ANNÉE 1983, DAVID, DERRICK ET DUSTIN, PASSIONNÉS PAR LA SCIENCE-FICTION ET LA POP CULTURE, DÉCIDENT D'ENVOYER UN MESSAGE DANS L'ESPACE GRÂCE À UN ORDINATEUR SOPHISTIQUÉ DEPUIS LEUR PETIT GARAGE À COSMOPOLIS, DANS LE CONNECTICUT. PUIS C'EST PARTI EN COUILLE.PLUS DE TRENTE ANS APRÈS, GRÂCE AUX EXPLOITS INFORMATIQUES DES "3D" (POUR "THREE DICKS"), LES ALIENS FOULENT ENFIN LE SOL TERRESTRE ! MAIS À QUEL PRIX ? C'ÉTAIT À L'ÉPOQUE UNE SIMPLE PASSION. NI FEMME, NI EMPLOI, DAVID, DERRICK ET DUSTIN ONT PASSÉ LE PLUS CLAIR DE LEUR TEMPS (ET LEUR VIE) À ÉTUDIER L'ESPACE ET LA POSSIBILITÉ DE LA VIE AILLEURS QUE SUR NOTRE BELLE PLANÈTE. SANS DIPLÔMES OU CERTIFICATS, ILS SE CONTENTENT DE CONCEVOIR DES ORDINATEURS ET AUTRES SOFTWARES CHEZ EUX DANS LE SEUL INTÉRÊT D'ENVOYER UN MESSAGE AU-DELÀ DE LA SURFACE TERRESTRE. ILS L'ONT APPELÉ CODE COSMO EN HOMMAGE À LEUR VILLE CHÉRIE (C'EST FAUX, ILS N'ONT JUSTE AUCUNE IMAGINATION), COSMOPOLIS.
EN COURS D'AFFICHAGE (WADE ET LE CODE SE BATTENT)

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i'll be home for christmas (harry)

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AGENT
Gabriel Ardan
Crédits : 18

Jeu 10 Jan - 19:03




musique - Le sapin n'était pas sorti du placard depuis le divorce avec Nancy. Il faut dire qu'elle adorait Noël et insistait chaque année pour en avoir un toujours plus gros et toujours plus beau, avide de lumières et de chants de fête. Elle s'emmitouflait toujours dans de gros pulls de laine avec de vulgaires chaussons touffus, un gros mug rempli de chocolat chaud dans ses mains et le regard rivé vers son mari qui peinait à installer l'étoile, le grand final de cette installation tumultueuse.

Voilà pourtant deux ans que Gabriel ne s'était pas attelé à la tâche, toujours occupé par le travail, même en ces jours de fête. Généralement, il s'enfermait à double tour dans son bureau, le visage plongé dans des kilomètres de paperasse, fenêtres et stores fermés pour ne pas être distrait par les guirlandes clignotantes ou les familles, amants et amis qui partageaient leur petit bout de bonheur dans les rues sous jacentes.

C'est rendu à quarante-trois ans ce vingt-quatre décembre que sa vie prend un tout autre tournant, en dehors de prendre la décision de fêter Noël à nouveau. Harry avait emménagé dans cette modeste maison il y a quelques temps et à ça s'était ajouté un quotidien inédit - en dehors de devoir se cacher des voisins beaucoup trop curieux vis-à-vis de cette relation qu'ils se plaisent à définir d'immorale.

Gabriel fit demi tour, la dernière guirlande fixée correctement sur le sapin. Il partit se servir un verre de vin blanc, accoudé contre le comptoir de la cuisine ouverte. Voilà. Lança-t-il de son bon français pour conclure cette première partie de la soirée. Un sourire fit ressortir davantage ses pommettes saillantes. C'est la dernière fois que je monte un sapin aussi gros. Ardan soupira mais il peina à cacher  son excitation - il y avait ce quelque chose de terriblement chaleureux et attrayant dont seule la magie de Noël avait la clé. Les températures avaient, d'ailleurs, chutées depuis ces dernières semaines si bien que dehors, derrière les vitres et sous la lumière du porche d'entrée, l'on pouvait y voir des flocons dégringoler. Ajoutez à cela la voix unique de Frank Sinatra, jouant sur le tourne-disque un peu plus loin dans le salon et vous obtiendrez le réveillon le plus Hollywoodien que l'on peut imaginer.

Les angoisses étaient lointaines. La secte était une bribe du passé, la disparition du corps de Hyacinth un détail qui appartient à un autre monde, les horreurs de la ville un fait invisible au moins ce soir là. Oui, Gabriel se sentait merveilleusement bien. Il était tout sourire dans sa chemise bleue marine et son pantalon chino, un oeil attentif porté sur le four dans lequel mijotait la dinde.

Arrête de regarder les cadeaux. Dit-il d'un ton amusé. Ça sera pour minuit, au moins. Il pointa les trois paquets du bout du nez d'un geste du visage. Tu es un enfant. Bien sûr qu'Harry était un enfant. Il avait encore beaucoup de choses à apprendre mais Gabriel ne voulait pas forcément les lui apprendre - il n'était ni son père, ni une quelconque sorte de tuteur. Sers moi un autre verre, tiens. Ça t'occupera. Il lui tendit son verre à pied l'air moqueur.




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STAGIAIRE
Harry Marlow
Crédits : 62

Jeu 10 Jan - 22:20
bright smiles
Cela ne fait pas très longtemps que tu as pris tes quartiers chez Gabriel mais ta “pièce” puisque tu ne peux décemment pas l’appeler chambre - tu dors avec Monsieur - est d’un souk monstrueux. Elle devait être un bureau secondaire ou simplement une pièce de séjour en plus mais là…

Là elle n’est que monticules de livres, piles de CDs, tas de chaussettes et paniers de peluches. Oui. Peluches. Tu es fin fou des peluches, t’es obligé d’en avoir constamment un peu partout.

S’il n’y avait pas marqué ta date de naissance sur ta carte d’identité, Harry, les gens te soupçonneraient d’avoir douze ans et Gabriel et toi seriez dans de sales draps. Non pas que le monde soit au courant de votre relation m’enfin - peut-être un peu ? Trêve de pensées inutiles. Aujourd’hui est un jour spécial. Aujourd’hui, nous sommes le 24 Décembre. Aujourd’hui, tu n’as non pas dix-neuf ans, ni douze ans mais six.

C’est vêtu d’une cosy combinaison de renne - y’a même la petite queue à l’arrière, les cornes et le nez rouge sur la capuche - et un sourire extatique aux lèvres que tu te pavanes dans la maison. Tu n’auras jamais eu l’air aussi idiot mais tu t’en fiches, t’es trop heureux. Évidement, lorsque tu es à ce point heureux - cela n’arrive pas tout le temps - t’as le baromètre des taquineries au taquet. T’auras passé la matinée à embêter Gabriel et à quasi détruire sa cuisine en te lançant dans la préparation de biscuits.

C’est après moult turbulences et rires de farfadet - t’aurais dû acheter une combinaison de farfadet Harry, cela colle mieux à ton caractère - que tu as fuis la cuisine pour les boxes de décorations. Alors qu’il décore le sapin de guirlandes et de loupiotes avec une certaine adresse, toi tu t’acharnes contre la bombe de faux givre.

T’as envie de faire des pochoirs sur les vitres, en forme de flocons et tout - mais le bouton de pression semble coincé. Trois minutes de secousses, de grognements et d’échecs plus tard, tu parviens à décoincer le bouton. Ou plutôt - il explose, y’a du faux givre partout sur les rideaux, les murs et dans tes cheveux.

Woooow c’est comme si j’étais devenu Jack Frost ! Regarde ! Je suis beau ainsi, pas vrai ? Non, non, tu n’es pas le moins du monde gêné de ta boulette, trouvant au contraire que cette explosion banche donne aux rideaux et murs des effets chouettes du style “c’est comme s’il avait neigé dans la maison”. Mh. Tu n’es pas incommodé non plus que ta tignasse en pétard soit à moitié blanche. Deux minutes plus tard et tu t’écrases en face des cadeaux, les yeux exorbités.

Tu les as lorgné à plusieurs reprises depuis ce matin et jamais de manière furtive. Gabriel te déconseille d’y toucher, ce à quoi tu réponds par une moue contrariée. Tu te relèves et disparais dans la cuisine pour chercher la boisson. Tu reviens en faisant un détour par la salle de bain. Tu te coiffes comme Jack Frost dans le film d’animation. Difficile de suivre ton rythme aujourd’hui Harry ! Une vraie pile électrique.

Si je suis un enfant, ça veut dire que t’es le Père Noël ? Tu pouffes, engloutissant ton première verre avant de le trinquer vide - la logique - avec celui du susnommé Père Noël. Est-ce que je suis sur la liste des gentils garçons ? Tu glousses contre son oreille, battant des cils à la façon d’une poupée barbie. Y’a pas que le baromètre de taquinerie qui est au top de sa forme, tes allusions grivoises le sont aussi. Heureusement que t’as pas la barbe blanche en fait, sinon j’aurais du mal à t’embrasser. Joignant le geste à la parole, tu l’embrasses avec un total manque de retenue et une incroyable faim.

Encore un peu et tu lui sautais dessus. Or l’esprit de Noël est plus fort et tu te défais de sa tiédeur au goût de vin pour disparaître dans la cuisine. Le parfum se dégageant du four t’enivre - tu trépignes d’impatience devant la dinde dodue y rôtissant. Vraiment Harry, t’es une putain de pile électrique aujourd’hui. Tu as fais des marrons avec ? J’aime trop les marrons ! Y'aura de la bûche en dessert ? Tu réapparais dans le salon, jettes un oeil furtif aux cadeaux - non, tu vas encore te faire houspiller - tu montes dans votre chambre, fait un remue ménage pas croyable, redescends les joues rouges et le souffle court en brandissant ton polaroid.  

Je veux immortaliser mon premier vrai Noël ! Le premier en amoureux en plus ! Oh ce cliché Harry.

Ni une, ni deux, tu vous colles visage à visage et vous mitraille. J’ai commencé à faire un album tu sais. Tu déclares, très fier. Si Gabriel voyait l’album… Les premières photos sont chouettes : eux deux au camping. Les suivantes ont été prises pour la plus part sans son consentement. Y’en a même une très suggestive sous la douche. Gabriel Ardan, modèle nu malgré lui. Heureusement, il y’avait de la mousse pour cacher ce que les yeux prudes ne sauraient voir. Évidement ce cliché est le préféré de notre farfadet - même s’il redoute l’heure où sa muse le découvrira.

Harry, Harry, Harry… Irrécupérable gamin.


CHILDISH GROWN UP





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AGENT
Gabriel Ardan
Crédits : 18

Jeu 10 Jan - 23:31




musique - Séduit par la différence un jour, apeuré par celle-ci le second, Gabriel ne savait plus sur quel pied danser. Tantôt il s'amusait des enfantillages de Harry, y trouvant une part de charisme attachant, tantôt il n'arrivait pas à les comprendre et faisait surchauffer ses méninges. Comment feront-ils ? Comment affronteront-ils le quotidien ? Si similaires et pourtant si opposés. L'un courrait partout et s'amuse de la beauté de Noël tandis que l'autre se fatiguait déjà. Remettre cette relation en question n'était pas la chose à laquelle Gabriel aimait le plus s'adonner mais il ne parvenait jamais à s'en défaire.

Les questions défilaient, la mousse blanche dans le salon, la musique, le cliquetis de l'appareil photo, l'agitation de Harry dans son champ de vision... Tout cela était de trop - et dieu qu'il s'en voulait de penser ainsi. Il plissa les yeux et s'en frotta le visage, pris par une soudaine migraine qui l'obligea à prendre un peu plus son aise contre le comptoir de la cuisine. Et tout à coup, ce fut comme si tous les sons étaient devenus sourds, lointains. Seule la moue interrogative de Harry l'arracha de ses pensées floues.

D'accord, mais ne laisse pas traîner ça n'importe où. L'idée que n'importe qui puisse tomber sur cet album photo... Franchement. Il se sentait vieux jeu à être angoissé de cette manière mais Gabriel ne serait pas Gabriel sans ses sautes d'humeur, n'est-ce pas ? Il déposa son verre derrière lui pour se planter face au four. Si tu voulais des marrons il fallait faire la cuisine toi-même. Je n'y connais rien de toute façon. Rétorqua-t-il.

Il ouvrit la porte en éteignant le feu au passage, sortant de son antre le plat tant attendu. L'odeur était particulièrement prenante et l'on pouvait entendre encore le beurre crépiter sur la viande. Gabriel posa le tout sur la table de la salle à manger, déjà dressée pour l'occasion de manière plutôt sobre - il n'y avait (heureusement) pas toute la panoplie du parfait Noël ici. Les assiettes furent vite remplies et de la même manière, Harry fut convié à déguster le repas. Ardan avait pris place à ses côtés et tous les deux firent ainsi face au sapin.

C'est étrange. Murmura-t-il. Tout est si calme depuis plusieurs mois. L'air songeur, il finit par se pencher vers l'arrière pour attraper son verre et l'apporter à sa bouche.  Oh. J'aime cette chanson. À son tour passant du coq à l'âne, Gabriel se laissa tomber contre le dossier de sa chaise, le pied de son verre entre ses doigts, les yeux clos et bercé par la musique.

Je n'ai pas fêté Noël depuis très, très longtemps. Commença-t-il. C'est différent de mon enfance. Je les passais à la campagne principalement, de façon très rustique. Je suis content de ne pas avoir un petit appartement en plein Cosmopolis. Ici au moins, on ressent un peu l'esprit de Noël. Avec toutes les familles qui les entouraient, après tout, ils n'avaient pas vraiment de choix. Je suis né dans une belle région en France. Il entoura ses épaules de son bras, toujours les paupières closes. L'Alsace. Tu regarderas sur internet. Je ne m'en souviens pas très bien, sauf des périodes de fête. C'était comme dans les films, là-bas.

Puis alors, il se décida à regarder Harry, un sourire pendu à ses lèvres. Maintenant on dirait plus une téléréalité avec toi et... ça. Gabriel ricana en le jaugeant des pieds à la tête. Moi qui pensais que tu te serais mis sur ton 31. Je préfère encore que tu portes des robes à ce stade. Il le taquinait, comme toujours. Montre-moi la photo. Elle est bien au moins ?




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STAGIAIRE
Harry Marlow
Crédits : 62

Ven 11 Jan - 0:46
bright smiles
Évidemment, une fois les assiettes servies et les plats sur la table, tu ne t’es pas fait prier pour t’y attabler. C’est étonnant que tu aies eu la courtoisie d’attendre que ton hôte soit installé à tes côtés avant d’engloutir ta première bouchée. De cette dernière résulta un profond soupire de contentement et des pétillements sous tes cils.

Il se disait parfois peut-être pas si fin cuisiner ou peut-être pas assez expérimenté, mais cette dinde était une réussite. Tu en termines la dernier bouchée - et si tu ne te forçais pas à garder un peu de prestance, tu te lècherais les doigts.

Tu es vraiment l’homme à marier. Tu glisses avec amusement entre deux gorgées de vin. À bien y réfléchir, il a raison. C’est calme depuis ces quelques mois - en dehors du travail et de la routine qui s’y colle, vous n’avez pas été traqués, torturés ou je ne sais quel autre genre d’horreur auquel vous êtes en général rattachés. Ce soir, le quartier est en fête, la ville est en fête et depuis que tu ne t’agites plus partout, les notes de jazz sont seules à troubler le silence - il te semblerait presque que le monde flotte. La magie de Noël mh…

J’aimerais bien aller dans ta campagne un jour. J’aimerais bien visiter la France et l’Alsace. J’aimerais bien qu’on voyage. J’aimerais bien qu’on ait une maison ensemble à la campagne. Des j’aimerais qui s’étalent, des j’aimerais dont tu souhaites fermement voir un jour la réalisation. Tu ne t’en rends pas compte ou peut-être ne veux-tu pas y prêter attention mais “j’aimerais” est probablement la formule que tu emploies le plus en sa présence.

Les images floues d’un pays que tu ne connais pas émergent sous tes paupières - tu te demandes à quoi ressemblent les maisons en Alsace. Est-ce que les français ont tous des traits aussi élégants que Gabriel ? Est-ce qu’il y ferait bon vivre chez eux ? Toutes ces images et les questions qui s’y lient s’envolent aussitôt que tu l’entends ricaner. Tu rougis, déjà vexé de sa remarque quant à ta superbe combinaison. T’es trop vieux pour comprendre que c’est mignon. Tu as bien insisté sur le mot vieux - histoire de piquer là où ça fait mal.

Le hic c’est que c’est sans doute à toi que ces bêtises font le plus mal. Tu ne digères toujours pas le fait qu’il est bien plus proche du trépas que tu ne l’es - enfin, relativisions. Il n’a pas quatre-vingt ans. Lorsqu’il les aura, c’est justement là le hic. Toi, tu auras seulement la soixantaine… S’il disparaît à quatre-vingt ans, tu imagines mal passer les vingt années suivantes seul. Voilà, tu recommences, Harry, tu déprimes. Tu verras la photo plus tard. Tu souffles, laissant ton orgueil pour une brève morosité.

Y’a tout de même quelque chose, en dehors de tes tarabustions de l’esprit, qui t’échappe - un quelque chose d’important, un quelque chose que t’as sur le bout de la langue mais qui ne te vient pas. Vieillesse, dinde, bombe spray, cadeaux, sapin, chien, chat, bleu, torse, lèvres, couverts, jeune, bébé, enfant, maison, polaroïd, douche… Tu repasses en revue les pensées qui te viennent - sans logique aucune, bien sûr. ÂGE. VIEILLESSE DONC ÂGE ! VOILÀ ! GABRIEL ! Tu hurles presque en te redressant avant de disparaître de la cuisine pour ta “pièce”. Appelons-la “le Souk”…

Je suis trop bête, je suis trop bête, je suis trop bête… - tu grommelles entre tes dents en dégageant les dix cartons censés obstruer et donc cacher un volumineux paquet joliment emballé de papier bleu. J’ai presque oublié, je suis trop bête, je suis trop bête… Cinq longues minutes plus tard et tu réapparais dans la cuisine avant de déposer le dit paquet sur la table - manquant de bousculer son assiette. Joyeux anniversaire ! T’es aussi rouge qu’une tomate ce qui te donne, en plus des sourcils froncés, un drôle d’air mutin.

Son anniversaire, tu as faillis oublier que aujourd’hui, ce n’est pas que le réveillon mais aussi son putain d’anniversaire. Tu l’attendais et le redoutais - toujours cette fumante histoire de vieillesse - depuis des semaines. T’avais même joué les enquêteurs en herbe pour découvrir la date exacte. Jeter une oeillade discrète à sa carte d’identité n’est pas un boulot d’enquêteur cela dit, mais tout de même… T’as également passé des heures à écumer des boutiques pour trouver LE cadeau d’enfer.

Il s’agit d’une sculpture de crystal bleu en forme de panthère de cinquante centimètres de long. Elle a été créée par un artiste français, Orlinski, qui commence doucement à se faire connaître. Il avait une jolie galerie en tous cas.

Or… Là, tout de suite, t’as un énorme doute. Et si le cadeau ne lui plaisait pas ? S’il n’était pas d’enfer ? S’il avait la phobie des panthères ? S’il trouvait ça kitsch ou vulgaire ?

Ce n’est pas trop ton truc d’être là, à attendre qu’il le déballe tout en redoutant qu’il le fasse - ça te gêne encore plus. Tu ne te sens juste pas à l’aise - comme si tu te mettais à nu. C’est exagéré comme ressentis, t’en es conscient, tu ne peux pas t’en empêcher pour autant. En plus, avec cette combinaison, t’as aucune crédibilité. Fait qui a le luxe de te ramener à sa remarque - ok, il a raison, tu fais trop garçonnet de télé-réalité. Ça craint.


CHILDISH GROWN UP





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AGENT
Gabriel Ardan
Crédits : 18

Ven 11 Jan - 22:10




musique - C'était plutôt embarrassant que de ne pas savoir quoi dire face à un cadeau à l'occasion de son propre anniversaire. Pourtant, Gabriel ne pouvait pas feinter n'en avoir jamais fait l'expérience - Nancy aussi, était une experte en matière de fête, et même lorsqu'il ne s'agissait pas de Noël. Elle savait s'y prendre avec les gens et c'était quelque chose qu'il trouvait admirable puisqu'il s'en sentait purement et simplement incapable. Même si Harry s'attardait à la tâche de manière plutôt gauche, il y trouvait quelques similitudes avec son ex-épouse - un détail qu'il constatait régulièrement mais l'effaçait aussitôt.

Dans le creux de ses mains, un papier cadeau. Bleu. Ardan ne souriait pas encore mais ses yeux pétillaient de curiosité. Il ne se fit pas prier pour débarrasser l'objet de son manteau de papier, dévoilant ainsi ses courbes nettes et... bleues. Une panthère taillée, un petit bijou d'art de raffinement. Ce sera un bon substitut pour le chien. Gabriel ne put pas s'empêcher de sourire, lui qui aurait voulu resté impassible pour forcer la taquinerie. Bien évidemment, il espérait qu'Harry lâche l'affaire concernant ce compagnon à quatre pattes - il était hors de question d'ajouter un nouvel élément vivant dans cette maison. C'était déjà beaucoup de travail d'avoir un adolescent glué à soi jours et nuits. Je l'aime bien. Avait-il fini par dire en se tournant vers son compagnon. Merci. Et comme toujours, Gabriel ne savait pas comment réagir face à un tel acte de bonté, si bien qu'il ne put s'empêcher de jouer les rabat-joie aussitôt : J'espère que tu ne t'es pas ruiné là-dedans. Il s'apprêtait à lui répéter qu'il était le seul ici à avoir un salaire stable et à nourrir deux bouches à la place d'une mais il préféra se taire pour ne pas ruiner l'instant.

Cependant, tout à coup, Ardan se sentit incroyablement mal à l'aise en voyant ses propres cadeaux du coin de l'oeil. La paperasse officielle annonçant le passage de stagiaire à jeune recrue ainsi que la confirmation de son nom d'agent, un premier vrai costume de travail fait sur-mesure et... Ah, oui. Heureusement qu'il y avait cette gourmette plutôt raffinée dans le dernier paquet. Gabriel savait offrir des cadeaux aux femmes, mais lorsqu'il s'agissait d'hommes ou, pire, de garçons, cela devenait un parcours du combattant. En tant que père, il aurait sans doute penché vers une console ou une bêtise de cette envergure mais il n'était pas son père et il était hors de question qu'il apparaisse  ainsi aux yeux de quiconque - même pas les siens. Bon dieu que cette relation pouvait être compliquée...

Il se leva pour déposer la fière panthère sur la table basse, face aux canapés, remerciant Harry une seconde fois d'un baiser sur le coin des lèvres. Ouvre les tiens. Je me sens gêné maintenant.




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