Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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mission nocturne n°X15 — apex

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Ven 3 Aoû - 23:55

nocturne n°X15

ft. apex 

- Ils appellent ça l’Arche de Noé, parce qu’ils ont pas plus d’imagination que mon père, parce que la richesse trouve tous les prétextes pour invoquer le créationnisme à sa cause. Une fois par an, une fois seulement ; c’est la seule frustration qu’ils s’autorisent, dans un monde de désirs mort-nés, ce cocon utérin qu’ils n’ont jamais percé. Moi j’appelle ça le placenta qui les relie aux enfers, l’autoroute de la débauche. L’Olympique des sept péchés capitaux, et la luxure, c’est encore celui qu’ils préfèrent - celui qui les change, qui les met au défi. Celui qui accomplit le fantasme. Tu connais le complexe d’Œdipe, Apex ? Parce que tu ne vas croiser que ça, ce soir : ils n’ont pas de visage, ils ne le reconnaissent pas. Tu connais Narcisse, Apex ? Il n’y a que des enfants mort-nés penchés au-dessus de l’eau là-bas, des rêves dépouillés de leur naïveté, des vies achetées. Ils sont beaux comme des dieux, parce qu’on les a taillés sur mesure dans un marbre italien ; ils sont beaux comme seuls le sont les enfants commandés génétiquement, d’une perfection cruelle, d’une tendresse charnelle. T’as envie de griffer l’enveloppe, de te glisser sous la peau - t’as envie de faire partie du miracle. Ils ont réinventé le catéchisme, Apex, maintenant on l’apprend à même les lèvres, on le pratique entre deux messes. Pourquoi pas ? Ils n’ont jamais vu les conséquences de leurs actes, ils ne se sont jamais retournés sur leurs pas.
On ne leur a jamais dit qu’ils étaient maîtres de leur vie, parce qu’on ne sait pas leur mentir, parce qu’ils ne l’ont jamais été. La plupart d’entre nous naissent libres, mais seuls ; mais ce n’est pas leur cas. Eux, c’est l’inverse. Nés esclaves, mais ils crèvent d’être laissés à eux-mêmes, ils se collent les uns aux autres comme une portée de chiots. Pour se donner chaud, parce que leurs veines sont cousues entre elles, parce qu’ils partagent les mêmes artères. Ça te rappelle à ton absence de miracle, à ta différence. Ça te rappelle au miroir, à ces traits que tu sais trop vite identifier. Ça te rend violent.
On va pas faire semblant de le tabasser, Apex, on ne nous le pardonnera pas. On va le tabasser juste assez pour expier le regret, pour justifier le rejet. On va pas faire semblant, Apex, j’ai pas le courage de prétendre en avoir quelque chose à foutre. J’ai jamais pu les blairer, avec leur gueule d’ange, leurs doigts de fée. Il paraît qu’ils te font jouir au toucher. Sûre que je vais me faire plaisir en lui pétant les gencives - même le meilleur dentiste pourra pas rattraper ça. J’irais décoller au pied de biche les dents du fond s'il le faut. S’il le faut, je vais le rappeler à la genèse, je vais lui réciter les textes.


Elle avait garé la voiture dans l’allée luxueuse d’un manoir faiblement éclairé, enfilé une paire de lunettes. Son avatar, un mannequin blond russe de vingt ans, avait été excessivement populaire les décennies précédentes chez la jeunesse bourgeoise. Ils en avaient vendu des milliers, mais sur son bras, le numéro de série affichait 875.
Un des premiers spécimens, obsolète et intraçable.

Le poing américain brillait à ses doigts comme les alliances polies de mariages ratés.

- Tu connais l’Ave Maria, Apex ? demanda-t-elle, alors qu’elle passait le portier, qui hocha simplement la tête. Love l’avait payé en avance, trois jours auparavant, car elle n’aimait pas les surprises.

Elle pénétra le hall, dirigea ses boucles d’or jusqu’à la salle principale, la galerie des glaces. Dans la salle des silhouettes élancées, habillées Dior, parfumées Chanel, allaient et venaient. Brushing gris poivre, chignons tirées à quatre épingles, la quarantaine tassée. Quelque chose, pourtant, vous tordait les tripes.
L’air était un peu trop lourd alors que les fenêtres étaient ouvertes.
Love eut un rire nerveux, une sorte de sourire dégueulasse.

- T’imagines ça ?

Elle fit un pas en avant.

- Utiliser l’avatar de tes parents pour baiser.
@apex dis-moi si je suis pas partie trop loin
Awful
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Dim 5 Aoû - 19:46
_Traitement des informations en cours...
_Lieu : Banlieue de Cosmopolis, Connecticut, Etats-Unis d'Amérique
_Mission : « Tabasser » la cible
_Informations prioritaires : Apparence modifiée, événement à caractère reproductif
_Humeur estimée de l'inspectrice : Négative. Indignation ?
_Configuration de l'avatar : 1 mètre 70, 56 kilogrammes, peau mate (#C48048), yeux bruns (#4D321A), cheveux noirs (#000000). Attributs secondaires : cheveux bouclés, nombril percé
_Enregistrement des références culturelles
_Enregistrement des tâches secondaires
_Traitement des informations complété
_Paramètre du logiciel d'analyse : fonctionnement en arrière-plan
_Activation du mode manuel

Mes connaissances pratiques des rites sexuels humains sont limités. Mes sujets d'études sont rarement coopératifs lors de mes expériences, et le manque inné de véracité de cette espèce m'empêche de prendre au sérieux leurs productions médiatiques sur le sujet. Je dois rester attentive.

Nous sommes sur place. Mon programme de reconnaissance faciale devrait me permettre de localiser la cible, avec une chance de succès de 87,064%. Le temps de chargement est de 10 secondes. Ce lieu et cet événement semblent propices à de nombreux actes qui ne figurent pas dans ma base de données. Je sollicite l'agent Love à voix basse, répondant par la même occasion à son curieux monologue.

INTERROGER – Cela ne semble pas en accord avec les valeurs morales humaines standard. Quel est l'intérêt de cette pratique ?

Si les fantasmes humains permettent de stimuler leur reproduction, dois-je les intégrer à mes prototypes ?

Je vérifie mon rouge à lèvres dans un miroir de poche, avant de regarder autour de moi. Deux accès à l'extérieur détectés. Un accès au premier étage. Population estimée dans la pièce : une centaine d'individus.

Je surprends un humain qui me regarde avec intérêt. Je range mon miroir dans une petite pochette en cuir. J'ai déjà étudié ce cas de figure – je sais quoi faire. Je ferme une paupière et esquisse un petit sourire. Satisfait, il me rend mon clin d’œil et quitte la pièce. Expérience concluante. La mission serait plus facile, s'ils étaient tous comme ça.

_Base de données mise à jour

Nos chances de succès ne sont pas encore assez élevées pour que nous prenions des risques dès maintenant. Nous attirerons leur attention si nous agissons de manière trop hâtive. Je prends l'initiative.

PROPOSER – Veux-tu boire quelque chose ? Il y a un barman sur ta droite, à six mètres.

Cela me semble être une activité qui nous permettra autant de nous fondre parmi eux, que de gagner du temps. Le comportement primal de l'humain en groupe est avant tout porté sur l'interaction avec les autres, et le partage des vivres. C'est un choix logique, et je sais que si ma partenaire refuse, c'est qu'elle aura une meilleure idée. Cette collaboration signifie que je dois travailler en équipe, et donc demander son avis, et prendre en compte ses réponses dans mes décisions.

Je profite de cet instant de flottement pour activer mon logiciel de reconnaissance faciale. Il ne consomme pas trop d'énergie, et d'après mon dernier essai, je devrais pouvoir le faire fonctionner sans problème.

Je dois d'ailleurs finir de nettoyer le laboratoire en rentrant.
hrp — j'ai pas encore vraiment pris apex en main, donc hésite pas si tu veux que je corrige des trucs etc


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Lun 6 Aoû - 18:55

nocturne n°X15

ft. apex

Elle éclata d’un rire franc, presque chimérique lorsque l’on considérait une seconde la puérilité de sa moue, l’éclat naïf de ses yeux bleus. C’était cru, ça ne retenait rien, ça jugeait tout. L’aversion aigre qu’elle portait sur cette scène se mêlait à la douceur simple de l’habitude, à la joie de ces retrouvailles : elle était comme un poisson dans l’eau au milieu de cette perversion, parce que c’était celle qui l’avait détraquée, c’était celle qui l’avait accouchée. Bien avant qu’il y ait Love, il y avait eu Marilyn, Marilyn Richardson et elle était de toutes les fêtes, muette et intangible, la plus belle de toutes leurs statues de cire. Elle avait vu tout ce qu’il y avait à vomir, elle l’avait observé plus de fois qu’elle ne pouvait le dire. Elle avait appris, dans le spectacle le plus grossier, que la richesse pouvait acheter tous les vices, et qu’elle ne savait se priver d’aucun.
Avide, infâme.
Obsessive avec les objets de son désir.

- Je ne sais pas, Apex. Si je le savais, je serais parmi eux.

Mais elle ne l’avait jamais été, elle n’y avait jamais touché car elle avait eu peur d’y perdre un bras, elle avait eu peur de devenir comme lui. Ça ne l’intéressait pas, ou peut-être que ça ne l’intéressait pas de la même manière. Elle préférait le sel d’une plaie au sucre d’un baiser - elle se soulageait de sa fatigue en plongeant ses doigts entre deux points de suture, quand d’autres les plongeaient entre deux cuisses. Elle appelait ça ses préférences, comme si ça ne devait pas vous inquiéter mais elle savait que si elle retournait cette violence contre les autres, c’était pour ne pas se flinguer. Se flinguer maintenant, se flinguer devant ses yeux. Se flinguer comme ça, pour voir, parce qu’elle n’avait pas encore essayé après tout et qu’on ne sait jamais.
Peut-être qu’elle reviendrait ? Comme le Christ.
Cette idée berçait souvent la seconde qui précédait le passage à l’acte.

- Hé, Apex, tu veux voir quelque chose de drôle ? demanda-t-elle, enthousiaste, mais elle n’attendit pas de réponse ; elle fut sur le premier quinquagénaire en costume trois-pièces à sa portée en trois pas, et lui décocha une droite dans la mâchoire dans un petit « Pardon, monsieur » dénué d’émotions.

L’homme tomba à terre maladroitement, surpris et assommé - la joue griffée. Alors que le silence se faisait autour d’eux, elle lui tendit une main dans un sourire désolé :

- Excusez-moi, j’ai ripé, mentit-elle.

Ils l’observèrent un instant, évaluant la menace, puis l’homme déclina poliment la main tendue et se releva par lui-même. Il eut un hochement de tête silencieux pour signifier le pardon, puis s’éloigna dans la foule, avant qu'on l'y reprenne. Love fit volte-face, hilare, tandis que la conversation reprenait de manière nonchalante.  

- T’as vu, t’as vu ? Intéressant, non ? Tu sais ce que je t’ai dit sur le fait qu’ils ne pouvaient pas vivre les uns sans les autres ? Le fait est qu’ils sont également incapables de se supporter, cette dépendance les rassurant autant qu’elle les émascule. C’est pour ça que le groupe ne se défend jamais si tu agresses un de ses membres de manière isolée. C’est aussi pour ça qu’on aura pas besoin de le prendre à part une fois que tu l’auras identifié. Oh, sauf si tu n’aimes pas faire ça publiquement. Elle secoua négligemment la main avec laquelle elle avait frappé l’homme. Ça aide aussi beaucoup qu’ils ne supportent pas d’être vus par quelqu’un qui n’appartient pas au même standard, ajouta-t-elle. A cause de ça, la sécurité est réduite aux points d’entrée et de sortie, et tout l’intérieur de la bâtisse est aveugle. Ça paraît surprenant, mais à la vérité, simplement accéder au manoir est déjà impossible pour un individu extérieur à la bourgeoisie. L’information ne se vend pas. Elle fit un pas vers Apex en écartant les bras dans un sourire triomphant. Mais peu importe : c’est sympa, non ?

Elle était très fière d’avoir traîné Apex ici, comme si elle lui présentait l’un de ses plus beaux jouets - et c’était sans doute le cas. Elle chassait toujours mieux dans les terres de son enfance, mieux quand on lui payait le champagne.
Elle eut cependant l’air de se rendre compte qu’elle en avait trop fait, car elle rougit légèrement.

- Désolée, je suis un peu surexcitée, comme ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues. C’était pas bien, hein ? Boire un verre, t’as dit ? C’est bien ça, c’est raisonnable. Faisons ça, toussa-t-elle, un peu embarrassée, et elle se dirigea vers le bar que sa complice lui avait indiqué.

Une fois là-bas, elle demanda un monaco et sortit de son soutien-gorge un papier plié plusieurs fois sur lui-même. Elle le fit glisser sur le comptoir jusqu’à Apex.

- Le client veut qu’on lui fasse dire quelque chose avant de le taper et qu'on le filme. C’est écrit dessus, expliqua-t-elle. Tu veux t’en charger ?  
@apex non franchement tkt c'est trop classe, ça se marie super bien avec la folie douce de love
Awful
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Jeu 16 Aoû - 1:00
J'observe la scène, et fais quelques pas en arrière au cas où l'impulsivité de ma partenaire serait sévèrement punie. Ce n'est pas le cas. Je ne suis pas surprise que la solidarité des humains s'avèrent conditionnelle, mais je découvre de nouveaux paramètres à cette dernière.

_Base de données mise à jour

Je hoche la tête à la remarque de Marilyn. Les circonstances observées faciliteront l'accomplissement de notre mission. J'apprécie les tâches à risques réduits : c'est effectivement une situation à caractère sympathique, le mot est bien choisi.

Elle s'excuse de son comportement. Je sais quoi faire : je ferme une paupière et esquisse un petit sourire. Cela me semble être une réaction appropriée à ses paroles, puisque je ne détecte aucune raison de la considérer comme un risque potentiel pour l'instant. Cela me permet également de tester à nouveau l'efficacité de cette manœuvre.

Nous arrivons au bar. Je commande un mojito, avant de diriger mon attention vers le morceau de papier arrivé devant moi.

ENREGISTRER – Le client veut qu’on lui fasse dire quelque chose avant de le taper et qu'on le filme. C’est écrit dessus. Tu veux t’en charger ?  

Je déplie le papier et enregistre les informations qu'il contient. Intéressant.
Je le replie avant de lever la tête vers ma partenaire.

INTERROGER – Je veux bien m'en occuper, mais j'ai besoin que tu m'éclaires. Devons-nous donc le faire parler sans violence ? Ou sommes-nous autorisées à le frapper sans laisser de marques visibles ?

Il m'a en effet toujours semblé que la violence physique était une manière efficace de forcer un humain à dire ce que l'on veut entendre. En tout cas, je n'ai pas encore personnellement vu d'exception à cela, ni n'ai jamais reçu de contre-indication quant à mes méthodes.

Je souris au barman qui me donne mon verre. Je vais encore devoir nettoyer mon œsophage artificiel, mais ce genre de sacrifices est nécessaire à mon camouflage aujourd'hui, de toute façon. Sans perdre mon sourire, je tourne à nouveau la tête vers Marilyn dans un lent mouvement latéral.

SUGGERER – Nous pourrions par exemple le blesser en dessous de la ceinture, et filmer son visage, non ?

Ne serait-il pas plus bavard ainsi ? Si nous pouvons tout nous permettre en public, alors je ne détecte aucune raison de restreindre nos méthodes. Je n'ai que rarement assisté mon organisation dans nos séances de torture, mais je suis assez renseignée pour en savoir les grandes lignes. Qui eût cru que ce savoir puisse m'être utile ici ?
hrp — >D


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Mer 29 Aoû - 14:14

nocturne n°X15

ft. apex

Apex, comme un enfant, posait toujours les questions les plus évidentes ; mais Love avait fini par apprendre que c’était ces questions qui étaient les plus intéressantes.
Le faire parler sans violence ? pensa-t-elle. Comment cela pourrait être bien possible ? Elle n’avait pas pris le temps de réunir suffisamment d’informations sur la victime pour être capable de la faire chanter, principalement parce qu’elle avait considéré que ça aurait été une dépense inutile. Elle était là pour se faire de l’argent, après tout, pas pour en perdre. Mais quand il en venait à ses comptes personnels, la balance n’était pas aussi simple. Elle prenait plus de risques que nécessaire à mener cette activité illégale parallèlement à sa carrière au MIB - trop de risques, sans doute. Un esprit purement rationnel aurait abandonné cet hobby malsain depuis longtemps, mais Love était d’abord une pulsion de violence, un rythme cardiaque.
Un ressac.
Au moins une houle, au pire un mascaret.

- Oui, pardon, je me suis mal exprimée. Evidemment qu’on peut le frapper pour le faire parler - comment sinon ? Il faut juste que la trace des coups ne soit pas visible sur le film.

Comme un acouphène, une tension qui ne se résout pas.
Ça court le long de ta colonne vertébrale, Love, et quand ça te prend, en-dessous des reins, ça finit toujours mal. Toujours mal, Love, ça te brise contre une digue, ça te pète le nez, ça te déboîte l’épaule. Ça te laisse dans un rire, sanguinolente, au fond d’une ruelle qui pue la pisse, là où ton badge ne sert à rien, où ton rang se moque de toi. Et le lendemain, le mensonge sur tes lèvres, c’est une rédemption vaine à laquelle personne ne croit, le sourire désolé d’un alcoolique qui vient de replonger.
Le lendemain, le mensonge sur tes lèvres, c’est l’aveu de ta perfidie.
Bois ce monaco, Love, et tiens-toi tranquille.

Au moins un courant, au pire un Gulf Stream.

- Préviens-moi si tu le repères dans la salle et ne t’éloigne pas du bar. Je reviens, dit-elle soudain, alors que l’idée tournait sous son crâne depuis plusieurs minutes.

S’éloignant d’Apex, elle s’aventura dans la foule jusqu’à trouver un groupe de minimum cinq personnes qui discutaient entre elles. Elle savait, d’expérience, qu’ils seraient plus enclins à l’écouter s’ils étaient suffisamment nombreux pour se sentir en sécurité. Elle savait aussi que révéler son vrai nom ou mentionner celui d’un autre à ce genre d’évènements était accueilli de manière très véhémente. Elle choisit cependant de prétendre ignorer ces règles et se présenta sous un faux nom, qu’elle fit passer pour le sien, et leur demanda où se trouvait sa proie. Aussitôt le visage du groupe changea pour un masque de colère. Cependant, au bout de cinq minutes, elle les eût si bien convaincu qu’elle n’était qu’une groupie égarée venue retrouver son idole à une soirée en vogue qu’ils lui concédèrent l’information suivante : il avait été vu pour la dernière fois dans les chambres à l’étage, précisément dans l’appartement royal.  

Elle revint vers Apex avec un petit sourire.

- J’ai une piste, se vanta-t-elle, avant de lui faire un rapide rapport. Puis elle désigna l’escalier, que l’on pouvait entrevoir à travers le cadre d’une double-porte en bois. Après toi, l’invita-t-elle en terminant son verre.

Au moins une vague scélérate, au pire une lame de fond.
Love, elle ne connaissait jamais la paix d'un lac, la modestie d'un étang. Même sa surface la plus calme, ses eaux les plus claires, frémissaient de se savoir prises au piège par les profondeurs habitées de son esprit déformé - tabassé, modelé par un cri plus puissant qu'elle-même.
Un besoin plus pressant.
Une vérité plus tangible.
@apex désolée pour le retard ily
Awful
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Mer 5 Sep - 18:26
Je hoche de nouveau la tête. Excellent, ma suggestion a été retenue. Cela permettra d'abréger légèrement cette soirée. Marilyn veut s'absenter, et je la suis du regard alors qu'elle s'éloigne petit à petit. Je n'ai pas à m'inquiéter. Elle ne me laissera pas seule, car ce serait mettre en danger notre mission. Marilyn est une humaine rationnelle, et elle n'a aucune raison de faire cela.

Je bois la moitié de mon verre, et je regarde autour de moi. Je scanne les visages des humains qui m'entourent. Aucune correspondance avec le profil recherché. Je continue de m'interroger sur l'intérêt de cet événement, qui m'apparaît de plus en plus comme une dépense extravagante et inutile. L'hypothèse qui me semble la plus probable reste celle d'une parade nuptiale élaborée, mais je garde mes réserves. Les rites sexuels des humains cachent souvent des processus cognitifs qui n'ont rien à voir. Je me demande ce qu'un psychanalyste rizzen aurait à en dire.

Le barman décide de me faire la conversation. Je décide d'activer un dialogue automatique, pour pouvoir continuer de scanner autour de moi. La mission passe avant.

_discussion : amicale
_intonation : légère
_sujets de discussion disponibles : actualités météorologiques, mixologie, cosmétique
_références culturelles : films des années 1990-2000, émissions de divertissement tout public
_paramètres du dialogue automatique enregistré
_durée : environ 5 minutes
_ conclusion estimée : neutre ou positive

Aucune correspondance avec le profil recherché. Je bois la moitié restante de mon verre, et je refuse poliment d'être resservie lorsque le barman revient vers moi. Je ne sais pas faire semblant d'être ivre, et cela me serait inutile de saturer mon corps avec un liquide que je ne ferai qu'évacuer plus tard.

Ma partenaire revient vers moi. Elle a une piste. J'enregistre ses données, puis je me lève. Je fais un clin d’œil au barman, qu'il me rend. Je ne pensais pas que cette interaction pouvait être réciproque. Je pense que c'est une conséquence de notre conversation. Hypothèse à vérifier.

_Base de données mise à jour

Je me dirige vers l'escalier, que j'engage d'un pas prudent. Les chaussures de mon avatar possèdent des talons plus hauts que ceux dont j'ai l'habitude, et même si j'ai recalibré mon rythme de marche dans la voiture, je dois m'assurer que mes réglages restent adaptés à ce corps provisoire.

Nous arrivons à l'étage. J'augmente la sensibilité de mes capteurs auditifs. Je détecte des bruits sourds derrière certains murs, et des éclats de voix étouffés. Si certaines pièces sont silencieuses, d'autres semblent animées. J'avance dans le couloir pour analyser les différents sons que je récupère. J'arrive au bout. Je suis devant une double-porte en bois sculpté, encadrée par deux compositions florales. Je pense que c'est l'entrée de l'appartement royal. Je me tourne vers Marilyn, et lui explique à voix basse ce que j'ai détecté.

COMPTE-RENDU – Je distingue entre 3 et 6 individus différents derrière cette porte. Je n'entends pas leurs mots exacts, mais d'après la tonalité de leurs voix, deux d'entre eux se disputent à l'ouest de l'entrée. Le reste semble être engagé dans des activités coïtales.

Ou pratiques assimilées.


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