Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
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dabberblimp"



 

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-( TW )- ( la valse en trois temps ) + styx

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Ven 10 Aoû - 22:34
(LECTEURS AVERTIS)


◥◤ la donzelle ne criait plus. il avait entendu l'agonie déchirante et puis la délivrance du silence, tout cela parce qu'elle était morte.
on lui avait dit de faire vite ! elle dégobillait son sang et salissait la blancheur nacrée des laboratoires bien qu'elle soit maintenant sans vie.

même dans son trépas son corps continuait à convulser et de ses lèvres carmines coulaient la liqueur d'humanité comme une infinité, preuve qu'elle n'aura jamais son repos si elle n'est pas égorgée.
ces gens-là n'avaient pas le temps d'emmener à l'ankou alors ce sont les faux-anges qui s'en chargent avec leurs bras de sentinelle.
le cadavre souille peu à peu la chemise blanche qui se teinte du rouge-passion tandis qu'il le porte sur son épaule, elle est si légère ! si légère et lourde à la fois, petite et immense. car elle est humaine et envahit l'espace de son odeur âcre, impure et imparfaite.

à chacun de ses pas résonnent les tintements de ses bijoux qui s'entrechoquent et ce monstre opalin trouve que c'est une bien jolie musique ! c'est ce qui lui a plu et fait savoir que ça sera elle, quand il l'a vu dans ce salon de thé avec ses amies.
et maintenant qu'elle porte cette couronne d'épines, fondée d'expériences mortelles sur son corps, elle en est magnifiée : cette jeune adulte est splendide en martyre.

mais là n'est pas la question car elle doit disparaître et vite.

sa souillure a envahi le sol des laboratoires qui se doivent d'être constamment stériles alors il lui faut se hâter pour qu'elle cesse son massacre de profanation involontaire.

hyacinth descend à cette morgue sinistre qui abrite la magicienne : hop, disparue !

es-tu là styx ? j'ai un cadavre qui ne cesse de dégobiller ses tripes mais j'ai besoin faire les formalités de fouilles avant que tu la mettes dans l'acide. et les grands de là-haut ne veulent pas qu'elle tapisse encore plus leur territoire de son humanité.

il sourit un peu car il attend que tu lui ouvres, ce n'est pas un invité impoli non il attend que son hôte l'invite à entrer !

tu vas voir comme elle est belle, maintenant que sa crinière blonde est poisseuse de sang ! dommage qu'elle était humaine.

-- à la fine et souple valseuse qui vous sembla triste et nerveuse par une nuit de carnaval qui voulu rester inconnue et qui n'est jamais revenue tournoyer dans un autre bal
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Ven 10 Aoû - 23:27
on lui avait mis sur le dos une blouse blanche mais cela ne faisait pas d'elle un ange : on n'offrait à styx que des corps déjà raides, la bouche et les yeux scellés par des aveux silencieux
la chair encore tiède mais déjà faisandée.
styx avait ces iris qui semblaient absorber la vive radiance des néons, sombres et amers et surtout indifférents ;
sans vague à l'âme elle annihile les animaux qu'on pose sur sa table -- morts et pathétiques.
c'est qu'elle oubliait bien vite leurs visages chimériques, noyés dans un océan de barbarie et perdus déjà
dès la première giclée de rouge.
au crépuscule styx en était déjà maculée de ce carmin gargantuesque aux airs de festin d'horreur ; on lui jouait des symphonies dorées quand elle ouvrait la porte de son enfer

elle était là, comme un cerbère aux portes du purgatoire.

je suis là. entre donc ! tu peux t'occuper de tout ça ici, on voudrait pas heurter leur sensibilité.

elle lui sourit. bienvenue dans son royaume ! celui des morts où s'égarent bien peu de vivants.
elle ne sent même plus l'odeur de la viande : de ses doigts acérés elle écarte les cheveux blonds devenus roses comme les aubes sanglantes
elle veut voir le visage de sa belle cadavérique et la voilà glorieuse, comme une divine ophélie.

oh, c'est vrai, quel gâchis

de ses bras de perséphone embrassant les carnages elle se saisit du corps abandonné aux limbes, léger comme un lys dans ses mains sardoniques

il faut la débarrasser de ses affaires.

effeuiller vénus de son précieux linceul pour n'en voir plus que l'humanité (bestiale et dégueulasse)

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Sam 11 Aoû - 0:39
◥◤ cela fait longtemps que hyacinth ne craint plus ces sourires édentés de bonnes intentions et qu'il résonne en lui dans une drôle d'indifférence
après tout le sien aussi sonne creux.
il te laisse contempler cette oeuvre des plus grands, écarter ses boucles comme on le ferait avec un bambin, vous êtes de bien fiers parents.
ce n'est toutefois pas l'heure aux belles tendresses et aux mœurs adoucis.

tu le sépares de sa jolie poupée et ce bourreau injuste essuie ses doigts maculés de son or rouge sur le tissu de sa chemise. il vous observe là les deux amantes quand tu la tiens dans tes bras énamourés - quelle belle valse il pense !
dommage qu'elle doive s'écourter pour que tu la déposes sur son lit de mort.

il contemple cette aurore des temps modernes et qui n'aura aucun prince pour la sauver, et redresse son minois livide d'une main ferme.

je ne comprends pas pourquoi le sang continue à se découler de sa bouche, ça la rend tristement pathétique.

le narcisse essuie le dos de ses phalanges entachées fraîchement sur son front.
et d'un mouvement tendre, il vient décrocher le collier à son cou - une chaîne d'or avec sûrement un diamant rougi par les péripéties de son ancienne propriétaire.

il t'irait bien. soulève donc tes cheveux.

il se glisse bien paisiblement derrière toi pour te passer ce funeste bijou si tu l'acceptes : n'y'a-t-il pas plus beau que de couronner la mort par le bien le plus précieux de ses victimes ?

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Sam 11 Aoû - 1:23
elle l'avait invité dans son cimetière aseptisé, blanc d'une sainteté souillée par l'éclosion de pivoines vermeils. hyacinth était le gardien sans émoi d'une princesse aux tendres floraisons ; un lucifer aux lèvres pales qui jetait à ses pieds l'humanité damnée
qu'elle était belle ophélie entachée par le mépris de sa race qu'il fallait mener à l'abattoir.

ils ont peut-être percé un poumon, là-haut. ça finira par s'arrêter vu que le coeur ne bat plus.

couronnée de lumières électriques elle n'exhale plus un souffle : il était temps de sonner les vêpres pour sa vie écourtée en un hymne sanglant
en un rire elle soulève ses cheveux aux noirceurs d'hellébore pour laisser ses doigts fins parer sa peau de pierres précieuses. de sa majesté dépouillée elle croquera les diamants, gorgée de leurs éclats morbides au vague goût de sang.

alors, qu'est-ce que tu en penses ?

elle fait face à hyacinth et d'un geste de tragédienne dégage sa gorge d'ambre ornée d'insouciance ; elle jetterait à ses pieds la beauté funeste de tous les corps amoncelés dans leurs bras

je me fies à ton goût, tu as su si bien la choisir.

elle essuie les lèvres froides de leur amante avec une tendresse carnivore : elle était frêle et splendide comme un papillon écrasé.

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Sam 18 Aoû - 23:50
◥◤ tu es très belle.
ainsi naît les mots de ce veuf sans ressentis à ton égard, mais il n'a pas peur de la beauté des compliments ! les valseurs dansent avec n'importe quel partenaire, il ne craint alors pas de danser avec les mots à tes côtés.

vous avez donc le même goût pour les choses raffinées ! parce qu'il serait mentir de dire que la beauté de cette poupée n'est pas délicate et d'une finesse digne des plus grands artistes oui- et que vous savez tous deux apprécier cette création pourtant chaotique de la nature.

quand tu lui fais face il se permet de ses longs doigts craie de caresser les pierres entachées pour davantage salir de votre péché commun son enveloppe charnelle :  il est fier oui, de ce meurtre organisé !
après tout c'est un bien doux quotidien, quoiqu'un peu trop teinté de carmin pour la majorité des gens.

il se redirige vers l'âme en repos presque tendrement et l'observe patiemment.

oh eh bien... ils auraient quand même pu faire ça plus proprement !

il se penche dans son immensité pour venir déboutonner la robe de votre victime et poser ses mains sur sa poitrine maintenant froide de vie : c'est un répit sans fin qui s'offre à vos yeux.

ainsi il répare de l'intérieur, comme on change les pièces d'un ordinateur qui ne marchera plus jamais : c'est pour la satisfaction d'achever proprement et de savoir qu'une fois qu'elle coulera dans l'acide, toutes ses cellules crépiteront en dansant.

voilà ! elle devrait arrêter de saigner ainsi.

il ouvre sa bouche immobile pour laisser les dernières trainées s'en aller ; il la vide de ses tripes.
il se redresse et te dit, très simplement.

elle semblait vraiment riche. si tu veux te servir, fais-toi plaisir. c'est rare de tomber sur des trésors comme elle et encore intacte de ceux d'en-haut.

il hausse doucement des épaules.

sinon je ferai mon boulot, laisse juste son téléphone portable pour que je le fouille si tu es décidée.
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Lun 3 Sep - 23:40
les éloges venaient mourir à ses oreilles dans des soupirs outremers, elle voudrait qu'on la prie comme une déesse parée d'or et d'oeillets
à la beauté terrible.

ah ! tu es un ange.

dans les rires séraphins elle n'oublie pas leur nymphe blonde aux moires naïves, un rien divines ; sous les suaires il y avait de l'amour au goût de belladone.
oh, cette belle, elle mériterait des camélias que hyacinth fait fleurir sur sa peau

elle est vraiment parfaite, maintenant.

quelle pitié de devoir égrener aux quatre vents toutes les ruines de son élégance ! il ne resterait plus rien de cette rose poussée dans la misère, c'était la mort d'un flamboyante d'une ataraxie qu'on noierait dans l'acide.

justement, c'est un trésor, je ne veux pas la saccager. mais je garde le collier.

elle aligne ses outils en rang mortuaire, c'était là les instruments d'une torture silencieuse à l'odeur d'antiseptique. de ses mains de thanatos elle allait tout couvrir de rouge

je vais m'y mettre. il ne doit rien en rester.

elle dénude aphrodite de sa robe d'écume et peut-être la voilà déjà moins déesse. il fallait faire couler de sa peau les pierres précieuses sans en érafler le marbre ; mais une fois découpée, on y verra mieux toute la disgrâce d'une humanité barbare.
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Dim 9 Sep - 22:58
◥◤ vous ne pouvez pas vous laissez hanter par les fantômes du souvenir alors il faudra bientôt se séparer de l'angelot. il opine doucement à tes paroles pour te laisser d'abord lui retirer sa première enveloppe, la première couche qui sépare l'épiderme à l'air pesant des sous-sols.
il s'agenouille à ses pieds et constate avec un peu de mélancolie froide à quel point elle doit être jeune : il n'y'a que les moins de vingt ans pour enfiler des baskets avec de la mousseline.
il défait les lacets silencieusement et s'adonne à la tâche, ses petons sont maintenant nus de vie.

il n'y'a rien de sensuel quand il retire la dentelle de ses sous-vêtements et qu'il les range solennellement sur la robe pliée sur le côté. elle se baignera sans artifice, car maintenant elle n'a plus que le sang comme maquillage.
et entre le soutien-gorge et son sein, il y' la carte transparente déclinant son identité. hyacinth s'en saisit et la glisse dans sa poche indifférent à la dramatique scène qui se déploie. il récupère les boucles d'oreille et énonce finalement.

il faut que j'en discute avec le service d'infiltration, mais la petite a été récupéré à une fête mondaine. j'aimerai qu'un krärn prenne sa place pour mettre la main sur la richesse de ses parents après les avoir tués.

il te sourit doucement, s'écartant en levant les bras.

je te laisse finir ce chef d'oeuvre.
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un été sans fin se cachait dans ses mains et là sur ma peau il faisait beau
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