ANNÉE 1983, DAVID, DERRICK ET DUSTIN, PASSIONNÉS PAR LA SCIENCE-FICTION ET LA POP CULTURE, DÉCIDENT D'ENVOYER UN MESSAGE DANS L'ESPACE GRÂCE À UN ORDINATEUR SOPHISTIQUÉ DEPUIS LEUR PETIT GARAGE À COSMOPOLIS, DANS LE CONNECTICUT. PUIS C'EST PARTI EN COUILLE.PLUS DE TRENTE ANS APRÈS, GRÂCE AUX EXPLOITS INFORMATIQUES DES "3D" (POUR "THREE DICKS"), LES ALIENS FOULENT ENFIN LE SOL TERRESTRE ! MAIS À QUEL PRIX ? C'ÉTAIT À L'ÉPOQUE UNE SIMPLE PASSION. NI FEMME, NI EMPLOI, DAVID, DERRICK ET DUSTIN ONT PASSÉ LE PLUS CLAIR DE LEUR TEMPS (ET LEUR VIE) À ÉTUDIER L'ESPACE ET LA POSSIBILITÉ DE LA VIE AILLEURS QUE SUR NOTRE BELLE PLANÈTE. SANS DIPLÔMES OU CERTIFICATS, ILS SE CONTENTENT DE CONCEVOIR DES ORDINATEURS ET AUTRES SOFTWARES CHEZ EUX DANS LE SEUL INTÉRÊT D'ENVOYER UN MESSAGE AU-DELÀ DE LA SURFACE TERRESTRE. ILS L'ONT APPELÉ CODE COSMO EN HOMMAGE À LEUR VILLE CHÉRIE (C'EST FAUX, ILS N'ONT JUSTE AUCUNE IMAGINATION), COSMOPOLIS.
EN COURS D'AFFICHAGE (WADE ET LE CODE SE BATTENT)

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Will this step just be another misstep. ϟ Ethan. [+18] •• end

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Drake K. Calvelli
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Mer 15 Aoû - 23:54
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Why are expectations so high?.
Is it the bar I set?
My arms, I stretch, but I can't reach.
A far cry from it, or it's in my grasp, but as.
Soon as I grab, squeeze.
I lose my grip like the flyin' trapeze.


Un courant d'air. Qui passe furtivement entre deux verres. Une main tremble une seconde et ils tintent violemment. Dans un silence de plomb, le monde autour continu à vivre. Les bruits de pas dans la rue remontent à tes oreilles distraites. Tu relèves la tête, Drake. Un chiffon dans une main qui se pose sur l'épaule. Un plateau dans la seconde. Ton regard clair se perd dans la foule dehors. Elle erre par ce temps mitigé. Presque mauvais. Il va pleuvoir. Ce soir ou cette nuit. Il va pleuvoir quand tu vas rentrer chez toi au matin. Il va pleuvoir. Peut-être même qu'il y aura de l'orage. Un orage bruyant. Intense et brutal. Qu'il soit à l'extérieur ou à l'intérieur de toi, il aura lieu. Depuis cette nuit-là, tu te sens mieux. Tu te sens capable de lui décoller ton poing. Et tu le feras. Quand sa gueule de con va passer la porte. Parce qu'il vient. Aujourd'hui. Tu as eu un message de sa part. De Meredith aussi. C'est pour elle que tu le fais. C'est ce que tu te dis. Tu le fais pour qu'elle n'ait plus besoin de lui démontrer de la gentillesse. Pour qu'elle n'ait plus besoin de t'envoyer ce genre de message. C'est ce en quoi tu crois. Dans ton regard clair, on le remarque aisément. C'est subtil et éphémère, mais on le voit. Que tu le fais surtout pour toi.

Tu peux mentir.

Te voiler la face. L'être humain court toujours après la facilité. Il s'évertue à se noyer dans un amas de connerie pour survivre. Pour trouver une branche à laquelle se raccrocher. Factice et inventée de toutes pièces. C'est comme cela que tu vis. En t'accrochant à une chimère pour relever la tête. Tu n'es pas brisé, Drake. Tu as accentué un mal-être en refusant de t'aider. De faire face. D'accepter. Aujourd'hui tu es une boule de nerfs. Comme la veille. Comme il y a trois ans. Comme il y a dix ans. Cette même boule de nerfs qui se tourne vers lui à présent. Tu as l'air si calme pourtant. Si calme à te tenir droit. À regarder par la fenêtre. Les clients ne sont pas encore là. Ce bar miteux dans un coin sombre d'une ruelle perdue du centre n'attire que des habitués. Une belle brochette d'ivrognes pauvres qui essayent toujours de taxer. Ici, tu te tiens droit. Regardant ce que tu perds dehors. Regardant ce que tu perds tous les jours. Depuis si longtemps. Et tu ne gagneras rien à accepter de lui parler.

Rien, mais tu ne peux pas t'en empêcher.

De soupirer et de finir par craquer. De prendre le temps d'écouter ses conneries. Il va t'agacer, tu le sens. Tu ne sais pas quand il sera là, mais tu l'attends déjà. « Hé morveux ! Bosse au lieu de regarder par la fenêtre ! » tu tournes des yeux sereins. Presque trop effrayant venant de toi. Ils sont si calmes, qu'ils font peur. C'est la drogue, sûrement. Parce que tu en consommes toujours avant. Une quantité importante pour te calmer. Pour ne pas sombrer. Pour ne pas disjoncter. « Ouais. » tu murmures vaguement. Retournant t'occuper des verres qui n'ont pas été ramassés de la veille. C'est toujours un vrai bordel ici. Dans un soupire las, tu retournes à la vaisselle. Avant que les visages que tu croises chaque jour, reviennent. Avant que tu ne sois obligé de t'abîmer les mains pour les foutre dehors. Avant que tu ne sois soumis à la connerie humaine. Avant que tu ne sois forcé de voir la déchéance humaine. Tu la regardes, mais tu ne juges pas. Parce que finalement, tu ne vaux sûrement pas mieux qu'eux.
Encore moins alors que tu l'attends maintenant. En te demandant ce que tu fais et à quel point tu es con d'accepter.

Into the dark I plummet, now the sky's blackenin'.
I know the mark's high, butterflies rip apart my stomach.
Knowin' that no matter what bars I come with.
You're gonna harp, gripe, and.
That's a hard Vicodin to swallow, so I scrap these.
As pressure increases like khakis.
I feel the ice cracking.

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Ethan Fitzgerald
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Jeu 16 Aoû - 0:42

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Les doigts agrippent le métal froid.
Poussent en avant, laissant entrer l'air lourd du crépuscule.
Dans le bar silencieux.
Il va pleuvoir ce soir.

« Bonsoir. » Un sourire vient éclairer l'ambiance un peu lugubre de l'endroit. Le tien. Tu entres dans le bar comme convenu Ethan, habillé d'une simple chemise noire, et d'un pantalon tout aussi sombre. Tu aurais pu paraître classe Ethan, si seulement des baskets ne venaient pas briser l'image. Paré d'un léger manteau, tu sembles arriver comme Batman. Tu regrettes presque l'effet de tonnerre lorsque tu aurais poussé cette porte. Alors on aurait vu ton ombre s'étaler sur le sol, agitant ainsi les habitants de ce petit endroit. Mais malheureusement, tu n'es pas Batman. Alors tu écrases ta clope dans un cendrier avant d'avancer. Fourres tes main dans tes poches, continuant d'arborer cette fausse mine réjouie. Tes pas avancent, se frayent un chemin entre les tables, pendant que tes yeux examinent scrupuleusement l'intérieur de la pièce. Il n'y a pas grand monde. Quelques hommes te dévisagent rapidement, tu souris poliment, ils tournent la tête. Tu n'es qu'une distraction passagère, une tête inconnue que l'on fixe quelques secondes avant d'oublier pourquoi on la regarde. Tu n'es pas de ceux qui cherche la popularité en s'exhibant publiquement dans un quelconque défi stupide. On ne te retient pas pour des raisons aussi futiles. Attirance, feeling, sexe. Voilà ce qui te différencie généralement des autres, sans pour autant te faire porter une pancarte lumineuse au dessus du crâne. Tu ressembles un peu à un aimant : stupidement attirant, et pourtant désespérément perdu dans la vie qui file. Invisible.

Tes talons claquent contre le sol, et tu t'approches du comptoir. Toujours ce même sourire, toujours ces mêmes dents blanches qui ne veulent qu'une chose : mettre le monde dans sa petite poche. Il y a un homme qui gère ce bar, il te regarde, demande ce que tu souhaites. Tes yeux parcourent la liste, et se posent sur ton habituelle consommation. « Un whisky s'il vous plaît. » Attente. Tes iris sondent la salle. Attente. Aucune tête rousse ne fait biper ton alarme. Pendant une demi-seconde, tu imagines qu'il n'est pas là. Secoue la tête. S'il n'est pas venu, alors tu viendras le chercher par la peau des fesses. Tu lui feras comprendre qu'on se moque par d'Ethan. Tu es tolérant. Enfin tu penses l'être. Il a intérêt à être ici, le jeune chiot téméraire. Ton whisky se pose avec quelque peu de brutalité, et tu effleures avec rapidité la main du barman, le poignardant d'un sourire prédateur. Tu ne souhaites pas en faire ton casse-croûte, tu espères juste un renseignement. « Vous savez où se trouve Drake ? Nous avons... Un petit tête-à-tête tous les deux. » Sourire poli. Tu ne fonctionnes qu'avec ça. Masquer ton intérieur décrépi, sale et tâché. Incolore. Sombre. « Il est à la plonge. » Alors tu le vois disparaître. Ce qu'il va faire, tu l'ignores. Tu restes là, accoudé au comptoir. Une minute. Tu décides de migrer vers une table de libre, whisky à la main, repérant une place un peu éloignée des ivrognes puants la bière et l'alcool de basse qualité. Tu t'assoies, croises les jambes. Ton index court sur le bord du verre. Puis tes lèvres. Une langue vient chasser cette goutte rebelle qui colle sur celles-ci. Tes yeux fixent tantôt la foule, tantôt dehors. Fixent les nuages sombres.

Oui.
Il va pleuvoir ce soir.

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Drake K. Calvelli
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Jeu 16 Aoû - 2:26
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Une chaleur étouffante.
Et les verres qui défilent.
Les secondes qui s'enrayent.
Et ton esprit éparpillé.

Un reflet. Qui passe et disparaît. L'espace d'un instant, tu vois tes propres yeux clairs dans l'éclat des verres. Il suffit d'un peu d'eau et d'un coup de chiffon pour qu'ils brillent. Ils deviennent étincelants. Hypnotisant. Pendant un moment, tu te perds dans cette vision. Ils sont si clairs. Si transparent. À tel point que tu ne souhaites qu'une fois : les éclater contre un mur. Pour briser cette illusion parfaite. Cet équilibre qui tangue sur un fil. Tu détestes cette vision. Elle t’écœure. La vie n'est jamais semblable. Ça te bouffe. Intérieurement. Lentement. Rongeant cette patience inexistante. Tu soupires. Relâche ton potentiel crime près des autres. Et machinalement, tu recommences. Inlassablement. Un. Deux. Trois. Quatre. Dix. Vingt. Combien exactement ? Il y a autant de connards qui passent ici ? Affolant. Les déchets se rassemblent tous ensemble. Proche de toi. Tu es sûrement le pire. Un fin sourire aiguise tes lèvres mornes. Et la porte s'ouvre. Doucement. Tu reconnais les pas. « Hum ? Y a un problème d'jà ?... » tu attends le pire. Ils viennent d'arriver qu'ils sont déjà bourrés ? Ce ne serait pas si choquant que ça. Quand tu y penses. Les déchets sont les pires. Et tu te tiens au sommet. Dans ce bar aux allures lugubres. Tu es Prince. Un petit prince en-dessous du Roi. « Quelqu'un est là pour te voir apparemment... un grand mec avec des cheveux foncés. » tu relèves les yeux. Ton sourire disparaît. C'est le moment.

De le revoir.

Tu perds une main sur son épaule en sortant. Tout va bien. C'est ce que tu dis. Silencieusement. Et tu passes cette porte. Claquant le chiffon sur le bar. Tu prends un whisky à ton tour. Une demi-seconde. C'est le temps nécessaire pour le voir. Pour le remarquer. Pour l'accrocher. Toujours. Il attire ton regard si aisément. Il suffit qu'il soit là. Dans la même pièce et tu le vois. Tu ne vois que lui. Connerie. Foutaises. Saloperie. Tu fronces les sourcils et t'avances. Traînant des pieds. Désabusé. Tu ne voulais pas le voir. Mais tu as accepté. Tu ne peux plus revenir en arrière, Drake. Un nouveau soupire. Tu poses ton verre lourdement sur sa table. Tes doigts glissant autour un instant. Et tu l'observes. Le jugeant de haut. Tu as la sensation que ça fait une éternité.

Une éternité que tu ne l'as pas vu.

Pourtant, tu n'as qu'une seule réaction. Une seule et unique. Serrant les doigts. Les phalanges s'écrasent. Tu le frappes. Sans ménagement. Sans attendre. Tu sens cette colère. Qui grimpe et qui dévore. Connard. Tu souffles. Tous les mots qui viennent de se bloquer dans ta trachée. Tous les mots qui ne sont pas sorti pendant que tu le frappais. Tu te sens fébrile, Drake. Sentant ton poing trembler. Pourquoi ? Il te fait chier. Jusqu'à quand est-ce qu'il compte s’immiscer chez toi ? Dans les moindres de tes réactions ? Tu réponds à sa façon d'être. De te sourire. De te parler. De te regarder. Ce feeling que tu refuses d'accepter. Connard. Tu déglutis, Drake. T'asseyant enfin. Il va te frapper. Sûrement. Tu l'attends. Lançant simplement un : « J't'écoute. Alors dépêches-toi. Après casse toi, j'ai du taff. » et tu bois une gorgée.
Lui crachant ta rage par tous les pores de ta peau.

C'est contre toi.
Cette rage, elle est contre toi.
Parce que tu l'attendais.
Tu attendais qu'il revienne vers toi.


Il n'y a rien de pire que l'être humain. Que les ressentis. Que les sentiments.

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Ethan Fitzgerald
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Jeu 16 Aoû - 14:21

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

La peau est froide.
Encore humide.
Ca sent le liquide vaisselle et la vapeur.

Ta chaise tangue, s'écroule. Tu tombes à terre, ta tête heurte le sol. A peine le temps de l'apercevoir, le rouquin, que la douleur commence. A peine le temps d'ouvrir la bouche et il te semble percevoir le goût métallique si caractéristique du sang. Alors dans un sourire, tu te redresses, soupires, essuyant cette goutte rougeâtre du pouce. « Je suppose que j'ai mérité celle-là. » Tu le dis surtout pour toi. Tu t'y attendais un peu. Alors tu lèves ton regard sombre et le pose dans le clair du rouquin qui te domine de sa hauteur. « Je suis aussi ravi de te revoir Drake. » Sourire en coin. Yeux plissés. Cette même bouche qui ne cesse jamais de se moquer, de taquiner. Alors tu te redresses, tu toises à ton tour, à nouveau le plus haut. Est-ce qu'il s'attend à ce que tu frappes à ton tour ? Est-ce qu'il s'attend à sentir ton poing contre sa mâchoire ? Probablement. Mais pas aujourd'hui. Non, tu n'es pas là pour te battre. Pas aujourd'hui. Alors tu te penches vers lui, allumant une clope. Alors tu te penches vers lui, soufflant cette fumée sur ce visage haineux. Presque apeuré de représailles. Et tu ricanes. Tu sais avoir le dessus. Tu sais que malgré cette attaque surprise, tu n'as rien perdu de cette confiance et de cette supériorité qui est tienne. Mais finalement, tu t'assoies, avant qu'il ne le fasse à son tour. Récupère ton verre en miettes sur le sol, regardant avec peine le liquide doré éparpillé. « Dédommage-moi d'un whisky. » Sourire angélique. Personnalité de démon. Tu t'assureras que la mort de ce verre soit remboursée.

Tu sens la tension entre vous deux. Tu sens qu'il n'a pas du tout envie d'être là, avec toi. Tu le regardes en silence. Toujours cet air moqueur sur les lèvres. Tu l'observes. Il t'a manqué. Ce visage colérique. Ce roquet bruyant. Violent. Tu aimerais le taquiner encore. Mais tu te cales finalement dans ta chaise, adossé à celle-ci. Rallumes un peu ta clope. Tu perds soudainement ce sourire, pour une mine grave. Sérieuse. Ca t'arrache la gueule d'avoir à dire ça. Tu croises les jambes. « Tout d'abord, sache que je ne regrette rien à ce qu'il s'est passé. C'était même plutôt agréable. » Est-ce que tu espères son pardon en balançant ce genre d’imbécillités ? Crétin. Un rictus passe rapidement sur tes lèvres. Mais avant que Drake puisse renchérir, tu lèves un index. « Mais. Déjà, on m'a conseillé de venir m'excuser. Et de plus, tu m'intéresse beaucoup trop pour que je te laisse tranquille. » Tu lances alors un sourire pur digne une écolière vierge. « Donc je m'excuse pour ce qu'il s'est passé. J'aimerais qu'on passe l'éponge sur ce jour-là. » Évidemment, tu n'en penses pas un mot. Encore une fois, tu ne regrettes pas du tout ce qu'il s'est passé, et pour toi, c'est le rouquin qui l'a cherché. Mais, si cette histoire dégrade à jamais ta relation avec lui, alors il faut bien que tu te forces à t'excuser, même si ta colère est pour toi, la plus grande source de justification. Tu te penches vers lui, et croises les bras. « Crois-moi, tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement. » Oh ça oui.

Tu seras l'aimant à son opposé.
Tu ne comptes pas le laisser filer.
Peut importe combien il te déteste.
Ou te hais.

C'est drôle, comme l'être humain se complaît dans sa souffrance. Comme il aime se sentir vivant en étant blessé. Comme il se jette lui-même dans les ronces qui le détruiront. Tout ça pour une poignée de sentiments imbéciles.

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Drake K. Calvelli
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Jeu 16 Aoû - 15:27
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Le bruit du verre.
Qui se brise par terre.
Une partie de toi.
Vient de s'éveiller.


Cette sensation. Enivrante. Vivifiante. Tu ne la connais que trop bien, Drake. Quand tu frappes quelqu'un, tu te sens vivant. Quand tu sens un poing, tu te sens enivré. C'est stupide. Tu te complais dans la douleur. Dans une douleur physique. Qui vrille l'estomac. Qui vibre dans les veines. Mais tu aimes ressentir. L'impact sur tes phalanges. Et les bruits lourds d'un corps. Il tombe, Ethan. Mais il se relève. Grand. Dominant. Tu es un clébard rebelle. Alors tu ne relâches pas son regard. Dans l'impatience. Dans l'attente. Il va te frapper, non ? Rien. Il décide que c'est mérité. Qu'il ne te rendra rien. Et tu fronces les sourcils. Perplexe. Pendant un instant, tu regardes le sol. Le liquide doré du péché qui s'enlise entre le parquet. Fait chier. Tu vas devoir nettoyer plus tard. Tu finis par t'asseoir. Face à lui. Le regardant. Lui et son sourire en coin. Dégueulasse. Ça te démange de le frapper encore, mais tu ne fais rien. Tu n'esquisses même pas un mouvement. Si tu le frappes trop, il restera plus longtemps. Laisse-le parler, qu'il parte enfin. Tu lui offres un majeur bien dressé, mais tu tournes les yeux vers le bar. « Un whisky. » c'est ton collègue. Aucunement besoin de politesse entre vous. « Comme ça t'seras content. » que tu marmonnes.

Alors lentement, tu lui fais face.

Sans un mot. Sans rien dire. Attendant seulement. D'entendre ce qu'il a dire pour le voir disparaître. Évidemment Drake, à quoi tu t'attendais réellement ? Plus la conversation se fait à sens unique et plus tu comprends. Il ne compte pas t'oublier. Il ne compte pas te lâcher. Tu t'attendais à quoi ? Et pourquoi... pourquoi est-ce que tu sens un poids en moins ? En réalité, tu l'aimes bien. Parce qu'il ne se laisse pas démonter. Parce qu'il se tient toujours droit devant toi. Parce qu'il reste là. Il te regarde droit dans les yeux. Sans sourciller. Ce n'est pas seulement qu'une grande gueule. Il t'emmerde, oui. Tu as envie de le frapper, oui. Mais tu ne t'ennuie pas. Quand il est là. Soupirant en silence, tu fronces les sourcils à nouveau. « T'as l'air désolé de rien, connard. Viens pas ici pour m'baratiner de conneries. Si t'es pas désolé, dis-le ! J'déteste qu'on m'prenne pour un con, enfoiré ! » tu ne sais pas. En réalité tu ne sais pas s'il ment ou pas. Mais tu tentes. Pour voir. Pour mieux comprendre. Il le voulait, non ? T'embrasser, c'est ce qu'il voulait. Depuis un moment sûrement. C'est ton cul qu'il cherche, t'es pas débile. Il suffit de voir ses yeux. « Si j'te laisse mon cul une fois... tu disparais ensuite ? » un regard sérieux. Effrayant de sérénité. Pourtant tu brûles. Tu brûles de tant de sentiments contraire. Ils se disputent actuellement. Une fois est sûre cependant : tu ne compte pas le laisser te dominer. Tu ne peux pas te départir de ta fierté.

Elle est trop ancrée.

« C'est c'que tu cherches, non ?... J'sais pas, t'as pas assez de jouet dehors ? T'es lassé d'ceux qui te tournent autour ? Quoi, c'parce que je résiste que tu me saoule comme ça ? T'veux quoi au juste ? » tu cherches à comprendre. Pourquoi il s'accroche comme ça. Drake, tu es faible. Quand les gens veulent sincèrement rester avec toi, tu sens ce cœur enflé. Enflé et comblé le vide qu'elles ont laissées. Un vide affectif que tu cherches désespéramment à panser. Inconsciemment. Silencieusement. T'es trop con pour te laisser tenter. Trop con pour te laisser piéger. Tu ne veux plus courir après les autres. Quand tu le vois te courir après, tu as envie de le frapper. Parce qu'il ose faire ce que tu ne peux pas de manière si légère. Connard.

Connard trop sûr de lui.

Un soupire, encore. Tu attrapes ton verre entre tes doigts blessés. Buvant une gorgée. Une deuxième. Finissant ton verre rapidement. Tu vois le sien arriver et tu tends le tien. « Merci. » c'est tout ce que tu dis. Aucunement besoin de demander. Il a compris. Vous vous comprenez. Et tu retournes ton regard sur lui. Il est beau. Tu te le dis. Souvent. À chaque fois que tu le vois. Il est beau, mais c'est une plaie. Dommage. « T'bosses pas ? T'as la belle vie, mais on va finir ça rapidement. J'ai autre chose à faire. » et tu ne dis rien. Rien de plus. Attendant ton verre que tu prends le temps de boire à présent.

Tu oscilles.
Entre un vent calme.
Et une marée agitée.
Incapable de trancher.

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DrakeKeo
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Ethan Fitzgerald
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Jeu 16 Aoû - 20:35

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu souris.
Fier de sa réponse silencieuse.
Ton whisky sera bientôt là.
Réunis.

Tu ignores son marmonnement. A vrai dire, tu as ton whisky, donc pour l'instant, tout va pour le mieux. Ta joue est douloureuse, mais pas suffisamment pour troubler tes pensées. Et puis, tu te défouleras probablement sur un ou deux mecs en sortant. Car à ton avis, cette discussion allait être peu plaisante. Pour l'un comme l'autre. Le rouquin était explosif, comme toi. Il fronce les sourcils, tu ne te démonte pas pendant qu'il crache sa colère. Puis tu prends un air plus sérieux. Tu plonges tes yeux dans ceux du rouquin, tu ne le lâches pas. Tu ne cligneras pas des yeux le premier. Tu ne le laisseras pas t'avoir; T'avaler. De toute façon, c'est impossible. Rien ne t'atteint. Rien ne peut. Rien ne peut plus t'atteindre de toute façon. « Ouai bon, j'suis pas du tout désolé. » Tu dis ça d'un ton neutre, mais presque chantant. « Tu m'as provoqué, j'ai réagis. A ma manière. T'aurais préféré que j'te colle mon poing dans la gueule ? » Agressif. Un peu. Tu te remémore la scène. Cette phrase. Cette existence parasite qui trouble votre relation. Du moins celle que tu aimerais avoir. Oui, l'existence de ce "copain". Tu ne sais toujours pas s'il existe vraiment. Mais tu t'en moques. Parce que malgré ça, Drake sera à toi, un jour ou un autre, tu es patient quand il s'agit de ça. Patient car tu ne doutes pas. Il le sera. Rien qu'à toi. Au moins une heure. Une minute s'il le faut. Tu soupires. « J'me suis énervé. Mais même si c'était con, j'regrette pas... » Rictus. « parce que j'ai vraiment apprécié ça. »

Et puis un instant tu bloques. Et te met à rire, un beau rire terriblement sincère. Puis tu lui offres un sourire charmeur au rouquin, armé d'un regard sensuel comme tu sais les faire. « C'est une offre terriblement tentante... Mais il y a deux problèmes : premièrement, c'est pas drôle si tu me l'offres juste pour que j'dégage. Ca s'rait trop simple. Deuxièmement... je risque encore moins de te laisser fuir après ça. » Le regard devient vicieux. Obscène. Tu aimerais tant montrer qu'il se trompe lourdement. Qu'il ne sait pas ce qui l'attend. Et qu'il ne pourra plus te fuir une fois qu'il aura goûter à ça. Parce que si ça arrive un jour, et tu en avais si envie, tu allais lui faire comprendre que dans un lit, c'est toi qui le domine, et sans peine. Et effectivement, Drake met le doigt sur une chose importante, qui fait se serrer ta poitrine. Comment expliquer cette chose si dure à t'avouer à toi-même ? Tu t'adosses à ta chaise, croises à nouveau les bras. Ton regard se perd un peu, se fixe sur le rouquin, repart. Tu cherches tes mots. Cherches une échappatoire à cette question. « J'sais pas en fait. T'es d'ceux qui s'assument. D'ceux qui disent c'qu'ils pensent. T'as pas peur de m'frapper, de m'insulter. C'est peut-être du défi. Mais je pense qu'il y a autre chose, et cette chose m'échappe. » Tu hausses les épaules, comme pour laisser tomber. « J't'appelle si j'trouve. Tout c'que je sais, c'est qu't'es pas prêt de me voir partir. » Tu fuis. Fuis la question. T’encenses un peu, puis tu fuis. Esquives le plus important. Tu ne veux pas y réfléchir. Ca ferait trop mal. Enfin tout dépendait de ce que tu comptais trouver à l'intérieur de toi-même. Tu ne veux pas réfléchir à pourquoi il te tient tant à coeur. Pour toi, c'est tout trouvé. Il est intéressant, imprévisible. Sexy à en mourir. Violent à en crever. « J'suis peut-être un peu maso sur les bords qui sait ? » Tu souris. Mi-rictus, mi-sincère. C'est intéressant. Ce jeu l'est. Parce que tu veux le voir détruit. Tu aimerais sentir l'extase de le voir s'écraser dans le creux de ta main, le posséder entièrement.

Mais après.
Cette pensée t'obsède et te fait peur. Après. Comment imagines-tu la suite ? Coucher avec lui et puis ? Le lâcher ? Perda-t-il tout intérêt à tes yeux après ça ? Meredith avait raison. Tu n'en as aucune idée, ça te terrifie. Te laissera-t-il à nouveau seul ? Où est-ce que tu tenteras de le faire tien pour toujours ? Comme Lise. Tu te crispes. Jamais tu ne veux recommencer ce genre d'histoire, tu as définitivement tiré un trait. Qu'on ne te parle pas d'amour. C'est niais. Mielleux. C'est faible. Mortel. Ridiculement mortel. Jamais tu ne ressentiras ça à nouveau, tu te l'étais juré. Alors tu as érigé un serpent noir autour de ton coeur, t'en rappelles-tu ? Ce serpent qui dévore les sentiments. L'âme. Ce serpent qui n'est que désir et violence. Négatif. Il ne laisse aucun rayon de lumière. Rien, tu t'es promis d'être le pire des pourris. Juste pour échapper à ce rayon. Rayon de bonheur. Rayon de faiblesse. Mais après tout, pourquoi te prends-tu la tête avec cette pensée. Ce n'est rien de tout ça avec Drake n'est-ce pas ? Rien. C'est un intérêt purement sexuel. Corporel. Du désir seulement n'est-ce pas. Tu le tournes en boucle, comme si tu essayais de sauter à pieds joints dans cette idée. Tout ça n'est qu'une faste face pour tuer le temps pas vrai ? Une fois tout ça terminé, tu seras seul, tu le sais ? Oui, tu y es préparé.

Tu attrapes ton whisky. Comme une bouée de sauvetage. En bois la moitié d'un trait, comme si ce liquide fort pouvait sauver quoique ce soit à ton âme en miettes. « J'ai posé ma journée. » Ta voix est rauque. Grave. Absente. Tu fixes le fond de ton verre à moitié vide. Et braques à nouveau ton regard sombre sur le rouquin. « Tu vas rien faire du tout. » C'est froid, si froid. On toucherait ton corps qu'on s'en gèlerait les doigts. Tu sembles réaliser. Ton visage se détend, un sourire vient renaître sur tes lèvres. Mais ça n'apaise pas la tornade qui fait rage. Tu entends la pluie qui tombe dehors. « Il n'y a pas grand monde ici, et dehors il fait un temps d'merde. Si tu me parlais d'toi un peu. Comme tu me le fais remarquer, j'ai beaucoup trop de temps libre. »

Tu harponnes.
Comme une pêche à la ligne.
Tu changes d'hameçon.
Un plus petit.

Comme pour que le poisson ne morde pas tout de suite. Prolonger l'instant. Tenter d'endormir la proie. Une proie qui n'a pas envie de dormir. Et qui irait jusqu'à se mordre pour ne pas avoir l'envie.

Si exaltant.

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Drake K. Calvelli
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Ven 17 Aoû - 4:25
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Des excuses.
Foireuses.
À moitié dites.
À moitie pensées.


Tu le savais au fond. Qu'il était venu ici pour te baratiner des conneries. T'endormir avec des excuses bidons et lamentables. Pour essayer d'amadouer la colère qui erre. Celle qui luit au fond de ton regard clair. Ce regard qui s'assombrit si aisément. Quel connard. Ce mec . Jusqu'à où compte-t-il t'attaquer ? Il ne va pas te lâcher. Et tu soupires. Exaspéré. Tu détestes les gens qui s'accrochent. Parce qu'ils te font penser à toi. À ce stupide gamin que tu étais. Celui qui croyait que sa mère finirait par le regarder. Par se retourner pour lui tendre la main. Mais rien. Elle ne jetait qu'un vague regard dédaigneux vers toi. Quand elle sentait ta présence trop près d'elle. Cette connasse qui a tant bouffé ton existence. Ça te fait repenser à ces instants perdus. À tout ce que tu as gâché. À tout ce que tu as perdu à lui courir après. À tout ce que tu ne retrouveras jamais. Et quand tu y penses, tu sens cet océan de douleurs te broyer l'estomac. Ce n'est pas le moment de songer à tout cela. Alors le regard se perd. Dans le verre. Tu bois une gorgée. Réfléchissant à ce qu'il a dit. Cela fait un moment que tu es silencieux. Égaré dans tes pensées sombres. Comme si souvent. Tu es un homme faible. Et pourtant. Tant de forces. Poussé par cette attitude supérieure. Il n'en est rien. Au fond tu le sais. Que tu n'es pas ce gars. Qu'il manque quelque chose. Il est si vide. Ce mec que tu vois dans le miroir. Et puis il devient si fébrile et blessé. Quand il remarque la couleur de ses cheveux. La même que la sienne. Quand il remarque la forme de ses lèvres. Les mêmes que les siennes. Quand il remarque la forme de ses yeux. La même que la sienne. Putain. Tu ressembles tellement à ta mère, Drake.tu reviens sur Terre. En entendant l'eau tomber. S'écraser violemment sur le sol. Il pleut. Déjà. Elle est arrive vite. Et emporte avec elle, cet air froid. Laissant apparaître ce sourire en coin. Implacablement provocateur et mauvais. « Ah... t'as aimé ça, hein ? C'dommage que va falloir te contenter d'ça pour te branler. » parce que tu ne donneras rien de plus. Tu ne laisseras plus Ethan entrer dans cette sphère. Cette sphère privée et si délicate. Si délicate quand il s'agit de lui. Enfoiré. Quittant cet air froid, tu viens t'affaler sur ta chaise. Le verre entre les mains. Tu le regardes un moment. « J'sais pas si t'es maso, mais t'es très con, ça c'est certain. Probablement autant qu'moi j'imagine. » c'est amusant. Tu en souris. Brièvement.

Parce que c'est vrai.

Vous êtes probablement tout les deux incroyablement stupide. Sûrement. Mais déjà tu passes du coq à l'âne. Comme toujours. Contradictoire. Paumé. Un peu trop drogué aussi. Non, c'est lui. C'est sa façon de parler. Elle t'enrage rapidement. Parce qu'il cherche à te priver de quelque chose. Ta liberté. « Ok. J'm'en fous de ce baiser. Il représente rien et j'vais pas crier au viol pour ça. Par contre, j'vois pas en quoi tu t'incruste dans ma vie. J'm'en bats les couilles que tu m'trouves intéressant ou autre connerie. » tu soupires. Ils désagréables. Ceux qui se croient tout permis. Qui pensent avoir des droits. La légitimité. Ils entrent sans frapper. Sans même demander. Ils n'y pensent pas. Ils viennent simplement. En pensant qu'ils ont raison. Que vous n'avez pas votre mot à dire de toute façon. Mais il s'agit de ta vie. De ta vie merdique et misérable, mais elle te convient. C'est comme ça que tu vis. En t'abrutissant de conneries. En t'abrutissant à coup de : c'est bien comme ça. Alors que tu n'en penses rien. T'es seulement du genre à fuir. Toujours. Mais même sans cela, il n'a aucun droit. Ça te fait chier. « Si t'es maso, t'as qu'à te trouver un sado, c'pas mon problème à moi. » tu bois une nouvelle gorgée. Laissant le vide repeindre le fond de ton verre. Déjà vide. Putain. Tu le lèves pour qu'il revienne. Et il revient. Laissant un : « Bois pas trop, Drake. T'es déjà pas clean alors déconne pas. » et tu grognes. En lui disant silencieusement que ça ne le regarde pas. Qu'est-ce qu'ils ont tous aujourd'hui ? Pourquoi est-ce qu'ils se sentent obligés de donner leur avis ? D'essayer d'entrer dans ton monde ? « T'peux dire ce que tu veux. Si j'veux faire quelque chose, je le fais et tu fermes simplement ta gueule. T'as rien à voir avec moi. T'es ni un membre de ma famille, ni un proche. Et encore moins mon daron. J'sais pas pour qui tu te prends, mais t'sens pas pissé juste parce que j'te parle. On dirait une gamine jalouse qu'son mec ait une vie en dehors d'elle. » tu le fixes. Une expression inerte. De ce fait, elle est froide. « Pathétique. » que tu ajoutes silencieusement.

Ils sont tous si pathétiques.

À croire que tu dois écouter. À croire que tu appartiens à quelqu'un. Tu es libre, toi. Personne ne te tient. Personne. Il n'y a que toi et toi-même. C'est tout. Un duo déjà difficile à gérer parfois. «  J't'appartiens pas, comme pour tout les autres, alors redescend. » t'es fatigué. Tu n'as pas envie de lui parler. Tu n'avais pas envie. Avant qu'il n'arrive, tu ne voulais pas le voir. Maintenant... tu es un peu partagé. Sans te l'avouer. Tu restes campé sur cette position. « Puisque t'comptes pas m'lâcher la grappe, j'te laisse le droit d'venir ici. Quand tu veux. Mais m'saoule pas et m'fait pas perdre mon temps quand j'bosse ou qu'je baise. C'tout ce que tu auras d'moi. » tout, oui. Qu'il n'approche pas trop près. Qu'il ne te touche plus surtout. Tu ne veux pas lui donner ce qu'il veut. Tu ne peux pas l'accepter. Tu as trop de fierté. Pour laisser un autre te dominer. Pour laisser un autre entrevoir une faiblesse. Tu es né pour être un clébard qui se bat dans la rue. Rien d'autre. Et les clébards qui se battent se doivent de gagner. Pour survivre. Pour exister. Pour garder pied. Pour avoir  une place. Tu fermes les yeux une seconde et retourne ton attention sur lui une énième fois. « Alors maintenant fini c'que t'as à me dire, j'ai du taf contrairement à toi. » si l'on peut dire. Les habitués dans ce lieu sordide sont toujours si simples à contenter. Assez pour trouver le temps de se faire chier. Mais c'est dans ces moments-là que tu peux sortir. Fumer. Regarder le ciel voilé de son manteau noir. Le contempler en t'égarant plus encore. Tes moments de paix. Parce que tu ne penses plus à rien. Et tu en as bien besoin.

Tu en as besoin, oui.
Parce que tu ne veux pas.
Rester ici.
Avec lui.
À ses côtés.


Peu importe à quel point vous vous ressemblez. Peu importe à quel point tu peux te sentir plus vivant avec lui. Peu importe à quel point il t'attire. Tu as encore besoin de fuir. Fuir. Fuir. Fuir. Toujours plus loin.

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Ethan Fitzgerald
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Ven 17 Aoû - 19:11

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu restes silencieux.
Ethan.
Un peu comme un nuage orageux.

Sans te départir d'un sourire mystérieux. Sans perdre ce rictus qui a déjà énervé tant de gens. Détruit tant de gens. « Si tu savais. » S'il savait. Peut-être que tu l'as déjà fais. Quel effet ça lui ferait ? Peut-être que tu n'as rien fais. C'est à lui de décider. Pour ta part, tu ne dévoileras pas cette réponse, préférant conserver cet air moqueur. « Je ne pense pas. » que tu réponds. Oh non, tu ne te contenteras pas que de ce souvenir éphémère. Tu viendras t'en créer de nouveaux. Et ceux-là ne serviront pas à te branler non. Juste à te souvenir. A ce que tu lui auras fait subir lors de nuits torrides. Et alors là, il n'aura plus à râler. Juste à gémir. Tu essayes de superposer ce fantasme sur son visage actuel. Ouai. Tu te mords la lèvre. Ce serait mille fois mieux. De voir cette bouche arrogante se tordre dans un gémissement. Voir ce regard insolent plier, pleurer, du désir plein la rétine. Voir cette peau indécente rougir, chauffer, entre tes doigts glacés. Oh oui tu avais hâte. L'envie te ronge, c'est si dur de résister. Dur de se confronter à la réalité vraie. Ce n'est pas un visage tordu de plaisir mais de haine qui trône face à toi. Bien malgré toi. Mais quand bien même le rouquin n'ouvrirait pas les cuisses à ta présence, toi Ethan, tu te débrouilleras bien pour passer, par la délicatesse, ou la force.

Tu bois une gorgée de whisky, puis deux. Ca chauffe dans ta poitrine. Une phrase semble un peu moins agressive, tu te demandes si tu rêves ce sourire qui disparaît tout juste de ses lèvres. Probablement. Il reste fermé, malgré tes essais. Mais tu ne laisses pas tomber. « Con, mais tenace. » Tes commissures se relèvent imperceptiblement. Le rouquin vient-il de vous comparer ? Intéressant. Mais tu l'as à peine remarqué que tout change déjà, comme un kaléidoscope. Une image laisse place à l'autre, si rapide. Mais tu hausses les épaules. Malgré les piques qui volent de plus en plus près de toi, venant s'accumuler comme un poids. « Sans raison particulière. J'en ai juste envie. » Tu le pointes du doigt, sans lâcher ton verre. « C'est cette rage que je trouve intéressante. J'aimerais savoir ce qu'il se cache derrière. Tu es toujours agressif. Malgré mes tentatives. Je pourrais presque crever pour toi que ça serait pas assez. Pourquoi me hais-tu autant ? Tu ressembles juste à un gamin capricieux incapable d'arrêter de jouer. Jouer à se faire mal. » Tu souris. Ton ton est si léger. Qui pourrait deviner que tes mots se veulent tranchants. Est-ce qu'IL pourra deviner que tes mots se veulent tranchants. Réprobateur. Un peu comme un père justement. Un protecteur impliqué. Tu souris encore plus, fais tourner ton verre. Bois une gorgée. Plante ton regard dans le sien. Prédateur. Passant presque une langue avide sur tes crocs aiguisés. « Sois mon sado dans ce cas. Tu me tenterais presque. Je suis sûr que tu es à la hauteur de cette tâche. » Rire moqueur. Éphémère. Déjà clos par tes lèvres joueuses. Impatientes de la suite. D'une joute verbale comme tu les aimes. Alors tu viens aussi cueillir à nouveau le contenu de ton verre. Surveillant le rouquin. Surveillant ce verre vide qui va et revient. Ce serveur, qui prononce un avertissement qui sonne comme une alarme à ton oreille. Pas clean ? Ca veut dire quoi ça, pas clean. Tu rabats un regard menaçant sur lui. Sur sa grimace silencieuse. Alors c'est vrai ? Il est sous drogues ? Tu ne dis rien, mais tu gardes ça dans un coin de ta tête. Tu ne sais pas pourquoi, mais ça t’horripile. Tu as horreur de la drogue. C'est pas comme si t'étais clean non plus de ça. T'as été camé plus jeune. A cause de ce connard de père qui faisait pas ton travail correctement. Mais tu ne l'es plus. Grâce à des personnes qui t'ont aidé à en sortir. Grâce à Lise. Tu lui devais juste la vie tout entière. Alors voir Drake qui y était plongé, t'avais qu'une envie, c'était de le gifler violemment, de le battre jusqu'à ce qu'il abandonne cette merde. De le faire saigner à faire disparaître toute trace. Tes battements cardiaques s'accéléraient déjà. Tu sentais cette nervosité habituelle pointer. Et tu sais ce que ça impliquait. C'était dur à réprimer. Dur de se calmer. Tu haïssais la drogue, tout autant que ton paternel. Et là, là que Drake en prenne, c'était effarant. Sur le cul.

Tu te contenais déjà difficilement. Ce fut une insulte de trop. Tu poses brutalement ton verre, perdant en même temps ce rictus. Le temps gronde. Le ton gronde aussi. Menaçant. Ton attitude peut changer si vite. Voilà l'orage prévu. Voilà la tonnerre qui gronde. Tu te redresses. Il n'est pas question de plaisanter. Tu voudrais à cet instant l'étrangler. Il n'y a plus une once de jeu à ce moment. Tu es imposant. Ce genre de colère intense. Qui sue par tous tes pores. « Alors. Redis moi d'fermer encore une fois ma gueule, et j'te jure que j't'éclates là sur place. Quitte à te briser en deux. J'en ai rien à foutre. Comme tu l'fais remarquer j'suis pas ton pote. Donc tu baisses d'un ton l'morveux. J'veux bien laisser passer des trucs, mais là, c'est toi qui t'sens plus pisser. On s'intéresse à toi donc tu t'prends pour un héros ? Redescends, ou c'est moi qui vais t'descendre. » Et puis d'un coup, tu te lèves et lui colle ta plus belle droite à l'en décoller de son siège. Ca fait mal, tu sens tes jointures qui frappent. Le choc dans ton bras. La torsion de ton bassin. Alors tu le regardes de haut, plus froid que jamais. « Tu m'intéresses, ça oui. Mais ne va plus croire que tu peux tout te permettre avec moi. Moi aussi je sais frapper, et fort. » Tu restes un instant debout. Tu renchéris. « En effet, tu es pathétique. » Tu commençais à te demander si tu ne t'étais pas trompé. Si ce gamin n'était pas juste qu'une merde vaguement camouflée en diamant brut. Ouai, à tes yeux, c'était un peu la limite franchie. Tu es fier Ethan. Bien trop fier pour être réfléchi. Bien trop pour te rendre compte que c'est dangereux. Pour les autres. Pour toi. Et voilà où tu en étais. Le poing douloureux face à un rouquin trop prétentieux. Tu toises. Juges. Rage. Tu voudrais mordre quelqu'un. Le battre à mort parfois. Si possible.

Tu te laisses tomber sur ta chaise. Mauvais. T'es blessé. Vexé. Enragé. Tu sens tes doigts trembler. Tu passes une main tremblante dans tes cheveux, soupirant. Avales d'un trait ton whisky avant d'attraper celui de Drake et de le finir à ton tour. Tu ne devrais pas boire autant. Tu le sais et pourtant, tu n'arrives pas à t'en empêcher. Tu en commandes un nouveau. Déchet que tu es. Un nouveau à consommer. Alimenter cette machine démoniaque que tu es. « Putain. T'es chiant. » Tes yeux s'égarent dans le vide. « Mais j'dois l'être plus encore ouai. T'as pt'être raison. Vaudrait pt'être mieux que j'te laisse tranquille...? » Tu marmonnes un truc incompréhensible. « ... d't'façon c'était couru d'avance hein ? On peut pas lutter quand on est dans l'fin fond de la merde. » Tu le fixes si intensément. Tu as beaucoup trop bu. Enfin, tu avais peut-être un peu bu avant de venir aussi. Ca expliquerait pas mal de chose. Notamment pourquoi tes excuses ont tournées comme ça... « Pourtant j'ai essayé... » Tu sembles si abattu. Si triste. Si toi-même. Laissant tomber le masque du sûr de lui. Le masque du "c'est moi le plus fort". Redevenant juste Ethan. Le Ethan tel qu'il est à l'origine.

Triste.
Sombre.
Brisé.

Comme un enfant si seul. Sans repère. Juste un affreux vide obscur. Sans fond.

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Drake K. Calvelli
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Sam 18 Aoû - 0:25
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

L'impact.
De ses doigts.
De ses phalanges.
Si violentes.


C'était couru d'avance. Que les choses se passeraient ainsi. Comme si vous étiez incapables de vous comprendre. De communiquer de manière civilisée. Il te cherche. Te taquine. Vient sur ton territoire sans pitié. Défonce les murs que tu construits pour le repousser. Et tu réagis. À chaque fois. Violent et sur tes gardes. Tu as peur, Drake. De le laisser t'approcher. De te laisser bercer par sa présence. Par ses mots. Par ses attentions. Par son regard. C'est tellement stupide. Tellement et tu ne comprends pas. Parce que c'est la première fois. Que tu détestes quelqu'un autant que tu veux le voir. Putain, tu voulais le voir. Ce connard. C'est stupide. Absurde. Aberrant. Tu voulais le voir alors que tu savais. Que les mots seraient plus haut l'un que l'autre. Que vous finiriez par vous frapper. Par vous engueuler. Par hurler. Et tu savais. Que tu allais être à cran. Que tu allais ressentir cette colère sourde. Qui brouille tes oreilles. Qui voile ton esprit. Tu ne sais pas être gentil. Dans ces moments, tu ne sais que cracher. Et t'en prendre plein la gueule ensuite. Comme maintenant. Son poing. La chaise qui tangue. Un corps qui tombe. Et la sensation du sol. Tu te retrouves là. Allongé par terre. Sur le côté. Et tu tiens ta mâchoire d'une main. Ça fait mal. La douleur est là. Celle de l'hématome aussi revient. Légèrement. Ce n'est pas encore guérit. Il gueule encore. Et tu redresses un regard noir. Pendant un moment, tu ne bouges pas. Immobilisé par ton propre être. Il y a plusieurs douleurs qui se mélangent et tu restes con. Ça arrive. Parfois. Souvent. Il te juge. Ce bâtard vient ici soi-disant pour s'excuser. Et voilà comment sont les choses ensuite ? Tu es pathétique. Elle résonne. Elle te fait sourire. Presque rire. Qui ne le savait pas déjà ? Tout le monde le sait. Il suffit de te regarder. Mais tu vis comme ça. En l'acceptant à tel point que ça en devient effrayant. Tant de fierté. C'est un étrange mélange.

Un mélange compliqué.

Il se rasseoit et tu en fais de même. Assis à même le sol. Tu sens la colère. La rage. La haine te broyer les tripes. Tu vas lui en coller une. Ah oui, tu vas lui en coller une. Lui éclater la tête contre un mur. Peu importe à quel point tu souris, tu es énervé. Vibrant de tout ces sentiments négatifs et si forts. Ils peuvent pousser à beaucoup de choses. Trop sûrement. Tu vas le frapper alors que tu t'accroches à la table pour te redresser. Mais sa voix retentit.  Et tu restes là. Un moment en suspend. Le fixant du coin de l'oeil. Qu'est-ce qu'il raconte maintenant ? Et tu le vois. Cet air triste. Cet air qui dit que rien ne peut être pire. Que l'on touche un fond noir. Tu ne sais pas, Drake. Pourquoi tu es atteint. Par ce que tu vois. Par ce regard qu'il a. Il semble si... blessé. Tu devrais te trouver désolé, mais ça t'agace plus encore. Et tu ne sais pas bien pourquoi. Tu l'attrapes par le col. Faisant le tour de la table qui vous sépare. Tes mains se serrent si fort sur son haut. Ton regard est si enragé maintenant. « C'quoi ces conneries ?! Fait pas genre que c'toi le plus à plaindre ici ! Viens pas maintenant m'montrer ce regard dégueulasse, putain ! » tu ne sais pas. Pourquoi. Pourquoi tu es si en colère ? Pourquoi ça te dérange à ce point ? Pourquoi tu te sens troublé ? Pourquoi ? Plus tu le regardes et plus tu as envie de l'étrangler. Mais tes mains refusent. Elles s'accrochent seulement à lui. Comme si elles essayaient de le retenir. Putain c'est n'importe quoi. Qu'est-ce qu'il te fait cet enfoiré ? Pour te rendre con à ce point. Tu ne comprends plus rien. Pourquoi tu veux tellement parler à ce mec ? Mais quand tu lui parles, tu ne fais que t'égosiller à l'insulter. De tout et de rien. C'est sa faute. C'est parce que tu ne sais jamais, quand il est sérieux et quand il se paye ta tête. Mais là. Là il est sérieux. À avoir ce visage. À te le montrer. « Pourquoi tu m'rends fou comme ça ?! Ça t'amuses d'venir me faire chier ?! De foutre la merde dans ma vie ?! T'es obligé d'en rajouter une couche par-dessus ?! Putain mais qu'est-ce que tu m'veux à la fin ?! Si tu veux seulement mon cul, n'fait pas une tête pareille bordel ! T'en as pas l'droit ! Est-ce que t'essayes de m'amadouer ?! J'suis désolé, ça marchera pas ! TU M'FAIS CHIER !! » tu cries, Drake. Un peu trop fort. Ils te regardent tous. Ils vous regardent. Sûrement en se demandant pourquoi deux connards détruisent la tranquillité des lieux. Pourquoi deux pauvres gays viennent les faire chier pendant qu'ils picolent tranquille. Ah oui, sûrement qu'ils vous voient comme ça.

Comme un couple qui n'arrive plus à communiquer.


Débile. Et tu ne peux t'empêcher de tourner tes yeux assombrit vers eux. « Regardez ailleurs où j'vous éclatent tous contre un mur, c'clair ? » et tu retournes ton attention. Sur lui. Le relâchant finalement. Tu fronces les sourcils. Mais Drake, tu sembles... paumé maintenant. « Viens dehors avec moi. » que tu murmures simplement. Attrapant ta veste et ton briquet, tu fourres tes mains dans tes poches. Il y a un abri dehors. Un petit coin tranquille. Tu as besoin de fumer. Tu vas devenir fou sinon. Il te rend dingue. Tu pourrais simplement le laisser derrière et te barrer, mais non. Tu lui demandes de venir. Comme un abruti. Comme un maso qui attend de se faire battre encore. Tu ouvres la porte qui mène à l'extérieure. La claquant violemment contre le mur. Et tu t'abrites de la pluie. Sans regarder s'il te suit vraiment ou pas. Tu allumes une cigarette. Tire dessus. C'est bizarre à quel point la sensation calme. En un claquement de doigt. La fumée qui se loge dans la trachée. Qui descend dans les poumons. Elle te calme. Et tu tournes tes yeux. À côté de toi. « J'te laisse une chance et j'veux voir un truc. Embrasse-moi. »

Tu as besoin. 
De savoir.
De comprendre.
Pourquoi il te trouble.


Si ce n'est pas cela, tu n'auras qu'à le frapper. Comme tout à l'heure. Et les choses seront toujours les mêmes. Drake, finalement tu es gentil. Incroyablement patient au fond. Parce que tu lui laisses une chance. De t'approcher. Couvert sous une idée de vérifier quelque chose. Voilée par l'excuse de la drogue et l'alcool aussi, mais en réalité... Tu veux simplement qu'il arrête d'avoir cette tête qui te fait chier. Qui t'angoisse.

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Ethan Fitzgerald
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Sam 18 Aoû - 16:19

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Il attrape ton col.
Violemment.
Tu le regardes.
Absent.

Il semble énervé. Pourquoi ? Parce que tu l'as frappé ? Il l'a mérité non. Tu l'entends crier. Ca semble sourd à tes oreilles, tu l'entends pourtant si clairement. Il te donne mal au crâne. « Parce que tu crois l'être ? Tu ne sais rien Drake. Rien de moi. Comme je ne sais rien de toi. » Tu dis ça d'une façon ni neutre. Tu ne le regardes même plus. Fixant juste la porte derrière lui. Fixant la pluie qui tombe. Non, fixant juste le vide. Tu aimerais presque qu'il t'étrangle. Mais il ne le fait pas, ce qui t'étonne au fond. Tu le mériterais cent fois. Tu ne sais pas pourquoi tu prends tout ça autant à coeur. Pourquoi tout ça te touche tellement. Le whisky, probablement. Mais au fond, tu as toujours été si faible. Cachant tes blessures derrière cet agent si fort, si sarcastique, si puissant. Alors que parfois, tu voudrais juste t'enfermer sous ta couette, brisé, et ne plus jamais en sortir. Mais il crie. Crie et tu n'arrives pas penser. Tu te dégages de sa poigne d'un bras, soupirant. « J'peux pas te le dire. Mais j'te veux toi, c'est tout.  » Tu plantes à nouveau ton regard sombre dans le sien. Convaincu. Ouai, t'en connais pas spécialement la raison de cette attirance. Mais tu sais que tu le veux lui. Juste lui. Comme tu avais voulu Lise à l'époque. Non c'était différent. Tu ne pouvais pas parler d'amour à ce stade. Ni même plus jamais. Mais c'était le même intérêt. Cette curiosité dévorante. Cette possessivité grandissante. Cette envie de le surveiller constamment, comme un trésor précieux.

Et tu te moques des gens qui vous regardent. Tu t'en moques si fort. Tu aurais pu leur shooter le crâne avec ton usp match, gentiment caché dans ton dos. Tu aurais pu leur enfoncer des bouts de verre dans la trachée, ça ne t'aurait rien fait. Aucun regret. Aucun tressaillement. Si vide, que c'en était effrayant parfois. Ne possédais-tu plus d'émotions à ce point ? Où n'arrivais-tu à ressentir que la tristesse, la colère et la rancune ? Si affligeant. Si pathétique. Ouai, Drake avait raison. Tu te sentais si pourri. Si nul. Juste un truc bon à balancer aux ordures. Mais lui il les voit ces gens. Il les voit et leur dit de regarder ailleurs. Est-ce que ça le dérange ? Que vous ressembliez à un couple qui se dispute ? A ce stade, c'est même pas un couple, il n'y a absolument rien qui vous lie. Rien du tout. Même pas le moindre accord. Il l'ouvre. Allez dehors avec lui. Tu hausses un sourcil, comme un réveil. Mais tu ne dis rien. Tu marques une pause, le regardant s'éloigner. Te demandant si tu pars à sa suite, si c'est vraiment utile. Mais tu te lèves à ton tour, ton manteau déjà sur les épaules. Tu jettes un regard noir à ces alcooliques sans avenir. Comme toi. Tu termineras peut-être comme eux qui sait. « Matez votre culs, connards. » Finalement tu as réagis. Comme si finalement, tu cherchais plus à ce qu'ils laissent Drake tranquille, plutôt qu'ils te regardent autrement. Ta colère est contre toi-même, mais tu ne peux t'empêcher de la diriger contre eux aussi. Contre Drake. Contre tout le monde. Tu pousses la porte à ton tour, subissant brusquement le bruit et l'humidité de la pluie.

Tu le vois, là, à côté de toi. Fumant sa clope. Tu allumes la tienne. Laissant échapper cette odeur mentholée. Faut vraiment qu'Arthur stoppe ce goût immonde. Alors tu la portes à tes lèvres. Fixant la pluie qui tombe. Regardant les gouttes s'écraser sur le pavé triste. Ton âme est aussi triste que lui. Que le ciel. Mais tes yeux sont si secs. Tu ne pleures pas non, tu ne pleures plus. Rien qu'une infinie tristesse. De tout qui se regroupe, pas forcément Drake. Une infinie tristesse qui est là depuis des années, que tu caches sans fin. Alors tu restes là à fumer avec le rouquin. Jusqu'à ce qu'il t'interpelle. Jusqu'à ce qu'il te propose une sorte de concession. Tu en lâches ta cigarette, et la regarde silencieusement à tes pieds, avant de poser un regard étrange sur le rouquin. Puis tu avances d'un pas. Et de deux. Tu te trouves face à lui. Une partie de ton dos est un peu mouillée, tu t'en fous. Il est là, devant toi, l'objet de tes désirs, il tord violemment le cou de ton envie la plus ardente. Il la caresse, l'alimente. La fais grandir si vite. Bien sûr que tu en as envie. Ses lèvres, lui, tu désires tout si fort. Comment refuser ? « Tu es sûr ? Si c'est de la pitié, je t'arrache la tête. » Mais malgré ça tu t'approches. Le plaque au mur. Tu le domines, lorgnes ses lèvres. Tu étais si triste et ce qu'il reste maintenant, c'est juste un désir ardent. En fin de compte, tu t'en moques presque que ce soit de la pitié. Il entrouvre sa porte. Tu poses un pied à l'intérieur. Même si de la pitié. Tu lui feras comprendre qu'une fois ce pas franchit, il ne repartira pas en arrière. Ce ne sera pas possible. D'une main, tu attrapes sa mâchoire. Approche ton visage, à voir ton reflet dans ses pupilles. Et pose tes lèvres contre les siennes. Si doux. Si lentement. Et puis tu la sens à nouveau, cette sensation si exquise. Cette chaleur. Et tu n'arrives pas à contrôler cette douceur que tu voulais garder. Tu voudrais le dévorer tout entier oui. Alors ta langue glisse entre ses lèvres. Viens trouver sa jumelle. Et elles dansent, tu danses. Tu veux l'avaler Drake. Tout entier. Qu'il soit à toi. Tu mords cette chair. Cette peau. Tu ne peux retenir la crispation de tes phalanges. Tu l'embrasses, encore et encore. Jusqu'à plus de souffle. Puis à nouveau. Tu ne veux pas le lâcher. Quitter cette chaleur. Cette violence.

C'est si bon.
Si chaud.
Comme un bonbon qui fond.

Tu le savais. Tu adores cette sensation. La sienne. Tu le savais. Tu ne le lâcheras pas si facilement.
Drake.

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Drake K. Calvelli
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Sam 18 Aoû - 22:59
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Les gouttes d'eau.
Roulent sur le sol.
Tombent lourdement.
Alors qu'il s'approche, doucement.


Un pas. Un deuxième. La froideur du mur dans le dos. Il ne reste que le son de la pluie. Qui coule lentement. Qui s'écoule sur une partie de son dos. Il te regarde. Plante son regard sombre dans le tien. Tu y vois beaucoup de choses. Beaucoup de sentiments. Beaucoup de fond également. Le temps pourrait s'arrêter là. Laisser suspendre cet instant. Cet instant où tu lui offres le droit de venir. Plus près. De te toucher. De t'approcher. Le chien baisse sa garde. De la pitié ? Est-ce que tu ressembles à un mec qui a de la pitié ? Tu ne penses pas. Tu ne sais pas. Peut-être qu'il y a de la pitié qui émane de tes pores. Tes pores si clairs. Mais non, tu n'en donnes pas. De la pitié. Seulement de la gentillesse. Parfois. Voilée derrière beaucoup d'excuses. Souvent. C'est ce regard là. Celui qu'il faisait. Celui qu'il avait. Et ses mots. Il est seul. Comme toi. Ce n'est pas une raison pour en arriver là. Tu ne sais pas bien. Pourquoi il te trouble. Mais il le fait. Si aisément. Simplement en te regardant. Tu ne voulais plus voir cet air. Fatigué et brisé. Il te rappelait trop celui de ton « père ». C'est sûrement ça, la raison. Il avait ce même regard pour toi. Tu étais un poids. Tu l'es encore sans nul doute. La cigarette se baisse. Il a fait tomber la sienne. Elle s'est éteinte maintenant, mais tu relèves les yeux. Parce qu'il accroche ta mâchoire. Tu vas le regretter. Qui sait. Pour l'instant, tu ne sais pas. Tu le laisses venir. Tu le laisses sentir tes lèvres. Encore.

Et tu frémis.

Vos langues se rencontrent. Elles jouent. Elles dansent. Elles s'apprécient. C'est tendre. Si doux. Mais tu le sens. Qu'il est avide. Qu'il en veut plus. Qu'il te réclame. Ses phalanges se crispent. Ta main s'accroche à son dos. Ce baiser est interminable. Il s'allonge et recommence. Perdant le souffle. Tu crispes tes doigts. T'accrochant à lui. Cette sensation. Elle est dérangeante. Parce qu'elle parle. D'elle-même. Elle le demande. Encore. Putain. Tu le ressens comme une avalanche qui engloutis tout. Relâche ta clope également. Portant la seconde main à son torse. Les doigts se serrent. Sur son haut. Comme si tu le retenais. Tu t'enivres. Contre ses lèvres. Dans sa chaleur. Contre lui. Il te rend malade. Envieux. Désireux. Tu te sens perdre pied, Drake. Engourdis par sa présence. Par son toucher. Il se passe un temps infini. Infiniment lent. C'est la sensation que tu as. Et pourtant. Ce n'est pas assez. Encore. Et quand tu penses à cela, tu forces pour baisser la tête. Soufflant bruyamment. Cherchant ton souffle. « Attends... » que tu murmures. Fixant un instant tes pieds. Comme si tu cherchais la raison. La tienne surtout. Tu n'aurais sûrement pas dû. Parce que maintenant tu le sens. Tes mains qui s'enfoncent dans ses vêtements. Pour qu'il reste là. Qu'est-ce qu'il t'offre pour que tu le gardes si près de toi ? Pour que tu cherches à le retenir ? C'est de l'attention. Simplement. Il te désire tellement. Il te veux tellement. Que tu te laisses submergé par elle. Tu te laisses engloutir. Dévorer. « N'en profite pas trop... » ta voix. Elle se voudrait froide. Colérique. Comme toujours. Mais elle est beaucoup trop neutre. Presque trop tendre.

Un poil adorable.

Rien que cette idée te donne envie de tuer quelqu'un. Que tu puisses être adorable. Ça te fait l'effet d'avoir de l'urticaire. Elle l'est pourtant. À cet instant. Alors que vous vous disputiez avant. Il a fallu qu'il devienne si blessé. Si seul. Et tu as simplement eu envie de tendre la main. Comme un abruti. Ça arrive de temps en temps. Mais tu ne laisses jamais ça aller aussi loin. Tu n'offres jamais autant. « Ethan... j'serais plus sympa. J'essayerais. Alors arrête de tirer cette tête. J'l'aime pas. » oui, tu ne l'aimes pas. Tu préfères cet air arrogant. Trop confiant. Sarcastique. Celui qui te donne envie de le frapper. De lui décoller ton poing. De lui foutre un coup de boule. Cet air là. Qui ressemble au tiens. Soupirant longuement, tu glisses ta main. Le long de son cou. Le long de sa joue. Dans ses cheveux ébènes. Que tu accroches gentiment. Alors tu reviens. Approcher tes lèvres. Frôler les siennes. Le fixer longuement. « Et n'fais plus s'inquiéter Mere au point qu'elle m'envoie un sms... » un sourire. Qui s'ancre sur les lèvres froides. Elles ont perdu sa chaleur. Se sentent un peu seules. Dans cette position, tu n'as qu'une envie ; recommencer. Entrouvrant légèrement, ta langue retrouve sa consœur. Pour un nouvel échange. Sensuel. Envieux. Tu le caresses avec douceur. D'un toucher léger. Tu n'es pas assez prude, pour être flippé. Tu n'es pas assez timide, pour refuser. Tu n'es pas assez sain, pour reculer.

Et dans ce baiser.
Il y a le goût de l'alcool.
Et l'odeur de la cigarette.
Un échange sensuel.


Tu le serres contre toi. Plus proche du mur. Pour que la pluie l'atteigne moins. Un petit peu. « S'tu veux... j'te filerais un t-shirt et un pull. » que tu échappes à la fin de ce baiser. Demain, peut-être que tu grogneras à nouveau. Mais pour l'instant, tu te laisses porté. Par l'alcool. Par la drogue. Surtout par lui.

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Dim 19 Aoû - 16:56

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu la sens.
Cette main qui vient s'accrocher.
A ton dos, comme en manque d'oxygène.

Un sourire fleurit sur tes lèvres occupées. Un frisson parcourt ta peau. Il est tout à toi, tu es tout à lui. Et il s'accroche comme un petit animal, si fragile, en manque d'affection. Et toi tu t'accroches à lui, comme un prédateur, presque désespéré. Tu l'attires un peu plus dans tes bras. Toujours un peu plus. Sentir cette chaleur qui t'est inconnue. Qu'il te procure à cet instant. La clope tombe, tu attrapes tant son attention. Sa seconde main vient se poser sur ton torse, tu frissonnes à nouveau. Il semble perdu Drake, suivant le cours d'eau que tu es. Il semble perdu, devant céder devant tes avances. Et tu t'ancres davantage en lui, tu prends possession de cette bouche insolente, faisant fi des passants qui vous regardent étrangement. Toi le géant brun, tu ne souhaites pas le lâcher un instant, l'imaginant disparaître dès la fin du baiser. Comme ton unique et dernière chance de le toucher. Il te supplie d'attendre, de freiner un peu, mais tu ne peux pas. Tu ne veux pas. Qu'il s'échappe, qu'il disparaisse. Sans laisser des traces. Mais tu le laisses respirer, sans lâcher sa mâchoire. Tu fais glisser tes doigts le long de sa nuque. Viens cueillir sa chaleur pour réchauffer des phalanges froides. Alors tu le regardes, observant ses pieds. Tu contemples ce visage gêné, rouge. Adorable à tes yeux. Malgré tout ce qu'il voudrait faire croire, il est à tes yeux comme une peluche un peu piquante, une peluche de cactus. « Tu n'en peux déjà plus ?  » Retour du rictus. Tu es conquis. Comblé. Satisfait. Très satisfait même, il te semblait conquérir peu à peu le coeur du rouquin. Qui te fuyait moins. Qui semblait moins explosif. Presque... mignon.

« Je viens à peine de commencer...  » Sourire. Tu relèves sa tête de l'index. Le fixe avec curiosité. Et il semblerait que le rouquin puisse lire tes pensées. Il te promet douceur. Un peu moins de violence. Et ça te touche, tu le serres contre toi sans le laisser vraiment terminer. Ce pas qu'il fait, il est si mignon. Ton petit cactus. Tu viens lui voler à nouveau un baiser. Le regarde de cet air moqueur que tu fais si bien. « J't'ai fais de la peine ? Mooh t'es trop adorable Drake.  » Tu marques une mini pause, et un voile de tristesse passe en coup de vent dans ton regard. Disparaissant aussi vite qu'il est venu. Imperceptible. « Je plaisantais tu sais... » Sourire hypocrite. Masquant ta détresse derrière cet interminable masque de mensonges. Il n'en saura rien pas vrai ? Jamais il ne fera cette tristesse. Il doit continuer de penser que tu est juste Ethan, le gars chiant et lourd. Celui qui se moque, celui qu'on insulte et qui frappe. Pas le Ethan brisé, triste et solitaire. Tu viens emprunter sa bouche encore une fois, mordillant sa lèvre inférieure. Oui, tu feras en sorte de lui montrer ce qu'il souhaite voir. Rester ce con là. Si ça peut lui faire plaisir. Si ça peut le garder à tes côtés. Tu le feras.

Sentir sa main contre ton cou t'arrache un air de surprise. Tu fermes les yeux, appréciant le geste. Tu as toujours si peu de tendresse. C'est agréable de sentir ses doigts dans tes cheveux. Puis de sentir ses lèvres, de sa propre initiative. Ce frôlement qui te donne une sensation si chaude, si sensuelle. Qui accentue ce désir pour lui. Une sensation qui est à peine diminuée lorsqu'il évoque ta collègue. « J'essayerais...  » Sourire moqueur. Meredith, c'est normal de la taquiner comme ça. Mais bon au fond, tu la remerciais elle aussi. Car tu n'aurais jamais pu être ici sans elle. Tu n'aurais pas pu être là, à embrasser celui qui fout ton être en l'air. Qui t'amuse autant qu'il peut te faire chier parfois. Et ça, c'est grâce à ce foutu sms. Merci Meredith. Mais bon, tu ne lui diras probablement jamais. Tes pensées sont interrompues par un nouveau baiser, et tu les laisses tomber, haussant mentalement les épaules. A cet instant, juste lui compte. Tu viens à nouveau danser avec lui. Avec ta consœur qui vient exciter tes sens. Tes mains se font baladeuses, elles voudraient courir sur cette peau nue. Chaude. Sexy. Une main atteint ses reins, remonte le long du dos brûlant. Tu es chaud aussi, pour la première fois depuis longtemps. Une fièvre charnelle. Tu veux le dévorer. Peut importe ce qu'il dira. Il t'en donne un peu, et tu veux maintenant tout de lui. Tout lui prendre.

Tu sens la clope.
L'alcool.
Tu sens la fougue des deux êtres.

Il te serre davantage, tu veux l'avaler. Ne pas le quitter. Que le temps s'arrête. Sa phrase te fait presque l'effet d'une bombe. « Avec plaisir... » Tu vas le revoir. Il veut te revoir. Tu ne sais pas quoi dire. Quoi penser. Tu es juste bien. Avec lui dans tes bras. La maintenant, tout de suite, tu ne peux être plus heureux. De le sentir. De l'écouter. De le voir tomber dans tes bras peu à peu. Un sourire satisfait se tord sur tes lèvres. Il est tout à toi. Drake.

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Lun 20 Aoû - 0:09
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Un échange.
Emplit de chaleur.
Remplit d'envie.
Qui en demande encore.


Ses lèvres. Elles reviennent. Refusent de te laisser partir. S'accrochent si avidement. Tu le sens à nouveau. À quel point il te désire. À quel point il te veut. Et ton corps réagit. Instinctivement. S'accroche en retour. À la recherche de son attention. De sa chaleur. Tu laisses un bref sourire revenir sur tes lèvres. Tu vas le regretter, oui. D'avoir voulu prouver quelque chose. D'avoir cherché des réponses. Parce qu'en réalité, ça ne pouvait être qu'une évidence. Que tu le désires aussi. Les mains parlent d'elles-mêmes. Les baisers. Les corps. Ils parlent. Ils parlent tant. Pour vous. Pour toi surtout. Tu le veux. Tu le réfutes. Tu le refuses, mais c'est la seule vérité. Bordel. C'est ça que tu prouves finalement. C'est ça, la seule solution qu'il y a à tout cela. Il te fait sourire. Encore. Une nouvelle fois. Une seconde fois. Une troisième fois. Il t'embrasse entre deux mots. Entre deux phrases. Continue à te traquer. Et tu n'arrives plus à reculer. Pour le moment en tout cas. « Bien, j'aime pas qu'on vienne m'voir pour ça. » oui, tu n'aimes pas recevoir des messages. Pour te parler de quelqu'un. Pour te dire que quelque chose ne va pas. Pour te sous-entendre que tu dois faire quelque chose surtout. Intérieurement, tu soupires. À cette pensée, mais tu ne lui en veux pas. À Meredith. Quelque part, tu penses qu'il sera plus aisé à le supporter. Après tout cela. Après cet instant. Probablement que tu seras moins sur les dents. Sûrement. Ce n'est pas Ethan qui revient à la charge ensuite. C'est toi. Parce que tu n'es pas une jeune fille en fleur. Parce que ta haine n'est pas assez forte. N'est pas assez grande. Il n'est pas au même niveau qu'elle. Tu souris gentiment en y songeant. Contre ses lèvres. L'espace d'une seconde. Parce que déjà il y a cette sensualité qui déborde. De toi surtout. La mer est devenue plus agitée. Comme la pluie dehors.

Un torrent violent.

Les doigts glissent. Doucement. Contre sa nuque à nouveau. La caresse avec tendresse. Ils suivent le mouvement lent de cette langue. Aguicheuse et sensuelle. Un frisson passe ton échine, sous ses mains baladeuses. Qui deviennent plus entreprenantes. Tu te retrouves à l'étroit. Dans ses bras. Contre le mur. Trop serré. Trop collé. Et tu délaisses cette chaleur à nouveau. « … Il pleut beaucoup plus. On d'vrait rentrer. » un murmure. Les yeux ancrés dans les siens. Tu le fixes. Longuement. Revenant l'embrasser. Incapable d'y résister aussi près. Il est trop proche. C'est difficile de les ignorer. Maintenant que tu y as goûté si longuement. Tu soupires. Drake, reprends toi. Doucement, tu le pousses. Pour qu'il se recule. Sans savoir s'il va te laisser faire. Jusqu'au bout ou pas. S'il viendra avec toi. S'il va bien vouloir te suivre. Rentrer pour se protéger. Une fois à l'intérieur, tu pourras fuir. Un peu. Un peu plus loin. T'éloigner de ses bras. De son corps. Retrouver ton monde. Ton intimité. Cet espace vital que tu ne veux pas offrir à quelqu'un. Ou pas dans le temps. Elles vont et viennent. Une nuit seulement. Ils vont et viennent. Une nuit également. Tout simplement. Probablement comme lui aussi. Il est du genre. Tu le sens.

Du genre à laisser les corps passer.


Et ne plus les revoir ensuite. Seulement un vague souvenir. D'une chaleur éphémère. D'une union vide de sens. Juste pour un besoin. Rien d'autre. « T'vas être trempe.... Si t'es malade, c'pas ma faute.... » que tu ajoutes finalement. Comme pour le pousser à te lâcher. Tu as un doute. S'il va le faire ou non. S'il va se résigner ou non. S'il va te libérer ou non. Tu sens ton regard. Parcourir ce corps. Qui te tient. Putain. Il est plus beau de près. Et tu rigoles silencieusement. Si faible.

Faible face aux vices.
Devant l'envie.
Le désir.
Et la passion.


Tout ce qu'il arrive à faire naître. Si simplement.

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Lun 20 Aoû - 22:39

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu souris.
Effacée.
La tension d'il y a quelques instants.
Envolée.

Juste ces baisers. Interminables. Cette chaleur. Si agréable. Si inconnue pour toi. Tout ça, ça faisait tant de bien. Il y a longtemps que tu n'avais pas eu cette chance. Tu couchais pourtant souvent. Partout. Tu prenais tout le monde. Tout le temps. Alors qu'est-ce qui changeait avec lui ? Une affinité particulière ? Qu'est-ce qui provoquait tout ça ? Tu n'en savais rien. C'était beaucoup trop obscur pour toi. Mais ça te convenait ainsi. Juste suivre le mouvement, suivre le fleuve et ses épreuves. Si Drake en était une, alors tu en voulais bien mille de la sorte. « Tu préfères que je viennes pour "ça" ? » Et tu l'embrasses à nouveau, et esquisse un léger sourire moqueur. Tu adorais cette sensation. Mais ça ne te donnait envie que de lui faire plus. Tu sentais la chaleur dans ton corps, tes nerfs à fleur de peau lorsqu'il touchait ta nuque, les frissons le long de l'échine. Une sensation si plaisante, si sensuelle. Qui te faisait le désirer davantage encore. Ses doigts. Sa langue. Son corps. Tout te donnait envie de le prendre tout entier pour toute la nuit, et plus encore. Mais sa conscience semble concentrée ailleurs que sur toi. Non, il ne semble concentré que sur toi. C'est plutôt comme s'il cherchait à fuir. Fuir tes bras, comme s'il allait sombrer en restant trop longtemps. Alors tu souris à nouveau, viens chercher un dernier baiser, pas du tout satisfait par cette tentative d'échappatoire.

Tu approches alors tes lèvres de son oreille, murmurant d'une voix rauque. « Tu me proposes de "rentrer au sec" ou de "rentrer chez toi" que je puisse me changer ? » Sensuel. Charmeur. Taquin. Un nouveau sourire. Les yeux pétillants. Ta main qui se retire de son dos chaud, glissant d'un geste lent et léger. Il te ré-embrasse et tu te laisses faire avec envie. Fermant les yeux de plaisir. Ca te fait tellement de bien, ce genre d'attention. Tellement de bien quand ça vient de lui. Si différent des autres qui s'emparent de tes lèvres comme s'il s'agissait d'un trophée. Ce genre de baiser qui ressemble plus à une compétition qu'à un réel intérêt. Sans arrière-pensée. Et pourtant toi tu en as non ? Tellement qu'elles ne rentrent plus dans ta tête. Tellement que ton corps n'arrive pas à reprendre température normale.

Et finalement ses doigts te poussent, et il faut bien que ton corps s'adapte à la froideur de l'air pluvieux. Tu es un peu frustré, tu ne peux pas te le cacher. Insatisfait. Tu aimerais continuer des heures. Pourquoi pas lui faire l'amour là, devant tout le monde. Le prendre sous la pluie, ça serait si excitant. Il semble vraiment vouloir rentrer. Comme si rester là lui ferait tout perdre. Il a raison, tu comptais tout lui prendre. Tout prendre de lui. « Je te suis. » Alors tu relâches un peu ton étreinte, gardant une main contre sa hanche. « Mais avant de rentrer... » Tu plonges alors ta tête dans son cou, et tes lèvres viennent s'accrocher à cette peau si délicieuse. Alors tu te mets à sucer, avec passion, avec douceur et brutalité à la fois, laissant finalement cette jolie petite marque rouge sur l'épiderme. Tu te redresses, rictus. Tu passes l'index sur ta "marque", le regard joueur. « Je laisse ça, au cas où il te viendrait l'idée de me fuir encore. » Puis tu te penches vers lui à nouveau, et viens lui voler un dernier baiser : « Je vais m'assurer qu'il ne s'efface pas. » Un sourire charmeur Ethan, voilà ce que tu lui offres. Un clin d'oeil aussi.

Tu ne te lasses pas.
De voir cette mine.
A la fois si mignonne,
Et si hargneuse.

Tu l'aimes cette mine, et tout ce qui va avec. Tu le désires, si fort. Tu le feras tien.
Tu y comptes bien.

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Drake K. Calvelli
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Mar 21 Aoû - 15:19
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Il suffit d'une seconde.
Pour qu'Ethan recommence.
Que ses taquineries reviennent.
Qu'il te cherche encore.


Il n'arrête jamais. Que ce soit avec des mots ou des actions. Que ce soit dans son regard ou ce sourire con. Ethan ne lâche jamais l'affaire. Ne se rétracte jamais. Il est toujours là. Face à toi. Avec ce même air et cette même façon de t'approcher. Quand tu lui en laisse le droit. Quand il ne déprime pas. Quand il ne s'énerve pas, aussi. Il vient toujours à toi naturellement. Tu le vois bien. Une habitude sûrement. Une facilité. Le genre d'homme à chasser tous les jours. N'importe qui et n'importe quoi. C'est aussi pour cela. Que tu ne lui laisseras jamais la chance de te toucher plus. De poser ses mains sur ce corps. Ce corps que tu offres aussi aisément. Chaque jour. À chaque service. Les femmes vont et viennent. Dans l'arrière boutique et dans la ruelle. Peu importe à quoi elles ressemblent. Les hommes sont différents. Tu prends le temps. De choisir. Ils sont si rares. Tellement improbables. Tu te demandes. Si Ethan en fera partie ou non. Un jour. Qui sait. Non, c'est impossible. Et ça te fait rire. De voir qu'il y croit. Dans ses mots. Ses baisers. Il veut tellement plus de toi, mais tu ne donneras rien. « T'peux venir chez moi si tu veux, mais t'auras rien d'plus qu'un pull et un t-shirt, rêve pas trop ! » un sourire. Sarcastique. Rien. Rien du tout. Ethan n'aura rien. Fuir le danger plutôt que l'affronter quitte à devoir abandonner certaines parties de soi. Une évidence pour toi, Drake.

Un salut.

Une fierté. Toujours. Elle est toujours là. Implacable et impalpable. Infime et silencieuse. Vicieuse et trépignante. Le chasseur se recule. Un air autant déçu que satisfait. Pénible de le voir se réjouir de la sorte. Pour une chose aussi banale qu'un baiser. Peut-être que c'est trop. Un trop grand cadeau venant de toi ? Pour les autres, ils le prennent de cette façon, qui sait. Quelque part c'est plaisant. De le voir ainsi. Frustré. Ça donner des idées. Des envies de le torturer. De le voir ramper pour t'avoir. Sans qu'il ne puisse jamais y arriver. Tu te découvres presque un mauvais côté. Un côté horrible. Et cela n'engendre qu'un nouveau sourire. Un sourire vague. Un sourire distrait, mais il n'est jamais loin. Ses lèvres. Cette chaleur revient alors que tu t'apprêtes à rentrer maintenant qu'il s'est éloigné. Maintenant qu'il ne reste qu'une main sur ton corps. Tu le ressens comme une douce vague. Dans un doux frisson. Arborant les yeux à la limite de la séduction et de l'arrogance. Un regard langoureux. Un regard rebelle. Derrière un baiser volé, tu laisses échapper la vérité. « C'sera qu'une autre parmi tout le reste. » les femmes aiment ce concept. De marquer une proie. Comme du bétail. En pensant qu'une nuit suffit. À rester graver pour la vie. Mais tu n'en as cure. Alors les suivantes en font de même. En remarquant les précédentes. Tu en as quelques unes. Qui se promènent. Comme une vérité. Que tu n'appartiens à personne.

À rien.

Un clin d'oeil. Il aime t'en offrir et tu aimes le lui rendre. L'air de rien. Avec cette même présence désagréable et farouche que d'ordinaire, tu retournes au bar. Observant les clients. Un à un. Pour repérer les têtes de cons. Pour voir si tout ce passe bien. Et tu finis par voir passer le patron. Il te fixe. Comme si quelque chose avait changé soudainement. « T'as encore touché un client ?... Je t'ai déjà dit de ne pas te taper les clients ici. » et tu ris en posant une main sur son épaule. Lançant un regard à Ethan. « Il a l'air d'une belle femme pour toi ?... En parlant d'ça, j'rentre. Appelle-moi si t'as besoin de quelque chose. » et tu le plantes là. C'est souvent comme ça. Tu ne le laisses pas te retenir. Un boulot, ça va et vient. Quand il en aura marre, il te jettera comme les autres. Alors tu vas dans les vestiaires pour récupérer tes biens. Ressortant naturellement en le cherchant du regard. « J'te préviens... t'as intérêt à te tenir à carreau chez moi... crois pas pouvoir coucher avec moi. » tu aurais pu dire : désolé. Mais rien. Tu lui passes simplement à côté. Faisant un signe de main à ton collègue avec de sortir. Il pleut. Trop. Beaucoup trop. Mais il suffit de retourner rapidement dans le quartier. D'ici, tu n'es pas très loin. Heureusement. Bien que tu aimes la pluie, tu détestes sentir les vêtements te coller à la peau. « T'as une voiture là ?... » ce serait une bonne idée. Une solution simple et efficace. T’espère bien qu'il te soit utile maintenant.

Un peu plus léger.
Résigné en un sens.
Tu as déjà décidé.
De l'accepter.


Ne serait-ce qu'un peu. Pour avoir la paix. Oui, c'est la seule raison. Oui, oui.

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Ethan Fitzgerald
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Ven 24 Aoû - 17:01

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu hausses les épaules.
Ennuyé tout de même.

Mais tu souris, ricanes. « C'est déjà un grand pas, venant de toi. » Tu lui rends cet air sarcastique. Comme si toi aussi, rien ne t'atteignait. Tu ne montres rien, jamais. Ou plutôt tu as montré tout à l'heure, une facette de ce vrai toi. Mais tu l'as effacé d'une tirade, d'un geste de la main, flou. D'une plaisanterie. Le vrai Ethan, il est trop triste pour être montré à la vue de tous. Trop faible. Trop détruit. Tu as peur que l'on marche encore dessus. Les restes de ta gentillesse, de ta compassion. Et de ton amour. Tu te tiens droit, fort. Tu bombes le torse, puissant. Tu toises, dominant. Mais en ton sein, il ne se cache qu'un fœtus de désespoir. Qui ne semble jamais vouloir partir. Un désespoir qui coule dans le trou béant de ta poitrine. Ce trou que tu remplis de mensonges et de faux-semblants. Pour devenir quelqu'un d'autre. Tu as l'impression de disparaître au fur et à mesure de ces mensonges, tu aimerais exister réellement aux yeux de quelqu'un. Quelqu'un d'important. Tu aimerais que ce soit lui. Drake. Tu aimerais qu'il te connaisse réellement. Que tu puisses le prendre dans tes bras, et laisser sortir toute cette solitude. Parler jusqu'à n'en avoir plus de mot. Mais si tu fais ça, ne fuiras-t-il pas ? Ne te laisseras-t-il pas seul encore ? Il n'y a qu'à voir comment il réagit quand tu te montres sous ton vrai jour. La première fois, il a fui. La deuxième, il n'y a pas plus que quelques minutes, il a fui. Rien de bon n'arriverait si tu te montrais sous ton vrai jour. Rien.

Alors tu continues de bomber le torse, de toiser, de ricaner. Comme si tout allait bien. « Peut-être qu'il n'est qu'un parmi le reste. » Cette moindre pensée t'énerve, te fait frissonner de dégoût. « Mais quand les autres s'effaceront, le mien sera toujours là. » Et sur cette réplique cinglante, tu rentres en premier dans le bar, retournant au chaud, grelottant légèrement dans cette veste trempée. Écoutant le reproche du patron, tu viens chercher ton verre, et l'avale d'une traite, comptant sur l'alcool pour te réchauffer. Puis d'un pas rapide, tu viens t'accouder au comptoir pendant que Drake disparaît dans les vestiaires, faisant signe d'approcher à cet homme si répugnant, sans te départir de ton sourire. « Eh gros tas. Premièrement, est-ce que j'ai l'air d'une pute qui saute mes clients dehors à la vue de tous pour toi ? Deuxièmement, est-ce que ce type pour toi, à la gueule d'un mec qui vient de baiser ? Troisièmement, parle lui encore comme une merde et je t'éclate la gueule avec mon flingue. » Ca fait du bien de se défouler. Le pauvre, t'avais pas l'intention de dire tout ça, juste de le taquiner un peu. Mais finalement, c'est bien plus plaisant ainsi. Le patron semble même terrorisé au point de se pisser dessus. Peut-être parce qu'il a vu ton regard si neutre qu'il sait que tu ne plaisantes pas. Peut-être parce qu'il a aperçu la crosse de ton USP match, coincé dans ta ceinture. Peut-être juste parce que tu fais deux à trois têtes de plus que lui, que tu as les muscles et lui la graisses, et que tu sembles suffisamment énervé pour lui coller ton poing dans la gueule immédiatement.

Tu n'obtiens finalement aucune réponse, juste un mouvement de la tête bien vague à ton avis. Et Drake ressort, frais comme une fleur, toujours ravissant dans cet air hargneux et arrogant. Tu souris, fais un petit signe au patron en articulant silencieusement un « A bientôt. » qui le fait encore trembler, et pars à la suite du rouquin, mains dans les poches. « Oh je ne crois pas pouvoir le faire. » Tu ne crois pas, tu le feras. C'est ce que tu penses. Bientôt ou dans quelques mois, peut importe, ton but est juste d'y arriver. Tu poses une main sur sa tête en regardant la pluie tomber. Bien sûr que tu es venu en voiture, toi le feignant de première. « Non je suis à pieds. » Tu laisses échapper un rictus silencieux. Voilà qui devrait déjà l'embêter un petit peu. Tu reviendras chercher la voiture plus tard, et en profiteras pour saluer le ptit patron. Et peut-être te taper son collègue, décidément assez à ton goût. Ou alors tu avais juste envie de sexe, et Drake n'étant pas volontaire, fallait bien trouver quelqu'un d'autre. Et avec de la chance, le petit serveur se confierait au rouquin, vantant tes talents. Tout était parfait. Alors tu quittes le auvent protecteur, et commence à marcher sous la pluie, souriant à ton compagnon.

C'est fou comme ça changeait un homme.
C'est fou comme tu te sentais pousser des ailes.
Ce sentiment qui te ferait faire faire n'importe quoi.

Le désir de sexe.

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Drake K. Calvelli
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Sam 25 Aoû - 13:51
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

Tu le vois.
Comme un obstacle.
Une tentation qui se hisse sur ton chemin.
Pour troubler les résolutions que la vie a imposée.


Depuis le plus jeune âge. Ce gamin a couru. Il a cherché à attraper une main. Il a tenté d'être aimé. D'être regardé. Comme un besoin vital pour exister. Cherchant à vivre et non plus à survivre. Il a trouvé une main. Au détour d'une ruelle. Dans des yeux verts. Il a trouvé cette chaleur qu'il avait oublié depuis tant d'années. L'espace de quelques années. De quelques mois. De quelques jours. Il y a cru. Mais au détour d'un carrefour, elle a changé de voie. Dans un claquement de doigt. Puis plus rien. Il ne restait que la vision de son dos qui s'éloignait. De son dos qui disparaissait. Depuis ton plus jeune âge, Drake. Tu as couru. Jusqu'à en être essoufflé. Jusqu'à sentir ton estomac te remonter dans le fond de la trachée. Jusqu'à oublier la sensation de tes jambes. Jusqu'à sentir l'impact du sol. Tu as couru jusqu'à abandonner. Abandonner l'idée qu'il y aura toujours quelqu'un. Petit à petit, tu as perdu foi. Le regard des autres. Les mots dénués de sens. Les grandes déclarations. Tu as perdu foi. En tout cela. En tout ce que les autres promettent. Même lui. Tu sens son regard affamé. Qui te donne l'impression d'être désiré. Plus que n'importe qui. Plus que n'importe quoi. Tu vois dans ses gestes l'envie de t'avoir. De te posséder. Mais ce n'est qu'une passade. Quand tu seras dressé, il s'en ira. Finalement lassé.

Parce que c'est la seule vérité.

C'est ton obstacle, Drake. Un homme séduisant. De ceux que tu pourrais accepter. Ce feeling qui te bouffe les entrailles. Ce regard que tu as envie de revoir. Cette voix basse qui t'étreins. Le symbole de la tentation. Pour voir jusqu'où vont tes résolutions. C'est quand tu t'y seras accroché, qu'il ne sera plus là. Tiens toi droit. Dominant. Fier. Ne le laisse pas te frôler de trop près. Pourtant, tu viens de lui laisser une place. Une infime place. Pour qu'il ne s'en aille pas. Et dans ce vestiaire, tu y songes un instant. Soupirant lourdement avant d'en sortir. Avant de quitter les lieux. De te retrouver dans cette rue avec lui. Tu t'es résolu. À le garder. À lui faire une place. « Tch... bon, alors marchons j'imagine. » tu tires cette tête qui signifie tout. Cette tête du mec dépité de devoir déambuler dans la rue, mouillé. Tu vas finalement être obligé de te changer, toi aussi. Armé de ta veste en cuir molletonnée, tu fourres tes mains dans les poches, commençant à marcher. Traînant un peu de pied. Parce que de toute façon, vous serrez mouillés. Que vous courriez ou non. C'est stupide de le faire. Alors tu marches simplement. Lui jetant un œil de temps en temps. Si tu n'étais pas aussi buté, tu le voudrais. Là, maintenant. Si tu n'avais pas peur de la suite. Tu le ferais. Tu n'es pas stupide, Drake. Si tu acceptais, tu lui donnerais une partie de toi. Mais tu serais prêt à le faire. Tant il y a cette attraction. Si tu ne fuyais pas, oui. Fermant les yeux, tu les rouvrent pour fixer le sol. « Ethan... qu'est-ce que tu as fait quand j'étais aux vestiaires ? » tu n'observes pas les gens à ton boulot. Déjà parce que tu n'en supporte pas la moitié, mais surtout parce qu'ils ne t'intéressent pas. Cependant, tu as bien remarqué. Le léger tremblement du patron quand tu es passé à côté. De tous, c'est celui que tu connais le mieux.

Alors tu sais.

Il a dit quelque chose, pas vrai ? Tu relèves les yeux pour le fixer. Longuement. Attendant une réponse. Tout en continuant à marcher. Rejoignant finalement les quartiers les plus défavorisés. Les plus abandonnés. Les plus pauvres. « J'm'en fou si tu le menaces de quoique ce soit, mais ne revient pas. » c'est tout ce que tu ajoutes alors que tu t'arrêtes devant une porte défoncée. Sûrement encore le voisin du haut qui a pété un boulon. Tu l'as pousse, grimpant les étages pour arriver au troisième et avant dernier. Tu te demandes parfois comment il fait pour tenir encore debout. Ce petit immeuble. T'arrêtant devant une porte noire, tu sors tes clés, déverrouille la porte et t'y enfonces. La première chose que l'on remarque chez toi : c'est le bordel. Un foutoir sans nom. Dans cet appartement, il y traîne des vêtements partout. Des godasses également. Des papiers. Mais il n'y a aucune vaisselle et l'endroit le mieux rangé, c'est ta cuisine. Elle donne sur le salon qui lui-même donne sur la chambre. Il n'y a qu'un morceau de mur pour séparer cette dernière. Un morceau incomplet. Même pas une porte pour faire illusion. « Dit rien. » pour le bordel. Tu précises avant qu'il ne l'ouvre, jetant ta veste sur un tabouret. Retirant tes chaussures. Passant tes mains dans ta crinière rousse, tu secoues vivement comme pour retirer l'eau qui s'y est coincée. Attrapant une serviette qui traîne sur le canapé. Tu pars une seconde en direction de ta salle de bain, revenant avec une seconde que tu lui tends. « Tiens, t'vas en avoir besoin aussi j'suppose. T'peux te doucher si tu veux, ça me dérange pas. T'veux un truc à boire ? Ou à manger ? » tu le fixes. Debout chez toi. Et tu finis par te demander pourquoi tu lui a proposé ça.

Il aurait pu simplement rentrer chez lui.
Mais c'est ça le souci.
Il serait partit.
Tu souris, Drake.


Ton obstacle est plus haut que prévu. Apparemment. Détournant les yeux pour fuir, tu vas dans ta chambre pour retirer ton pull et ton t-shirt. Tout te colle trop à la peau.

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Ethan Fitzgerald
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Sam 1 Sep - 17:52

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Alors tes pieds avancent.
Sur le pavé mouillé.
Ploc. Ploc.

Tu sens la pluie couler dans ta nuque. Les gouttes rouler sur ta peau froide. Plic. Ploc. Rapidement, tes cheveux commencent à goutter sur ton front. Dans tes yeux. Tu es obligé de les essuyer d’un revers de manche, ce même revers déjà trempé lui aussi. Tu as froid, tu commences. Tu vas choper la crève, tu le sens. Cette maladie qui te chatouille les narines. « Vivement chez toi. » Tu marmonnes. Marches d’un pas vif. Tu jettes de temps en temps un regard intéressé au rouquin qui avance près de toi. Tu vois qu’il te fixe lui aussi, parfois. Ces coups d’œil rapides. Ceux qui se veulent désintéressés, mais qui ne marchent pas avec toi. Ceux que tu sais interpréter un peu, sans penser te tromper. Que tu aimerais bien lui rendre. Que tu aimerais bien qu’il comprenne. Qu’est-ce qu’il est buté. Borné. Naïf. Il semble ne pas comprendre l’immensité de ton intérêt pour lui. Cet intérêt qui te rend la vie impossible. Qui t’empêche parfois de dormir la nuit. Parce que tu penses à lui. Tu te demandes qui va te le prendre. Si tu laisseras cette personne le faire. Comment tu réagirais. Et alors parfois, tu termines sur internet, à savoir comment cacher un corps ensanglanté sans que personne ne puisse le retrouver.

Et puis vient une question, qui te tire de tes pensées. Qui te fais esquisser un sourire que tu ne peux retenir. Il est si rusé Red Head, si malin. Il l’a bien vu trembler ce misérable petit insecte qu’est son patron. « J’ai discuté un peu avec ton patron. Un type bien sympathique. » Et surtout bien trouillard, vu la peur que tu venais de lui offrir. Menaces. Il risquait moins de faire du mal à ton protégé. Il risquait moins de faire des choses à ce dernier. Tu t’assurerais que ça n’arrive pas. La moindre pensée que ce mec pouvait poser ses doigts répugnants sur le rouquin te mettait hors de toi. Alors pour éviter ça, tu prenais tes précautions. Tu continues de marcher, soutenant le regard inquisiteur de Drake. « J’ai discuté, pas menacé. Je ne suis pas si con pour menacer ton patron enfin. Je tiens beaucoup trop à venir te voir bosser. » Dans cette tenue si sexy. Que tu te retiens d’ajouter. Parce qu’il l’aurait mal pris ? Aucune idée, mais tu ne l’as pas dit. Peut-être parce que c’est juste grandement sous-entendu. Qu’il le devine lui-même. Alors tu continues de sourire silencieusement, observes le quartier où vous arrivez. Tu n’es pas loin de chez toi. Il est proche de chez toi. C’est une si bonne nouvelle que tu sembles beaucoup plus léger d’un coup. Même si son appartement est minable, le tien l’est probablement tout autant. Et tu le suis, grimpe les marches. Tu le suis, pousses la porte, sans rien à dire à sa demande. Son appartement est en bordel. « Est-ce que tu crois que j’me préoccupe de l’état de ton appart ? » Tu soupires d’un air blasé. Le tien était pareil, il l’avait bien vu. Il était même possible qu’il reste des préservatifs usagés sous ton lit alors ses quelques fringues éparpillées, tu n’en avais rien à foutre. Et sans attendre de vraiment rentrer, tu retires ton manteau, que tu accroches à une porte. Tu gouttes, tu es trempé, tu as froid, mais rien n’est plus agréable que d’être en sa compagnie. De le faire chier. Il t’offre une serviette, que tu poses sur ta tête pour essuyer cette eau qui te coule sur la nuque dans un frisson désagréable. Tu le regardes s’éloigner dans sa chambre, et entreprends de retirer ton jean et ton t-shirt, restant ainsi en caleçon et te débarrassant de tes affaires qui vont de rendre davantage malade. Puis l’air de rien, tu suis le rouquin et passe la tête de l’autre côté de la pièce, impudique. « J’te pique ta douche. Et si t’as un café fort j’dis pas non. » Tu souris, puis fais demi-tour, essayant de ne pas glisser sur le sol légèrement mouillé de gouttelettes. Tu visites telle une souris curieuse, puis retournes dans la salle de bain pour lui emprunter sa douche. Tu ne prends pas vraiment la peine de fermer la porte, après tout vous êtes deux mecs, logiquement tu ne l’attires pas plus que ça, et en plus tu vas faire rapide. Mais au bout de quelques minutes, tu commences à somnoler sous l’eau chaude, puis fermes les yeux. Tes nuits blanches te rattrapent. Ta fatigue au boulot également. Ca fait combien de temps que t’as pas pris un moment pour toi ? Tu ne t’en rappelles pas. En fait, t’as pas le souvenir de réellement prendre un moment calme pour toi. Et là, le fait de savoir que Drake est là, que tu es chez lui, que tout va bien à nouveau, c’est presque… apaisant. Alors tu t’endors. Simplement. Purement. Sous la douche chaude. Sous la vapeur qui te détend. Et ton corps bascule. Glisse. Tu tentes de te rattraper à quelque chose dans un sursaut qui te réveille. Tombe encore. « Putain d’mer- ! » Et la sensation du carrelage froid sur ton crâne. Qui te rendors, dans un bruit inquiétant.

D’un sommeil involontaire.
Noir.
D’un sommeil provoqué.
Sans rêve.

Dans une douleur assommante.

feat Red Head la terreur | JTM osi


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Drake K. Calvelli
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Sam 1 Sep - 18:43
Il faut goûter son sang car le sang est esprit
On suicide un silence en accouchant d'un cri.

« Silence on tourne, on vit, on rit 
mais ça ressemble à du playback. »


Discuter avec ton patron. De quoi ? Tu ne poses pas la question, mais tu y penses. Vu la tête qu'il avait. Cette terreur au fond des yeux. Ethan a dit ou fait quelque chose. Pour toi ? Tu souris en y pensant. C'est tellement con. Mais il a de l'intérêt pour toi, alors qui sait. Tu gardes cette idée dans un coin. Fronçant les sourcils quand il dit qu'il reviendra. Tu ne veux pas. Le voir sur ton espace de travail. Parce qu'il va t'emmerder ; te déconcentrer ; te poser problème ; ton regard sera happé. Une main se perd dans la crinière rousse. Tu refuses de l'admettre, comme toujours. Et tu arrives chez toi, dans ton antre. Laissant le loup y mettre une marque également. Est-ce une si bonne idée de lui montrer où tu vis ? Tu y penseras. Un jour prochain. Quand il viendra frapper à ta porte sans prévenir. « Ouais j'sais que c'est pas mieux ranger chez toi, mais on sait jamais. » tu as l'habitude d'entendre les femmes râler. C'est peut-être pour cela. Te détournant de ton obstacle si imposant, tu vas te changer. Retirant les vêtements qui collent un peu trop au corps. Sa voix retentit un instant, t'arrachant un regard effronté. Il vient, mais repart et tu respires, tranquille. Tu ne sais pas ce que le loup est capable de faire à ce stade. Mais rien. Seulement la solitude alors tu regardes par la fenêtre qui longe ta chambre, attendant patiemment. Qu'il libère les lieux pour te laisser la place. Comme cela te semble être plus long que prévu, tu retournes dans ta cuisine. Ton regard ; curieux ; ne peut s'empêcher de le guetter. De le regarder. En pensant, tu le vois. Ce corps qui attire ton regard. Merde. Tu t'échappes avant d'y succomber. Allumant la machine à café, elle ne tarde pas à fumer. Et tu y déposes une tasse, mais avant de l'activer, tu l'entends. Ce bruit sourd. Lourd.

Ethan.

« Hé ? » tu viens voir. Sans te préoccuper de ce que tu verras. C'est un corps d'homme, comme le tien. Bien que tes yeux aiment à le dévorer. En secret. Ouvrant la porte en grand, tu le vois étaler sur le carrelage de ta salle de bain. « Ethan ?... Hé ? Réveille-toi ! … Merde ! » il est tombé. Visiblement éreinté par la vie. Fatigué par son boulot. Peut-être un peu par la pluie aussi. Et tu ne peux t'empêcher d'être inquiet. Un peu. Beaucoup. Tu ne voudrais pas avoir un corps sur les bras, c'est ce que tu te dis. Tu n'aimerais pas le voir mort, c'est la vérité. Il va attraper froid ici. Tu ne peux pas le laisser là. Et tu dois vérifier également s'il n'est pas blessé. Inspirant, tu viens glisser tes mains sous son corps pour le soulever. Le remettant vaguement sur pied. Tu passes un bras par-dessus ton épaule en soupirant. « Putain t'es lourds... » mais tu vas le porter. Jusqu'à ton lit. Où tu le poses comme tu peux. Un peu en vrac d'abord, tu finis par l'allonger correctement. Remettant la couette sur lui pour qu'il n'attrape pas froid. Et pour le cacher aussi un peu. « Hé ?... » tu regardes sa tête. Il aura sûrement un bleu. Il saigne un peu. Retournant dans la salle de bain, tu vas chercher de quoi le soigner, revenant pour t'en occuper. « Ethan... réveille-toi... crève pas sur mon lit, j'vais t'buter !! » ce n'est pas de la colère qui luit dans tes yeux. Ce n'est pas elle que tu retrouves maintenant. C'est ce même sentiment que lorsqu'elles sont partit. Sans un mot. Fait chier. « Putain si tu te lèves pas, j't'arrache la tête... »

Il va bien.

C'est ce que tu te répètes. Et tu ne fais rien de plus. Le laissant là alors que tu l'observes. Assis au bord du lit, tu attends, sagement. Il va finir par se réveiller, n'est-ce pas ? Sûrement. Au pire, s'il respire encore demain, mais qu'il n'ouvre pas les yeux, tu appelleras Mere. « Tu fais chier... » que tu murmures. Ça va aller, que ton inconscient souffle bruyamment. Tu finis par aller te doucher. Plus rapidement que prévu. Cinq minutes tout au plus et tu reviens. Séchant tes cheveux en quatrième vitesse pour revenir à ses côtés. C'est dans ce genre d'instants que tu te rends compte à quel point il t’obnubile. À quel point il te rends fou. À quel point tu penses à lui. En bien ou en mal. Les heures passent. Deux ou trois, tu ne sais pas. Tu vérifies sa température. Ses yeux. Son front. Et tu finis par t'endormir, Drake. Fatigué aussi de ton boulot chiant. Tu viens t'endormir sur la couette à ses côtés.

Et c'est là que l'on sait.
Que tu ne te méfie pas.
Pas assez ou pas vraiment.
Avec lui, c'est sûrement qu'une idée.
Qu'une façade.


Parce que tu dors profondément. Même si ton inconscient veille un long moment.

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Ethan Fitzgerald
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Dim 2 Sep - 12:49

Will this step just be another misstepIl l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au cœur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures.

Tu ouvres les yeux.
Cette sensation.
De la douleur.

« Putain d’merde, j’ai mal… » Tu te redresses sur les coudes, grognant. Qu’est-ce qu’il s’est passé. Tu passes une main sur ton crâne, laisses échapper un nouveau grognement. Tu as une bosse, à l’arrière de la tête. Pourquoi ? Tu plisses les yeux, te rappelles ta chute. Tu t’es vautré comme une merde. Dans ton souvenir, tu t’es endormi, et tu as glissé. Tu te rappelles le bruit sourd contre le carrelage et puis… plus rien. Es-tu stupide à ce point pour réussir à t’assommer sur le sol comme un parfait idiot ? « Ma tête… » Tu frottes doucement, puis reposes ta main sur le lit. Le lit ? Tu sembles enfin réaliser où tu te trouves, tu es dans un lit. Pas le tien. Celui-là à une odeur à la fois connue et inconnue. Tu te souviens que tu es chez Drake, le Drake. Ton rouquin. Donc tu supposes que c’est son lit. Pourquoi es-tu dans son lit ? Est-ce qu’il t’y a porté ? Il a réussi à te porter, toi et ta masse ? Tu esquisses un sourire léger, retenant une grimace face à la douleur qui te vrille le crâne. Ca résonne. Trop fort. Et puis d’un coup, tu soulèves la couette. Tu es toujours nu. Il ne t’a pas habillé, sûrement par flemme, probablement par envie. Tu souris encore, un rictus un peu moqueur. Où est-il d’ailleurs ce rouquin ?

Tu ne tardes pas à le trouver. Surtout quand tes yeux s’habituent à l’obscurité de la chambre. Il y a une masse chaude près de toi. Tu clignes des yeux, observes le corps qui dort paisiblement. Il est là. Il dort comme un enfant, baissant sa garde. Alors tu te penches au-dessus de lui, tu viens caresser ce visage si neutre, bien différent de cette grimace de colère qui crispe toujours ses traits. « Si imprudent… Il n’apprend rien. » Une main vient glisser le long de sa colonne vertébrale. Tu te recouches sur le côté, et attires ce corps chaud contre toi, réchauffant sa peau froide. Seule. Tu le colles à toi, l’entoures de tes bras. Il est mignon, à se coucher près de toi. Est-ce qu’il voulait te surveiller ? Ne pas te laisser seul ? C’est adorable. Alors tu le serres de plus belle, tu colles ton visage contre sa nuque, désespéré. Tu en viens à le désirer si fort. Tu en viens à vouloir qu’il reste toujours à tes côtés. Il est si passionnant, imprévisible. Il te rend la vie un peu plus amusante. Pourquoi est-ce que tu tiens autant à lui ? Il est pourtant si bestial, si brut. C’est peut-être ça qui t’attire. Qu’il soit vrai ? Franc ? Si différent de tous ceux qui agissent par intérêt. C’est pour ça qu’il te plaît. Qu’il te charme sans le savoir. Tu aimerais connaître ses pensées à lui aussi. Mais tu connais à peine les tiennes. Tu ne veux pas voir la vérité en face. La véritable raison de cet intérêt. Parce que tu le connais si peu au fond. Cette plus grande barrière, l’inconnu. Tu as peur de ton passé. Du sien. Tu as peur du futur, le tien. Le sien. Le vôtre s’il existe. Tu regrettes tant de choses. Désires tant d’autres. Lui. Cette chaleur. Son corps. Tu le veux. Entier. Tout contre toi comme maintenant. Le caresser de tes doigts. Saisir son ardeur. Le posséder. Si brûlant.

((là c'est caché parce que ça chauffe eh.))

Tu le veux.
Lui.
Tu veux voir ce visage rempli de débauche.

« Drake. » Tu sais que c’est peut-être la fin de tout. Le début d’un rien silencieux et angoissant. Mais tu ne peux pas te retenir, c’est plus fort que toi. Quitte à tout perdre, tu veux conserver au moins ce visage dans ta mémoire.

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