Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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C'est la nature humaine, toujours l'même problème. ϟ Tim.

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Ven 31 Aoû - 13:46

Tim ★ From that day on I made a vow
I'll be there when you want me.
(musique)#Noctae

« Ce matin je me lève.
J'ai la nausée et les glaires. »


Lorsque le soleil se lève. Qu'il traverse violemment les rideaux. Qu'il vient chatouiller tes cheveux violets. Tu ouvres les yeux une nouvelle fois. Comme la veille. Comme avant. Il n'y a rien de différent. Quand tu y penses, tout est tout à fait naturel. Quinxo dort à tes côtés. Tu n'as qu'à tourner les yeux pour le voir. Pour croiser son regard brun. Il n'y a qu'à tendre la main pour le toucher. Rien. Rien n'est différent d'hier. Rien, jusqu'à poser pied-à-terre. Une semaine déjà que l'estomac remonte. Qu'il y a cette sensation d'avoir besoin de sortir quelque chose. Qu'est-ce que c'est ? Ce sentiment étouffant. Tu dégobilles tes tripes comme la veille. Un mois et deux semaines. Déjà. Déjà mais tu ne le sais pas. Prise d'angoisse un peu plus à chaque seconde. À chaque jour. Tu commences à regarder tout ce que tu manges. Tout ce qui passe ton estomac. Est-ce que tu es en train de mourir ? Quelqu'un en a après ta vie ? Pour une ERK ce ne serait pas étonnant. Comment est-ce arrivé ? Tu ne comprends pas comment est-ce seulement possible. Le teint pâle se reflète dans le miroir. Les mains crispées sur le bord de l'évier. Tu observes ton propre regard glacé par la peur. Est-ce que tu vas mourir ? Comment ? Pourquoi ? Tu déglutis dans une agonie sourde. C'est de la peur. Sortant en trombe, les mains tremblantes accrochent le téléphone. Tu as besoin d'appeler quelqu'un. De demander de l'aide. Mais qui ? Lie ? Il ne répond pas. Tim ? Tim. « Tim ?! Je dois absolument te voir !! Je suis à la base Eurêka !! » tu n'y es pas, mais tu y seras. Avant qu'il n'arrive. Enfilant une veste par-dessus ton jogging et ton débardeur noir, Quinxo n'est pas loin. Inquiet, il suit tes moindres mouvements. Il garde tes arrières alors que tu craches encore ton estomac au milieu d'une ruelle sale.

Il va s'échapper.

Si cela continue, tu vas le perdre. Ton corps va se vider peu à peu. Tu vas finir par crever la gueule ouverte. Tu es pâle. Malade. Inquiète. Qu'est-ce qui t'arrive ? Déjà une semaine que chaque matin, c'est la même rengaine. Les odeurs commencent à t'agresser. Tu te sens emprise à un mal grandissant. Qui bouffe les parois de ton entité fragilisée par des émotions incontrôlables. Qui ? Qui est-ce ? Tu te songes empoissonnée. En proie à un complot. Peut-être qu'ils rentrent la nuit pour te l’insuffler. Ton regard se parasite de tous les visages qu'il croisent. Est-ce l'un d'entre eux ? Emmitouflé dans ton manteau, tu jettes des coups d’œils apeurés à Quinxo. Oreilles dressés, il grogne quand une femme frôle votre chemin. Il dévoile les crocs quand un homme te frôle. Aux aguets, il est prêt à bouffer quiconque s'approche. Il ne comprend pas, il ne fait que ressentir. Le mal qui s'évade de tes pores. Des sentiments qui te paralysent la raison. Il ne te faut que quelques minutes avant d'arriver. Des minutes qui sont des heures. De longues heures interminables, insupportables. La peur dévore. C'est un poison venimeux qui se répand comme une traînée de poudre. C'est les yeux fuyants que tu débarques à Eurêka. Trouvant ta chambre en attendant ton ami. Qu'il arrive, vite. Qu'il vienne te sauver. De ce qui bloque ton corps.

Tu ne veux pas mourir.

Tu vomis encore. À cette seule idée. Tu dégueules les sentiments noirs. Ça fait mal. « Merde... » et tu retrouves ton reflet. Pâle et livide. Diaphane comme une malade en phase terminale. Du bout des doigts, tu touches tes joues. Tes yeux. Est-ce si grave que cela ? Vraiment ? Depuis quand ? En entendant du bruit, tu viens ouvrir la porte violemment. « Tim ?! » mais personne. Rien. C'est ton imagination. Alors tu soupires et viens t'asseoir sur ton lit. Fatiguée.

« Remember the day
I set you free. »



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Tim Drake
RED ROBIN
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Ven 31 Aoû - 17:14



Attends quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?!” Mais elle a déjà raccroché. Tim fixe son téléphone, dépité. Il est encore dans son lit, à moitié réveillé, sorti de ses songes -doux et agréables, peuplés de nuages duveteux et de regards bleus qui font chavirer son coeur- par la sonnerie stridente de son téléphone. C’était Cameron qui avait appelé, Quixotic, sa collègue mais surtout amie, et elle avait l’air particulièrement paniqué. Tim se frotte les yeux et essaye de réfléchir à la situation. Pourquoi à la base Eureka ? Il se dit qu’elle a quelque chose d’urgent à lui demander, et soudain il prend conscience qu’il ferait mieux de se bouger. Il est passé huit heures et pour une fois Tim a bien dormi, alors il se réveille plus difficilement que lorsqu’il n’a fait qu’une sieste de quarante-cinq minutes en trois jours. Mais l’urgence du coup de téléphone de Cameron finit par le secouer et Tim s’active pour se préparer et ne pas faire attendre son amie plus longtemps.

Il passe dans la salle de bain puis la cuisine, attrape un café froid, probablement laissé là par Jason -et Tim sourit devant l’attention- et le boit sans se poser de questions tout en enfilant sa veste. Il met ses lunettes de soleil, la technique de Dick pour éviter qu’on le reconnaisse, il les garde en permanence, surtout lorsqu’il se rend à l’ERK, parce qu’il n’a pas envie que tout le monde sache qu’il est Tim Drake. Même Cameron, à qui il a au moins avoué son prénom, mais pas le reste, ni ses yeux, ni son identité. Bruce ne lui aurait pas pardonné et lui non plus, il en valait de leur sécurité à tous les trois à Cosmopolis, et aux deux autres à Gotham.

Tim prend la voiture pour aller plus vite, parce qu’il commence à vraiment s’inquiéter. Merde Cam, qu’est-ce que t’as foutu. Il espère qu’elle va bien, il essaye de la rappeler en conduisant -pas bien- mais la tonalité se contente de sonner à l’autre bout du fil. Finalement il gare la voiture dans une rue adjacente au centre et se précipite, presque en courant à l’intérieur du bâtiment.

Cameron est déjà là, et quand il arrive, il a juste le temps de l’entendre aux toilettes. Tim grimace. Ow. Il se glisse, silencieux comme une ombre par habitude, technique de Robin, habitude de Batman, et il est dans sa chambre avant qu’elle n’y soit. Il la voit revenir, elle a l’air perdu, malade, Tim est inquiet. Elle ne le voit même pas. Ah bah d’accord. Il se râcle la gorge et s’approche d’elle, pose une main sur son épaule pour la prévenir de sa présence et s’assoit à ses côtés. “Salut Cam, qu’est-ce qu’il t’arrive ? T’es malade ?Ou une mauvaise cuite ? Tim ne sait pas si on est comme ça après une cuite, il n’en a jamais pris, il n’en a pas envie, mais il se doute que Cameron ne l’aurait pas appelé aussi paniquée s’il ne s’agissait que d’une cuite. Il devait y avoir autre chose. “T’as besoin de quelque chose ? Tu veux que j’aille te chercher à boire ? à manger ?” Il l’observe à travers le verre de ses lunettes de soleil et il se mord la lèvre en se disant qu’elle lui fait de la peine, pâle comme elle est, elle ne semble vraiment pas bien mais il veut l’aider.

Quinxo vient lui renifler la main et Tim se rend compte qu’il est là, lui aussi, bien sûr, il était partout où sa maîtresse était après tout. Tim sourit doucement et caresse l’animal sur la tête, gentiment. Il l’aime bien et c’est réciproque, mais pour une fois, Quinxo ne lui fait pas vraiment la fête, et Tim se doute que l’état de Cameron n’y est pas étrangé. Si le chien lui-même est inquiet, alors Tim se doute que c’est sérieux. Il reporte son regard sur Cameron en espérant vraiment pouvoir l’aider.


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Ven 31 Aoû - 21:36

Tim ★ From that day on I made a vow
I'll be there when you want me.
(musique)#Noctae

« Des gros trucs qu'avancent qu'on sait pas ce que c'est
tout noir avec des pinces
et c'est là pour bouffer. »


Dans le silence pesant de tes peurs, une main sort de nulle part pour trouver ton épaule. Tu étais perdue dans tes pensées et maintenant tu sursautes. Presque effrayée. Des yeux troublés par ce qui dérange dans ton antre. Mais ce n'est que Tim. Il t'as fait peur. Et avant même que tu ne puisses dire quoique ce soit, le voilà qu'il s’assoit. À tes côtés en t'observant. S'il savait. Le mal qui te ronge et qui grandit. Qui dévore et qui dérange. Malade ? Oui tu es malade. Malade à en crever. C'est certainement la mort qui t'attends au tournant. Patiemment et sagement, elle veille. Tendant les bras pour toi. Ça ne peut être que cela. Saloperie de complot. Tu déglutis et regarde la scène. Quinxo est inquiet, lui aussi. Ça n'a pas changé depuis que vous êtes ici. Il s'inquiète et tu oublies, de le rassurer. De lui dire que tout va bien. Parce que tu ne le crois pas. « Tim.... » que tu murmures vaguement avant de te tourner vers lui. Secouée et paralysée. « QUELQU'UN ESSAYE DE ME TUER !! » que tu beugles soudainement. Les larmes couleraient presque. Des larmes de peurs et de supplications. Tu ne sais pas comment le dire, mais par pitié, qu'il t'aide. « Tim... Tim, je me sens mal ! » une voix frêle et faiblarde. Tu te sens si fragile maintenant. À la merci de tout ceux qui le souhaiteraient. Ils pourraient te tuer facilement au coin d'une ruelle. Tu vois ton reflet pâle dans ses verres, ça fait peur. « Je n'arrête pas de vomir depuis une semaine, Tim. Je... je suis sûre que quelqu'un m'a empoissonnée... mais je ne sais pas quand. Je ne sais pas comment ? Quand est-ce que c'est arrivé ? Je ne sais plus ce que j'ai mangé il y a une semaine !! Peut-être que j'ai bu un verre que je n'aurais pas dû ? Peut-être que ce n'était pas pour moi ? Ou alors si et ils voulaient vraiment me tuer ?.... je sais pas. »

C'est le chaos.

Dans ton esprit et dans tes songes. Les pensées sont bordéliques. Incapables de trouver une rationalité à la situation. Tu te prends la tête dans les mains, observant tes pieds un instant. Ton estomac recommence à avoir raison du fil de ta raison. Alors elle disparaît à nouveau. Incapable de trouver une logique à tout cela. « Tim... je vomis tous les matins, c'est forcément grave, non ? Je n'ai pas de fièvre, ni rien. Je comprends pas... » oui, tu ne comprends rien. Parce que c'est incompréhensible pour toi. Et pour ton ami aussi. Quinxo ne sait pas, mais il revient vers toi. Son museau poussant ton coude comme pour chercher à te relever. Et tu te relèves doucement. Posant une main sur le sommet de sa tête. C'est rassurant d'avoir de la chaleur sous les doigts. Une chaleur que tu connais, mais ce n'est pas cela qui va te sauver, pas vrai ? « Tu crois que tu pourrais m'aider ?... Tu as forcément des gadgets ou autres pour vérifier, non ?.... Je ne savais pas vers qui me tourner, je n'ai pensée qu'à toi au final. » c'est vrai. À moitié vrai, tu as pensée à Lie aussi, mais ce n'était pas possible. Tu ne peux plus revenir vers lui. Pour le moment, ce n'est pas encore permis. Alors tu erres vaguement dans tes déboires. Cherchant un salut chez ton ami. Tu as besoin que quelqu'un te tende la main, tu sais que Tim le fera. C'est le seul sur qui tu puisses compter maintenant.


« Des goules qu'ont la gale avec des sales gueules
des momies toutes molles
avec des têtes de mongole
des bidules qui suintent marronnasses. »


Un alien au fond du ventre. C'est peut-être ça ? Et quand tu songes à cela, ton regard se décompose. Tu te défigure. « Peut-être... que j'ai un alien dans le ventre ?... » et tu revois ce film que tu connais, où un alien sort d'un ventre. C'est terrifiant.


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Tim Drake
RED ROBIN
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Sam 1 Sep - 22:38



Tim est dépassé par la panique de Cameron. Elle parle vite, trop vite, elle dit des choses et d’autres à la suite et Tim suit tant bien que mal le flot de ses mots, dont la moitié ne font pas sens à ses oreilles. Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Tim fronce un sourcil lorsqu’elle évoque l'empoisonnement. Comment cela se serait-il produit ? Si cela fait déjà une semaine, cela peut être arrivé n’importe quand. Et d’un autre côté, il n’est pas convaincu. Un empoisonnement aussi long ? Cela semble étrange. Il avait étudié différents types d’empoisonnement à Gotham, notamment ceux de Poison Ivy, mais il ne se souvenait d’aucun genre pouvant faire durer une mort aussi longtemps. Ou alors c’est une mort vraiment atroce et douloureuse… Tim jette un coup d’oeil à Cameron, pâle et paniquée, et il décide de ne pas lui dire ça. Il revient sur son hypothèse. “Cam, calme-toi, ça va aller, je suis là je vais t’aider à trouver ce qui cloche, et oui j’ai de quoi faire des analyses sanguines. S’il y a quelque chose dans ton corps on le trouvera à ce moment là.” Mais d’un côté, vomir tous les matins ce n’est pas très comment. Peut-être une très mauvaise gastro ? Mais Cameron a affirmé ne pas avoir de fièvre. Il vérifie quand même, sans la prévenir, il pose une main sur son front pour prendre sa température directement. Il fronce son deuxième sourcil : en effet, aucune fièvre.

Ecoute, ça me paraît bizarre comme empoisonnement. Mais attends moi là, je vais chercher de quoi te faire une prise de sang. J’en ai pour une minute.” Il lui sourit, il essaye de la rassurer, car il n’aime pas la voir dans cet état : paniquée et désemparée, ça creuse ses joues et lui donne le teint blafard, alors qu’elle est si rayonnante d’habitude. Tim s’apprête à retourner à la voiture, lorsqu’elle fait une référence au film Alien. Cette pensée le fait grimacer de dégoût. Il a vu ce film l’année précédente, avec Jason, Damian et Dick. Il s’en souvenait bien parce que Jason était mort de rire pendant tout le film, Damian arrêtait pas de spoiler à coup de “je vous l’avais dit que ça se passerait comme ça ce film est nul” et Dick hurlait de peur toutes les cinq minutes. Tim avait été franchement dégoûté par le film et avait refusé de dormir pendant trois jours ensuite. “Alors.. non honnêtement je pense pas que ça soit ça. Je reviens.” Il s’éclipse finalement tout en se demandant si c’est vraiment une bonne idée de la laisser seule. Enfin elle va pas s’ouvrir le ventre pour vérifier. J’espère.

Il ne lui faut que quelques minutes pour rejoindre la voiture -où sont toujours stockés des anti-venins et autres gadgets utiles quand on croise Poison Ivy et l'Épouvantail sur le chemin- et il s’empare de ce qui lui permettra de tester le sang de Cameron. Il la rejoint ensuite aussitôt et lui fait tendre le bras après avoir appliqué un garrot autour de sa peau -il avait l’habitude de s’en faire aussi quand il était blessé, la routine quoi. “Ca va piquer un peu.” murmure Tim, tout en restant concentré sur sa tâche. Quinxo vient poser sa tête sur sa cuisse et Tim se demande s’il le surveille, prêt à réagir s’il fait du mal à sa maîtresse. Il sourit un peu, les chiens étaient vraiment les plus fidèles et compatissant des animaux. Il comprenait un peu pourquoi est-ce que Damian était tant attaché au sien.

Voilà on y est.” déclara finalement Tim après avoir scanné le sang prélevé dans sa petite machine. Il faudrait quelques minutes au système pour correctement analyser les données, mais il ne doutait pas de son efficacité. “Si tu es vraiment empoisonnée, on le saura tout de suite. Mais j’en doute vraiment, tu es peut-être simplement malade, ou stressée.” Il essaye toujours de la rassurer, tout en gardant un oeil sur la machine qui commence à afficher les résultats. “Ah voilà, alors, le moment de vérité ! Est-ce qu’un alien va sortir de ton ventre ?” Il veut rire mais au même moment son regard s’arrête sur l’analyse finale.

Tim déglutit.
Ah.” lâche-t-il avant de pouvoir s’en empêcher. Sans même s’en rendre compte, il cache l’appareil des yeux de Cameron.Merde merde merde merde.
Bonne nouvelle ! Tu n’es pas empoisonnée.” finit-il par dire avec un petit sourire un peu gêné. Putain putain putain putain comment est-ce qu’on annonce ça au juste ? Mais il sait que ses réactions sont trop bizarres pour ne pas inquiéter Cameron. Il se mord nerveusement la lèvre. Et puis finalement, il lui tend l’appareil, pour qu’elle constate les choses d’elle-même.
Félicitations ?” souffle Tim en se demandant si c’est vraiment le bon moment de faire de l’humour. Dick est définitivement meilleure à ça.




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Dim 2 Sep - 18:07

Tim ★ From that day on I made a vow
I'll be there when you want me.
(musique)#Noctae

C'est le chaos.
Un amas de pensées négatives.


Un flot de mots. Incontrôlable et incontrôlé. Ils s'égarent sans même y penser. Ils s'échappent sans même prendre le temps de s'arrêter à la barrière de tes lèvres tremblantes. C'est de la peur. Une peur viscérale de mourir sans savoir pourquoi. Quand est-ce arrivé ? Plus tu y penses et moins tu trouves de réponse. Les souvenirs sont flous. Les détails ne sont plus accessibles. Tu ne sais pas ce que tu as fait il y a une semaine. Avec qui. Avec quoi. Où surtout. Tim parle et cette voix calme, t'arraches un sourire crispé. Il tente de te rassurer et tu essayes de t'y engouffrer. Dans cette aide qu'il te promet. Pour tenter de calmer les battements de ton cœur acharnés. Tu inspires. Tu expires. Longuement, cherchant à retrouver la raison. Tim se relève pour aller chercher de quoi t'aider. Et silencieusement tu le remercies. Toujours embrumée dans cette panique insensé. C'est un empoisonnement bizarre, qu'il dit. Tu le crois. Tu le crois ou tu essayes tout du moins. Tu essayes d'y croire. Que finalement ce n'est rien. Peut-être qu'une petite maladie quelconque. Tu déglutis alors qu'il s'en va. Un instant, tu songes à te rouler sur le lit. À te mettre en boule. À ramener tes jambes contre toi. Comme pour tenter de te protéger d'un quelconque mal qui grandit. Qui erre et qui patiente. Attendant le bon moment pour t'achever. Non, n'y pense pas. Tu relèves la tête, trop brusquement et tu te sens vomir à nouveau. Alors tu retournes aux toilettes. Dégobillant ton estomac une énième fois. Il va finir par sortir. Il va finir par te tuer. Tu prends le temps de rincer ta bouche, mais tu n'as pas le temps de te brosser les dents derrière. De toute manière, cette odeur de dentifrice a fini par te dégoûter, elle aussi.

Alors tu retournes sagement à ses côtés.

Comme un condamné qui s'avance vers son funeste destin. Tu viens prendre place à nouveau sur le bord du lit. Un tremblement secoue ton corps. Un tremblement qui laisse place à un rire nerveux. Tu ris toujours quand tu as peur. Tu finis toujours par éclater de rire, Cameron. C'est nerveux, tu n'y peux rien. Et tu ris. Essayant tant bien que mal de te calmer alors que l'aiguille vient se planter dans ton bras. Quinxo reste là. Près de vous. Il surveille et il patiente lui aussi. Jusqu'à ce que les battements de ton cœur se calment. Cessent également de s'affoler. Il est sage, comme toujours. Tu l'observes en retrouvant un semblant de tenue. C'est terminé. Il suffit simplement d'attendre. D'attendre. Quelle torture. « Je ne veux pas mourir... » que tu arrives à articuler. Oui, tu ne veux pas mourir. Tu as encore quelque chose à faire. Tu veux t'excuser auprès de Lie. Lui dire à quel point tu es désolée pour la dernière fois. Pour une fois, tu voudrais être capable de dire ce que tu souhaites le plus, Cameron. « Le moment de vérité... déjà... » il plaisante, il essaye et tu te crispes. Et si c'était vraiment possible ? Avec les aliens qui rôdent dans cette ville qui dit que c'est impossible ? Personne ne peut l'affirmer. Un simple « ah. » il cache l'appareil et ton cœur s'emballe. « Tim... » tu n'es pas empoisonné ? Un soulagement. Passager. Rapide comme l'éclair. « Pourquoi tu le caches alors.... ? » que tu murmures vaguement.

Est-ce que c'est pire que ça ?

Toute sa gestuelle devient étrange et tu frissonnes. La peur revient au galop. Plus vite et plus forte encore. Il finit par te tendre l'appareil et tu le prends sans oser le regarder. Félicitations qu'il dit et tu restes là. Un bon moment tu restes planté dans son regard. Surprise et dans l'incompréhension. Félicitations. De quoi ? Tu baisses les yeux lentement pour y voir le résultat. Et tu déglutis, Cameron. « En... enceinte … ? » tu as presque peur de ne pas comprendre. De comprendre de travers surtout. Tu cherches l'affirmation dans ses yeux. La réponse et tu l'as remarque rapidement. « Je suis enceinte.... » un nouveau murmure et les battements changent. Ils passent d'une course effréné contre la mort, à une course effréné du doute. Ça ne peut-être que le sien. Celui de Lie. « C'est... comment... je... » le doute est palpable. Tant de questions qui s’amorcent et qui ne trouvent aucune réponses. Encore une fois. C'est le chaos dans ton esprit. Que faire ? Par où commencer ? « Tim... je... qu'est-ce que je dois faire ? » tu peux t'en séparer. Est-ce que c'est le meilleur choix ? Ce n'est pas encore trop tard, mais tu ne sais pas. Et Lie dans tout cela. « C'est trop compliqué... il y a trop de possibilités... trop de choses à voir et à faire... je... est-ce que je dois le garder ou pas ? Je ne sais pas... » tu lui poses des questions comme s'il pouvait y répondre. C'est impossible pour lui de t'aider dans tes choix. Tu soupires et Quinxo vient poser sa tête sur ta jambe. « Est-ce que je dois le dire à Lie... ? » que tu murmures à nouveau. Tu te relèves et commence à faire les cent pas. Incapable de tenir en place.

Incapable de trouver la solution.
Parce qu'il n'y en a pas.



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Tim Drake
RED ROBIN
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Dim 16 Sep - 17:42



Tim déglutit et observe la réaction de Cameron, il ne sait pas vraiment à quoi il doit s’attendre, c’est la première fois qu’il fait face à ce genre de situation. Et très honnêtement, lui aussi a l’impression qu’il doit paniquer. Enceinte. Tim n’aurait pas cru un jour être celui qui annoncerait à une femme qu’elle l’était, il n’aurait pas cru découvrir ça lors d’un dépistage de poison non plus. Faut dire qu’il fréquentait beaucoup d’hommes, chez lui (Jason et Damian, et Bruce, et Dick) et que son expérience des femmes n’était pas mauvaise sans être un succès retentissant à chaque fois -il tâchait de ne pas trop penser à Cass, parce qu’avec elle il y avait eu une histoire comme celle là, et il savait qu’elle avait été dans la même situation que Cameron à cet exact moment : apprenant qu’elle portait l’enfant d’un homme qui n’était pas là pour le savoir. Tim tâche d’effacer ce souvenir douloureux au plus vite. C’était une histoire qui avait mal fini, il ne voulait pas s’en souvenir. Il se reconcentre sur l’instant présent, sur Cameron qui n’a sans doute pas eu le temps d’être soulagée de ne pas être empoisonnée. Il la voit faire les cents pas et il l’entend murmurer, Tim écarquille les yeux.

Lie ?” Red Robin a les sourcils haussés au-dessus de ses lunettes de soleil qui ne suffisent pas à cacher son expression choquée. “T’es sortie avec Lie ? C’est lui le père ?” Il ne s’était pas attendu à ça. Bien sûr qu’il avait remarqué qu’ils s’étaient tourné autour pendant quelques semaines, après tout ils étaient tous les trois collègues, mais Red Robin était clairement moins doué en investigation lorsqu’il s‘agissait d’inspecter des sentiments. Alors il réfléchit à toute vitesse, essaye de trouver des solutions au… Problème ? Mais est-ce que c’en est un ? Qu’est-ce que Cameron compte faire ? Tim doit sans doute en discuter avec elle, la soutenir, l’aider, la conseiller, mais avec Lie bordel ?

Ok, bon. Faut prendre la chose calmement. Tu m’as dit que ça faisait une semaine que t’avais des nausées. Donc tu dois être à quoi, un mois et demi de grossesse ? Il faudrait que tu fasses un test pour vérifier en fait.” Tim hallucine de s’entendre parler de ça comme s’il s’y connaissait vraiment alors qu’il se contente de recracher son cours de biologie humaine de terminale. Honnêtement, il se sent paniquer, mais Cameron n’a sans doute pas besoin de ça alors il se racle la gorge et reprend. “Le garder ou pas ça n’appartient qu’à toi, mais il faudra sans doute que tu fasses le choix sans trop traîner…” C’était un peu étrange à dire et Tim se rendait compte qu’il n’était pas du tout confortable avec le sujet. Et puis Cameron qui tourne en rond devant lui, ça ne l’aide pas non plus à se calmer. “Cam…” appelle-t-il doucement. Il croise son regard alors qu’il se redresse et s’approche d’elle. Il n’hésite qu’une seconde avant de la prendre dans ses bras pour une étreinte qui se veut rassurante. Il lui caresse le dos pour essayer de la calmer, et de se détendre lui-même par la même occasion. “Ca va aller, quoi que tu décides, tu peux compter sur moi pour t’aider. Ne prends pas de décision précipitée.” Facile à dire Red Robin, t’es un homme, tu ne connaîtras jamais cette situation.



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