Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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( à la fin des contes de fée ) + elie

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Jeu 2 Aoû - 1:43
◥◤
il fallait qu'il se fasse une raison ; depuis sa mort, il faisait parti des moroses sentimentaux.
il n'y'a pas de force dans la tristesse des sentiments alors il enferme toute cette rage, tous ces sanglots dans une petite boîte de pandore dans sa tête pour tenter d'oublier. pourtant ces sentiments tremblants d'humanité résistent et s'accrochent à ses mains pour les faire trembler et il se dit - bien, ce n'est pas grave, si c'est ainsi je les cacherai dans ses poches.

hyacinth n'a plus de malice même en voyant les enfants courir là sur la plage : ce sont des futurs meurtriers ! des âmes déjà attrapées et corrompues, façonnées par des parents indifférents et aux yeux bandés face à la réalité.
tout est de noir et de gris car il n'y'a plus la tâche blanche de son tableau, dia n'est plus qu'une réminiscence des beaux étés : il n'y'a plus de vitalité sur cette toile.
cet oiseau de mauvaise augure sait aussi que sur la tienne il est de même, elle a emporté un pan de ta joie en explosant en mille copeaux d'existence : elle a laissé mourir une part de chacun de vous en partant et c'est peut-être delà que vient le besoin pressant de te voir, de temps à autre.
il cherche à creuse ton trou de vide pour remplir le sien, c'est sa manière à lui de faire le deuil au fil des années, de se rappeler à quel point elle t'a aimé.
il ne peut reproduire et t'étreindre cette affection puisqu'il n'en a jamais eu l'envie.

il se laisse aller là, géant perché aux rebords des barrières, au-dessus de la pente rocailleuse qui mène au sable blanc (les humains disent blanc mais il n'y'a pas plus pâle que votre épiderme sec de tendresse) et aux songes de vacances.

ses phalanges s'étalent sur le métal chauffé par le soleil encore haut et il pousse un soupir. il sait qu'il doit se retourner car il entend de la vie derrière, ça crisse et ça respire et puis à force il reconnaît cette démarche.
de dos, il reconnaît ta façon d'exister.
il s'arme d'un sourire froid et cinglant puisqu'il est toujours automate et tourne son nez en se redressant de toute sa hauteur (il toucherait presque le ciel, dommage qu'il ne fasse pas nuit, il n'y'a pas d'étoiles à attraper).

tu es venu, (tu viens toujours) je suppose que tu as beaucoup de temps libre maintenant que tu as quitté l'unité ?

maintenant qu'elle n'est plus là ; il ne faut pas avoir honte de ressasser le passé.
-- mais faut pas faire de peine aux fleurs car à peine on les effleure elles meurent et renaissent ailleurs  
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Dim 26 Aoû - 21:07
I don’t know where I’ve been and it’s been such a long time
since I really saw the difference
between you and I


Il n'y a pas de requête, dans les mots de Hyacinth. Ce n'est ni un ordre, ni une supplication. Entre eux, il n'y a qu'un fait ; celui qu'Eliezer sera toujours là, pour palier à son abandon, tout en sachant que ça ne changera rien. Ni pour l'un, ni pour l'autre. D'une obligation, ça n'en est rien. Un mot de lui, et Eliezer enfile sa veste pour le rejoindre ; il n'y réfléchit pas, ne se pose pas la question, il se contente de le faire en ignorant la pointe de tristesse qui lui écorche le coeur. Et ce jour n'y fait pas exception ; Hyacinth appelle et Eliezer répond présent.

Plus il s'approche du point de rendez-vous, plus le vent se lève. Plutôt que caresser sa peau de marbre, la brise se fait violente et le fouette sans laisser la moindre marque. Ses paupières s'abaissent. La flore alentour capte son tourment intérieur et réagit en conséquence ; dans son esprit se décharge un flot d'inquiétude qui ne lui appartient pas, et, quelque part au fond de lui, le réjouit de cette vie. Ses pas le mènent inéluctablement vers celui qui lui apparaît tel son bourreau, vers lequel il avance de son plein gré, la nuque libre et prête à recevoir son châtiment.

L'attaque se fait douce mais reste tranchante. Les sourcils du fleuriste se froncent délicatement, blessé par la vérité sous-entendue, mais acceptée car justifiée. Même s'il sait qu'il n'en a aucun droit, Eliezer s'approche pour se tenir à son côté, ses orbes céruléennes observent alors le même paysage. Dans un lourd silence, il contemple cet horizon effleuré par les vagues déchaînées - il n'y voit que le ressentiment de Hyacinth à son égard, dans lequel il se jetterait volontiers si cela suffirait à panser ses blessures. Seulement, il sait ; ce ne sera jamais suffisant.

Mon temps n'est pas aussi libre que tu le penses, soupire Eliezer sans lui accorder un regard. Voir ce qu'il est advenu de lui, sans sa présence, par sa faute, est trop dur. En revanche, pour toi, je ne serai jamais trop occupé pour répondre à ton appel, poursuit-il en posant ses mains à son tour sur la barrière chaude, si chaude qu'elle manque de se marquer à sa peau opaline, il n'en retire toutefois pas ses doigts. Ce n'est rien. Comparé à ce qu'endure Hyacinth, ce n'est rien. Puis, il ose, poser la question interdite : Comment vas-tu ?



@Hyacinth // notes - il était enfin temps, vraiment navré pour le temps !
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Sam 8 Sep - 1:41
◥◤ ( musique ) tes mots sonnent comme une promesse faite depuis des années, des petits doigts croisés sous la table et quand personne ne regarde. mais hyacinth se veut exigeant avec toi, il vit dans cette désillusion : tu ne sauras jamais combler le vide provoqué par dia.
il devait se faire une raison.

mais il est égoïste et a les envies d'un enfant, il ne peut pas te laisser partir, il ne peut pas te laisser mourir sans t'arracher tous tes tremblements pour calmer les siens. doucement il se penche, il se plie et te regarde, le visage en biais pour voir le tien, deviner des traits familiers qui cajolent son esprit juste par le fait qu'ils sont là.

comment il va ?

comment il va ? est-ce qu'il peut décrire la plaie béante, les années à essayer de recoudre avec des points de suture grossiers, puis de plus en plus affinés - comment va-t-il, alors qu'il n'a jamais trouvé personne à aimer autant qu'elle ?

je ne sais pas trop, comme d'habitude.

parce que ce genre de silence ça ne change jamais : hyacinth ne sait jamais trop. hyacinth ne sait jamais trop s'il t'aime, s'il l'aime encore elle, s'il a encore envie de respirer ou si c'est par obligation. il ne sait pas s'il réussira à nouveau, un jour, à ressentir avec autant de force et de passion.

oui, il a perdu sa passion. il a perdu son excès, il ne sait pas trop.

je suis sur de gros projets, je suis affilié à apex, je ne sais pas si tu te rappelles. j'ai l'impression qu'on va bientôt passer une grande étape pour nos objectifs.

le point est posé, pesé, mesuré : mais il n'a pas terminé, ça se sent dans son silence. il n'arrive pas à rester en place et se redresse alors, arrête de te regarder pour se donner au ciel.

tu nous manques à l'unité tu sais, j'aimerais que tu sois là quand on aura trouvé la solution contre l'humanité.
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un été sans fin se cachait dans ses mains et là sur ma peau il faisait beau
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