à enfin, la trouver sur terre où après tout ce temps, il s’imaginait lui déclarer sa passion incendiaire.

Mais la prison la lui avait arraché et pendant vingt ans, Lazar avait dû attendre et remettre sa flamme à des lettres dont le maigre support n’avait jamais pu contenir l’entièreté de son ardeur. A travers le papier il ne pouvait coucher assez de phrases pour lui rendre hommage ni lui baiser les mains avec gratitude. Il devait se contenter de lui tresser des lauriers dans le fil de ses mots et si Lazar se savait loquace, il avait toujours eu ce besoin viscéral de la voir.

Aujourd’hui son désir se réalisait enfin, tandis qu’il l’apercevait dans le lointain, au bord d’une majestueuse falaise qui surplombait Cosmo-ville, jungle urbaine dont ils étaient à présent les prédateurs. Elle était venu à son rendez-vous.

En même temps, comment aurait-elle pu résister à l’éloquence de son discours ?

Lazar sentit sa poitrine défaillir. Ou s’était-elle allégée ? Il ne sut pas décrire cette allégresse momentanée mais elle le porta au travers d’une marche qu’il voulait pleine d’aplomb et de révérence. Il tenait entre ses deux mains un grand coffret au bois de chêne.

Arrivé près d’elle, il se mit à genoux sans un mot et embrasa l’air de ses yeux de feu. Il plongea dans son regard prêt à y découvrir un océan et posa son coffret sur la roche avant de se saisir des mains de Styx et d’y poser un baiser tout léger.


- Je m’appelle Lazar et j’attends ce moment depuis vingt ans.


Le crépuscule flambait et Lazar fut comblé d’avoir choisi précisément choisi cette heure.

Impatient il ne put attendre plus longtemps ; Il fallait qu’il ouvre le coffret et lui en présente le trésor qui serait son offrande. A elle qui avait pris le visage de la mort pour mettre fin aux jours de son frère.

Et voilà qu’à présent, il lui exposait le trophée de sa victime. Lazar l’avait paré d’or dans les cavités vides de ses orbites ; Y avait planté des baccarats là ou le crâne avait été fracassé.


- Je suis ton plus grand admirateur.
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Jeu 9 Aoû - 20:31
styx était la plus damnée de toutes les âmes, égarée dans le néant d’un temps qui ne s’écoule plus. il y avait dans l’errance une liberté absolue (universelle et enivrante) décuplée au silence du vide cosmique : vaguement peuplé de chimères elle avait le cœur au bord des lèvres et les entrailles appelées par l’infini.
elle avait régné sur bien des aubes inachevées
le confinement avait creusé dans sa poitrine le désir des océans stellaires d’autrefois – étouffée par le béton gris à s’en dévorer les doigts.
par des lettres elle s’était laissé conter bien des élégies ; gavée d’amour dans ces poèmes comme des morceaux des matins qu’elle ne saurait voir fleurir. comme enfermée dans le tombeau elle avait trouvé son saint, lazar aux mots fuyants de cet or en fusion.
styx était nourrie de bien des fables : celles qui enjolivent les carnages et décorent de fleurs les champs de bataille.

face au zéphyr elle était tragédienne au visage dessiné par les lignes du soleil, gravée dans l’ambre et prête à se noyer dans l’azur embrasé. monarque de marbre froid elle avait offert ses mains à son chevalier : pour lui elle se ferait reine de bien des royaumes incendiés.

enchantée, lazar.

elle était cette juliette macabre déjà couronnée de mort, grande souveraine à couvrir de bijoux et de pierres précieuses.

oh ! quelle merveille, comme c’est magnifique

n’avait-elle pas rêvée de ces belles tragédies ? elle avait devant elle un sinistre roméo au présent lugubre : exaltée elle s’était saisie du coffret de ses doigts brûlants
émue aux larmes

à qui appartenait donc ce crâne ?

elle lui saisit les mains pour l’inviter à se lever : faire face à une reine si fervente de ses yeux enflammés par le crépuscule rougeoyant
c’était là une divine comédie.
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Sam 11 Aoû - 12:59
Quand Styx pleura, Lazar jura qu'il n'avait jamais vu rien d'aussi beau. Elle parut avoir des perles dans les yeux ; Il y vit une joie si pure que l'émotion le fit chanceler également et les longs cils de ses paupières tremblèrent de manière incontrôlable.

Toujours à genoux, il se résolut à demeurer féal et inféodé à cette majestueuse présence dont elle lui faisait grâce. Dans le crépuscule rougeoyant elle lui parut être l'astre le plus brûlant et irradié, l'esprit de Lazar entra dans un tel état d'ébulution que son regard sembla calciné.

- Il est magnifique car c'est l'une de tes oeuvres.

Il fixa le crâne, obnubilé par les endroits où le calcaire présentait des micro-fissures. Le soir, il rêvait de la violence qu'il avait subi et le genre de coups qui s'était abattu. Si Lazar avait pu remonter le temps, il l'aurait déjà fait pour être au première loge de ce spectacle macabre. A défaut de le pouvoir, il se contenta de fixer Styx en l'imaginant ses lèvres rouges du sang de son frère.

- Saul. C'est celui de mon frère Saul.

Lazar peinait à trouver des mots pour décrire l'infini reconnaissance qu'il éprouvait envers elle ; Qui l'avait allégé de son encombrant fardeau fraternel. En repensant à ce dernier, il sentit ses poings trembler, écumant d'une vieille rage irrésolue. Sous l'oeil sévère de sa mère, Lazar n'avait jamais osé l'abattre et il avait du se faire violence pour ne pas commettre le fratricide. Mais Saul qui était une honte pour leur race le méritait mille fois.

Et alors qu'il désespérait de le voir vivre une longue vie, voila que de nulle part, elle avait surgi pour délester Saul de sa misérable existence. Elle avait été cette chance inespérée qui avait frappé sous le plus beau des masques ; Celui de la mort dont elle fut l'envoyée.

Lazar voyait en elle un sombre émissaire. La promesse de festins anthropophages et de conquêtes macabres. Elle plongerait dans la nuit et Lazar la suivrait dans ce noir qui n'a pas de fin et qu'à deux, ils peindraient d'un rouge sanguinolent.

Elle ne refuserait pas sa compagnie ; C'était évident. Ils étaient fait pour s'entendre.

Fort de cette conviction Lazar se leva avec lenteur, les gestes encombrées d'une émotion qui le touchait profondément.

- Ta beauté me met à terre.

Son poitrail s'agitait sous les coups d'un tambour démentiel. Même dans ses rêves, Lazar ne l'avait pas peinte d'une si belle lumière et cette fois le feu mourrant du jour n'y était pour rien. Tandis qu'il détaillait son visage, il y vit une grâce lugubre et la même étincelle sordide qui brûlait sous la peau.

Il n'y avait jamais eu d'instrument de la mort aussi fascinant. Il n'y en aurait jamais d'autres.

Et désormais agité par l'envie de se montrer à la hauteur de son sommet vertigineux, il eut soif. Soif de lui montrer que sa dévotion était infini et que rien ne serait hors de sa portée.

- Comment te remercier ? Je peux tuer qui tu veux. Ou tu as faim peut-être ? Tu dois avoir faim.

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Sam 11 Aoû - 23:51
ses oeuvres avant un goût de sang, toujours cet éclat carmin funeste résonnant en une sonate d'un rouge allégresse. c'était la mélodie des os qui s'effritent entre ses doigts cruels pour l'amour de la barbarie
n'y avait-il que lui pour comprendre ? il était tant de beauté dans les choses qui se meurent

bien sûr ! j'aurais dû le reconnaitre.

saul était le premier péché : celui qui avait ouvert la boite de pandore et laissé couler sur le monde une mer d'impiété
oh ! c'était absurde mais styx sentait encore sur sa langue le goût de sa chair
de la mort ils seraient les chiens assoiffés ; elle n'avait pas rêvé d'un roméo si morbide aux psaumes fanatiques
son coeur était cramoisi tout comme le sien, rongé par les vices.

tu me flattes.

elle caressait des yeux l'or qui se fondait dans les os fracassés, flamboyant à la lumière vacillante du soir
et elle avait au coeur une douce euphorie
animée par ce valet au visage léché par les flammes d'un soleil à l'agonie : qu'il était beau dans cette valse endiablée où se dénouaient tous les drames.

tu n'as pas besoin de me remercier, c'est à moi de te remercier pour ce sublime cadeau !

dans son regard sinistre elle lisait des émois grandioses, il avait les iris résonnant de supplices : elle se ferait charon pour le conduire vers des paradis perdus
car elle le savait capable de répondre à ses appétits mortels.

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Jeu 16 Aoû - 8:34



Pourtant Lazar, se mourrait de pouvoir lui rendre service ; Aussi bénin soit-il. Il désespéra qu'elle soit si magnanime et qu'elle ne le libère pas la bête qui le dévorait en dedans et il se peina soudainement. Il cessa brusquement de lui faire face et se retourna vers les chutes vertigineuses, comme pour s'y évader momentanément.

Il serra des poings.

- N'y a-t-il donc rien que je puisse faire ?

N'y-t-il donc aucun crâne qu'il peut fracasser en son nom ? Aucune gorge qu'il puisse lacérer pour son appétit ? Aucun homme dont il puisse pour elle faire un festin ? Il ne voulait pas être uniquement un homme de mots et de belles paroles ; Ce n'était pas assez, ce n'était pas suffisant pour tarir la source abondante de ses sombres ambitions. Il écumait d'une énérgie qui hurlait son envie de se répandre sur le monde comme un flot acide.

Dans ses yeux il y avait cette lueur de givre qu'on lui connaissait si bien lorsqu'il s'impatientait.

- Te faire part de mon absolu reconnaissance ne saurait suffire à repayer ta grâce.

Déjà il mettait en route l'essaim vrombissant de ses pensées, s'évertuant à chercher quel chemin pourri il pourrait bien emprunter dans ce paysage macabre que constituait son esprit. Il voulait emprunter la route la plus large et la plus sanglante.
Il la trouva bientôt et alors il remit un genoux à terre. Epris par le goût du grandiloquent qu'il chérissait tant, il attrapa la main de Styx qu'il recouvrit des siennes.

- Ah je sais.

Elle était d'une douceur incomparable ; Nul doute que c'était le sang humain qui la rendait si douce et la mort qui la rendait si soyeuse. Avoir une arme mortelle entre ses mains le rendit d'une horrible fébrilité et de sa sensibilité exacerbée, Lazar crut voir une sublime oeuvre d'art. Il la tenait précieusement, avec une révérence qui n'avait pas d'égal. Après tout il était un homme de goût qui savait chérir le beau lorsque celui-ci se présentait sous ses yeux.

- Laisse moi, Styx, te prêter serment. Laisse moi te jurer une fidélité éternelle ici et par delà la mort.

Il porta un baiser chaste sur le dos de sa main.

Lazar avait l'impression d'être au paroxysme de son intensité.
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Ven 24 Aoû - 18:31
statuesque dans les lumières vives elle régnait sur le soir naissant, digne et dramatique dressée dans le carmin de la nuit qui tombait. elle convoitait bien des couronnes qu'elle arracherait de ses griffes impies, elle berçait ces rêves au creux de son sein et ne saurait les entacher de sang
styx le contemplait de ses yeux de gorgone

je te le ferai savoir le temps venu.

elle était une reine qui laisserait se consumer d'amour tous ses chevaliers, dans ce brasier de dévouement elle regarderait fondre leurs armures : elle se gaverait de ces incandescences. à lazar pourtant elle offrira des sourires teintés de marbre
grandiose !
elle lui offre sa main et son rire s'égare dans les meurtrissures de l'azur.

alors je jure de faire honneur à ta loyauté.

ils étaient entachés du même sang désormais : il y avait dans leurs doigts entrelacés un rouge éclatant, dégoulinant d'un crime enfin partagé
la mort ne saurait être ensablée par les ans.
elle relève d'une main tendre le visage de lazar et le voilà souillé désormais, plongé dans le même enfer que le sien.
j'ai toujours rêvé de dire ça !

elle pourrait mourir de bonheur, ici, dans les bras du soir ; ça serait beau comme un poème.
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Jeu 20 Sep - 16:41
Cette image-là du bonheur, Lazar aurait voulu l'immortaliser parce qu'elle annonçait que le meilleur restait encore à venir. En imaginant les engeances qui naîtraient de ce serment emphatique, il se sentit frémir ; il n'y aurait rien de plus beau qu'un carnage partagé, qu'un peu de compagnie dans la hauteur vertigineuse de tous ses délires repoussants.

Il avait enfin trouvé une reine à sa mesure, digne d'asservir toute cette humanité détraquée. Elle était faite pour une couronne sanglante qui n'avait jamais trouvé preneur.

Dans son hystérie, alors qu'elle relevait son visage, Lazar lui bâtissait un trône duquel rien ne pourrait la faire déchoir. Il lui donna une place centrale. Elle serait dans son ciel spirituel pareil au soleil qui trône dans l'azur.

Enfin, Lazar se leva en pensant que rien ne pourrait possiblement la lui arracher, car même dans la mort, il irait la rejoindre. Il en serait ainsi. Il le décida et à partir de cet instant précis, lia étroitement son destin au sien, envisagea sa vie comme un prolongement de la sienne.

Il l'adorait aveuglément et n'espérait rien en retour.

Sa propre ardeur se suffisait à elle-même, s'alimentait de sa frénésie qui n'avait de sens que pour lui (et c'était très bien ainsi.). Dans ce vivat incandescent qui brûlait sans matière, se renouvelait sans cesse d'une nouvelle énergie comme si quelque chose de surnaturel le tenait en vie, Lazar se sentait plus vivant que jamais.

Il s'était trouvé une seconde passion et celle-là avait un goût exquis et surtout terrible.

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