Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
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dabberblimp"



 

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ϟ city lights ft. fly

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Sam 23 Juin - 16:54
CITY LIGHTS
C’est samedi après-midi, il fait beau, et le centre ville de Cosmopolis parait tout à fait aussi agité qu’à l’ordinaire. Mais parmi la foule d’humains et d’aliens aux allures diverses et variées qui déambulent le long de cette rue commerçante, deux personnes en particulier attirent l’attention sur elles. Ce qui capte les regards chez ce duo singulier, ce n’est pas la peau violette et les cheveux argentés du premier, qui ne sont pas si étonnants dans ce décor. Ce ne sont pas non plus les jurons colorés que profère la seconde chaque fois qu’un des paquets qu’elle porte menace de lui échapper, quoi que son langage ait pu choquer quelques passants. Non, ce qui est véritablement notable, c'est la quantité d'achats qu'ils transportent; ou plutôt, qu'elle transporte. Car son compagnon, bien qu'il la dépasse d'une bonne trentaine de centimètres au moins, ne porte pas le moindre sac, la moindre boîte à chaussures. Tout s'entasse dans les bras de cette toute jeune femme, qui pourtant, semble plus mécontente que fatiguée.

Cette jeune femme, c'est toi, Abby, et à chaque seconde qui passe, tu regrettes un peu plus d'avoir cédé au chantage de Fly. Si tu avais su combien de magasins il comptait dévaliser, tu n'aurais jamais accepté de l'accompagner, encore moins de porter ses courses. Mais bien sûr, il devait s'en douter, le fourbe. Maudissant pour la troisième fois de la journée le Lyme et son sens de l'observation beaucoup trop affûté, tu resserres ta prise sur ses emplettes – pas question que tu achètes quoi que ce soit dans les boutiques hors de prix qu'il affectionne – et presse le pas pour le rattraper.

— Après celui-là, tu peux raconter tout ce que tu veux, je rentre chez moi, annonces-tu d'un ton ferme alors que vous passez la porte automatique d'un énième magasin de vêtements. Tu tiens peut-être à garder ton boulot, mais pas au point de devenir le larbin d'un alien un peu trop vaniteux.


   
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Lun 25 Juin - 21:47
CITY LIGHTSl'aime mon argent quand il est là où je peux le voir : sur des cintres

Elle grogne, tonne et jure. Elle pousse des soupirs, des injures. Gonfle presque les joues et fronce les sourcils, coulant sous les paquets et sacs qui s'accumulent. Elle n'en peut plus la bougresse, trop exaspérée, trop embêtée. Mais cela n'a pas réellement l'impression de te perturber. Qu'est-ce qui pourrait bien le faire après tout, alors que tu viens dévaliser trois boutiques bien au-dessus de tes moments et trouver des articles que tu ne porterais certainement qu'une fois. Les paroles acerbes et virulentes du petit bout de femme qui te suivait en soufflant ne t'atteignait guère, comme à chaque sortie de ce genre. Tu en avais l'habitude à force, ce manège se répétant depuis bien longtemps.

Il y avait cependant une limite à ne pas franchir. Et sensiblement, tu t'en approchais. Tu sentais que la jeune femme commençait à ne plus en pouvoir, lésée et emmerdée par tes courses trop longues. Ce n'était que le triste dénouement de cette après-midi qui avait pourtant bien commencé, tes yeux se portant un instant sur le sommet du crâne de ta collègue qui ne cessait de rouspéter. Soupir. Dire que les promotions dans ton magasin favori finissaient dans trois heures. Tu réalisas un mouvement gracieux de la main, penchant la tête tout en faisant glisser tes lunettes de soleil sur ton nez, un air ennuyé s'affichant sur tes traits.

- T'en fais pas Sweety, on a bientôt fini.

Il allait falloir écouter ton shopping de congé et pensait à rentrer plus tôt. Hors de question que ta collègue te lâche maintenant et te laisse avec tous ces paquets. Tu n'allais jamais pouvoir les rapporter jusqu'à chez toi et tu n'en avais aucune envie. Non, toi Fly, tu souhaitais juste passer de cabine en cabine, de manteau en manteau avant d'aller essayer une dizaine de paires de chaussures au couleurs et tissus différents hors de prix. Tu te demandais encore comment ta carte bleue pouvait accepter tous ses achats mais cela restait un mystère. Enfin, ta banquière t'appellerait certainement dans deux jours pour te hurler dessus après toutes ces dépenses bien trop folles.

Nouveau soupir. Ta langue claqua contre ton palais, l'envie d'un café crème faisant surface dans ton esprit accaparé de fourrure et de talons trop haut pendant que vous avanciez d'un pas plus rapide vers la dernière boutique que tu souhaitais visiter. Une grande enseigne très chic qui possédait un grand nombre de chapeaux et autres accessoires, babioles et bijoux en tout genre. Des objets ben trop onéreux pour ta personne, même avec le salaire de mannequin que tu venais de recevoir et que tu avais claqué dans la première boutique. Encore un découvert à venir et des sacs plein de folies passagères. Acheteur compulsif.

- Nous y voilà !

Un sourire et un clin d'oeil à la jeune Abby qui semblait courir à tes côtés. Tu évitas le surnom pour ne pas l'embêter davantage, bien que cela t'amusait quelque peu de la voir sortir de ses gonds. Après tout, c'était de sa faute si elle en était là et elle n'avait pas de raison de se plaindre. Si elle ne séchait pas si souvent le boulot, il ne serait pas là à lui faire du chantage. Paradoxe flagrant quand on savait que toi et ton mètre quatre-vingt-seize passaient leur temps à consumer cigarette sur cigarette et envoyer des messages à des inconnus sur internet. Gros paradoxe d'un hôpital qui se fout allégrement de la charité. Un de ces quatre Fly, tu risques de le regretter.

@Abbyattaque éclair
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Mar 26 Juin - 22:10
CITY LIGHTS
Rien qu'à voir la devanture du magasin, tu devines que c'est le genre d'endroit où tu ne mettrais jamais les pieds de ton plein gré en temps normal. Mais en temps normal, tu ne passerais pas ton samedi après-midi avec un collègue de boulot que tu n'apprécies pas plus que ça. Tu n'irais pas jusqu'à dire que tu le détestes, parce qu'il t'en faut bien plus que cela pour haïr un être vivant, mais disons que Fly peut se montrer... légèrement agaçant.

Tu réponds à son clin d’œil en levant les yeux au ciel, mais lui emboîtes tout de même le pas à l’intérieur, attentive à ne pas faire tomber quoi que ce soit au passage. Avec ta force, porter cette pile d’achats ne devrait pas être difficile, mais mine de rien, tout ce bazar prend de la place. Tu ne vois plus où tu mets les pieds, et circuler en esquivant les obstacles dans la boutique remplie de monde s’avère un vrai casse-tête. Une vendeuse semble avoir remarqué ton embarras, car tandis que Fly s’arrête pour essayer des chapeaux, elle se dirige dans votre direction.

— Besoin d’aide, mademoiselle ?

— Oui, réponds-tu sans chercher à dissimuler ton soulagement lorsqu’elle prend une partie de ton fardeau. Tu lui adresses un sourire reconnaissant et t’apprêtes à la remercier, lorsqu’un bruit parfaitement reconnaissable te glace le sang.

Des coups de feux, provenant de l'entrée.

Mais qui peut être assez stupide pour braquer un magasin en plein milieu de l'après-midi, un jour d'affluence ?


   


thick skin and an elastic heart
ANAPHORE
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Dim 15 Juil - 12:47
CITY LIGHTSpauvres créatures insipides. je vous plains

Parure de plumes et touchers de velours. Couleurs vifs, chatoyantes, enivrantes. Il y en avait tellement des pièces d'un beauté inégalable qui ne demandaient qu'à reposer sur ta tête. Tu les entendais t'appeler de leurs voix suaves et douces, un sourire ravi s'affichant sur tes traits fins alors que tu allais de tables en tables pour essayer toujours plus de couvres-chefs merveilleux. Tu ne t'occupais même plus de la pauvre Abby que tu savais non loin de toi, sûrement derrière à se plaindre. Mais cela ne comptait plus. Pas alors que devant toi un véritable paradis de chapeaux se présentait.

Puis soudain, d'un coup. Le drame. Cris, peur et angoisse. Surprise fulgurante. Arrêt sur image. Tes yeux se tournèrent vers le sujet du vacarme qui se mettait en place, une moue étirant tes lèvres crispées par l'incompréhension et l'agacement avant que tu ne te rendes totalement compte de ce qui se produisait. Un braquage. En plein milieu d'après-midi. Dans un magasin bondé. Les gens étaient-ils aussi stupide pour poursuivre ce genre d'entreprise à un tel moment ? Un long soupir désabusé t'échappa alors que tu laissais retomber tes bras, un chapeau à large bord bleu entre les mains. Ce n'était vraiment pas le moment...

Ce n'était pas rare les vols à main armée. Ce n'était pas rare de voir des hommes ou femmes se livraient à ce genre d'activité. Tu en avais déjà vu faire pire, piller ou même tuer. Tu t'en étais toujours remis, si on pouvait dire cela. Mais à chaque fois, une même lassitude désabusée gonflait dans ta poitrine. Pourquoi fallait-ils que les êtres vivants doués d'un peu plus d'intelligence que les bêtes s'adonnent à des activités aussi barbares ? Nouveau soupir. L'homme cagoulé fit son entrée dans le magasin, criant et hurlant qu'il voulait la caisse. Des gens s'enfuirent, d'autres s'accroupirent. Certains se mirent à pleurer. Désolation.

Tu ne pus rien faire d'autre que te rapprocher du sol, comme tout le monde. Tu scrutas la pièce pour voir si Abby n'était pas loin et surtout, un tant soit peu en sécurité pour finalement la voir près de toutes tes paquets avec une vendeuse apeurée. Triste après-midi. Tu retins un nouveau soupir, ton cœur manquant un battement alors que ta mâchoire se serrait sous l'irritation. Qu'est-ce que les bipèdes pouvaient être stupides.

@Abbyattaque éclair
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