Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
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dabberblimp"



 

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( la terre je la dévore ) + madoxx

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Ven 31 Aoû - 20:26
les oiseaux brûlent dans les plaines de goudron
la fin des vacances résonne comme un glas : c'en était assez de se trimbaler toute la journée, des quartiers riches aux plus défavorisés - oui la fête est finie.
il savait qu'il goûtait à une de ses dernières soirées de liberté et qu'il lui fallait inspirer ses dernières bouffées désinvoltes parce que bientôt ce serait le retour du sac de cours et des boulettes de papier.

l'agneau veut jouer au loup en marchant bien seul dans les rues qui ne l'appartiennent pas car cela se voit à son visage que les chaussures floquées nike à ses pieds, il ne les a pas volés.
il les achète les yeux fermés, la vue obstruée par un bandeau dorée de la richesse et du confort. ici il sait qu'il n'a pas sa place mais après tout il ne l'a nul part, pas assez humain, pas assez démuni, pas assez adulte, pas assez enfant.
il a les poings serrés dans son sweat thrasher, marque d'une adolescence banalisée par les tendances.

la bête rôde et il le sent, il se sait suivi - il entend les pas, il entend le bruissement léger dans la poussière, le craquèlement de la rue, la gomme usée frottant le goudron et la respiration si fine qu'il ne l'aurait pas distinguée si la démarche n'était pas aussi lourde.

achilles sent son propre souffle s'accélérer et son coeur qui tambourine.

il a beau tourné, encore et encore, tenter de semer ça le poursuit et il n'ose pas jeter un regard au-dessus de son épaule - peut-être car à quatorze ans, les monstres de sous le lit lui font encore peur.

il finit par s'arrêter, ancrer sur ses deux pieds, prenant une grande inspiration. il se concentre ; il entend les musiques qui se mélangent, des peuples de la nuit, il entend les rires mais tout lui semble si loin et ici les cris sont fréquents qu'on ne soucie que de ceux qui semblent familiers.
toutefois achilles est un invité en ces lieux, alors il sait qu'entre ces deux murs de brique, personne ne viendra le sauver.

DÉGAGE !

il met toute sa voix pour intimider l'autre d'agir, et devine sous la lumière crépitante une silhouette difforme, bien plus haute que la sienne, sûrement dix ans de plus.
les cheveux aussi foncés que les siens sont clairs, et beaucoup de tatouages.

on lui a toujours dit de se méfier des gens tatoués.

il recule pendant que la terreur avance et engloutit ses pas, il a les yeux écarquillés et la peau encore plus blafarde qu'à son habitude.

je t'ai dit de dégager !

le type, sûrement pas tout à fait net, pas tout à fait lucide, baragouine et parle de la montre à son poignet : c'est ça qu'il veut ?
comment va-t-il expliquer à ses parents, s'il perd un bijou aussi cher ?

le plus jeune des deux décide de continuer son chemin en marchant plus vite, avec les lèvres coupées par les expirations coupantes.

il se sent accroché par la capuche et ramené vers celui qu'il veut à tout prix éviter. il met assez de force pour s'en détacher mais chancelle, se remettant face à lui.
le premier poing part dans sa frimousse et il entend oui le râle de contentement, quand il voit ce garçon se plier par réflexe : abject.

complètement abject.

le tissu noir de son haut s'imbibe du sang qui coule de ses narines et il fronce ses sourcils - il s'était promis mais il a si peur !
il a si peur que ça dégénère encore plus, maintenant qu'il a du sang sur le visage !

quand il se redresse il propulse sa main vers le ventre maigrelet qu'il a face à lui et la scène (qu'il ne sait observée ou non) est anormale : avec une seule propulsion sans élan, il l'a envoyé au tapis.

non - non ce n'est pas ce qu'il voulait.
il reste immobile, sans savoir quoi faire (doit-il fuir ?).

le camé est inconscient alors qu'il voulait juste - il voulait juste le repousser.
il a envie de pleurer, d'hurler mais il ne peut pas décrocher ses prunelles du corps.

il est immobilisé par la honte, encore une fois, d'être inhumain.
BY MITZI
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Ven 31 Aoû - 22:55



THE WOLF

madoxx & achilles


'Cause you can run but you can’t hide
I’m gonna make you mine


Encore une lune noire, encore une soirée à boire. Madoxx s'enfile une dernière ligne avant de faire signe à une fille de lui rapporter une quatrième bière. Ses potes passed out autour de lui, les autres sur le dancefloor. Les jambes écartées sur la table, ses sneakers Balmain à travers les mégots écrasés et les verres vides, ses bras balancés derrière le sofa de cuir, traces de brûlures oubliées sous son sweatshirt Alexander McQueen noir. Une blondasse occupé à s'étouffer dans la gorge de son voisin se tourne et lui lance un clin d'oeil, mais il détourne son regard, dégouté. La musique résonne dans sa poitrine vide et il s'allume une autre clope, les yeux alanguis sur le plafond ébréché de l'ancien entrepôt qui sert maintenant de boite de nuit ultra exclusive. Il en a vu d'autres. La serveuse lui ramène enfin sa bière, qu'il cale avant de se lever et de donner un coup de pied sur la table qui se renverse dans un fracas. Ses potes s'exclament lourdement, leurs copines chialant comme des gamines et il ricane. « J'vais sur le floor, losers. »

Les corps entremêlés bougent au même rythme que le son, les bras et les jambes comme des serpents, lents et sinueux, la moitié des jeunes gens les yeux fermés, perdus dans la basse ou la drogue. Madoxx scan la salle et repère un brun avec à peine un crop top qui ne cachent rien de ses envies et de ses abdos. Il lui saisit la taille, possessif et assoiffé, frottant son bassin sur son cul bien bandé. Sa victime se retourne, les yeux éclatés et les lèvres entrouvertes, description même du mot sinful. Le blond lui rend un sourire carnassier et se penche vers son oreille, langue pendante. Le jeune homme tremble entre ses bras durs, soudainement craintifs. Les murmures de Madoxx l'ont visiblement rendu mal à l'aise et il recule. Le gosse de Boom ne s'en soucie pas, activant ses phéromones, proie faiblissante et son excitation brûlant ses yeux rouges.

Il est sadiste, il aime voir ses conquêtes bouleversées, tiraillées entre le désir et la peur. Fight or Flight. Madoxx s'amuse fermement, il les fait languir, il les fait supplier jusqu'à ce qu'ils soient à ses genoux. Il presse ses lèvres sucrées sur le brun, enfonçant sa langue dans sa gueule, mains sur ses hanches déjantées. Il se retire, un filet s'étire entre leur bouche et il se retourne, sans s'excuser à l'autre. Il a besoin d'air et d'un air regard apeuré à l'idée d'être rejeté.

Dehors, l'air est frais contrairement à l'humidité des corps bougeant à l'unisson. Il éclate d'un rire impudent, maitre de la nuit et belle jeunesse. Il s'étire, savourant déjà le goût ferreux de sa prochaine victime, brebis égarée, encagée dans l'odeur sensuellement et addictive de son parfum, l'attendant patiemment à l'intérieur. L'encre blanche des voluptés de fumée de sa cigarette s'éparpille au milieu de la nuit et il marche sans direction, carnivore en liberté.

Une ruelle sombre et sanglante et il s'appuie sur les briques délabrées, fumant sans aucune pensée que le tourbillon familier de l'ivresse. Et un gamin qui court, un monstre qui le poursuit. Ils s'arrêtent à peine quelques pas de lui, mais quand il dit s'arrêter, c'est plutôt l'alien dégoutant qui retient l'adolescent (il a l'air de 15-16 ans?) et qui tente de le braquer. Madoxx observe, sans réagir. Il n'a rien à souler de cette petite scène de ménage (franchement qui oserait l'attaquer avec son Glock) et il s'apprête à reprendre le chemin du club quand;

CRACK

Le coup résonne dans ses oreilles de coké. Le gamin a mis K.O. son adversaire et la bouche de Madoxx s'ouvre grande comme dans les dessins animés. « Putain... »

En trois pas, il a rejoint le gosse roux et sa paume large s'abat sur son épaule tremblante. Il se penche vers l'avant « Yooo gamin c'était quoi ça! Tu l'as carrément mis au tapis en deux coups what the fuck?! Ou t'as appris ça? Tu sais quoi, viens je t'amène, faut que tu me dises ça! Merde j'y crois pas, mais oh, t'es fucking brillant! Écoute, écoute, je dois absolument te présenter à mon promoteur, tu.. tu pourrais te battre dans le ring. Wow putain j'en reviens pas, tu fais peur gamin! Allez viens, viens. » Son ton est excité, ses yeux éblouis et son sourire grand. Il empoigne fermement le bras de son nouveau prodige, ses grands pas retraçant le chemin jusqu'à club.

« Ok petit, attends moi ici, je règle deux trois trucs en dedans et après je te ramène okay? Tu me racontes tout en chemin. Ok ok wow. » Il entre dans le club, chauffé et grand de son espoir. En trois pas, il retourne à la section VIP ou la moitié de ses potes se sont endormis et l'autre moitié probablement aux toilettes avec les escortes. Le gérant du club sourit nerveusement et Madoxx lui fait un sourire énorme, enfilant une liasse de billets craquants «  Pour les autres aussi. » Il est pressé de partir, il est pressé d'amener l'ado ailleurs, où ils pourront discuter. Il fait un volte-face inscouciant et fonce directement vers le gars brun qu'il a séduit sur la piste de danse. « oh tu m'as manqué, je croyais que t'éta-mpmhhfhg » Le blond l'interrompt en mettant sa main largement sur son visage de petite vierge perdue et lui glisse sa carte entre les dents. « Apelle moï plus tard okay? »

Il est parti avant d'entendre les protestations mièvres du jeune homme. Une fois dehors, il fait signe au roux qui ne semble pas avoir bougé. « Aller gamin, je t'amène, t'habite loin? Viens aller. » Il allume sa Mazaretti de loin et saisit l'adolescent fermement.


(c) DΛNDELION
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Sam 1 Sep - 3:43
les oiseaux brûlent dans les plaines de goudron
( musique ) il sent sa violence dans le goudron, il sent sa violence qui fissure les briques, qui éteint les étoiles, et qui s'empare du ciel - c'est sa jeunesse là, une toute petite flamme qui demande à être rabibochée par des vents plus grands et plus glorieux, qui vibre et qui le terrifie.

à chaque fois qu'achilles prend conscience de sa propre force, il en tremble d'effroi et il ne peut que constater les dégâts collatéraux, impuissants et livré au bon gré de ce qui l'entoure.

il y'a tout qui tourne.

les gouttelettes de sang peuvent faire penser qu'il en pleure, elles dégoulinent et tracent leur sillon jusqu'à s'étendre paisiblement à ses pieds et couronner son massacre.

regarde, achilles ! toi qui viens d'autre part, tu es roi et tu domines !
son premier souhait en tant que nouveau gouverneur serait la pendaison.

et la terreur se loge et gravit peu à peu sur tous ces membres, elle fuit uniquement quand la main vient se loger à son épaule mais fige toujours ses doigts coupables (on te les arrachera).
il se laisse tirer parce qu'il n'a pas le choix et parce qu'on ne l'a pas invité à discuter, il pourrait oui, lui loger son poing mais cet oiseau de malheur a déjà fait assez de dégâts comme ça.

il attend bien sagement et il a juste envie de retrouver sa banalité qu'il trouve habituellement étouffante : il voudrait son visage intact, se brosser les dents et s'enfoncer dans son lit trop grand pour un adolescent de quatorze ans.
l'odeur familière de la lessive et les affiches qui parcourent les murs blancs d'une chambre assez grande pour être un salon.

oui, il aimerait revenir dans le passé.

mais son seul pouvoir est d'achever d'un petit doigt et de serrer les dents autour de cous innocents, il fuit alors qu'il est bien plus fort - il est de ces destructeurs qui nient leur nature.

c'est cruel.

il attend bien sagement devant un lieu dont il ne veut pas deviner les luxures et fixe ses phalanges tremblantes, imbibées du vermeil habituel.
tu lui fais peur toi aussi, après tout il ne te connaît pas plus que cet homme qui a tristement dansé tout contre le sol.
il serre doucement le bras qui le tient fermement, sans serrer (ne fais pas plus de mal achilles) juste en guise de protestation.

il essuie d'un grand coup de manche ce qui coule encore de ses narines, étalant sur une joue son maquillage de guerre.

non, lâche-moi ! je te connais pas, je sais pas qui tu es- je veux pas rentrer chez moi, pas comme ça.

il n'est pas normal pour son âge de se balader aussi tard et revenir avec des marques comme celle-ci - ce n'est pas envisageable.

je vais me débrouiller, je n'ai pas besoin de toi.

d'après lui-même, il n'a jamais besoin de personne.
BY MITZI
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Dim 9 Sep - 3:25



THE WOLF

madoxx & achilles


'Cause you can run but you can’t hide
I’m gonna make you mine


musique
«Bah hey. » Ses cils blonds clignent bêtement derrière ses lunettes de soleil et il recule de deux pas, surpris. C'est que le gosse lui crit de le lâcher et il s'agite et il a du sang partout. Madoxx le regarde, tête penchée, poids balançait sur ses jambes de droite à gauche. « Ça va gamin, t'es pas bien ou quoi? » Et ainsi on peut saluer la prévenance de Madoxx, quel sens de la générosité, se pencher sur les dérangés, sur les malades. Le sang étalé sur le rouquin, il crache sa colère, mais c'est la peur qui l'exprime. « Personne dit que tu peux pas te débrouiller tout seul gamin. » Il relève ses lunettes soleil, expose ses yeux rubis, ses lèvres s'étirant sur son sourire brillant. Il se penche légèrement, juste assez pour avoir son visage à la hauteur de l'adolescent « Tu peux bien te débrouiller tout seul, mais qu'est-ce que tu diras à la p o l i c e quand ils verront ça. » Il soupire en s'éloignant, sa victoire déjà gagnée. « Je pourrai t'aider gamin, mais franchement je ne vois pas trop l'intérêt si t'es pour avoir cette attitude. » Sa main caressant doucement son menton, une fausse expression d'interrogation. « Oui enfin bonne chance avec tout ça. » Et il soupire, laissant l'air sucré de son pouvoir envahir l'air tremblant autour d'eux.

Insinueuses, invisible et indélébiles, les phéromones que Madoxx peut produire ont toujours été la cerise sur le gâteau, lui enfant riche, privilégié, blanc. Piège mortel et beau, elles attirent à la guise du jeune homme proies et prédateurs sans distinction. Luxure et beauté, le pouvoir revêt une odeur sensuelle, réconfortante, une sensation douce et enveloppante. Madoxx n'a aucun scrupule à s'en servir, jour et nuit, à abuser de sa position, de ses pouvoirs. L'odeur empoisonnée de sa grandeur, de sa splendeur. Personne n'y résiste, personne n'y échappe. Il sait que l'enfant le suivra, il ira jusqu'au bout du monde pour être avec lui. Il en est sur, il ne doute jamais de lui. Oui l'enfant fera tout ce qu'il veut.

« Tu sais gamin, je connais un endroit où ta force serait appréciée. Où tu pourrais utiliser tes poings et faire du cash facile et vite. » Il presse une main ferme sur l'épaule du roux, un sourire avenant, jovial. La musique du club pulse encore dans ses veines. Il sort une cigarette, désabusé. Un regard qui passe de la bienfaisance au dégout. « Et puis avec du cash tu pourrais acheter des fringues qui font du sens. ». Il tire sur sa clope longuement, un brouillon bienheureux dans son cerveau. Il va faire du fric avec ce gamin.

(c) DΛNDELION
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Dim 9 Sep - 4:05
les oiseaux brûlent dans les plaines de goudron
( musique ) t'es bien dans ta tête, achilles ? ça fait clic-clac dans son crâne qui sonne creux, ça resserre tes sents dans une moue contrariée.
hein achilles, t'es sûr que t'es pas malade ? qu'il t'en manque pas une case, pour user de tes poings comme ça ?
c'est vrai ça qu'est-ce qu'il dira - son sang impur le rend directement coupable ! il a beau avoir quatorze, il n'est pas humain, c'est un erog de la pire espèce - qu'est-ce qu'il dira à ses parents ?

il voit déjà là, les terreurs éparpillées sur la table de la salle à manger, la lumière quand il est tard et que les volets sont fermés - il voit oui, son père et sa mère, accoudés à le regarder pour qu'il parle et qu'il débite son problème.
non - ça ne peut pas se passer comme ça.

pourtant il reste d'abord immobile, la gorge serrée et la poitrine battante. il est statique et il a tellement honte que ses pieds s'enfoncent dans le sol, il s'enracine pour espérer disparaître. ses pupilles tremblantes enlacent les tiennes et il n'a aucune répartie à tes caprices - va donc !
il n'a pas envie de te suivre.

y'a un gros noeud là qui veut pas partir et qui le plierait presque de douleur. y'a ce quelque chose d'un peu noir qui commence à prendre ses tripes et qui le ferait dégueuler s'il le pouvait.
les larmes se forgent au coin des yeux.

en te voyant partir, il réalise : il ne peut pas te laisser partir ! c'est le besoin au-delà des doutes, le trouble qui lui fait dire qu'il ne peut pas respirer s'il n'est pas à côté de toi.
alors achilles se met à courir à grandes enjambées pour te retrouver. un peu plus il sent ta présence, un peu plus il peut détailler le savant bordel de tes cheveux que ses muscles se relâchent et que les larmes se mettent à couler malgré lui.

pathétique.

c'est d'abord silencieux et il regarde le sol, il n'a pas envie de minauder, il n'a pas envie de te faire des sourires en coeur. il veut juste sentir que tu es là.

pathétiquement niais.

il renifle un coup et ça lui fait mal, il a besoin de se moucher mais son nez est toujours ensanglanté par les fureurs d'avant. alors il est secoué de soubresauts disgracieux, de hoquets de désespoir parce qu'il peut se lâcher et que les étoiles ne diront rien.
sa voix tremble dans son discours hachuré et ça coule malgré lui, il fixe ses pieds embrouillés par les salines en se laissant guider.

ç-ça m-me f-fait peur... j'ai pas envi--e d'encore... frapper des gens par-par- obligation.

il ne sait pas de quoi tu parles, il ne sait pas si ce sont des simples combats ou des joyeuseries qui se font volontiers par ici comme les tabassages organisés.

ce petit prince n'a décidément rien d'un délinquant.
BY MITZI



c'est une jeunesse éternelle qui rêve tout bas qui rend sa vie plus belle chaque jour ici bas


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