Année 1983, David, Derrick et Dustin, passionnés par la science-fiction et la pop culture, décident d'envoyer un message dans l'espace grâce à un ordinateur sophistiqué depuis leur petit garage à Cosmopolis, dans le Connecticut. Puis c'est parti en couille.Plus de trente ans après, grâce aux exploits informatiques des "3D" (pour "Three Dicks"), les aliens foulent enfin le sol terrestre ! Mais à quel prix ? C'était à l'époque une simple passion. Ni femme, ni emploi, David, Derrick et Dustin ont passé le plus clair de leur temps (et leur vie) à étudier l'espace et la possibilité de la vie ailleurs que sur notre belle planète. Sans diplômes ou certificats, ils se contentent de concevoir des ordinateurs et autres softwares chez eux dans le seul intérêt d'envoyer un message au-delà de la surface terrestre. Ils l'ont appelé Code Cosmo en hommage à leur ville chérie (c'est faux, ils n'ont juste aucune imagination), Cosmopolis.
MERCI DE FAVORISER ANTIS
dabberblimp"



 

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Faites place à la fashion police •• Arsène & Fly

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Arsène R. Walker
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Lun 6 Aoû - 16:38

fashions fade, style is eternal… or whatever


Qu’on me rappelle pourquoi je suis ici, déjà. Arsène soupire bruyamment. Pourquoi lui. Pourquoi lui et pas n’importe quel autre membre de BOOM, déjà ? Est-ce que j’ai pas autre chose à foutre que d’aller à des défilés de mode, par hasard ? … Il faut croire que non. Ça va encore être pénible.

Association caritative à la con, putain. D’après ses sources, c’est juste Antis qui essaie de réunir des fonds pour… pour je ne sais quelle activité illicite dont ils ont l’habitude. Oui, c’est le comble pour BOOM d’aller enquêter sur ce genre de choses. Mais écoute, si on réussit à empêcher une de leurs futures combines, ce serait… bien. J’imagine. Peut-être même qu’on réussirait à détourner les fonds réunis, en fait. (Ouais c’est surtout ça qui l’intéresse, on va pas se mentir.)

L’endroit est probablement infesté de vilains et de super héros sous couverture, maintenant que j’y pense. Non, c’est clairement pas le meilleur plan de venir maintenant. Surtout qu’Arsène est aussi à l’aise qu’un poisson rouge hors de son bocal, là. Pour se fondre dans la masse, il a troqué son habituel "veste à moumoute-chaîne-jean troué-doc martens" pour… des cheveux tirés en arrière bien proprement, un costume et des mocassins. Ugh. Difficile également d’apporter son arsenal habituel avec lui. Enfin, il ne se ferait pas appeler Boss par toute la BOOM s’il n’était pas capable de faire au moins passer un pistolet. C’est le minimum syndical, et c’est tout de même rassurant.

Il fouine dans l’hôtel où l’évènement a lieu, écoute des conversations, se fait passer pour je ne sais quel expert de la mode en n’ayant absolument aucune idée de ce qu’il raconte quand on lui parle. Mais toujours est-il qu’il est posté en coulisses (hors de question d’aller regarder ça de toute façon), en pleine réflexion, quand il l’aperçoit. Lui, là. Cet alien exubérant qu’il avait l’habitude de croiser au bar, fût un temps.

Cet alien avec qui il n’a aucune putain d’idée de comment se comporter. Cet alien… qui l’a vu. Et merde. Manquerait plus que ça qu’il vienne le voir et lui taper la discute et l’emmerder pendant sa mission et aaaaaaaah. Espérant (probablement en vain mais bon) que l’autre ne l’ait pas reconnu, Arsène tourne les talons et essaie de se barrer en vitesse. Je suis pas venu ici pour souffrir ok.
Ft. Fly


hrp:
 
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Dim 12 Aoû - 11:27
Faites place !here is the fashion police !

Ça chahutait dans tous les sens. Criait pour de la poudre ou des couleurs. Pour des étoffes sans grand valeur. Pour des retouches ou un verre qui n’avait rien à faire là. Une effervescence qui ne voulait prendre fin et pour cause, le défilé battait son plein et n’était même pas encore arrivé à la moitié. Les gens près de la scène avec les yeux braqués sur les êtres magnifiquement maquillés et habillés qui foulaient ce parquet blanc dans leurs plus beaux atours. Paons majestueux d’une époque où les plumes multicolores étaient remplacées par les lourds tissus de soie et d’or qui pourraient être achetés aux enchères lors de la soirée de gala qui aurait lieu plus tard. Un soir comme un autre pour beaucoup de ces mannequins qui se pressaient en coulisse mais qui pour toi ne ressemblait à aucun autre soir. Après tout, chaque défilé était différent et enivrant, à contrario des nuits à vendre des frites au snack à trois blocs de chez toi.

On t’avait appelé en renfort, pour remplacer un grand gars qui s’était foulé la cheville. Grand moment de gloire. Grande victoire. Ton manager avait eu la chance d’être contacté assez rapidement et de t’avoir au bout du fil tout aussi vite. Beaucoup de chance. Ce n’était pas rien de défilé pour une soirée de gala pour une œuvre caritative. Certes, ce n’était pas un grand créateur qui avait été dépêché pour la soirée mais c’était le protégé d’un riche commerçant d’automobile qui avait un pied dans la stylisme. En gros, une bonne affaire. Il suffisait de taper dans l’œil d’un des invités pour se faire remarquer. Tu l’avais vite compris quand tu avais découvert plusieurs têtes connus dans le métier. Sourire en coin. C’était vraiment du bol. Et pour le coup, les choses s’étaient bien engagés.

Tu redescendis de la scène, ton masque d’indifférence de mannequin s’effaçant un instant pendant qu’une des stylistes te retiraient le long manteau plein de poches que tu portais pour te donner ton nouveau costume de parade. Plusieurs filles te lancèrent des clins d’œil, comme pour t’assurer que tu t’en sortais bien avant qu’une maquilleuse ne t’approche et ne te force à te baisser pour qu’elle te refasse le portrait. Ce n’était pas les plus beaux vêtements et les plus beaux make-up qu’il t’avait été donné de voir, la jeune femme dessinant une grande ligne noire passant sur tes yeux clairs et barrant ton visage d’une façon que tu trouvais disgracieuse. Mais soit, c’était toujours mieux que le chignon plein de crayon que l’on avait réalisé avec tes cheveux ou la veste aux morceaux de tissus quadrillés de plusieurs nuances de bleus que l’on t’avait filé. Tu n’arrivais pas à comprendre le style de ce designer – et c’était dire que ton style était exceptionnel. Mais à cet instant, ce ne fut pas ce qui te dérouta le plus. Non, ce fut le regard d’un homme de l’autre côté des coulisses, alors que tu reprenais place pour retourner sur la scène.

Qu’est-ce qu’il fichait là lui ?

Un sourire se haussa sur ton visage alors que tu le voyais se faire la malle, littéralement, après que vos regards se soient croisés. Louche de chez louche cette histoire. Comment Arsène Walker, habitant du District 12, se retrouvait dans les coulisses d’un défilé de mode huppé en costard, qui plus est. Nouveau haussement de sourcils.

- Fly ! C’est ton tour !

Pas le temps de se poser des questions. Pas le temps d’aller le voir. Tes pas reprirent automatiquement le chemin de la scène, ton masque d’indifférence s’alignant sur ta démarche impériale. Mais il ne perdait rien pour attendre celui-là. Curiosité maladive. Angoisse secrète. Mémoire d’un passé qu’on préfère laisser là où il est. Sérieux Arsène, c’est quoi cette histoire ?

Arsènedrôle de rencontre
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Arsène R. Walker
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Mar 21 Aoû - 1:03

fashions fade, style is eternal… or whatever

Sauvé par le gong, Arsène. Fatigué (par ce défilé, par cette mission à la con, par ces vêtements qu'il porte, par la vie), il s'éloigne des coulisses d'un pas pressé. En un sens, heureusement que l'extra-terrestre est occupé à défiler, il ne va pas pouvoir venir l'emmerder dans sa tâche. Enfin… Pas maintenant. Ce n'est qu'une question de temps.

Du temps à gagner, de l'argent à se faire. Ne perds pas ton but de vue, ce serait bête d'avoir donné de ton temps pour ne pas toucher ne serait-ce qu'un dollar de tout ce qui va se faire jeter par les fenêtres ce soir. Ouais. Ça le dépasse qu'on puisse dépenser des milliers juste dans des fringues, surtout si c'est pour ne jamais les porter. Encore une industrie incompréhensible, encore du temps, de l'argent, et de l'énergie qui pourraient servir à autre chose.

Il s'éloigne de tout ce petit monde pendant que le show continue et que les tissus défilent. Un coup de fil à BOOM pour faire le point, discuter de la situation. Toutes les infos qu'il a pu glaner sont transmises au détour d'un couloir peu emprunté. Il fait les cents pas en adaptant le plan à suivre, le comportement à adopter. Garder en tête la présence de super-héros et de super-vilains est essentiel. Il parle tout bas, personne ne sait que BOOM est sur le coup aussi.

La discussion dure et les minutes défilent. L'élaboration de la ligne de conduite est primordiale. Un plan B au cas où ça tourne mal. Et encore des détails sur sa couverture. Des détails parce qu'il sait que quand Fly l'aura retrouvé, il va falloir la jouer fine. "Bon, ça se termine. Je te rappelle. Merci.", qu'il soupire en raccrochant. Le plus dur reste à venir.

Filant silencieusement dans les couloirs, en un coup de vent il atteint le hall destiné au gala. Des buffets, un bar, de fastes ornements, ils n'y sont pas allés de main morte. C'est bien le plus invraisemblable qui fera croire au vrai. Encore quelques minutes avant le commencement des enchères. Pour le moment, il faut faire monter le plus possible le prix des articles. Tactique à double tranchant, qui créera plus de bénéfices… soit pour Antis, soit pour nous. Le jeu en vaut la chandelle.

Arsène se faufile, essaie de gagner une place intéressante, grain de sable parmi les multiples cristaux. Mannequins, créateurs, journalistes, invités, acheteurs… On m'oublie si vite parmi tout ce beau mond- "Et merde." Demi-tour droite dès qu'il l'aperçoit. On atteindra une autre place finalement, pas question de s'approcher d'un pas de plus de l'autre énergumène violacé, là. Arsène prend la fuite.
Ft. Fly
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Mer 22 Aoû - 22:17
Faites place !here is the fashion police !

Certain qu’ils se recroiseront. Ce n’était pas une simple coïncidence. Il y avait plus que ça. Ils allaient se recroiser, cette certitude s’ancrant sous ta peau comme l’encre indélébile d’un tatouage. Tu savais que tu allais le revoir, à un moment ou un autre, pendant ou après le défile. Tu le sentais comme si c’était une évidence, qui ne pouvait te lâcher.

Et les minutes passèrent. Les heures aussi. Le défilé se passa parfaitement bien. Les gens applaudirent. Ils t’applaudirent. Le styliste te félicita pour ton travail, récupéra ta carte, ton nom et ton numéro de téléphone pour pouvoir travailler à nouveau avec toi. Tu cachas ta joie immense sous un doux sourire enchanté, avant que plusieurs mannequins ne te fassent la cour sous leurs rires amusés. Les minutes s’écoulèrent. Et les heures aussi. Durant lesquelles tu pus te changer et enlever ce maquillage grotesque de ton visage, passer un costume trois pièces hors de prix d’un bleu roy avant de suivre le groupe de mannequins qui se rendaient au gala.

De nouveaux visages. De nouvelles voix. Parmi eux, des stylistes, des designers, des gérants de marques. Plusieurs prirent un moment pour te parler, quelques-uns te connaissant déjà de vu, d’autres te découvrant, te souriant. Tant de chance et de possibilités qui s’offraient en cette soirée de rires et de bling-bling, de riches époux et autres grosses têtes de la mode se côtoyant pour les bonnes œuvres. Tant d’hypocrisie et de faux-semblant. Tu le voyais dans leurs yeux, ce mensonge qui bourgeonnait au creux de leurs lèvres et qui te dégoutait. Encore heureux, certains étaient sincères et tu allais très certainement être bien l’égérie d’une grande marque. Comme tu l’avais tant rêvé. Jusqu’à ce qu’il ne refasse surface.

Et vous vous recroisaient. Encore. Ce n’était qu’un regard mais tu l’avais bien vu. Et lui aussi. Et déjà, il se faisait la malle. Un rictus étira tes lèvres fines, la jeune femme à ton bras te retenant là où tu te trouvais. Toute cette comédie était trop longue. Bien trop longue. Il te fallait une excuse. Très vite.

- Si voulez bien m’excuser, je vais nous resservir, cette demoiselle et moi.

Tu lanças un sourire commercial à la vieille femme te faisant face, celle-ci gloussant pendant que tu faisais une courbette quand tu pus enfin te détacher de leurs griffes. Libération. Pour autant, tu ne fonças pas directement vers Arsène. Cela l’aurait fait fuir davantage. Non. Comme supposé, tu te dirigeas vers le bar, sans lui adresser un regard. Tu appelas le serveur, lui demandant deux martinis avant de te poser contre le comptoir et sortir un petit boitier de métal contenant tes cigarettes. En prendre une, attendre les verres, patienter. Jusqu’au moment où tu pourrais le choper. Parce qu’un type du District 12 en plein milieu d’une soirée mondaine, c’était tout sauf normal. Curiosité maladive. Tu ne le sentais pas, mais alors pas du tout. Et tu allais savoir ce qu’il se tramait le plus rapidement possible.

Parce que si Arsène avait touché le gros lot, il y avait un coup à jouer en le faisant payer pour ton silence.

Arsènedrôle de rencontre
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Arsène R. Walker
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Lun 3 Sep - 1:37

fashions fade, style is eternal… or whatever

Rah, il en a déjà sa claque. Pourquoi est-ce que c'est lui qu'on a envoyé pour ça, c'est typiquement le genre de choses qui l'énervent. La cérémonie en met plein la vue mais ne semble pas si bien organisée, il a déjà repéré plusieurs problèmes, et en plus ça traîne. S'il a réussi à échapper à Fly, ce n'est que temporaire, et en plus il a perdu sa place.

Une nouvelle place finalement trouvée, il regrette de ne pas être dans la zone fumeurs pour décompresser un peu. Arsène a les nerfs à vif et il ne peut même pas repousser tous ces richous qui l'entourent à coups de fumée. Il n'est vraiment pas à l'aise, et plus le temps passe, moins ça s'arrange.

Les minutes défilent et les pièces de haute-couture également. Les prix s'envolent pour quelques bouts de tissus, mais combien de personnes désirent réellement les posséder ? L'homme essaie de faire profil bas, s'efforce de garder en tête tous les prix qui éclatent comme des feux d'artifices, calculant les bénéfices possibles.

La partie la plus compliquée réside dans le fait de devoir essayer de les faire monter. Pas son truc, vraiment. Puis il se passe quoi s'il finit par gagner une des enchères ? … Mieux vaut ne pas y penser. Ne réfléchis pas et enchéris, dans tous les cas tu n'auras pas à payer si tu détournes tout l'argent comme prévu.

Ce petit manège continue et Arsène sent comme des regards hostiles envers lui. Est-ce le temps de trouver une excuse pour s'éclipser ? Il lui reste encore plusieurs choses à faire. Voilà que sa voisine l'aborde, une femme à qui il n'avait pas vraiment fait attention. Qu'est-ce qu'elle lui veut ? Elle lui parle de mode et il fait comme s'il comprenait. Oh, son ton de voix doucereux et son attitude un peu trop tactile ne présagent rien de bon.

Ah, le malaise. "Je vais nous chercher à boire.", sourit-il, maître de lui encore quelques secondes. Assez pour s'échapper. Sauf que euh, ok, elle le suit. Donc elle en a définitivement après soit son corps, soit un argent qu'il n'a pas. Soit les deux. Il n'est pas enchanté, et son pas le presse vers le comptoir, l'autre toujours sur ses pas. Mais sauvez-moi.

Et c'est alors qu'il le voit au comptoir. L'autre énergumène. C'est lui, toujours lui. Il le regrettera sûrement plus tard, mais son regard réticent finit par envoyer un SOS à celui du Lyme duquel il approche. Et cette abrutie qui ne le lâche pas d'une semelle.

Il a tellement envie de rentrer.
Ft. Fly
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Mer 5 Sep - 13:57
Faites place !here is the fashion police !

Flottement. Les minutes s’écoulèrent et sans qu’il ne sache réellement pourquoi, l’intru au défilé se rapprochait de sa position. Les enchères avaient commencé dans un grand tonnerre d’applaudissements, les plus gourmands se déchirant pour avoir les meilleures pièces – que tu ne trouvais pas si exceptionnelles que ça. Et pourtant, Arsène n’avait pas une seule fois levée la main. Franchement, mais qu’est-ce qu’il foutait là au juste s’il n’achetait rien ? A moins qu’il attendait une pièce en particulier. Ou alors…

Une moue s’afficha sur ton visage alors que tu observais la scène de ton coin de bar, le serveur t’offrant enfin ta commande dans un sourire entendu. Tu le lui rendis par pure politesse, n’étant pas tout à fait prêt pour retourner vers la greluche et sa grand-mère. Quand tu vis l’homme à la chevelure de feu venir dans ta direction. Et te lancer un regard empli de détresse. Il était sérieux là ? Il ne savait pas y faire avec les femmes ou quoi ? Et il te demandait de l’aide alors qu’il t’avait fui tout le long du défilé et de la soirée. Bonne blague.

Tes lèvres s’étirèrent en une grimace contrariée tandis que tu réfléchissais à ce que tu allais bien pouvoir faire. L’aider ou le laisser dans sa galère ? La femme qui l’accompagnait, une acheteuse compulsive connue dans le milieu, n’était pas partie pour le lâcher vu la manière dont elle le fixait. Ce qu’elle désirait, c’était le foutre dans son lit. Il n’y avait pas photo sur ses attention. Mais en lui piquant sa proie, c’était s’attirer ses foudres et cela voulait dire voir des contrats s’envoler. Ta mâchoire se serra, l’agacement se faisant sentir. Si elle continuait à coller Arsène de cette façon, il n’était pas dit que tu le captes et que tu arrives à lui tirer les vers du nez. Franchement, dans quel merdier il s’était fourré ?

Lâchant finalement un soupir, tu pris les deux verres remplis de cocktail avant de te diriger vers leurs positions. Une idée. Trouver une idée. Il y avait quoi pour t’aider ? Une petite blonde déconcentrée. Un couple se chamaillant sans trop faire de bruit. Un serveur se penchant pour récupérer des verres. Un sourire se dessina sur tes lèvres alors que tu marchais avec plus d’assurance.

Tout se passa très vite. Le serveur fit un pas de travers, perdant son plateau et ses coupes à moitié pleine qui allèrent se vider sur la robe de la jeune femme en train de se prendre le chignon avec son compagnon. Furieuse, elle se leva d’un coup, déstabilisant une jeune fille en robe longue qui passait par-là et ne faisait pas attention et qui, malencontreusement, tomba sur la grande Minerva Toress qui alla dire bonjour à la moquette. Tout ce remue-ménage alarma deux trois serveurs qui s’activèrent pour la relever mais elle semblait avoir pris un coup et divaguait totalement. Un sacré foutoir qui te permis d’attraper Arsène par le bras et de l’emmener plus loin, ni vu ni connu. Comme quoi, un croche-pied pouvait s’avérer grandement efficace.

Fier de ton œuvre, tu t’installas finalement à une table un peu isolé, l’un des verres au bord des lèvres tandis que tu posais l’autre devant l’intru de la soirée. Objectif accompli. Maintenant, il ne restait plus qu’à le faire parler.

- Salut. Ça fait un bail.

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Arsène R. Walker
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Sam 8 Sep - 23:49

fashions fade, style is eternal… or whatever

Arsène aurait presque envie de rire en voyant ce qu'un simple contact visuel avec cet alien a provoqué. Personne ne semble avoir remarqué le croche-pied dévastateur. Une belle réaction en chaîne, des gens qui se bousculent, qui tombent, qui hurlent comme un ouragan. Et sa "compagne" se retrouve mystérieusement prise dedans - non, il n'a poussé personne, enfin.

Et quand on voit tout ce grabuge dans une soirée comme celle-ci, on se dit que c'était pas forcément la meilleure méthode pour se débarrasser d'elle que de s'adresser à Fly. Mais Arsène n'étant clairement pas dans son élément, et en plus en mission, c'est hors de question de laisser son agacement devenir colère et sa colère devenir violence envers cette pauvre idiote. Et puis, il jubile intérieurement de voir tout ce boucan ici alors que toutes les règles de la bienséance l'interdisent et le condamnent au plus haut point. Le pauvre serveur risque d'en prendre pour son grade - désolé.

Il va falloir régler un autre problème maintenant, et peut-être est-ce le plus difficile de la soirée. C'était clairement l'imprévu de cette mission. L'autre, comme Arsène s'y attendait, n'a pas manqué l'occasion pour l'attraper et l'emmener un peu plus loin. Loin des oreilles indiscrètes. Formidable. Comment s'échapper d'ici, à présent ?

Il regarde le verre qui lui est proposé - un martini, ce n'est pas un mauvais choix. Mais ce ne sera pas suffisant pour l'écarter de son objectif ou délier sa langue, oh non. "Salut… Et merci, aussi.", qu'il répond, n'en menant pas large. Il n'a pas envie de confirmer la dernière remarque, ou de s'étonner de voir l'alien ici, ça ramènerait la conversation près de toutes les questions qu'il veut éviter.

Il va falloir la jouer fine pour que toutes les pièces du puzzle collent, et clairement, ça l'emmerde. Mais il n'y a plus personne à prier de l'ôter de cette situation, maintenant. Quel dommage. "C'est donc dans ce genre d'endroits que tu te montres, maintenant…" Il n'a pas pu s'en empêcher. Un curieux personnage ce Lyme, et pourtant il semble à Arsène que c'est bel et bien à ce monde-là qu'il appartient, lui.
Ft. Fly
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Ven 14 Sep - 17:58
Faites place !here is the fashion police !

La méfiance et l’inconfort de l’homme se mêlaient à cette pointe de curiosité que tu pouvais aisément déceler dans son regard. Après tout, vous aviez l’habitude de vous croiser dans des lieux bien différents de ceux-ci, loin des strass et des paillettes. Loin des femmes mondaines et de leurs courtisans toujours un verre à la main. Non, les terres du district 12 n’avaient rien à voir avec la moquette bien trop chère de cette salle des fêtes. Alors vous retrouver là, dans un gala où en apparence, aucun des deux n’a sa place, avait quelque chose de plutôt cocasse. Si on pouvait dire qu’aucun de vous deux ne devait être là.

Un sourire s’afficha sur ton visage alors que tu prenais une gorgée de ton verre, tout en observant la foule en train de participer aux enchères avec entrain. Ce genre d’endroits, comme avait pu le dire Arsène, était à présent ton pain quotidien. Cela ne t’empêchait pas de vivre dans un appartement à moitié sordide et bien mal isolé. Mais cela ne ressemblait en rien aux murs penchés des baraques du douzième district. Tu étais bien content de t’y être extrait, après tout ce temps. Et tu ne comptais aucunement y retourner. En tout cas, pas de cette manière.

- De rien. Faut dire que la bougresse était bien partie pour te manger tout cru. Je ne pouvais pas laisser cela arriver.

Tu lui lanças un petit sourire amusé, trempant à nouveau tes lèvres dans le verre de martini dont il ne restait là moitié. Tu avais bien envie d’appeler un serveur pour qu’il t’approvisionne à nouveau mais mieux fallait rester sobre et clean pour la soirée. Si tu finissais bourré et que cela s’apprenait, Hector était bien parti pour te botter le cul.

- Je me montre partout figures-toi. Dans les magazines, sur les affiches dans le métro. Sur les panneaux d’arrêts de bus. On n’affiche pas mes superbes portraits dans le district ? Je suis plutôt peiné.

Affichant une moue triste, tu lui lanças un petit regard malicieux tout en finissant ton verre. La soirée semblait s’éterniser et tu n’avais qu’une envie : aller en boite pour t’amuser. Seulement, tu te devais de rester encore un moment pour faire bonne figure. Bon, au moins, tu étais à peu près planqué avec le rouquin. Qui ne semblait pas du tout à son aise. Un nouveau sourire. Tes yeux se plantèrent sur lui, intéressés.

- Par contre toi, ce n’est pas ton genre d’endroit. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu te retrouves au milieu de toutes ses queues de pie tiré à quatre épingles ? Sérieux, c’est la première fois que je te vois aussi bien coiffé.

Remarque facile. Pique sous entendue. Tu affichas un nouveau sourire, impatient d’entendre la réponse surement foireuse de l’homme face à toi. Tout compte fait, essayer de lui tirer les vers du nez serait peut-être plus fun que d’aller en soirée.

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Arsène R. Walker
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Sam 29 Sep - 23:40

fashions fade, style is eternal… or whatever

Les voilà. Les voilà donc, les voilà enfin les regards espiègles et les questions embêtantes. Aucun échappatoire pour le moment, Arsène est piégé entre les griffes de cet extra-terrestre, et comment s'en sortir ? "Mon héros." Il lève les yeux au ciel dans une caractéristique moue blasée, Fly étant bien la seule personne à qui il peut la montrer, ici. À qui peut laisser entrevoir qui il est réellement - il le sait déjà en partie, de toute façon. Comble de la malchance que de le retrouver ici d'entre tous les endroits possibles.

Son éternelle attitude de diva aurait quelque chose d'amusant si ce n'était pas en mission qu'Arsène l'avait recroisé. Il est plutôt agacé, là, et ça n'ira pas en s'arrangeant. Allons bon, il a réussi à percer, celui-là ? Non, Arsène n'avait pas remarqué. Il ne fait pas attention à ces choses-là, et se demande une fois de plus ce qu'il fout ici. Il a bien hâte de terminer cette mission.

"Tu as déjà oublié comment c'est, là-bas ? On dirait bien que la célébrité te monte à la tête, fais attention.", qu'il rétorque en regardant l'autre, déjà las. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas bu en sa compagnie - il avait presque oublié que même si on ne s'ennuie pas, ça lui filerait bien la migraine.

L'homme commence à peine son verre que l'autre a déjà descendu le sien - une descente impressionnante qu'il connaît (hélas) très bien. Lui est plus prudent pour le moment, ce serait idiot de faire foirer la mission à cause de ça. Soupir. Voilà que l'alien met le nez dans des histoires qui ne le concernent nullement. Comme toujours.

"Profites-en, ce sera certainement la dernière fois aussi." Soupir. Sa coiffure habituelle est très bien, d'abord. Incomparable à la tignasse d'albâtre de l'autre, mais lui ça lui va très bien. "Je suis sûr que tu ne me croirais pas, si je t'expliquais. Ce serait dommage…" Ah non, il ne prend pas la peine de sortir son excuse tout de suite. Il sait bien que l'autre est moins bête que ce qu'on pourrait croire. Léger sourire de sa part - serait-il en train de se détendre ?

Ah, mais c'est hors de question de baisser sa garde. Il faut se débarrasser de lui. Isolés comme ils sont et curieux comme peut l'être Fly, ce ne sera pas chose aisée. La seule idée qui lui vient en tête n'est certainement pas la meilleure, mais ça pourrait tout de même fonctionner. Il finit rapidement son verre et fait signe à un serveur de les resservir - qu'est-ce que c'est triste, un verre vide. Si ça se passe comme du temps où ils se croisaient au 12, continuer de boire ne devrait pas trop le mettre en danger.

"Mais essaye donc de deviner. Un indice par verre vide." Stratégie simplissime mais efficace que de transformer ça en jeu - comme au bon vieux temps, n'est-ce pas ? Son sourire se fait plus grand, il peut peut-être se prendre une petite pause. Et peut-être même que Fly pourrait l'aider avec la mission, il est si doué pour attirer l'attention, après tout.
Ft. Fly
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Dim 14 Oct - 19:23
Faites place !here is the fashion police !

Un sourire s’esquisse sur tes lèvres fines tandis que tu observais l’homme près de toi. Toujours cet air sérieux et détaché, un peu blasé. Toujours ces soupirs qui avaient le don de t’amusait. Toujours cette voix un peu traînante, démontrant sa lassitude nourrie par ta personne. c’était toujours amusant d’être en présent d’Arsène et encore plus dans un contexte comme celui-ci. Dans un monde qui n’était pas tout à fait le sien et qui devenait avec lenteur celui que tu t’appropriais.

- Tu devrais savoir qu’on oublie jamais rien et qu’on vit avec. Là-bas fait juste partie de mon passé à présent.

Tu t’installas plus confortablement sur le siège sur lequel tu étais, ton bras restant sur la table pendant que tu écoutais d’une oreille distraite ce qu’il se passait dans la pièce. De grosses sommes étaient criées pour les enchères, tes yeux observant parfois les pièces de tissu immonde qui te donnaient envie de soupirer. Tu ne t’en privas d’ailleurs pas, préférant de loin cette atmosphère à celle dans laquelle tu risquais de plonger si tu commençais à te remémorer le district 12. Vieux quartier laissé dans un coin de ton esprit, qui n’avait plus lieu de venir faire parler de lui. Juste un quartier où tu avais vécu. C’était tout.

Un nouveau sourire vint étirer tes lippes alors qu’Arsène se remettait à soupirer. Il était ennuyé et semblait avoir la bougeotte. Pas vraiment à l’aise dans ses fringues. Pas vraiment à l’aise à sa place. Ça cachait quelque chose de plus gros que tu ne pouvais imaginer, ta curiosité étant piquée à vif. Fallait-il dire que tu n’avais pas grand-chose à faire à part emmerder ton prochain ? Bien sûr que non.

Le serveur apparut comme un spectre, remplissant les verres vides pour ton plus grand bonheur. Tu pris cependant la peine de lui demander la bouteille, celui-ci s’exécutant dans une courbette avant de repartir. Tu lanças un regard à Arsène, dévoilant tes dents blanches et ton plus beau sourire.

- J’aime beaucoup cette idée. Voyons voir si tu pourras cacher tes desseins encore longtemps.

Te saisissant de ton verre, tu plongeas ton regard dans le sien, le soutenant avec insistance. Franchement, Arsène Walker, dans une soirée mondaine. Il y avait certainement une raison valable à tout cela, une explication plausible. Une vérité. Que tu comptais bien acquérir prochainement.

- Et vu que j’ai déjà vidé un verre, tu me dois un indice très cher.

Le jeu pouvait commencer. Mais pour combien de temps ?

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