ANNÉE 1983, DAVID, DERRICK ET DUSTIN, PASSIONNÉS PAR LA SCIENCE-FICTION ET LA POP CULTURE, DÉCIDENT D'ENVOYER UN MESSAGE DANS L'ESPACE GRÂCE À UN ORDINATEUR SOPHISTIQUÉ DEPUIS LEUR PETIT GARAGE À COSMOPOLIS, DANS LE CONNECTICUT. PUIS C'EST PARTI EN COUILLE.PLUS DE TRENTE ANS APRÈS, GRÂCE AUX EXPLOITS INFORMATIQUES DES "3D" (POUR "THREE DICKS"), LES ALIENS FOULENT ENFIN LE SOL TERRESTRE ! MAIS À QUEL PRIX ? C'ÉTAIT À L'ÉPOQUE UNE SIMPLE PASSION. NI FEMME, NI EMPLOI, DAVID, DERRICK ET DUSTIN ONT PASSÉ LE PLUS CLAIR DE LEUR TEMPS (ET LEUR VIE) À ÉTUDIER L'ESPACE ET LA POSSIBILITÉ DE LA VIE AILLEURS QUE SUR NOTRE BELLE PLANÈTE. SANS DIPLÔMES OU CERTIFICATS, ILS SE CONTENTENT DE CONCEVOIR DES ORDINATEURS ET AUTRES SOFTWARES CHEZ EUX DANS LE SEUL INTÉRÊT D'ENVOYER UN MESSAGE AU-DELÀ DE LA SURFACE TERRESTRE. ILS L'ONT APPELÉ CODE COSMO EN HOMMAGE À LEUR VILLE CHÉRIE (C'EST FAUX, ILS N'ONT JUSTE AUCUNE IMAGINATION), COSMOPOLIS.
EN COURS D'AFFICHAGE (WADE ET LE CODE SE BATTENT)

Les visiter en attendant : CLICK !
dabberblimp"




 

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Pétales Translucides - terminé

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Lun 20 Aoû - 23:11

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Des fleurs. Pour Maman. Comme chaque vendredi.

Taylor avait poussé la porte du fleuriste où il allait souvent, ses petits pas le menant dans la boutique après son entrainement d’athlétisme au lycée. Il avait couru, comme d’habitude, pour ne pas arriver après la fermeture. Alors que la boutique ne fermait pas si tard. Il avait couru, pour acheter les jolies fleurs que Maman adorait tant. Pour la voir sourire, comme à chaque fois. Elle lui dirait que ce n’était pas la peine, Sana fera la moue. Mais tant pis. Comme tous les vendredi, Taylor allait acheter des fleurs.

La clochette de la boutique avait tinté à son entrée. Comme à son habitude, il avait fait le tour, regardant tout autour de lui, se demandant ce qu’il prendrait cette fois-ci. Les roses rouges dans le coin là-bas ? Ou le gros bouquet bleu et blanc dans le panier ? Taylor se posait toujours tout un tas de questions, s’arrêtant par moment, comptant la monnaie qu’il avait dans les poches, triturant les billets. Elle les aimerait ces fleurs-ci Maman ? Ou bien, les jaunes et oranges ? Mais elles sentaient bizarre. Et pourquoi pas les violettes ? Mais Maman n’aimait pas le violet. Tout un parcours, un interrogatoire, totalement illusoire, quand on savait que le jeune homme prenait toujours les mêmes fleurs. Trois énormes roses blanches, qui sentaient bons et prenaient du temps pour faner dans le petit vase dans lequel on allait les mettre. Juste assez longtemps pour que Taylor puisse en acheter d’autres.

Alors, tandis qu’il restait planté devant les roses, observant leurs beaux pétales aussi doux que de la soie, il en prit trois tout en faisant attention aux épines, les observant en esquissant un tout petit sourire avant d’enfin porter son attention vers le comptoir. Il n’était pas très loin et bien visible du coin où il se trouvait. Et comme à chaque fois, il y vit le vendeur.

Le vendeur de la boutique. Avec sa peau blanche et ses cheveux argents. Et son petit air un peu absent. Taylor ne savait pas trop pourquoi, mais il lui faisait un effet étrange. Il y avait quelque chose chez le vendeur… quelque chose… un truc. Il ne savait pas quoi. Taylor se retrouvait toujours un peu embêté, ne sachant quoi penser. Il avait un truc bizarre mais il ne pouvait pas lui demander. Soit par manque de temps, ou parce que ce n’était pas très poli. Non pas que le jeune lycéen ne le soit pas mais il ne savait pas quoi demander. Pourquoi t’es bizarre ? Trop vague. T’as un problème ? Un peu trop provocateur. C’est quoi ton secret ? Intrusif.

Pourtant, comme à chaque fois, l’américain alla jusqu’au comptoir. Ses trois fleurs à la main. Il observa le jeune homme au comptoir, son regard bleu ne le quittant pas. Et resta là, à le regarder, sans bouger. Un peu absent, Taylor se demanda quoi dire, inventant des scénarios, imaginant des répliques sans décrocher du visage tout doux du vendeur. Elle était vraiment toute douce sa peau ? Comme les pétales de fleurs ? C’était peut-être une fleur ? Ça existait comme type d’alien ?

Et si tu payais Taylor.
*
Lune
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Mar 21 Aoû - 0:05

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Il est encore là.
Encore.

A croire qu'il ne se lasse jamais de venir dans ta boutique. Ta boutique, à toi. La tienne, avec tes fleurs, tes plantes. Tu ne sais pas ce qu'il vient faire ici Lune, enfin surtout, à qui il offre ces fleurs tous les vendredis. Mais tu sais que tous les vendredis, il sera là. Il est toujours là. Et il prend toujours là même chose. Trois belles roses blanches. Les plus jolies, les plus parfumées. Tu le voyais d'un regard, il avait l'oeil. Ce jeune homme, il avait l'art de choisir souvent les plus parfaites. Alors tu acquiesçais dans ton coin, d'un mouvement de tête imperceptible, validant silencieusement.Et pourtant, ce jeune homme ne venait jamais directement au comptoir. Tu n'étais pas sûr de toi, mais tu avais l'impression qu'il te fixait. Comme maintenant. Ce genre de regard qui met mal à l'aise. Tu as l'impression d'être une bête de foire. Tu tritures les manches trop longues de ton pull. Ce pull bleu qui semble avoir déjà vécu, ce pull bleu qui cache ton corps tout frêle et marqué. Et tes mains qui tremblent. Parce qu'il te fait un peu peur. Tu te fais souvent des films. Est-ce qu'il vient pour repérer les lieux ? Le jour où il voudra t'enlever ? Est-ce que c'est un psychopathe qui pose des roses sur la tombe de ses victimes ? Es-tu la prochaine ? Ou est-ce un humain stupide qui vient encore abuser de toi ?

Et puis tu secoues la tête, ta tignasse blanche qui tombe un peu devant tes yeux clairs. Impossible, tout cela est impossible. Après tout, il vient chercher des fleurs. De jolies roses. Comment pourrait-il être un de ces vils humains. Ces stupides êtres, bien inférieurs aux insectes. Il semble aimer les fleurs, les plantes. Il n'a pas l'air bien méchant. C'est forcément qu'il est un alien. Peut importe lequel, tant qu'il n'est pas un de ces idiots empotés. Tu caches davantage tes mains dans le pull, tirant sur les manches. Il est gênant, à te regarder comme ça. Qu'est-ce qu'il veut. Pourquoi il ne dit jamais rien ? C'est angoissant tout ce silence. Et comme toujours il vient au comptoir. Te dévisage. Pose les fleurs que tu emballes avec délicatesse et fragilité dans un joli papier rose. Tu colles l'étiquette de la boutique, cette fameuse étiquette avec le petit bonhomme qui sourit. Tu ne souris pas beaucoup toi Lune. Tu n'es pas vraiment comme ça. Tu te demandes souvent pourquoi le patron t'as mis en vendeur. Toi qui sembles si antipathique. Et si peu bavard. Alors tu poses un regard curieux sur le jeune homme, qui est un peu plus petit que toi. Un peu plus beau. Un peu plus fort. Qu'est-ce qu'il attend ? Depuis le temps, il connaît le prix. Alors tu entrouvres ses lèvres si fines, si pâles : « Ca fait 35,70$. »

Tu poses le paquet un peu plus vers lui, et tends une main légèrement tremblante. Si émotif, si stressé. Il n'a rien fait, de quoi as-tu peur ? Tu mordilles ta lèvre inférieure, celle qui saigne si souvent, si fragile. « Pourquoi est-ce que vous me regardez comme ça ? » Tu ne voulais pas vraiment le dire, mais il t'embête à te dévisager ainsi. Que pense-t-il que tu es, une fleur ? « C'est gênant... » Tu rentres vite une main sous le comptoir, jouant avec ton pull. Tu aimerais te cacher tout entier sous le comptoir. Te cacher dans les fleurs. Dans un buisson. Y rester à tout jamais. Ta peau blanche rosit un peu, tu ne pouvais pas cacher ton embarras. Et ton ennui. Qu'il s'en aille. Qu'il se dépêche.

Qu'est-ce qu'il attend ?
@feat Taylor Il est bizarre ce type.
Awful
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Mar 21 Aoû - 21:08

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Il a parlé. Le vendeur avait parlé. Pour dire plus que le prix cette fois-ci. Pour énoncer une petite question, de son air un peu gêné. Il était bizarre le vendeur. Un peu paumé à triturer son pull, mais alors que Taylor l’écoutait, ne comprenant pas trop ce qu’il se passait, il remarqua ses joues rougies et son regard fuyant.

Oh ! Il a changé de couleur !

Le temps reprit son cours. D’un coup. Soudainement. Comme piqué par une mouche, le jeune homme se mit en mouvement, fouillant ses poches tout en observant le comptoir où était posé les jolies fleurs pour Maman. Trois dollars. Plusieurs billets. Des pièces d’un dollar pour compléter. Des cents pour terminer. Taylor compta et recompta, s’assurant avoir le compte pour ne pas paraître ridicule. Ça lui était déjà arrivé, de ne pas avoir la totalité de la somme et de rentrer avec une fleur en moins. Mais depuis le temps, le jeune homme avait retenu le montant exact et ne faisait plus la même erreur. Cependant, il continuait toujours d’observer le vendeur fixe. Sans rien dire. Curieux et hésitant.

Il avait fini par saisir. Il était redescendu de son petit nuage après tout. Son regard insistant dérangeait le garçon un peu plus grand que lui, ses aveux l’ayant fait soudain devenir aussi rouge qu’une pivoine. Il était si gêné que ça ? Et lui ? Il était si gênant que ça ? Taylor avait un peu de mal à se dire qu’il pouvait être… embarrassant. Ou effrayant. L’autre surement. Mais pas lui. Cliquant des yeux, penchant la tête, le lycéen observa le vendeur, de cette même manière curieuse, une petite moue se dessinant sur ses lèvres.

- Pardon… je voulais pas vous embarrasser.

C’est bien Taylor. Tu t’es excusé. Mais il est toujours gêné. Et vu comment tu le regardes, ça ne va pas changer.
Des secondes passèrent, lentes et longues. Dans le silence. A nouveau. Il fallait dire que le jeune homme réfléchissait intensément, ne sachant pas tout à fait comment prendre la situation. Il semblait réellement dérangé le vendeur. Alors qu’il ne lui voulais rien. Enfin, ce n’était pas tout à vrai. Taylor voulait savoir. Savoir pourquoi il était bizarre. Ce qui faisait qu’il était ainsi, aussi morne. Aussi mou. Aussi fragile. Comme un pétale de rose. Joli mais craintif. Bizarre. Sa curiosité monta d’un cran, son corps bougeant alors qu’il se mettait droit, ses perles bleues s’ancrant dans le regard clair du vendeur.

- Dites ?

Question enfantine. Il ne s’en rend pas compte Taylor, quand il est totalement en décalage avec les gens. Mais certainement que cela fait partie de son charme.

- Pourquoi vous êtes bizarre ?
*
Lune
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Mer 22 Aoû - 17:43

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Tu sentais bien qu'il était pas là.
Absent.

Tu as l'impression de parler dans le vide Lune, tu aurais pu lui donner son numéro de téléphone qu'il n'aurait rien tilté. Qu'est-ce qu'il a à être aussi paumé ? Mais finalement il semble se réveiller, ne dit rien et déposer la monnaie sur le comptoir en bois, que tu attrapes de ta main visible. Tu ne dis pas merci, tu ne dis plus merci depuis longtemps, surtout avec ce garçon là. Il est trop bizarre. Il ne dit pas grand-chose lui non plus, mais ça met mal à l'aise. Il te regarde toujours comme un extraterrestre. Tu en es un, un joli, tout fin et mignon, mais et alors, lui aussi non ? Tu le sais, que ton apparence est atypique. Tu le sais car on te l'a suffisamment fait comprendre au lycée. Et ça te mettait sur les nerfs que tu puisses encore, à 61 ans, avoir des remarques sur ton physique. Tu mords ta lèvre inférieure, ça y est, tu es nerveux. Bien trop pour rester de marbre. Pourquoi es-tu si émotif, ça devrait être interdit. Il ne va pas te manger, loin de là. Tu le sais, c'est plutôt toi qui pourrait le manger en fait. Avec tes canines blanches et tranchantes.

Et tu avais beau signaler ta gêne, le petit brun ne semble pas t'écouter. Il continue de tes fixer, de ce regard bien trop hypnotisant, bien trop pénétrant. Tu clignes des yeux, te recroqueville sur toi-même. Faut-il que tu en viennes à t'imposer ? Tu n'oses pas, et s'il répliquait ? Que faire s'il devenait violent et agressif ? Tu avais déjà peur de souffrir sans qu'il ait pu dire le moindre mot. Tout ça à cause de la puissance de son regard. Et de la faiblesse de ton âme. Mais finalement ses lèvres s'entrouvrent, et l'excuse qui en sort t'apaise un peu, du moins cela fait cesser tes tremblements et tes frissons de panique. Tu arrêtes de mordre cette pauvre lèvre, qui vire déjà au rouge. « M-merci. » Tu baisses la tête, honteux d'avoir pu lui dire une chose pareille. Mais l'autre ne dit plus rien. Il a payé, qu'est-ce qu'il attend ? Le silence est lourd, tu n'aimes pas ça. Tu le regardes à travers les mèches de ta tignasse blanche. Il te fixe toujours. Mais tu vois cette bouche s'ouvrir à nouveau. Un premier mot en sort, tu patientes. Une question. Qu'est-ce qu'il va pouvoir demander ? Un panier ? un remboursement ? Sa monnaie ? Elle lui a été rendue pourtant. Un joli ruban sur le papier ? Tu t'attendais à tout sauf à ce qui est finalement sorti.

Bizarre.

« Pardon ? » tu écarquilles les yeux, décontenancé. Est-ce que tu as bien entendu ? Est-ce que ce jeune homme venait-il vraiment de te demander pourquoi tu étais bizarre. Le rouge te monte aux joues, tu attrapes une gomme que tu viens faire tourner entre tes doigts, vraiment mal à l'aise avec ce type. Tu clignes des yeux à nouveau, tu ne sais pas quoi dire. Alors tu as un sourire nerveux, ton menton tremble légèrement, et tu viens passer une main dans tes cheveux fins. « J-je ne sais pas ? » C'était comme demander à un fou s'il est fou, comment tu pouvais lui répondre, toi qui ne pensais pas l'être ? Tu fixes tes pieds, sur le point de pleurer. Après tout ça, tu restais suffisamment émotionnellement instable pour pleurer si on te traitait d'étrange. Pourquoi il venait t'embêter aujourd'hui ? Pourquoi est-ce qu'il ne prenait pas ses roses et s'en allait, comme d'habitude ? Tu rigoles nerveusement, essuyant tes yeux humides. Où était le patron dans ces cas-là ? Il était pas censé le protéger des gens intrusifs comme celui-là ? Tu regardes à droite et à gauche, personne. Pas le moindre signe de vie, juste les plantes, ce type et toi. Alors tu le fixes d'un air maladroit, la gorge nouée de stress et de peur. « Pourquoi vous pensez ça... ? » Tu tentes tant bien que mal de paraître un minimum agréable et souriant, mais tout ce que tu réussis à faire c'est de donner une mine infiniment triste et blessée.

Pourquoi ne part-il pas ?
@feat Taylor Il est bizarre ce type.
Awful



LUNE

La beauté de l'astre ne ressort que dans l'obscurité.
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Mer 22 Aoû - 21:16

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Ah bah !

Ah bah il a répondu !

Ah mais !

Ah mais comment ça il sait ?

Mais nan !

Taylor fronça les sourcils, peu sûr, un peu perdu. Il assimilait la réponse du jeune homme face à lui, saisissait à moitié, tentait de réagir correctement, le voyant rougir et bafouiller. Comment ça il ne savait pas ? Il ne savait pas… non mais ?

Il était perturbé le mioche. Perturbé et mécontent. Ce n’était pas souvent que le jeune homme se montrait contrarié mais il fallait dire qu’il n’avait pas eu de réponse à sa question. Question que le taraudait depuis un moment tout de même. Question qu’il avait eu du mal à poser. Et qui restait sans réponse. « je ne sais pas… » je ne sais pas … comment ça il ne pouvait pas savoir ? Le garçon était contrarié, une moue s’affichant sur ses lèvres alors que le vendeur se mettait à rougir, un peu plus mal à l’aise. Bah, il rougissait encore, devenait plus rouge encore. Comme une rose toute rouge. Les yeux bleus du lycéen le fixèrent à nouveau, un peu étonné, le froncement de sourcils s’en étant allé. Il était désarmé, bien plus que tout à l’heure, le petit vendeur. Tout frêle et tout gêné. Puis…

Bah il pleure !

- Ah non mais… pleures pas !

La remarque à la fois étonnée et désolée de Taylor résonna dans la boutique vide de clients. Il ne semblait n’y avoir que lui et le vendeur, qui triturait son pull et ce morceau de gomme qu’il avait trouvé. Il était vraiment mal le pauvre, désolant Taylor qui ne savait plus trop comment se comporter. Il avait merdé, il le savait et alors qu’il se mettait à sautiller légèrement d’un pied sur l’autre, les lèvres pincées, il se sentait embêté.

- Pardon, je voulais pas être méchant. Enfin… pardon…

Le petit rire du vendeur avait chatouillé ses oreilles, le rendant davantage curieux. Tout comme sa peau toute blanche, ses cheveux tout blanc, son air tout triste. Il piquait bien trop sa curiosité, sans vraiment savoir pourquoi. Taylor ne pouvait s’empêcher de le regarder, même alors qu’il avait bien compris qu’il était la cause de son malaise. C’était plus fort que lui. Comme toujours. Il fallait qu’il le regarde. Comme si cela lui permettrait de lui en lui. Mais on ne peut pas lire dans les gens. Comme on passe sa main à travers eux. Enfin, pour Taylor.

Il lui fallait s’excuser. Et le rassurer. Le jeune homme se racla la gorge, se tenant plus droit qu’avant, essaya de montrer un air un peu amical – quand on sait que Taylor ne sait pas sourire ou se montrer autrement qu’apathique – et reprit la parole, sûr de lui.

- Je voulais pas te faire peur ou te déranger. C’est juste que… je sais pas… tu ressembles à une fleur… enfin… je sais comment expliquer.

Ses pensées étaient confuses. Comme ses mots. Comme le mouvement désordonné de ses lèvres. Une fleur ? Allons bon. Qui donc ressemblait à une fleur ? Taylor était bien trop à côté de ses baskets pour répondre un truc pareil. Qu’allait bien penser le pauvre vendeur, tout éperdu qu’il était. Pourtant, le lycéen se tint droit, attendant, silencieusement, tout en essayant de ne pas être trop stressant. Il en avait déjà assez fait.

- Enfin, dans tous les cas, excuses-moi. Je te ferai plus peur à présent.

Des excuses. C’était mieux que rien.
*
Lune
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Jeu 23 Aoû - 19:51

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Il n'est pas satisfait.
De ta réponse.

Tu peux le voir à la manière qu'il a de froncer les sourcils. Tu le déçois, lui et ses attentes étranges. Il est perdu, tout autant que toi. Es-tu à ce point si faible pour te sentir si nul pour une question si décalée ? Est-ce normal de réagir ainsi ? Avec tant d'émotions ? Es-tu réellement si bizarre ? Est-ce ton destin te décevoir tout ce que tu rencontres ? Respires. Pourquoi est-ce que tu prends tout ça à coeur ? Respires. Tout ça ne devrait pas t'atteindre de la part de ce type là. Respires.

Tu te sens mieux. Un peu mieux. Tu arrêtes de tripoter ce pauvre pull déjà trop large. Et tu renifles, essuies ton nez de cette manche. Détournes le regard pour la poser sur une jolie rose à l'autre bout de la boutique. « Je ne pleure pas. » Tu ne pleures pas, pas encore. Tes yeux sont humides de ses larmes qui ne demandent qu'à tomber, encore et encore. Mais tu ne pleures pas. Recroquevillé légèrement sur toi-même. Tu ne dois pas, pas encore. Et cette envie disparaît, quand tu vois l'autre qui se balance, gêné. Gêné d'être le provocateur de ta tristesse. De cette gêne. Alors tu te calmes, et éprouve de la compassion pour ce type qui ne semblait pas te vouloir de mal finalement. Tu es si gentil, trop gentil. Si naïf. Tu croirais n'importe qui s'il te faisait ce genre de regard. Tes yeux se plissent, et il apparaît sur tes lèvres un fin sourire, timide comme les premières fleurs au printemps. « C'est pas grave, ne vous excusez pas enfin... » ça te mettait mal à l'aise de le voir si mal à l'aise. Comme si tout était sans fin.

Et pourtant, malgré toutes ses excuses, il continuait de te regarder, petit astre blanc, armé de sa curiosité sans faille. Comme s'il comptait lire en toi. C'est impossible n'est-ce pas ? Personne n'a ce pouvoir ? Personne ne peut faire ça ? Que tu resterais-t-il d'intime si tout le monde pouvait disposer de toi de la sorte ? Tu ne serais plus Lune, juste l'ombre de toi-même, tes pensées diffusées à tous comme une vulgaire série télévisée. Que te resterais-t-il Lune, à part un corps décharné, abandonné, et une âme vide ? Ce serait terrible. Si triste. Si pathétique. L'homme se racle la gorge, attire ton attention. Tu poses tes deux miroirs sur lui, plus tout à fait humides mais pas tout à fait sec, curieux à ton tour. Il s'était excusé, il devait bien être gentil, comme tu l'avais prévu. Tu avais raison, au fond, il est mignon comme personne.

Une fleur.

Tu ouvres à nouveau les yeux, balbuties, bafouilles. Rougis. « J-je ressemble à une fleur ? » A tes yeux c'était un compliment, vu le culte que tu vouais aux plantes, mais tu doutais que c'en soit un aux siens. « J-je ne comprends pas... » Comment pouvais-tu juste ressembler à une de ses beautés ? Ta peau si pâle, tu manques de chatoiement. Tu jalouses leurs couleurs. Tu es si fade, tu envies leur parfum exquis. Tout ce que l'on peut retrouver dans une fleur de toi, c'est cette fragilité. Cette impression que l'on peut te briser au moindre contact. Comme lorsque l'on cueille une tige. C'est tout. Tu n'as rien d'une fleur. Tu n'as rien de délicat. Rien de magnifique. Tu fermes les yeux un instant, soupires. Puis souris tendrement. « Je n'ai rien d'une fleur... » Tu fais jouer ton index sur le comptoir, sans oser le regarder davantage. Rosissant légèrement. « Vous ne me faîtes pas peur... » Tu n'oses pas lui dire que si. Tous les scénarios que tu as imaginé. Mais ce soulagement que tu as ressenti à ces excuses, et sa gêne. Il semble si adorable ce jeune alien. Car c'est un alien pas vrai ?

Un humain ne peut pas être aussi gentil pas vrai ?

@feat Taylor Il est bizarre ce type.
Awful



LUNE

La beauté de l'astre ne ressort que dans l'obscurité.
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Ven 24 Aoû - 18:58

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Mais si, tu pleures.

Ou tout du moins, t’as pleuré.

Un peu.

Taylor garda ces mots pour lui, une partie de lui sentant qu’il ne ferait qu’enfoncer le clou. Il était sensible le vendeur. Très sensible. Rougissant et gigotant, tout craintif. Comme un petit animal peureux. Un petit chat. Dans un gros pull. Les yeux bleu marine du lycéen le fixa, toujours plus curieux. Toujours plus obsédé, d’avoir une réponse lui allant. Franchement, pourquoi il était comme ça ? Tout doux. Tout rougissant. Tout bizarre.

Un moment passa, le vendeur se justifiant, ne comprenant pas tout lui non plus, souriant parfois, niant à mi-voix. Je ne suis pas une fleur qu’il a dit. Il n’était pas une fleur. Mais alors quoi…

- Bah t’es quoi alors ?

Il ne saisissait pas Taylor. Pas tout à fait. Pourquoi il observait le jeune homme de cette manière. Pourquoi il était ainsi avec lui. C’était plus fort que lui. Il fallait qu’il comprenne. Cela faisait tellement longtemps que la question lui trottait dans la tête qu’il ne pouvait décemment plus la garder pour lui. Au risque de légèrement surprendre son vis-à-vis. Qui malheureusement, n’avait pas plus de réponses que lui.

Soupir. Le jeune homme afficha une grimace, sentant le faible malaise qui régnait toujours chez le vendeur. Il n’était pas bien là. Et c’était de sa faute. Taylor voulut s’excuser, à nouveau. Mais ce n’était pas vraiment nécessaire, pas vrai ? Cela ne ferait qu’ajouter de la répétition et il n’aimait pas se répéter. Alors quoi ? Il restait là et attendait ? La moue du jeune homme s’accentua, sa réflexion se prolongeant alors qu’il plongeait ses mains dans ses poches. Ça commençait à l’embêter tout ça.

- Je comprends pas.

C’était sorti tout seul. D’un coup. Il fallait dire que Taylor n’était pas habitué à beaucoup parler. Il laissait les autres le faire d’ordinaire. Ou il répondait, quand il fallait répondre. La personne avec qui il parlait le plus était sa mère, qu’il ne voyait pas si souvent que ça. Alors, quand il lui arrivait de prendre l’initiative de commencer une discussion, le jeune homme ne savait jamais réellement quoi dire. Si c’était juste ou non. Si ça ferait mal ou non. Juste, il se mettait à parler. Et voyait ensuite.

- Tu dis que t’as pas peur mais tu me regardes pas dans les yeux. Puis tu ressembles peut-être pas à une fleur mais t’es plus beau qu’une fleur, hein ?

Les mots s’envolaient tout seul, quittaient sa bouche pour résonner dans la boutique. De ses yeux bien ouverts, il observait le vendeur avec un mélange de curiosité et d’étrange douceur neutre. L’incompréhension devait être aussi grand pour l’orateur que pour son vis-à-vis.

- Pleures pas hein mais… c’est juste bizarre. Pleures pas hein !
*
Lune
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Dim 2 Sep - 0:14

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Tu tortilles tes doigts.
Il ne semble pas vraiment convaincu.

« J-je suis… » Tu bégayes, ta voix s’efface dans un souffle. Est-ce que tu peux le dire ? Tu ne sais pas. Tu as peur, tu trembles, tu n’as pas l’habitude de cette question. D’habitude, on te le dit. Monstre. Un monstre étrange, bizarre. Aux dents sanglantes et aux doigts écarlates sur ta peau d’os. Comme un contraste vivant à toi tout seul. Une tâche vermeille sur un pétale vierge. Oui, c’est souvent cette image qui t’offre ce nom. Bizarre. Lune, Lune de sang. « J-je suis normal… Un alien normal… » Pas Erog. Pas à ses yeux. Pas aux yeux du monde. Tu veux rester cette image de pureté que l’on t’attribue malgré toi. Innocent. Eviter les regards terrifiés, effrayés à l’idée de ta langue affamée sur leur chair tendre. Et pourtant, tu aimerais le lui dire. A ce garçon. Peut-être qu’il s’en irait ainsi, te laissant à nouveau enfin seul, seul avec ses amis fleuris. Silencieux et parfumés. Compréhensifs. Tu finis par soupirer, et fais jouer un index sur le comptoir, triturant un pétale fané. « Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi est-ce que je vous intrigue autant... Je suis juste… moi ? Banal, faible, invisible. Je n’ai pas ces choses que vous me donnez. » Un soupir d’agacement. Une pointe de tristesse. Si tu étais aussi fantastique Lune, aussi attrayant, pourquoi aurais-tu du subir tout ça ? Toute cette haine, cette violence ? Tous ces coups. Ces caresses sur ta peau qui ont été si douloureuses. Cette sensation d’être constamment sale et vicié ? Ton corps t’insupportait. Tu n’en voulais pas. De cette faiblesse. De ce corps soit disant si attrayant. Tu te regardais dans le miroir, tu te voyais si recroquevillé, si cadavérique. On voyait tes côtes. Tes os. Ta mâchoire trop saillante. Tes omoplates pointues. Et cette chair si pâle, trop pâle, presque translucide. Comment pouvait-on lui dire qu’il était aussi beau qu’une fleur ? Les fleurs étaient si douces, si belles. Elles étaient parfumées. Donnaient du bonheur aux gens. De la joie et de l’amour. Ton seul point commun, c’était que tu te flétrissais entre les mains des mauvaises personnes. Et dieu sait que tu n’avais côtoyé qu’elles. Des mains dures, brutes, maladroites.

« Vous dites ça parce que j’ai l’air faible… ? On me le dit souvent. » Tu l’as dit d’un air détaché, habitué, et pourtant tu ne peux t’empêcher de laisser échapper ce tremblement dans ta voix. Parce que tu aimerais qu’on cesse de te jeter comme un déchet une fois que ta beauté s’est fanée aux yeux des autres. Et malgré sa tentative de rester poli, le jeune homme face à toi ne pouvait s’empêcher d’étaler sa curiosité et son incompréhension. Et cette gêne que tu ressentais, commençait à plus venir du fait qu’il cherchait à te connaître, plutôt que de son regard inquisiteur en lui-même. « Je n’ai pas l’arrogance de me croire au-dessus de ces êtres magnifiques... » Tu poses ta main à plat, regardant cette fois dans les yeux ton interlocuteur. Tu n’accepterais pas que l’on rabaisse les fleurs. Fleurs qui sont pour toi la quintessence de la beauté et de la paix en ce monde. Une échappatoire colorée. Une évasion éphémère, qui dure un temps, qui se fane et qui renaît de plus belle lorsque revient l’instant. Alors prétendre être plus que la perfection, c’était te vanter au-delà de tout. C’était renier tes principes. Ce en quoi tu croyais depuis ce fameux jour.

Tu renifles à nouveau. Snif. Ton nez coule, tu l’essuies d’une manche. «Et toi, pourquoi tu passes toujours du temps à choisir des fleurs pour au final toujours prendre les mêmes ? Ca aussi c’est bizarre. Mais je ne te le dis pas. » Tu le regardes avec cet air de chiot que tu sais bien faire, malgré toi. Cet air de victime qui te vaut toujours toutes les misères du monde.

« Pour qui tu les prends ? »
@feat Taylor Il est bizarre ce type.
Awful




LUNE

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Lun 3 Sep - 11:58

Pétales Translucides.

blanc laiteux
♫ musique ♪

Ce n’était pas ça.

Ce n’était pas la réponse qu’il attendait.

C’était autre chose.

Mais quoi ?

Il voyait triturer ses doigts, rougir. L’entendait bégayer, s’emmêler les pinceaux. Pas sûr de lui il était. Craintif aussi. Ne sachant où se mettre. Ne sachant où était sa place. Pas vraiment à sa place l’alien. Pas tout à fait bien dans ses baskets et son pull trop grand. Taylor l’observait un peu contrarié, une légère moue restant encré sur ses lèvres. C’était pas là. Il était pas là le truc. Il était ailleurs. Mais où ? Il n’arrivait pas à savoir. L’adolescent tiqua, plus pour lui que pour l’autre.

C’était quoi au juste.

Banal. Faible. Invisible. Trois mots qui bizarrement, ne plaisaient pas du tout à l’adolescent. C’était pas ça. Pas ça du tout. C’était autre chose. Il était autre chose. Taylor n’arrivait pas à dire et écoutait simplement, n’arrivant pas à trouver les bons mots. Il assimilait ceux du vendeur, qui le dérangeaient un peu, sans qu’il ne comprenne réellement pourquoi. Il y avait quelque chose. Il devait faire quelque chose. A cet instant, le jeune homme ressemblait plus à un enfant contrarié qui n’avait pas eu ce qu’il désirait pour Noël, son regard s’en allant vers les fleurs de la boutique qui leur tenaient compagnie. Il devait dire quelque chose. Ou faire quelque chose. Il ne savait pas encore quoi. Mais il le ferait. C’était sûr et certain.

La soudaine question le sortit de sa réflexion. Question sur ses actions, sur sa balade habituelle dans la boutique. Ses prunelles fixèrent le vendeur avec un peu d’étonnement, ses paupières papillonnant un instant. Il avait dit le mot bizarre. Bizarre… bien sûr qu’il était bizarre. Taylor le savait. On le lui avait toujours dit. Depuis sa plus tendre enfance. Depuis qu’il était tout petit. Il avait toujours été bizarre. Même avec le canal. Même avant que Maman ne s’en aille. Il avait toujours été ainsi. Ça ne le dérangeait même plus qu’on lui colle cette étiquette. Il ne s’en formalisait plus.

- Je sais que je suis bizarre.

Sa voix était calme. Et douce. Bien qu’un peu grave du point de vue de certaines personnes. Un peu trop grave pour son air d’enfant curieux. Trop grave pour sa bouille de poupon. N’oublions pas que Taylor a dix-sept ans passés, qu’il est au milieu du lycée et qu’il est l’ainé. Bien sûr que sa voix et grave. Mais oui, elle est toute douce. Comme de la barbe à papa.
Les prunelles de l’adolescent repartent se poser sur les fleurs blanches bien emballées, un petit sourire lui échappant. Les fleurs pour Maman. Les fleurs préférées de Maman. Ses yeux retournèrent ensuite fixer le vendeur, son sourire s’effaçant un peu, n’étant plus qu’un mirage. Une illusion.

- C’est pour Maman.

Pour Maman qui adorait les fleurs. Pour Maman qui souriait toujours quand elle les voyait. Pour Maman qui l’embrassait toujours pour le remercier. Ça lui faisait toujours plaisir et elle souriait, abandonnant son air fatigué et lassé pour arborer un sourire illuminé. Sûrement que c’était ce qui lui manquait aussi, un grand et joli sourire.

Peut-être que…

Peut-être…

Taylor quitta soudain le comptoir, sans un mot. Une petite idée germa dans sa tête, alors qu’il parcourait à nouveau la boutique. Il passait à côté de fleurs colorées et parfumées, chercha les plus jolies, les plus éclatantes. Pour finalement n’en prendre qu’une. Une seule. Un camélia rouge sang. Dégageant une douce odeur enivrant. Un très beau camélia qu’il présenta au vendeur à qui il sourit doucement, presque tendrement. Un camélia qu’il lui tendit, le plus innocemment du monde.

- Tiens, c’est pour toi.
*
Lune
Crédits : 2

Mer 5 Sep - 18:47

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Il ne semble toujours pas satisfait.
Comme si sa langue ne pouvait saisir
Ce que le cerveau lui soufflait.

Il observait la boutique, son regard ne se fixait sur rien. Que cherche-t-il ? Ses mots. Tu es naïf Lune, un peu idiot parfois, innocent. Mais tu sais qu'il n'arrive juste pas à s'exprimer. Tu le sais, devine ses traits. Parce que tu as souvent les mêmes. Cette sensation impalpable, suffocante, de ne pas réussir à atteindre les tréfonds de notre pensée. Qui agite notre intérieur. Contracte notre corps. Et notre âme. Pourtant, ce jeune homme ne semble pas céder à cette pression. Cela ne semble pas tant l'affecter. Il continue de répondre sur le même ton las, presque lointain, absent. Comme s'il flottait à des années-lumières d'ici. Et tu te renfrognes légèrement. Rougis aussi. Parce que tu as eu l'impression d'avoir été méchant. Tu as voulu le blesser, comme il te blesse lui aussi en te nommant "Bizarre". Alors tu caches ton visage dans les manches de ton pull recouvrant tes mains immaculées, murmurant un « J-je suis désolé. » Tu t'excuses surtout envers toi-même, d'avoir un instant pensé à lui nuire. Lui qui ne veut pas de mal. Qui semble si gentil au fond de ce masque impassible.

Tu le regardes un instant. Contemplatif. Tu aimes bien sa peau sombre. C'est si joli. Si coloré. Et ses yeux tranchent. La couleur du ciel. Il en gentil, il semble fier. Il est agréable à regarder, il ressemble à une de ses personnes qui vivent dans ces pays chauds. Mais avec des yeux si froids. Il est hypnotisant, pour toi qui semble si fade. Si blanc. « Comment... comment vous vous appelez ? » C'est sorti tout seul. Mais comme le nom d'une fleur, tu aimerais apprendre le sien. Une jolie plante. Comme pour le noter dans un carnet. Comme pour apprendre comment s'en occuper. Combien de temps l'arroser. A-t-il besoin ou non de rayons solaires. Comment le nourrir. Tu ne sais que t'occuper des magnifiques plantes qui vivent sur cette Terre. Tu ne sais pas comment faire grandir un être humain ou alien. Alors est-ce qu'il pourrait te l'apprendre ? Tu ouvres les yeux, un peu plus en grand encore. Admirant le joli sourire du garçon. Alors il sait sourire. Il a de belles dents. Comme de petites perles. C'est mignon. Pas de crocs pointus. Il ne pourra pas te dévorer tout cru. Tu te sens apaisé de voir cette grimace joyeuse.

Pour maman. Tu laisses toi aussi échapper un sourire attendri. « Elle doit être heureuse de vous avoir pour fils- » Tu rougis soudainement. Tu viens de le complimenter indirectement. Est-ce qu'il va croire que tu lui portes intérêt. Tu bafouilles, t'emmêles. Agites les bras comme des tentacules. « - d'avoir de si jolies fleurs ! Des fleurs oui... J-je suis désolé. » Tu rougis, la tête vers le bas. Tu es si gêné pour rien. L'aurait-il vraiment pris de travers cette phrase si innocente ? Tu n'en sais rien, mais c'était si honteux pour toi de le dire, que tu n'oses plus ouvrir la bouche. Et puis tu penses à maman aussi, la tienne. Est-ce que maman apprécierait les fleurs ? Tu ne sais pas, tu ne vois plus tes parents. Ca fait longtemps. La fin du lycée peut-être. Ils t'aiment toujours mais... Tu ne veux pas leur accorder du souci. Tu as fui lâchement, préférant leur offrir une petite vie tranquille. Tu es triste, souvent. Tu voudrais qu'on te câline comme autrefois, et ces sourires remplis d'amour. Tu as maman Styx, elle est gentille, et remplace. Mais tu te sens seul souvent. Et même les lettres que tu leur envoies n'y changent rien. Tu laisses échapper un regard mélancolique, sans remarquer le jeune homme qui déambule soudainement dans la boutique, à la recherche de quelque chose.

Ce n'est que lorsque le camélia rouge s'insinue dans ton champ de vision que tu sursautes, retenant un petit cri de surprise. Tu consultes ton nouvel ami d'un air infiniment curieux, le coeur battant encore la chamade. « Oui ? » Tu pensais qu'il la voulait pour lui, en plus des trois roses blanches, mais lorsqu'il te fait part de son envie de te l'offrir, la teinte de ta peau vire à la même couleur que ce camélia rouge sang. Tout d'abord, tes orbes s'agrandissent, ta bouche aspire de l'air sans pouvoir l'expirer, et tu sens la chaleur te monter au visage. Puis tu sembles réaliser ce qu'il vient de te dire, et tu as l'impression de fondre. « J-je peux pas accepter ! C'est- ! hum... Je suis le vendeur alors ! Ah... » Tu es perdu, égaré, tu ne sais pas quoi répondre. On t'offre une fleur. A toi. A toi qui est au milieu de tant d'autres. Et pourtant, on t'en offre une. Juste à toi. Pas pour quelqu'un d'autre. Il te semble être le plus chanceux de la galaxie entière. Alors tes paupières se plissent, et une perle cristalline vient s'échapper de tes iris miroitants. Tes joues se teintent de roses, et tu dévoiles enfin un sourire pur et innocent, infiniment heureux. Penchant la tête dans la contemplation onirique, si irréelle. « Merci. » Les larmes viennent humidifier tes lèvres tremblantes, figée dans la douceur. C'est un si beau cadeau. Tu ne sais pas comment le remercier. Le pull vient absorber les larmes, et tu lui offres à nouveau ton plus beau sourire. « M-merci. Il est magnifique. »

Si beau, que tu arrives à peine à détacher tes yeux de la plante pour le remercier. Hésitant à te perdre dans cette corolle vermeille, ou dans ces orbes bleutés.
@feat Taylor Il est bizarre ce type.
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LUNE

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Mer 5 Sep - 21:07

Pétales Translucides.

blanc laiteux
♫ musique ♪

Ses paroles étaient décousues, un peu emmêlées. Comme des fils de laine avec lesquels un chat s’amusait à jouer. Il avait un peu de mal à s’exprimer, comme Taylor avait du mal à rassembler ses pensées. Pourtant, il était plus cohérent que le vendeur. Plus concis aussi. Mais toujours aussi doux. Taylor ne pouvait s’empêcher de le regarder, son regard ne pouvant se détacher de lui. Sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. C’était étrange, bizarre mais aussi très doux de l’entendre parler. Sûrement qu’il pourrait faire ça pendant des heures. Juste le regarder et l’écouter parler.

Puis.

Il sourit.

D’un très joli sourire.

Il avait souri.

Et Taylor sourit à son tour.

Il ne comprenait pas tout ce qu’il lui disait. Les mots allant et venant dans sa tête comme des boules de billard. Au hasard. Mais le jeune homme réussissait à en capter quelques-uns. Comme cette question sur son nom. Et ce merci, caché derrière les manches humides des larmes du vendeur. Cette fois-ci, bien qu’il pleurait franchement, ce n’était pas triste ou dérangeant. Bien évidemment, Taylor aurait aimé qu’il ne pleure pas, il était même parti pour monter sur le comptoir et effacer les traces de ces perles salées roulant sur ses joues. Seulement, il se retint, le camélia dans le main. Car le vendeur souriait. Derrière ses manches trop longues, sa peau de porcelaine rougissant légèrement. Il était doux son sourire. Tout doux. Comme du coton.

Encore plus doux que celui de Maman.

- Prends-la. Elle est pour toi. On dira rien, et je paierai. Mais gardes la hein.

Devait-il la lui donner ? La mettre dans sa paume ? Cela n’allait-il pas l’effrayer ? Peut-être. Pourtant, doucement, Taylor s’approcha assez pour saisir délicatement sa main droite, comme s’il tenait une chose précieuse et lui mit la tige à l’intérieur de sa paume, afin qu’il la tienne et la contemple davantage. Il le lâcha ensuite tout aussi lentement et précautionneusement, s’assurant de ne pas le brusquer ou l’angoisser pour finalement lui lancer un nouveau sourire, mi-enfantin, mi-tendre. Plongeant les mains dans ses poches, l’adolescent observa le vendeur, de son regard devenu bien moins neutre, bien plus tendre avant de répondre finalement à la question posée, de sa voix un peu détachée.

- Moi, c’est Taylor.

C’était étrange. L’adolescent n’avait jamais vécu pareille scène avant. Ni ressenti cette bizarrerie. C’était étrange, tout comme cette chose cachée sous les prunelles du vendeur qu’il lui fallait à tout prix découvrir. C’était étrange. Mais il y avait une chose dont Taylor était certaine, maintenant qu’il l’avait sous les yeux.

- T’es bien plus joli quand tu souris.
*
Lune
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Jeu 6 Sep - 16:22

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Tu as un petit hochement de tête.
Un reniflement.
Puis un sourire mouillé.

« V-vous êtes sûr ? Je ne veux pas que vous vous fassiez attraper... » Tu n'étais pas sûr que le patron apprécie que l'on offre des fleurs à son vendeur. Mais alors tu laisses échapper un rire timide, tordant tes doigts dans une étrange figure. « D'accord alors... Je la cacherai chez moi et j'en prendrais soin... » Ton regard est tendre, apaisé. Ce garçon, tu ne t'es pas trompé, il est si gentil, si différent de toute cette violence que tu as rencontré auparavant. Si différent de ces humains immondes. Si attentionné qu'il vient poser délicatement le camélia dans ta paume, comme s'il ne voulait pas t'effrayer. Tu le regardes sans rien dire, tu observes ses doigts venant toucher les tiens, toi qui a d'habitude du mal avec le contact. Ce n'est pas repoussant, au contraire. Tu sens sa chaleur. La chaleur de sa main. Et cette douceur qui émane de lui. Comme c'est inhabituel. Tout le monde semble d'habitude si pressé. Si hâtif. Pourtant à cet instant, la boutique semble plongée dans un moment de tendresse si captivant que le temps paraît ralenti.

Alors tu sens la sensation de la tige, froide, et rugueuse. Tu la prends entre deux doigts délicats, et redresse la corolle vermeille, couronne de sang. Et tu la portes à ton nez, venant renifler le doux parfum de cette belle demoiselle. Tu ressembles à une princesse Lune, une princesse que l'on charme avec des fleurs, qui offre son plus beau sourire à l'homme de ses rêves. Une princesse bien fragile, bien différente des contes de fée. Un prince plutôt. Bien malmené. Comme l'image brisée d'un miroir teinté de plasma. Une jolie tête blanche qui vient s'orner d'une couronne de ronces, fardeau tel la Sainte Couronne. Mais cette habituelle peau pâle se colore d'un léger rose pivoine, pendant que ces yeux éteints s'allument d'une étoile nouvelle. « Taylor... » Tu souris d'un air pensif. C'est un joli nom. Chaud. Puissant. Ca lui correspond bien.

Tu déposes délicatement la fleur dans un petit verre d'eau que tu gardais pour boire, et replonges ton regard miroitant dans le sien. Tendrement. « Je m'appelle Lune. » Tu rougis, et baisses les yeux à son compliment. « J-je... C'est gentil... Mais je suis un garçon vous savez ? » Il le sait, probablement. Tu sais aussi qu'il le sait, mais tu ne sais pas pourquoi, tu te sens obligé de le préciser. Tu restes un moment silencieux, n'osant regarder que le bout de tes pieds, gêné. Tu finis par rabattre tes pupilles sur Taylor, et bégayes difficilement : « J-je peux vous tutoyer... ? »
@feat Taylor Il est bizarre ce type.
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Dim 9 Sep - 16:03

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Sa gêne et ses rougissements avaient le don de se faire interroger Taylor. Qui ne comprenait pourquoi il se mettait dans de tels états. C’était une fleur. Une jolie fleur. La plus jolie même. Aussi joli que le sourire qu’il avait arboré quand il la lui avait donné. Taylor ne comprenait juste pas ce que ses mots et ses gestes représentaient, ni faisaient comme effet chez le vendeur. Ce n’était pas vraiment important en réalité. Parce qu’au final, il avait souri.

Les lèvres du jeune homme laissaient toujours deviner un sourire, plus faible mais toujours aussi doux alors qu’il entendait plus qu’il écoutait ce que lui disait le vendeur. Il observait ses mimiques, ses gestes, ses rossissements. C’était compliqué pour Taylor de faire attention à ce qu’il disait, alors qu’il le regardait. Sûrement qu’il était trop pris dans ses pensées, n’entendant qu’à moitié, ne saisissant qu’un mot sur deux. Mais il perçut son nom. Lune. Taylor sourit un peu plus, amusé. Peut-être était-ce pour cela que sa peau avait une couleur de porcelaine.

Taylor ne faisait plus trop attention, les mains plongées dans les poches, observant le jeune homme avant de se souvenir d’un point important : les fleurs pour Maman. Elles étaient toujours posées là, bien emballées dans leur joli ruban. Les fleurs pour Maman. Elle allait s’inquiéter s’il rentrait trop tard. Et lui passerait un savon. Taylor s’agita un peu, fouillant ses poches, y cherchant des pièces pour payer la fleur offerte à Lune. Il n’avait même pas fait attention au prix, trop concentré à trouver LA bonne fleur. Il sortit alors quelques billets, ne sachant pas trop, l’air un peu absent.

- Je te dois combien ?

Son sourire avait disparu, ne laissant que des traits lisses et neutres. On aurait dit que leur échange n’avait jamais eu lieu, l’espace d’un instant. Puis il plongea à nouveau son regard sombre dans les billes claires du jeune homme en face de lui. Qui bégayait toujours. Et rougissait toujours. Il était bizarre Lune. Bizarre. Pour une raison inconnue. A moins que ce ne soit Taylor qui était bizarre. Allez savoir.

- Tu peux me dire tu.

C’était sorti tout seul, un peu de nulle part. Une réponse à une question qui venait un peu tard. Mais mieux valait tard que jamais. Après tout, il fallait toujours un peu de temps à Taylor, dans certaines situations, pour assimiler tout ce qu’on lui disait. Plus tard, c’était mieux que jamais. Surtout avec le lycéen. Qui commençait à s’impatienter.

- Je dois rentrer. Maman va me disputer sinon.

Maman. Toujours Maman. Car Maman est le centre du monde, elle est la plus importante. La plus douce et la plus gentille. Mais cela aurait été bien que Maman attende un peu. Le temps que Taylor regarde un peu plus Lune pour découvrir ce qu’il cachait sous ses paupières et rougissements.

Mais la prochaine fois, sûrement, il pourrait savoir. Il reviendrait en acheter des fleurs pour Maman, comme chaque vendredi.
*
Lune
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Jeu 13 Sep - 21:03

Pétales Translucides

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver

Tes orbes claires s’activent.
Se fixent sur les billets s’agitant dans la main de ton nouvel ami.
Ta manche essuie une dernière larme solitaire.

« 6,99 euros… » Tu baissais à nouveau les yeux, n’osant plus regarder ce visage qui semblait s’être fermé à nouveau. Comme s’il coupait le contact d’un coup de ciseaux. Ca refroidissait un peu l’air, et grelottant, tu te renfrognes dans ton pull trop large, te noyant dans les mailles. Mais ne perd pas pour autant le sourire, car tu sais maintenant que Taylor n’est pas une mauvaise personne. Tu le sais parce qu’il t’offre ce que l’on peut t’offrir de plus beau. Parce qu’il a su saisir en un éclair ce qui a pu réchauffer ton cœur triste. Parce qu’avec tout ça, c’est maintenant impossible pour toi qu’il soit de ces immondes d’humains. C'est impossible car ce sont des créatures vicieuses, ne sachant pas saisir l'importance d'un moment lorsqu'elles le vivent. Et cette fleur tendue vers toi ne peut être offerte par un homme de cette espèce. Et lorsqu’il répond à ta demande si murmurée, tu ne peux t’empêcher de rosir de plaisir, comme si lors d’un instant infiniment précieux, il brisait ce mutisme étrange qui vous séparait. Comme si le glaçon avait commencé à fondre. Et ça te réchauffe l'âme de te sentir si particulier à ses yeux, pour une raison que tu ignores. Mais c'était comme fondre, niché dans un nuage de tendresse, auquel tu ne pouvais refuser de te laisser aller un peu.

Quand il te fait part de sa décision de partir, pressé par le temps, tu lui offre un sourire triste mais néanmoins apaisé, le palpitant gonflé d’un sentiment que tu n’as pas ressenti depuis longtemps. Ta main se lève dans un geste timide, et tes lèvres s’ouvrent dans un soupir doux et innocent : « A bientôt… » Tu le regardes un instant, espérant qu’il réponde à ton souhait. Tu voulais le revoir. Savoir ce qui se cachait derrière ses étranges yeux bleus. Derrière ce visage impassible. Alors tu tends les doigts, essayant de saisir cette personne si particulière. « A vendredi prochain, n’est-ce pas ? Le timbre de ta voix se casse sur la fin, tu as peur qu'il te fuie. Tu replis tes doigts, et les caches à nouveau dans ta manche. Tu as peur que ce vendredi soit la fin de tout.
@feat Taylor Désolé c'est un peu court...
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Ven 14 Sep - 18:36

Pétales Translucides.

blanc laiteux

Il y avait de la gêne. A nouveau. Et de l’inquiétude. Un peu. Taylor ne comprit pas trop, comptant les pièces pour avoir le bon montant. Pour lui payer la fleur. Sa fleur. Celle de Lune. Le jeune homme la regarda un instant, la trouvant jolie. Presque aussi jolie que Lune. Avant de reporter son regard sur lui, le voyant rougir. Encore. Tordre son pull. A nouveau. Taylor ne comprit pas trop pourquoi cette gêne, pourquoi ce sentiment étrange, ressemblant à de la tristesse. Peut-être que c’était de sa faute. Le jeune homme ne savait pas trop. Peut-être devait-il lui donner une fleur, à nouveau. Sauf qu’il n’avait pas le temps. Une petite moue s’afficha sur ses lèvres, ses yeux ne se détachant plus du jeune vendeur pendant quelques secondes. Il était vraiment joli Lune. Il était même très beau.

- Tiens.

L’argent fut posé sur le comptoir, sans un mot de plus, avant que Taylor n’ajuste ses affaires sur ses épaules et ne prenne les trois fleurs pour Maman. Les trois jolies fleurs, qu’elle adorait tant. L’adolescent eut un sourire en y penser, se disant qu’elle allait les aimer ses fleurs. Puis reporta son regard sur Lune. Tout timide. Tout fragile. Tout doux. Un autre sourire s’afficha sur les lèvres de Taylor, doux comme du coton. Le genre de sourire qu’on ne voyait pas souvent sur les traits de l’adolescent.

- A vendredi prochain.

Vendredi prochain. Bien sûr qu’il reviendrait. Comme à chaque fois. Pour acheter des fleurs pour Maman. Pour faire le tour de la boutique. Se demander s’il ne prendrait pas autre chose. Avant de finalement s’arrêter dans un coin et observer le vendeur de loin. Pour regarder Lune. Lune qui n’était plus un simple vendeur. Mais bien Lune. Nouveau sourire. Il était bien bizarre Lune.

Le garçon tourna les talons, détournant son regard du jeune homme en face de lui. Du jeune homme. Taylor marqua un temps d’arrêt, réfléchissant, remettant des choses en place dans sa tête. Avant de se retourner, de regarder Lune à nouveau, une dernière fois pour la journée. Et de lui sourire comme un enfant.

- Je sais que t’es un garçon. Mais ça t’empêche pas d’être joli.

Une pointe d’espièglerie et Taylor partit, les fleurs pour Maman dans une main, l’autre dans sa poche. Il passa la porte de la boutique, regarda l’heure sur son portable et courut quelques mètres pour récupérer le bus qui le rapprocherai du district douze. Comme chaque vendredi soir, il offrirait des fleurs pour Maman. Lui raconterait sa journée. Pousserait sa sœur qui viendrait le coller. Mais ce soir-là, Taylor lui raconterait comme Lune, le vendeur, avait rougi quand il lui avait offert une fleur. Et de combien il était joli.
*
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