Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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(งツ)ว on my way to fuck things up ft. leif

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Mer 7 Nov - 14:30
yeah i'm empty inside, i just don't feel alive
c'est un silence étrange.
il n'y a pas vraiment de moment aussi plat, avec maxxie. il ouvre trop la bouche, à dire des choses sans importance, sur des détails qu'il remarque trop bien trop vite, empathe d'abord égoïste. il n'y a jamais vraiment de si longues coupures, avec leif. il parle trop aussi, la princesse, et ils ne peuvent que se résoudre à avancer d'autres choses idiotes pour se prouver une quelconque chose sans logique.
mais là, c'était autre chose qu'un petit flottement qu'on ne remarque pas.
maxxie n'était pas bien. il n'allait pas mal, mais il avait l'horrible sensation d'avoir soulevé un bout de ses côtes pour montrer qu'il était bien humain, seulement pour se rendre compte qu'il n'avait pas respiré si librement depuis longtemps. il a comme la tête qui tourne à cause de ce trop plein d'oxygène trop soudain, comme un grimpeur qui serait resté coincé trop longtemps en haut de l'himalaya pour observer le monde en se sentant vivant, et qui serait revenu en ne sachant plus comment faire de ce trop plein d'air. de pression. de carbone.
et il regarde le plafond. il y a toujours ces taches étranges. il n'en a plus grand chose à faire, si quelque chose s'écrase sur un coin de sa gueule. il attend.
il attend -quelque chose. qu'on le félicite d'avoir brisé sa cage thoracique. qu'on lui dise que ce n'est pas encore assez. qu'on lui fasse comprendre que l'on n'a pas compris.
quelque chose.
mais tout ce qui se passe, c'est ce qui ressemble à une fuite ah il s'en va et maxxie il se dit oh et il aimerait que ça dise dommage mais la vérité c'est qu'il crie tant pis comme si ça pouvait le rendre plus réel.
il aime les fleurs.
mais il les fait toujours mourir.
ah, il ne se pensait pas si dépressif.
il se relève. la voix de leif n'est pas pour lui.
il regarde les petits cactus. il se demande si leurs pétales sont blancs. si un jour ils seront si grands qu'ils ne pourront qu'appartenir au désert. si leurs branches s’étendront jusqu'aux rames de métro, s'ils empaleront quelques cœurs pour s'assurer un peu de chaleur.
il revient.
comme si de rien n'était -et il ne rigole pas vraiment, mais maxxie ne trouve pas d'écho et ça lui donne l'impression de ne plus savoir parler il a l'air qui lui noue la gorge comme quand il avalait des mouchoirs pour essayer de ne plus faire de sons et il
panique
un peu
il a un air absent sur le visage -ses cheveux décoiffés, sa peau argentée, ses yeux charbonnés. ingénu. il regarde leif mais pas vraiment, quelque part entre sa gorge et ses mains, la nuque baissée comme un supplicié attend l'épée.
mais voilà : nous sommes en 2018.
on n'exécute plus les gens en répandant du sang.
ok.
il aurait pu sourire. parler du téléphone dépassé de leif. argumenter qu'il n'a pas à se lever. se plaindre de la couverture. se chercher un verre d'eau. en renverser la moitié sur l'autre pour une vengeance qu'il n'a pas mérité.
mais il reste là, son squelette écartelé et il se dit
que ce n'est pas grand chose, pourtant
sauf peut-être à quatre heures du matin.
ptdr merveilleux ça me réconforte ds la dépression
dsl suddenly ce post est long alors qu'il se passe rien, nvmd

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Mer 7 Nov - 23:42

Sur l'horloge dans un coin de la pièce, il lit en rouge bien anguleux bien carré 04:54. C'est étrange, un peu, comme les hommes s'évertuent à mesurer le temps de manière si rigoureuse quand les heures et les minutes et les secondes semblent se contracter parfois. Là, sur le canapé, tout s'étire, dans cet instant où il a l'impression que les LED n'afficheront jamais 04:55, que les ombres ne se projettent plus tout à fait pareil. Qu'il fait froid, sous la couverture, même avec Maxxie juste à côté.

Il a comme la tête sous l'eau, à cette profondeur où on la sent pousser derrière les yeux avec tout un univers liquide impossiblement doux qui l'enveloppe comme s'il n'était pas en train de l'étouffer tendrement, à ce moment précis juste avant de manquer d'air où on le sent venir, où on a les poumons comprimés, où on a envie de crier pour respirer. Et peut-être qu'il devrait crier, peut-être. Mais il a laissé tous ses mots à la surface avant de plonger, et puis c'est sa dernière source d'oxygène, et puis on n'entend rien sous l'eau, on comprend rien sous l'eau.

Alors le temps  s ' é t i r e  , encore, il en a rien à foutre si y a des gens qui s’en déchirent ; c'est la putain de vie, et c'est comme ça, et on peut rien y faire. Il s'anesthésie à coup d'air recyclé mais ce soir,  le fatalisme ne fait pas office de morphine assez puissante. Il sent toujours l'eau appuyer derrière ses yeux.

C'est pour ça qu'il ne faut pas sauter quand on ne sait pas nager, on ne sait jamais quand le sol va se dérober sous nos pieds, on ne sait jamais quand le grand large va s'inviter lui aussi pour jouer ; et pourtant il est là, à baigner dans des mers tellement profondes qu’on n’en voit pas le fond. Au final, il se demande s’il ne l’a pas toujours été, à flotter sur le dos pour regarder le soleil dans les yeux ; la seule différence cette fois c’est qu’il a tiré quelqu’un avec lui quand il a sauté, c’est qu’Icare a entraîné Apollon avec lui dans sa chute. A quoi il s’attendait, à ce qu’il continue de brûler une fois niché entre les vagues ?

Ça n’a pas de sens. Ça ne veut rien dire.

Il a la bouche trop pleine de cire pour parler, les yeux trop pleins de lumière pour bien le regarder ; il se laisse plutôt aller, son épaule contre celle de Maxxie, et il trouve ça un peu triste que même aussi proche, on n’entend pas de coeur qui bat -- c’est trop facile à cacher ces choses là, tout comme c’est trop facile de se trouver des excuses. S'il ne dit rien, ils vont continuer à s'étouffer sur ces pétales morts, alors il inspire, il ouvre la bouche, sans réfléchir.

Merci. Et il se déteste aussitôt, il a envie de voler en éclat avec le silence, et puis d'abord merci pour quoi, ça n’a pas de sens, ça ne veut rien dire, et voilà, les dernières bulles d'oxygène se sont envolées. Il fait froid, et il a l'impression de se consumer.

but she didn't tell you
when the world has brought
you down to your knees and
@maxxie jenkins

g quelques regrets??

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Jeu 8 Nov - 14:46
& i don't wanna live but i'm too scared to die
sa réponse n'a pas d'écho : on entend encore ce qu'il s'est passé avant. avant l'avant.
il ne savait pas si c'était juste dans sa tête ou non -maxxie pense un peu plus vite que les gens. ça ne veut pas dire qu'il est plus intelligent. juste qu'il comprend plus rapidement.
ne vous inquiétez pas : il arrive toujours à prendre les mauvaises décisions.
leif est juste là. il a le corps chaud mais on dirait qu'ils sont enfermés dans une tente trop petite, les gorges assiégées par la rosée, leurs habits pas assez épais pour dissimuler les frissons qui ne les ont pas quittés.
ils pourraient sortir la tête pour voir l'aurore, mais ah il fait si froid dehors.
c'est un risque à peser.
visiblement, leif n'a pas envie d'y penser.
ou peut-être a-t-il peur lui aussi mais ah peur de quoi ?
c'est juste l'histoire de deux adolescents aux chaussettes mal assorties qui n'ont rien à faire de leurs journées, les unes après les autres, jusqu'à ce qu'on appelle ça une vie. qu'est-ce que ça change ? ils savent qu'ils ne sont pas seuls. c'est évident, il suffit d'ouvrir les yeux, de sortir un instant dans la ville.
peut-être qu'ils ont la sensation d'être les seuls à comprendre.
et maxxie se demande pourquoi il continue à étudier quelque chose qui ne l'intéresse pas, et il se demande pourquoi il achète des habits pour combler son manque affectif, et il se demande combien de numéros son portable peut encore enregistrer, et il se demande si en essayant d'aller mieux il ne fait pas que se dire qu'il vaut moins. rien. moins que rien.
non, ça ne veut rien dire, en soit. mais peut-être qu'il a compris.
il se tourne sur le côté, vient envahir un bout d'épaule avec sa tête (ses tempes et ces pensées qui trempent jusqu'à sombrer).
je suis fatigué.
ça non plus, ça ne voulait rien dire, en premier lieu.
on parle de maxxie : il dort de dix heures à seize heures.
son thérapeute lui avait dit que ce n'était pas bon signe.
ses jambes reviennent contre son torse presque toutes seules.
ça ne veut rien dire. qu'est-ce qui a encore du sens aujourd'hui ?
i'm fine (:
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Jeu 8 Nov - 22:00

Il est fatigué.

Leif aussi, un peu, alors qu’il dort huit heures par jour, parfois plus. C’est ce genre de fatigue qui grignote les os pour s’y loger, qui les remplit les dilate jusqu’à les briser, jusqu’à ce que les jambes craquent et qu’on doive aller se coucher. Celle qui donne envie de dormir pas pour se reposer, dormir parce qu’il n’y a rien qui vaille vraiment la peine d’être éveillé. Peut-être que c’est la même qui hante, qui bouffe Maxxie de l’intérieur comme un bébé trou noir au milieu d’un soleil ; ils font graviter tous ces objets célestes qui brillent qui brillent tout autour d’eux, et en réalité ils sont séparés toutes ces années-lumière. Un jour peut-être, cette lassitude phagocytera tout dans une explosion, tout tout même le son qu’elle fait, et il ne restera plus rien.

Et pourtant ça, Leif ne le veut pas, enfant il a eu cette peur et si je fermais les yeux et que je ne me réveillais jamais, et même lui il trouve ça débile parce que qu’est-ce que ça va lui faire de ne plus exister, qu’est-ce qu’on s’en fout, il ne sera plus à pour y penser, il ne pourra pas y penser. Peut-être que c’est ça qui lui fait peur au final -- rien, l’absence de tout.

Son bras vient entourer les épaules de Maxxie pour éviter de couler plus loin, et il n’est pas vraiment sûr de qui est la bouée de qui, et ça n’a toujours pas de sens parce que moins par moins ça ne fait pas plus, c’est pas comme ça que ça marche.

Moi aussi. Mais t’endors pas. On dirait qu’il a dix ans, qu’il attend des étoiles filantes qui ne tomberont jamais mais peut-être que si, ferme pas les yeux sinon tu vas les louper, reste debout, reste avec moi. On est qu’à l’épisode 3, et puis on a pas fini la vodka, et y a encore les pizzas, et la glace aussi, là. Je peux pas tout bouffer tout seul.

On ne remplit pas des trous avec d’autres trous, mais il a l’impression de s’enliser moins vite, peut-être, de rester à tremper un peu plus dans cet entre-deux, la tête dans l’abysse, les pieds sous la surface.

Il est 04:55.

i'll be there for you
(when the rain starts to pour)
@maxxie jenkins

emoji 8) mais en triste

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Ven 9 Nov - 15:18
burning slow
il sent le bras de leif contre son épaule. il entend sa respiration tranquille. il se soulève doucement à chaque inspiration. il pourrait sûrement imaginer son cœur, mais il entend surtout des dialogues incompréhensibles et des rires de sitcom. il voit les lumières de la rue, et celle d'un écran qu'il a oublié depuis quelques temps.
voyez-vous, il y a de la vie partout, et ça maxxie n'en est que plus que conscient. plus qu'heureux.
il essaie d'apprécier la proximité, la douceur que leif arrive soudainement à faire suinter dans sa voix. ça n'arrive pas souvent.
ce n'est pas bien.
il a sa main qui va accrocher le t-shirt de leif, le poing serré. on pourrait croire qu'il a peur qu'il ne s'enfuit mais maxxie ah peut-être qu'il a bien conscience que c'est plus de la rage que de l'agonie.
mais qu'a-t-il à ajouter ? c'est comme d'habitude. à ne jamais rien dire. ce n'est pas leif, c'est juste le monde qui toujours se fait dévorer par maxxie toujours affamé, jamais rassasié.
d'affection.
et oh s'il veut un peu d'amour il sait qui appeler mais il a toujours l'impression que c'est si vague et si loin de ce qu'on raconte ah de ce qu'il pourrait avoir, pour sûr, et il aime et il se fait aimé mais est-ce que ça va durer ? est-ce que c'est assez ? est-ce que c'est inné ou tout fabriqué ?
maxxie a les yeux ouverts, tous grands tous vides. il a l'impression qu'il n'arrivera plus jamais à dormir. il aimerait soulever la tête pour voir si c'est pareil pour leif.
il en doute -même s'il le dit. il se demande sincèrement s'il peut être compris. sa propre tête n'est plus trop certaine de suivre.
oui. ça fait trop de calories pour toi tout seul. ça serait presque dommage que tu te fasses éclater la gueule à cause de kilos en trop, monsieur l'agent. mais d'abord ça serait drôle. il a la voix rocailleuse, ses intonations habituelles et cette méchanceté qui coupe avec les tendresses précédentes : il paraît que l'attaque est un bon mécanisme de défense.
et il ne bouge pas d'un pouce, pourtant, et il a quelque chose d'éteint dans sa manière d'articuler.
il n'a pas dit ça au hasard. il sait que leif a des nez cassés aussi régulièrement que d'autres vont en cours. il n'a pas besoin d'excuse pour se faire tabasser. il avait pensé, maxxie, à lui proposer des combats.
la vérité c'est qu'il ne veut pas le voir là-bas.
well that escalated quickly
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Sam 10 Nov - 0:38

Ils ont vingt ans et les mains pleines d’épines à force de cueillir des fleurs. Elles sont vraiment belles, tu sais, toutes pareilles au premier abord toutes différentes au deuxième regard, et Leif, Leif pourrait passer des heures à les observer, à détailler les pleins de chaque corolle et les déliés de chaque calice et parfois, il se dit qu’il aimerait les garder avec lui, pour égayer pour éclairer pour embaumer. Mais les cueillir, c’est les tuer -- peut-être que ce sont les ronces qu’il a sur les doigts qui finissent par toutes les saigner.

Il a vingt ans et il laisse une nouvelle épine se loger dans sa chair sans un cri sans une larme. Il n’est plus Leif, il est monsieur l’agent, et il ne comprend pas pourquoi ça lui coupe l’air et les mots comme ça. Ce n’est qu’un nom et qu'y a-t-il en un nom ? Ce que nous nommons rose, sous un autre nom, sentirait aussi bon ; et pourtant il ne peut être être Leif que quand il est Leif, pas agent Callaghan, pas jeune homme, pas enfoiré, alors que tout ça aussi c’est lui, c’est idiot.

Pourquoi des choses aussi simples lui paraissent-elles si compliquées ? C’est parce qu’il est con, et sans doute l’est-il vraiment ; il n’y aurait pas autant de pétales fanés autour de lui sinon.

Malgré tout il a raison, Maxxie. Ça serait drôle si monsieur l’agent, si Leif se faisait éclater la gueule à cause de kilos en trop ; mais la vérité c’est qu’il n’a pas besoin de ça pour finir par terre ivre du sang dans sa bouche et des étoiles dans ses yeux. Il a ce don, cette intuition -- un psychologue dirait un réflexe acquis -- pour sentir les eaux troubles, pour cerner en quelques instants comment ce monde fait pour tourner.

Ça n’a pas de sens alors, qu’il s’en sente si déconnecté. C’est comme s’il y avait ce puzzle blanc géant de mille pièces, qu’il était la dernière qu'il reste à placer et qu'il n'a pas la bonne forme pour le compléter. Il n’y a aucun autre fragment qui lui ressemble, pas un à qui il saura s’ajuster parce qu’il sera toujours trop carré trop rond trop pointu.

Il inspire. Ouais, ça serait marrant. Je te ferais un selfie depuis l’hôpital, même avec les dents cassées je serais le plus beau, tu le sais, et il rit et ça ne veut pas dire que c’est censé être drôle, il rit tout le temps de toute façon. C’était quand la dernière fois qu’il a pleuré ? Il n’est pas sûr qu’il saurait le réaliser si ça lui arrivait.

i'll be there for you
(like I've been there before)
@maxxie jenkins

hate depression?
try astral projection

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Sam 10 Nov - 16:44
yeah things are good u kno just being emotionally dead
il n'avait même pas conscience de cette déshumanisation dans laquelle il peignait leif. maxxie sait qu'il est égoïste, ce n'est pas pour autant qu'il comprend jusqu'où s'étendent ces racines.
la réalité, c'est que maxxie n'avait aucune idée d'à quoi ressemblait une journée de boulot pour leif.
est-ce qu'il assiégeait la machine à café immédiatement en arrivant ? est-ce qu'il rigolait avec ses collègues ou est-ce qu'ils levaient tous les yeux au ciel ? est-ce qu'il a un associé, un partenaire, quelqu'un à qui faire des misères ? est-ce qu'il a l'ambition de monter les échelons ? est-ce qu'il le peut seulement ?
il n'y pense pas, mais si c'était le cas, maxxie se dirait est-ce qu'on se connait vraiment ?
parce que --voyez, ça a commencé en se trompant de portes après une soirée arraché, et ils ont continué en se disant des choses qu'ils paraissaient ne penser qu'à moitié tout en priant pour qu'on ne découvre jamais que tout était l'inverse de vrai.
l'explication aurait pu être plus simple, mais ça n'aurait pas été leur rendre justice.
il rit, leif -pas l'agent, ni le monsieur. il n'est sûrement aucun des deux, encore moins pour maxxie. mais voilà : qu'est-ce que ça veut bien dire, de normaliser une situation pareille ? de l'accepter de le dédramatiser de le théâtraliser ?
oh, sûrement rien de très sain.
il réfléchit.
il ne sait pas si leif est beau. il ne se l'est jamais demandé ; il ne se pose la question que devant un miroir parce que ce genres d'insécurités, ça ne paraît pas exister en dehors de son cervelet.
il réfléchissait à la mauvaise chose. t'inquiètes, je viendrais te voir pour me moquer. tu peux compter sur moi. demie-pensée. total mensonge : il ne faut jamais s'appuyer sur maxxie. c'est un traître qui ne s'en rend pas compte. mais j'imagine que tant que tu la fermes, ça peut passer. total mensonge. demie-pensée : arrête de parler, parfois j'en ai la nausée.
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Dim 11 Nov - 2:13

Ferme-la et souris plus, Leif et il obéit machinalement, un fantôme de risette au coin des lèvres quand il pousse le pied de Maxxie avec ses propres orteils trop froids. Quand il la ferme, ça peut passer, parfois même lui le pense, quand il se tait Leif ne peut pas s'évader en même temps chaque parole prononcée. Mais il a trop de choses à dire, ça finit toujours par sortir alors il fait le contraire, il parle trop il parle dans le vent pour se cacher entre ses phrases vides de sens, impertinentes.

Il a passé l'âge de jouer à cache-cache pourtant, de se dissimuler en se mettant les mains sur les yeux mais il n'a pas encore envie d'être trouvé (il ne sait même pas s'il y a des gens en train de le chercher). Mais ce soir, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, quelque chose qui prend trop de place sous sa peau et qui menace de la fendre comme un fruit trop mur, quelque chose qui veut se montrer et oh, peut-être que c'est le cas pour Maxxie aussi, qu'il a quelque part ce je-ne-sais-quoi qui veut s'enfuir et qui ne trouve pas la sortie.

Il faut dire que c'est facile de se perdre quand on ne sait pas où on va.

De toute façon quand je parle, personne comprend. L'air autour de lui est plein, lui reste désespérément vide ; et il se demande un peu à quoi ça sert d'avoir des mots s'ils ne veulent rien dire, s'ils n'évoquent pas la même chose pour chaque personne qui va s'en servir. Ils se jettent toutes ces lettres à la figure mais elles n'atteignent jamais leur destination.

i'll be there for you
('cause you're there for me too)
@maxxie jenkins

:poop:

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Dim 11 Nov - 15:22
yeah things are good u kno just being emotionally dead
ils étaient sur une piste de décollage. ils étaient deux pilotes qui n'étaient pas vraiment certains de comprendre tous les boutons ni même de pouvoir lire à temps le manuel d'utilisation de plus de milles pages pour finir leur vol sans crash. ils étaient face aux commandes et ils se demandaient si, finalement, c'était une bonne idée.
le sarcasme, ça leur avait permis de se rendre compte qu'ils ne savaient même pas où ils devaient -voulaient ?- aller. qu'en réalité, ils ne faisaient peut-être ça juste pour tester, pour les sensations procurées, pour se dire i'm going to die historic on the fury road sauf qu'ils seront juste deux mecs totalement conscients de leurs conneries sans aucun héroïsme dans leurs veines.
mis à part peut-être une once d'honnêteté.
maxxie ne pensait pas que leif reconsidérait de décoller : lui, il avait abandonné juste avant. il savait qu'il en avait envie, mais il ne voulait pas emporter leif sans son consentement -lui foutre un truc dans son verre, l'attacher et le planquer dans le placard, de retrouver bien seul dans ce cockpit et regarder l'avion pointer du nez.
et -il sait. enfin, il se doute, maxxie. il y a trop de facilité dans sa manière de s'exprimer pour quelqu'un de leur société. c'est comme ça aujourd'hui: on n'a jamais pu plus parler ensemble, mais on ne sait plus vraiment communiquer.
il hésite, maxxie. est-ce qu'il veut vraiment tenter un décollage ? oh, pauvre de toi. il ne sait pas. petit incompris. il joue sur l'ironie sur ses mots d'enfants mais tu sais leif il comprend tellement ce sentiment que ça le met ko en moins de deux temps. expliques moi, alors. alors voilà : il se tient dans l'ouverture de la porte. il n'est ni dedans ni dehors.
oui je viens de regarder la faq d'amixem on juge pas mes inspirations ok.
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Lun 12 Nov - 1:17

Ah, ils y sont. C’est l’heure de sauter une nouvelle fois. Les pieds déjà dans le vide, à se balancer comme si de rien n’était, il n’y a plus qu’à se lancer pour s’envoler -- s’éclater dans l’eau en bas. C’est dur de savoir si Maxxie propose de le pousser, de sauter avec ou de le rattraper. C’est peut-être les trois à la fois.

Est-ce que c’était une si bonne idée de boire autant ? Il se sent lucide, peut-être un peu trop, les sens trop alertes. Le bout de ses doigts le démange comme quand on a ces bouts de peau un peu têtus à côté des ongles qui ne se laissent pas arracher, qui finissent toujours par enlever plus qu’ils ne sont censés. S’il tire, ça va saigner, c’est sûr ; ça ne lui a jamais fait peur avant, mais il se rend compte qu’il hésite. Est-ce que qu’on lui offre de laisser sortir Leif ou laisser rentrer Maxxie ? Est-ce qu’il peut l’expliquer, est-ce qu’il peut être compris ? En vérité il en a envie, et c’est con mais il veut bien crier, c’est juste qu’il a la gorge sèche, la tête trop pleine de vide et il n’y a rien qui sort.

C’est… Il s’arrête déjà, le cœur au bord des lèvres. Peut-être que c’est comme pour les pansements, il faut tout enlever d’un coup, mais comment il va faire s’il en a à nouveau besoin plus tard ? Tu sais ? Un mauvais choix de mots, Leif a cette angoisse sourde qu’il ne sache pas. Ce que tu disais tout à l’heure, les pétales… Y a les pétales comme tu les vois, comme je les vois, comme chacun les voit. Parce que t’es Maxxie et je suis Leif et que, que tu peux pas être moi et je peux pas être toi, et on peut pas être les autres. Quand on parle des fleurs, on parle pas de la même chose.

Mais ta gueule Leif, ferme ta putain de gueule, mais il a déjà sauté, il faut qu’il dise à Maxxie de laisser tomber avant qu’il ne lise l’incompréhension sur son visage. A la place il se raccroche à la bouteille de vodka, ravale les mots en même temps l’alcool.

no one could ever know me
no one could ever see me
@maxxie jenkins

c tjrs mieux que d'être emo

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Lun 12 Nov - 13:39
tu peux faire ce que tu veux, vas-y explose et fous-le feu
l'eau est omniprésente -elle fait office d'étrangleur.
elle a le poids des angoisses et la force de la gravité sur saturne, elle écrase les poumons jusqu'à ce que tout l'air s'en aille -elle doit être jalouse, et vouloir tout posséder et ne pas accepter ces envahisseurs qui n'ont rien à faire là.
ah, vous n'aviez qu'à ne pas trop flirter avec elle.
mais maxxie -il préfère le feu. c'est plus vivant. ça peut faire mal plus longtemps. s'il y pensait, il se demanderait s'il n'était pas un peu masochiste -pas vraiment, mais un peu quand même. il fait tout pour aller mieux, et c'est dans ses déceptions qu'il se rend compte qu'il ressent trop fort, qu'il a des brûlures sur le torse.
ça guérira.
et il recommencera.
non, leif, je voulais dire - bien sûr qu'il sait et il pense vraiment que tout le monde le sait au moins une fois dans sa vie, quand on a le regard dans le vide et qu'on oublie ses céréales dans son lait jusqu'à ce qu'ils deviennent immangeablement mous, quand on prépare un thé pour se réchauffer de l'intérieur mais qu'on le laisse traîner jusqu'à le retrouver et qu'on se demande si vraiment ça a une quelconque utilité, quand il fait nuit de quatre heures à neuf heures et qu'on se dit qu'on est pas fait pour cette planète -tu sais. ces moments de flottement, où le carrelage froid n'a pas vraiment d'effet, où l'étreinte des autres paraît un peu surfaite. il n'a pas bougé, maxxie. il n'en a pas l'intention : ils sont dans un igloo, au milieu d'une tempête. pourquoi sortir ? il préfère rester près du feu -peut-être n'est-ce pas une métaphore. parle-moi de -- ce que tu veux vraiment dire. pas de ta peur des autres. pas de ta différence aux autres. pas de tes mots aux autres.
mais de ta solitude en-dedans. de ces moments où tu ne te reconnais plus. de ces discours qu'il y a dans tes pensées.
merci de m'accepter je suis heureuse
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Hier à 2:22

Mais Leif n’est pas même sûr de ce qu’il veut vraiment dire -- il y a trop de choses au fond de l’océan, beaucoup trop de grains de sable tous mélangés, ce serait impossible de les trier, personne ne saurait par où commencer. Il faut qu’il le fasse pourtant, il se dit que quand on commence à tomber on ne s’arrête pas avant d’avoir touché terre, que Maxxie lui a tendu la perche donc il assume maintenant, ce n’est plus sa responsabilité. Ça ne suffit pas vraiment à l’empêcher de penser que c’est aussi peut-être la dernière fois qu’il aura la chance d’être écouté.

Alors il retourne les épaves du bout du pied, remue les petits graviers en cherchant lesquels présenter, comme ces tweets ou ces posts instagram qu’il soumet toujours mentalement à un contrôle qualité. Pourquoi il se fait chier comme ça, c’est juste Maxxie qui est aussi naze que lui voire même plus, et puis il lui a demandé, il devrait juste lâcher tout son lest. Mais son regard s’égare encore, regarde partout sauf en sa direction ; il fait tourner la bouteille entre ses mains. Il fait trop noir dans les profondeurs pour qu’il puisse voir où il l’emmène, il se laisse entraîner avant que la peur ne commence à le paralyser.

Mais je sais pas, je sais pas ce que je veux dire, c’est-- c’est bizarre ok. Il a un peu honte de faire ça, se justifier avant même de commencer, ça ne lui ressemble pas, d'habitude il manie les mots mieux que ça. Je rigole de tout alors que rien n’est drôle, je peux parler à tout le monde mais en fait pas vraiment ? J’ai envie de voir plein de choses mais au final rien n’est intéressant. Je veux pas vraiment vivre mais j’ai peur de mourir ; je veux pas vraiment mourir mais j’ai peur de vivre. Je sais pas. Je suis fatigué.

seems you're the only one who knows
what it's like to be me
@maxxie jenkins

finalement l'opening de friends
ct pas une si mauvaise idée

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Hier à 11:43
life just sucks then we all die
c'est bizarre.
c'est bizarre de se dire qu'on est un miracle. qu'on est une chance sur des milliards, et peut-être même des millions de millions, que même nos gènes sont une loterie -l'univers, au final, c'est un peu motus. un truc qui traîne depuis longtemps, qui continue d'exister mais qu'on sait condamné. il n'y a que les vielles personnes, ces expérimentées, qui savent vraiment apprécier de toujours essayer jusqu'à trouver des mots -qu'on a inventé du bout de nos cerveaux. qui ne sont qu'un mouvement qu'on produit, qu'un dérangement du vide, qu'une perturbation à la survie fragile.
c'est bizarre -comme on s'y accroche, et comme on s'en détache, et comme on essaie de les classer en utilisant encore d'autres mots qu'il faudra encore expliquer avec d'autres lettres.
c'est un cercle sans fin : c'est bizarre, quand on se rend compte qu'on a appris à manier de l'air.
maxxie -il n'est pas surpris. il aurait aimé être plus optimiste mais son cynisme est ce qui crée ses sourires quand il se dit qu'il n'est pas seul et que c'est bien rassurant.
alors voilà : c'est bizarre comme c'est triste, et heureux en même temps.
il aurait pu le rassurer. lui dire que ça va passer. que tout est fait pour évoluer. c'est vrai, au fond. il ne précise pas ce qu'il a lu dans le journal : qu'un jour on entrera en collision avec andromède, qu'un supervolcan se réveillera, que le soleil explosera, que l'eau s'évaporera, que le CO2 manquera, qu'une météorite s'invitera.
et il se demande, maxxie, si ça arrive dans une minutes, qu'est-ce que je retiendrais de ma vie ?
probablement le filtre chien sur snapchat.
qu'est-ce qu'on devient ? qu'est-ce qu'on est devenu ? c'est au-delà de juste être. c'était définir un objectif. quelque chose qui nous dépasse. et maxxie, il ne sait pas. est-ce que c'était différent, un jour ? il ne croit pas.
il sait qu'il devrait probablement réconforter leif -mais maxxie n'est pas ce genre de menteur.
ça serait tellement plus facile si on avait pas le choix -ça ne tient qu'à un petit astéroïde.
bjr je suis malade donc euh voilà.
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(งツ)ว on my way to fuck things up ft. leif
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