ANNÉE 1983, DAVID, DERRICK ET DUSTIN, PASSIONNÉS PAR LA SCIENCE-FICTION ET LA POP CULTURE, DÉCIDENT D'ENVOYER UN MESSAGE DANS L'ESPACE GRÂCE À UN ORDINATEUR SOPHISTIQUÉ DEPUIS LEUR PETIT GARAGE À COSMOPOLIS, DANS LE CONNECTICUT. PUIS C'EST PARTI EN COUILLE.PLUS DE TRENTE ANS APRÈS, GRÂCE AUX EXPLOITS INFORMATIQUES DES "3D" (POUR "THREE DICKS"), LES ALIENS FOULENT ENFIN LE SOL TERRESTRE ! MAIS À QUEL PRIX ? C'ÉTAIT À L'ÉPOQUE UNE SIMPLE PASSION. NI FEMME, NI EMPLOI, DAVID, DERRICK ET DUSTIN ONT PASSÉ LE PLUS CLAIR DE LEUR TEMPS (ET LEUR VIE) À ÉTUDIER L'ESPACE ET LA POSSIBILITÉ DE LA VIE AILLEURS QUE SUR NOTRE BELLE PLANÈTE. SANS DIPLÔMES OU CERTIFICATS, ILS SE CONTENTENT DE CONCEVOIR DES ORDINATEURS ET AUTRES SOFTWARES CHEZ EUX DANS LE SEUL INTÉRÊT D'ENVOYER UN MESSAGE AU-DELÀ DE LA SURFACE TERRESTRE. ILS L'ONT APPELÉ CODE COSMO EN HOMMAGE À LEUR VILLE CHÉRIE (C'EST FAUX, ILS N'ONT JUSTE AUCUNE IMAGINATION), COSMOPOLIS.
EN COURS D'AFFICHAGE (WADE ET LE CODE SE BATTENT)

Les visiter en attendant : CLICK !
dabberblimp"




 

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And when I'm gone, just carry on, don't mourn. ϟ Achilles.

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Mar 4 Sep - 0:52

Un silence morose#noctae
(musique)

C'est le néant distordu
Des âmes en peines.


Tu entends tes propres souffles. Effrénés et fatigués. Ils résonnent si bruyamment à tes oreilles que tu tentes de boucher. Le monde est cruel. Terriblement et implacablement cruel. Les mots résonnent, s'abattent comme une pluie de pierres. Et le cœur à l'agonie, les hurlements cherchent à fuir. D'entre tes lèvres scellées, mordues, ils souhaitent s'exprimer. Délivrer cette douleur qui te crève l'estomac. Ça brûle. Laissez-moi respirer. Car tout est allé de travers. Tu as dévié de ton chemin. S'égarant dans une forêt dense et sombre où la lumière ne filtre plus pour l'illuminer. Tu as perdu de vue la route que tu voulais suivre, Cameron. Tout s'est effondrés si brutalement. Si violemment. « Je n'ai rien fait... » un vague murmure qui se brise sur le sol humide. Il s'est rempli de tes larmes. Silencieuses et muettes. Qui n'arrive à couler que lorsque tu ne peux plus franchir un mur. Un mur de non-dits. Ça te bouleverse. Dans ce néant sombre, il ne reste que l'humidité d'une truffe inquiète. Une truffe intrusive qui se glisse doucement sur ta cuisse. Tu es éreintée. D'avoir couru pour fuir. Pour surmonter une réalité.

Une vérité trop dure à encaisser.

« Qu'est-ce que tu as foutu, Cameron ? » ; « Qu'est-ce qu'il s'est passé, encore ? » ; « Félicitations ? » ; « Pourquoi il y a autant de dégâts ? » ; « C'est quoi encore ce bordel ? » ça bourdonne. Comme un essaim d'abeilles qui fredonnent dans ta tête. « FERMEZ-LA !! » la voix s'arme de la force que tu caches. De ce que tu n'oses jamais dire. Pour que ce monde continue de poser les yeux sur toi. Il y a un sursaut de Quinxo. Un simple sursaut qui t'arrache une vague incontrôlable de larmes. Une crise même. Et elles gouttent une à une, à même le sol. Dans cette flaque qui se dessine entre tes pieds. Assise sur ce muret, cachée par les feuillages épais, tu laisses couler. La frustration. La peur. Le doute. La peine. Pour que Quixotic puisse encore se relever. Pour qu'elle puisse braver à nouveau ce monde ensevelit sous la haine. Cameron n'est rien sans elle. Elle n'est qu'une vague ombre solitaire. Qui vagabonde pour porter son nom. Son masque. « Quinxo... qu'est-ce que j'ai faits ? » trop de choses sûrement. À trop vouloir bien faire, tu en as trop fait. Comme toujours. Cette fois-ci cependant, il y a cela aussi.

Ce qui grandit.

Au plus profond de ton être, il reste une part de lui. Qui s'y réfugie. Qui y vit. Paisiblement et tranquillement, il prend forme et devient. Quelqu'un. Un enfant. Avant-hier encore, tu n'étais qu'une enfant qui cherchait à devenir femme. Aujourd'hui tu es une femme qui doit devenir mère. Dans le dos du père. Parce que tu es incapable de trouver les mots. De lui dire ce qui est arrivé. Ce que vous avez fait. Ce qu'il a laissé derrière lui. Ce que tu as accueilli. Celui que tu refuses d'avorter. « J'en ai assez !! Qu'est-ce qu'ils veulent à la fin ?! Je.... J'ai juste voulu aider !! Comme n'importe qui de saint le ferait !! Je voulais seulement être utile !! » un cri déchirant le silence pesant. Et ça coule. Et ça tombe lourdement. Le bruit sourd des maux qui te rongent.
Tu ne sais plus quoi en faire.

De ce qui te ronge si profondément.




*
Achilles
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Mar 4 Sep - 1:37
chacun fait sa vie la mienne se forge face au vent
( musique ) le voilà revigoré de nouvelles forces à avoir découvert, il y'a quelques jours, un nouveau plaisir : ses pas qui résonnent dans le lycée, valeureux petit roi, jouent une bien belle mélodie.
ce n'est pas comme s'il était tout seul dans cette marche solennelle, il y'a d'autres petits soldats, eux-aussi armés des dernières air max à leurs pieds.
pourtant cette fanfare doit se séparer dans les dédales du centre, là où grouillent les gens comme dans une fourmilière.

c'est si doux d'être jeune.

le casque aux oreilles, il se tâte encore sur sa future décision - et s'écarte alors plus loin, là où le monde se veut plus tranquille. sur son téléphone il tape avec l'agilité de ceux qui ont fait ça toute leur vie pendant qu'il trottine gentiment - il relève les yeux un instant, jusqu'à ce que son occupation se fane.
il s'arrête dans un silence immuable pour retirer sa musique, et enfiler tout cela autour de son cou - c'est un collier de jouvence oui, et d'innocence car sûrement aurait-il dû continuer son chemin.

sans un mot il écoute, les larmes et des cris - c'est de bien tristes bruits qui viennent de la verdure.
il entrouvre gentiment ses lèvres, regardant autour de lui et ça lui prend du temps - ça lui met oui, au moins une ou deux minutes avant de se décider à s'avancer davantage, sans briser la zone de confort de la pleureuse.

vous avez besoin d'aide madame..? vous voulez que j'appelle les urgences ?

il penche sa tête pour montrer son minois sans chercher à reconnaître celui face-à-lui pour l'instant, inquiété par le risque : il a si peur.

il a si peur mais il ne peut rien faire, à quatorze ans.
BY MITZI
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Mar 4 Sep - 2:00

Un silence morose#noctae
(musique)

Une petite voix surgie.

De derrière la verdure. Qui cachait pourtant si bien les pleurs. Qui voilait si bien les traits irrités. Une petite voix qui fait sursauté. Elle est teintée d'inquiétude. À ton égard. Et tu relèves des yeux noyés sur lui. Sa silhouette juvénile est floue. Presque informe. Alors d'un revers de la main, tu essuies. Ce qui t'empêche de voir clairement. Ce qui t'empêche de planter ton regard dans le sien. Pour le rencontrer. Oh non, tu ne le rencontres pas, Cameron. Tu le retrouves. Tu le revois. Ce garçon, ce visage, tu les as déjà vus, mais tu n'as pu apercevoir cet air. Si inquiet. Il est si inquiet t'entendre les pleurs d'une jeune femme en peine. Et tu ne peux t'arrêter. Parce qu'elles coulent encore de plus belles.

Comme une rivière.

Inondant les pieds, les mains. Tu caches ce que tu ne souhaites jamais montrer aux autres. Ce qu'il ne doit pas voir de toi, mais il ne te connaît pas. Achilles n'a croisé que le costume en pique de Quixotic. « Laisse-moi seule... » que tu articules à cette pensée navrante. Bientôt, tu ne seras plus que l’alter-ego vide d'une héroïne inutile. Des pensées si sombres qui rongent. Qui arrachent des torrents de larmes salées. Qui dégoulinent sur tes joues creusées d'avoir tant crispé la mâchoire pour retenir des mots acerbes. Des mots cruels. Tu ne veux plus rien dire, Cameron. Parce que la dernière fois que tu l'as fait, il est parti.

En te laissant seule derrière.

« Rien ne va !! Ils pensent que c'est aussi facile que de le dire ?! Ils croient peut-être que tout est inné chez les autres ?! S'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent se faire voir !! C'est pas aussi simple d'avoir des responsabilités !! » que tu ajoutes. Sans savoir pourquoi. Pourquoi tu voudrais maintenant laisser couler ce qu'il y a de si pesant sur tes épaules. À ce garçon qui ne sait pas qui tu es. Qui pourtant voulait te voir. Tu le crois. Peu importe la manière dont il s'est adressé à toi. Tu étais certaine qu'il voulait te voir. Il ne serait jamais venu à cette rencontre autrement, n'est-ce pas ? C'est optimiste, ça te ressemble. Bien plus que les vibrations dans ta voix. « Je n'ai pas besoin... d'aller aux urgences... Ne t'en fais pas ! » parce que tu y penses. Il est inquiet et tu veux le rassurer. Comme la bonne héroïne que tu es. Que tu seras toujours au fond. Peu importe ce qu'ils disent de toi. « Je suis désolée... je ne devrais pas pleurer comme ça. C'est nul, hein ? » tu ris. D'un rire fade et vide qui n'en est pas un. Il est si loin de l'ensoleillement que tu dégages. Qui irradie de toi. Il est si triste. « C'est juste que... ils ne comprennent rien !! Et je suis fatiguée !! » il ne comprendra pas. Ce que tu souhaiterais dire. Il ne comprendra pas. Ce que tu aurais besoin d'évacuer.

Non, il ne pourra pas.

« Pardon... tu peux me laisser si tu veux, c'est bon... tout va bien. » c'est ce que les gens seuls, disent. C'est ce que les gens tristes, pensent tout haut. Ce qu'ils n'osent pas se dire tout bas cependant.

Et tu lui offres.
Un sourire vain.





*
Achilles
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Mar 4 Sep - 2:32
chacun fait sa vie la mienne se forge face au vent
non c'est pas nul- enfin je dis pas que c'est bien mais c'est
il a le mot là sur le bout de la langue qui perle, il retrousse doucement son nez dans un silence. c'est un effort pour lui aussi de le dire, cet enfant trop grand qui a aussi très honte de ses larmes habituellement.
normal. c'est normal...

tu avais beau hurler cameron, il était inébranlable parce qu'il était capable de canaliser toutes ces ondes qu'il attrapait au vol - parce qu'il n'avait pas peur non, de laisser glisser sur lui les épines de ta rose.
c'est donc ça d'être adulte ? c'est beaucoup pleurer, beaucoup hurler, beaucoup prendre sur soi pour que tout explose ?
peut-être qu'il était prêt alors, à dépasser les dix-sept ans : il savait si bien mordre sa lèvre inférieure pour empêcher les sanglots de s'en aller.
c'était de tous ces héros et de toi, qu'il avait appris cela : encaisser, encaisser pour les autres.
aimer en fermant les yeux sans pour autant être aveuglé par l'humanité.

mais le plus important c'était toi cameron à cet instant, il a un regard pour le pauvre chien désorienté qui reste allongé près de sa maîtresse, gardien de ses moeurs avant de revenir à ton visage.
attends attends - il y'a quelque chose qui cloche.
quelque chose de trop gros.
le chien, la carrure - la forme du visage même si elle était masquée - il lui faut un temps oui.

les coquelicots fleurissent doucement sur ses pommettes parsemées de tâches de sa rousseur et il y'a à nouveau un silence.
ce n'est pas le moment même si plus tard oui, il pourra se dire qu'il a nettoyé le gros chagrin d'une héroïne - il n'a pas la certitude mais elle est presque évidente à ses yeux.

ses doigts tremblent à l'angoisse et cette lourdeur supplémentaire qui s'est ajoutée à ses épaules, mais il a la plus de force que tous les titans, plus de force que le vent même et il soulèverait des tonnes s'il le fallait pour que tu puisses sécher ces vilaines gouttes de désespoir.

il se laisse tomber en tailleur face à toi plus qu'il s'assied pour avoir une prise plus évidente sur ses affaires, toujours fébrile en cherchant dans son sac son paquet de mouchoirs (que son papa lui a mis) et sa bouteille d'eau (que sa maman lui a mise).

vous devriez boire peut-être et- vous moucher aussi. j'ai le temps personne m'attend à la maison.
ce n'est pas plaintif, juste une réalité : regarde-moi aussi j'ai appris à pleurer seul qu'il veut dire, ce n'est pas pour autant que tu dois le faire.
il te dépose tout bien gentiment à côté de toi, sortant un mouchoir et débouchonnant la bouteille pour que tout soit plus simple d'accès.

il regarde ses doigts et triture son jean le temps que tu te remettes de tes grands chagrins.

si vous avez besoin de quelque chose d'autre vous pouvez me dire- euh que ce soit parler ou je sais pas un câlin...
BY MITZI
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Mar 4 Sep - 3:24

Un silence morose#noctae
(musique)

C'est normal pour les adultes.
De pleurer en silence.


Là où les autres ne peuvent le voir. À l'abri des regards indiscrets. Gardant ce sentiment qui deviendrait une faiblesse entre de mauvaises mains. C'est ça, être un adulte. C'est s'entendre pleurer de désespoir sans que personne ne puisse jamais l'utiliser contre soi. C'est endurer en souriant pour ne pas faiblir. C'est savoir rester droit pour être fort. C'est apprendre que dans la vie sont souvent plus faux qu'il n'y paraît. Cameron. Tu as appris à vivre comme ça. Tu as grandi comme ça. Dans ce grand appartement vide. Ne pouvant voir que les dos de tes parents. Et vaguement quelques regards parfois. Tout comme lui. Tu as pleuré seule. Si souvent. Tellement de fois. En te demandant qui allait tendre la main. C'est stupide à quel point finalement, il y a tant de gens. Tout autour de nous. Il suffit simplement d'ouvrir les yeux. Pour voir que quelqu'un tend la main. Que même au milieu de l'obscurité, il y a toujours quelqu'un. Pour fendre les ténèbres en deux. C'est une pensée optimiste. Encore une qui fleurit dans un coin. Qui erre et s'accroche vivement.

Parce que tu en as besoin.

Pour avancer. Pour rouvrir les yeux demain. Pour retrouver cette voix enjouée, sereine, aimante. Si aimante, oui. Prête à tout pour les autres. Oubliant qu'il y a aussi quelqu'un derrière la main que tu tends. Que si l'on remonte jusqu'à l'épaule, il y a toi. Ce toi qui pleure maintenant. Si chaudement. Si violemment. C'est une danse de hoquets acharnés qui s'élancent. Qui secouent les épaules abaissées, qui ont abandonné. Pour ce soir. Qui pleureront encore dans la nuit noire. Jusqu'à ce que le soleil dissipe les mauvaises passes. Qu'il fasse renaître un nouveau jour. Une nouvelle femme. « Désolée. » un murmure. Presque trop faible pour réel. Et à l'ombre de tes paupières, tu le vois. Qui vient s'asseoir face à toi. En tailleur. Ses mains cherchent, dévoilent et offrent. Personne ne m'attend à la maison. Pendant une brève seconde, ce n'est plus à toi que tu penses. Tu relèves des yeux égarés sur ce visage fébrile.

Et tu t'en voudrais presque.

Achilles. Dans un souvenir encore vif, tu le revois. Si sûr de lui. Presque agressif. Et tu t'en veux, Cameron. De le voir ainsi à présent. Simplement parce que des larmes coulent abondamment. Il était adorable ce jour-là. Il est adorable aujourd'hui. Arrachant un fin sourire en coin. Un sourire chaleureux. Tu sens ton cœur gonfler sous la chaleur de ses gestes. Sous sa voix. Sous sa présence. Sous ses attentions alors que tu tournes les yeux sur la bouteille débouchonnée et le mouchoir sortit. Tout est pour toi. Si gentiment offert et ça réchauffe la froideur qu'ils avaient laissée derrière eux. « Merci. » d'une main tremblantes d'émotions, tu viens saisir le mouchoir. Essuyer les traces de la peine qui peint tes traits. Ton nez. Et puis tu bois. Une longue gorgée. Retrouvant un nouveau souffle. Un bref instant. « si vous avez besoin de quelque chose d'autre vous pouvez me dire- euh que ce soit parler ou je sais pas un câlin... » elles reviennent. Si subitement. Si vite. Les larmes. Elles se remettent à couler pendant un bref instant. Parce que déjà Cameron, tu es venue l'entourer de tes bras. Pour te cacher. Pour te rassurer. À la recherche d'une chaleur salvatrice. D'un réconfort dont tu as tant besoin. D'un réconfort que tu aimerais lui apporter aussi. « Pardon... pardon, pardon... je voulais pas te surprendre... » que tu murmures, mais il est déjà trop tard. Parce que tu le serres déjà. Si étroitement entre tes faibles bras.

Alors derrière la verdure.
Tu pleures à nouveau.


De longues minutes. Qui finissent par s'étirer. Encore et encore. Jusqu'à ce que tu te décides à le relâcher enfin. « Pardon...ahah. » un rire teinté d'amusement. Contre toi. De moqueries à ton égard. « Je me présente pas et je pleure dans tes bras... je suis désolée, je... Je suis un peu émotive en ce moment, c'est normal. Je m'appelle Cameron, et toi ? » tu le sais. Parfaitement bien. Comment l'oublier ? « Est-ce que... tu veux bien rester un peu avec moi ? Pour discuter. Si tu veux, je te payerais à manger après ! » et tu souris. D'un sourire si sincère. Si grand. Si rayonnant.

Mais tu n'oublies pas.
Ce pour quoi tu pleurais.





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Achilles
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Lun 10 Sep - 0:15
chacun fait sa vie la mienne se forge face au vent
c'est dans ces moments-ci qu'il se rappelle pourquoi il s'est bâti des épaules de fer. il les a construites si larges alors que qu'il est si jeune pour supporter les salines des apeurés.

ses bras t'entourent en retour et il te laisse déverser tes peines ardues, qui semblent se coincer dans ta gorge quelques instants avant d'enfin filer - oui, c'est difficile de crever l'abcès il le sait. il ne met pas de force dans son réconfort et se contente d'être là pour que tu apprennes à t'aimer, doucement avec tes erreurs.

il sourit tout doucement quand tu te décroches et appose sur toi une œillade bienveillante et sage, trempée par l'appréhension de ne pas avoir su quoi faire. son affection est-elle la bonne, n'est-elle pas trop mesurée ?
il frotte doucement sa tignasse savamment décoiffée avec un sourire blanc de jeunesse.

ah- c'est pas grave ! moi c'est achilles. tu le sais et il le sait, mais vaut mieux faire vivre l'illusion. ah merci c'est gentil- ça va un peu mieux..? qu'est-ce qu'il s'est passé..?

il ne soulève pas le fait d'aller manger car il ne pourra pas : il peut bien faire semblant, au moins pour quelques instants. au pire, il dira qu'il n'a pas faim.
le ciel est toujours bleu et il prend la peine de joliment vous surplomber, créer les ombres par la verdure. le monde est si quiet pendant que le tien, cameron, semble s’effondrer peu à peu.

•••

"j'ai compris qui vous êtes.
- vraiment ? qu'est ce que vous savez d'autre sur moi?
- que vous êtes seul... quand ça fait aussi longtemps que moi qu'on travaille de nuit, on finit par les repérer, eh... tout le monde est toujours seul."

( the machinist )
BY MITZI



c'est une jeunesse éternelle qui rêve tout bas qui rend sa vie plus belle chaque jour ici bas


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